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La lettre de Malango N°18
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La lettre de Malango
N°
18
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Vendredi 14 Mars 2008
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" La Lettre de Malango"
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Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Comores : les troupes africaines arrivent
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Vendredi 14 Mars 2008 |
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Le débarquement sur Anjouan se précise chaque jour un peu plus. Malgré les déclarations ambiguës de Thabo Mbeki (lire par ailleurs), les préparatifs militaires ont été accélérés depuis lundi 10 mars. Jeudi 13 mars, une centaine de soldats soudanais sont arrivés aux Comores. Ils rejoignent 500 Tanzaniens déjà sur place. "Une centaine de soldats soudanais sont arrivés à Moroni dans la matinée pour renforcer les troupes de l'AND" (Armée nationale de développement), a déclaré à Moroni Abdourahim Said Bakar, porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores. "C'est une première rotation, mais nous en attendons d'autres", a-t-il ajouté. Ces soldats soudanais seraient arrivés selon l'AFP à bord d'un avion libyen. Le Soudan, la Libye, mais aussi le Sénégal et la Tanzanie sont les quatre pays africains à soutenir matériellement l'action militaire prônée par Sambi depuis trois mois pour reprendre le contrôle d'une île dominée par le régime Bacar. D'ores et déjà, "près de 500 soldats tanzaniens sont sur place aux Comores", a ajouté le porte-parole du gouvernement. Une information qui n'a pas été commentée par le pouvoir tanzanien. Selon l'agence de presse APA, aucun commentaire n’a été fait ni par le ministre des Affaires Etrangères, Bernard Membe, ni par le ministre de la Défense, Hussein Mwinyi, quant à cette opération militaire. Ces soldats du continent s'ajoutent aux quelques 1.060 hommes que compte l'AND, dont environ 400 se trouvent déjà à Mohéli, d'où partira l'offensive. L'opération - troupes étrangères incluses - rassemblerait entre 1.000 et 1.500 troupes, selon des sources militaires citées par l'AFP. A noter que pour l'heure, le Sénégal n'a envoyé que des officiers. VM (avec APA et AFP)
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Comores : Mbeki s'oppose à un débarquement
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Vendredi 14 Mars 2008 |
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Alors que les préparatifs militaires s'accélèrent et que l'on annonce un débarquement à Anjouan pour la semaine prochaine, le président sud-africain Thabo Mbeki a surpris son monde mercredi 12 mars en déclarant, lors d'une visite officielle à Maurice, que Mohamed Bacar est prêt à organiser de nouvelles élections –ce qu'il se refusait depuis le mois de mai 2007.
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Thabo Mbeki se dit opposé à un débarquement de l'AND à Anjouan.(crédit : AFP) |
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En marge de la visite de Thabo Mbeki à Maurice et de ses déclarations concernant la volonté de Mohamed Bacar d'organiser de nouvelles élections, le leader de l'opposition mauricienne, Paul Bérenger, a estimé avec insistance, mercredi 12 mars, pour qu'une dernière tentative de médiation soit menée en vue de régler la crise comorienne. "Nous avons évoqué deux dossiers importants -la crise comorienne et les élections au Zimbabwe", a déclaré M. Bérenger à l'issue d'une rencontre avec le président sud-africain. "Je prie pour qu'un chemin soit trouvé pour empêcher un affrontement armé le week-end prochain aux Comores", a dit le leader de l'opposition. |
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S’adressant à la presse à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam, dans le sud de l’île Maurice, M. Mbeki a révélé que le ministre sud-africain des Affaires étrangères a reçu une lettre dans laquelle le président autoproclamé d’Anjouan réclame des négociations pour préparer l’organisation de nouvelles élections en avril et les tenir en mai prochain. "Nous pensons que c’est une route à explorer car la dispute dans cette île tourne autour des élections", a déclaré le président sud-africain. "Il n’y a pas lieu de faire autre chose. Laissons-les avoir ces élections et laissons les Anjouanais choisir leurs leaders", a-t-il ajouté. Depuis le début de la crise, l'Afrique du Sud s'oppose à une opération militaire. C'est d'ailleurs Pretoria qui fut à l'initiative de la dernière mission internationale de médiation qui s'est rendue à Anjouan fin février –sans succès. Une position proche de celle de la France qui a considérablement refroidi les relations entre l'Union des Comores et l'Afrique du Sud. Le clash entre le président Sambi et la ministre sud-africaine des Affaires étrangères a détérioré définitivement les relations entre les deux exécutifs, de même que le soutien public de Sambi au projet des Etats-Unis d'Afrique de Khadafi, rapporte Kashkazi dans son édition du mois de mars (n°70). La prise de position de Thabo Mbeki s'inscrit dans ce contexte tendu, alors que Pretoria semble jouer le jeu de la France depuis le début de la crise anjouanaise. Paris a cependant réagi jeudi 14 mars aux déclarations de Mbeki. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que "le colonel Bacar avait opposé une fin de non-recevoir à l'ultime mission de médiation de l'Union africaine, le 27 février. S'il est prêt aujourd'hui, comme il l'affirme, à organiser des élections, il doit le manifester en autorisant l'installation pacifique dans le port et à l'aéroport d'Anjouan des troupes internationales dont la mission est le rétablissement de la légalité." Il est à noter toutefois que la position de Mbeki ne devrait pas changer la donne, la présidence de l'Union africaine étant actuellement dirigée par le président tanzanien. Mercredi soir, l'ORTC (radio nationale) a indiqué que Sambi refusait tout nouveau dialogue avec Bacar. VM Lire à ce sujet l'article dans Kashkazi n°70 (mars 2008) : "Ndzuani, un pion démesuré sur l'échiquier géopolitique", selon lequel "les multiples rebondissements diplomatiques que connaît la crise anjouanaise sont à la mesure du jeu auquel se livrent la noria d'acteurs officiels et invisibles impliqués dans le dossier comorien". www.kashkazi.com
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MAYOTTE |
Politique |
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Mayotte : un second tour des cantonales très disputé
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Vendredi 14 Mars 2008 |
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Le second tour des élections cantonales de ce dimanche 16 mars s'annonce –tout autant que les municipales- très indécis. Le point canton par canton. AcouaDeux candidats se maintiennent. Le conseiller général sortant Soiderdine Madi (UMP), 38,97% des voix au 1er tour, et son rival Ousséni Hamada (divers droite), 36,82%. Habirou M'colo Mari (divers gauche), 24,22%, se désiste. Tout dépendra du choix des partisans de ce dernier. BouéniDans un contexte de manipulations électorales lors du 1er tour (lien vers article d'hier) qui a abouti à l'ouverture d'une enquête judiciaire, deux candidats sont en lice : le conseiller sortant, Fahari Madi (DVD), membre de la majorité entre 2004 et 2008, 23,20% des voix au 1er tour ; et Mirhane Ousséni (MDM), qui avec 45,01% des voix, part grand favori pour le second tour. Les quatre autres candidats, qui ont recueilli entre 7 et 8% des suffrages, joueront un rôle précieux pour déterminer le vainqueur. Fahari Madi pourrait bénéficier de leur soutien. DembéniComme nous l'annoncions dans une précédente édition, l'avenir de Maoulida Soula (UMP) est en suspens. Arrivé en tête du 1er tour avec seulement 29,63% des suffrages, le conseiller sortant fera face pour ce second tour à une coalition menée par Sarah Mouhoussoune (Néma), 18,99% au 1er tour, soutenue par de nombreux autres candidats et le maire sortant de la commune. Kamardine Bacar (sans étiquette), 17,31%, s'est retiré. Mamoudzou 1Seuls deux candidats se maintiennent, alors qu'il aurait pu y en avoir cinq. Le siège se jouera entre le conseiller sortant Bacar Ali Boto (Alliance), 30,95% au 1er tour, et son poursuivant direct, Assani Ali (UMP), 23,48%. Le premier part favori. Mamoudzou 2Ce canton propose lui aussi un duel entre Zaïdou Tavanday (sans étiquette, soutenu par l'UMP) 44,52% des voix au 1er tour, et Chihabouddine Ben Youssouf, le conseiller sortant (divers gauche), 33,89%. Le report des voix des partisans de Sanya Youssouf (MDM), 16,18% des au 1er tour, sera décisif. Le jeune candidat de droite est favori. Mamoudzou 3Triangulaire indécise entre Anthoumani Soudjay (UMP), 26,88%, Jacques Martial (Alliance), 26,35%, et Assane Mohamed (divers gauche), 17,39%. Le conseiller sortant, Ali Abdallah (MDM), 18,21% des voix au 1er tour, s'est désisté. MtsamboroDes huit candidats initiaux, il n'en reste que deux : Ali Bacar (UMP) 38,42% des voix, et Madi Souffou (MDM), 23,45%.Le conseiller sortant, Ismaël Ali (divers gauche), n'a pas franchi la barre des 10% dimanche dernier. Le scrutin reste très indécis. SadaLe "Tous sauf Kamardine" a été ressorti des placards. Le candidat de l'UMP, arrivé en tête du 1er tour (40,18%), est opposé au socialiste Ibrahim Aboubacar (29,45%). Ce dernier bénéficie du soutien des autres candidats au 1er tour et pourrait créer la plus grosse surprise de ce scrutin. Dimanche, tous les regards seront tournés vers Sada. Une défaite de Kamardine porterait un coup fatal à l'ancien député, et sonnerait quasiment le glas des espoirs de l'UMP pour obtenir la majorité au Conseil général.TsingoniMadi Abdou (UMP), 37,36% au 1er tour est opposé à Issoufi Hamada (sans étiquette), 31,99%. Ce dernier part favori malgré son désavantage comptable, les autres candidats s'étant positionné en sa faveur. VM
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Anjouan : Bacar se dit partisan du "dialogue" mais "prêt à mourir"
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Jeudi 13 Mars 2008 |
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Dans un entretien accordé à l'Agence France Presse (AFP) mercredi 12 mars, le président autoproclamé d'Anjouan, Mohamed Bacar, affirme être partisan du "dialogue" pour résoudre la crise, tout en se disant "prêt à mourir", alors que l'armée comorienne se prépare à l'attaquer. "Je suis prêt à mourir pour défendre le droit et la démocratie à Anjouan, nous sommes prêts à combattre les envahisseurs et à défendre Anjouan. Nous ne réclamons que le respect de la loi", a assuré Mohamed Bacar au cours d'un entretien avec l'AFP dans sa résidence privée de Barakani. "Je souhaite que tous ces gens reviennent à la raison et acceptent de discuter, parce que même s'il y a débarquement, on peut avoir des craintes pour l'après. S'il le faut nous combattrons, nous disposons d'assez d'armes et d'assez d'hommes", a-t-il affirmé. Toutefois, "il n'est jamais trop tard pour la paix (...) Ce qu'il faut c'est organiser une table ronde sur les vrais problèmes des Comores, entre Comoriens, mettre tout à plat et discuter. Si la table ronde décide qu'il faut de nouvelles élections à Anjouan, alors nous ferons des élections", a-t-il promis. "Parmi les pays qui se disent prêts à massacrer des Anjouanais, certains n'ont jamais eu d'élection chez eux et ils veulent nous donner des leçons de démocratie", accuse le colonel Bacar, qui n'hésite pas à mentir pour défendre son bilan. Selon lui, "beaucoup de mensonges sont véhiculés sur Anjouan, mais ici les fonctionnaires sont payés chaque mois [c'est faux, les arriérés remontent au mois de novembre, ndlr], nous avons le courant électrique 24 heures sur 24 [c'est faux, les coupures sont quotidiennes et les délestages programmés, ndlr] et malgré l'embargo nous avons fait des réalisation dans l'île : école, aéroport [financé par la coopération mauricienne, ndlr], augmentation de la capacité de stockage d'hydrocarbures". Interrogé sur les violations des droits de l'Homme, notamment des témoignages de tortures, dont son régime est accusé, M. Bacar affirme que "ce sont des manipulations organisées par le président Sambi. C'est un grand simulateur. Ici personne n'est torturé". Encore une fois, il ment : les témoignages sont légion, de personnes passées à tabac, arrêtées arbitrairement et torturées (lire Kashkazi n°70 actuellement en vente)… VM (avec AFP)
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FRANCE METRO. |
Justice |
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Treize ans sous l'identité d'un autre
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Jeudi 13 Mars 2008 |
Un Comorien de 39 ans a été écroué à Marseille pour avoir vécu treize ans sous l'identité d'un autre, touchant des prestations sociales, se mariant et divorçant, sans que son épouse soupçonne son imposture, a-t-on appris de source judiciaire mercredi. Ahmed Ben Ali Hadji a été écroué à la prison des Baumettes la semaine dernière pour usurpation d'identité, faux et usage de faux, sur décision du tribunal correctionnel de Marseille, a précisé la même source, confirmant une information du quotidien régional La Provence. L'intéressé était arrivé à Marseille il y a treize ans avec un simple visa touristique de trois mois. Il s'est servi de la carte nationale d'identité dérobée à un franco-malgache, Tejdine Ali Mizari, 39 ans, pour se marier, divorcer et bénéficier de nombreuses prestations sociales. Son ex-épouse, une Comorienne qui lui a donné deux enfants et avec laquelle il a vécu de 2000 à 2007, ne connaissait que son identité d'emprunt. Les préjudices comptabilisés auprès de l'ensemble des organismes sociaux se monteraient à 20.000 euros, selon une source proche de l'enquête. (AFP)
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