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La lettre de Malango N°24

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La lettre de Malango N° 24 Lundi 31 Mars 2008

Au sommaire de La Lettre de Malango N° 24:
1 : Des manifestants réclament le départ des Anjouanais de Mayotte
2 : Amalgame entre les auteurs de violences et les Anjouanais
3 : Jégo aux Mahorais : "Il n'y aura pas d'impunité"
4 : Annulation des poursuites contre Bacar : le Parquet de Saint-Denis fait appel
5 : Sambi : "De grâce, pas de jets de pierres"
6 : "Mjamawe" capturé par l'armée comorienne
7 : L'Union africaine veut "consolider la paix et la stabilité"
8 : Deux vedettes pour renforcer les effectifs de la PAF de Mayotte
9 : Rencontres des professionnels du textile de l'Océan Indien à Madagascar
10 : Nouvelle liaison aérienne entre Mwanza (Tanzanie) et Nairobi (Kenya)

MADAGASCAR Mouvements sociaux, Syndicalisme
Des manifestants réclament le départ des Anjouanais de Mayotte  
Dimanche 30 Mars 2008
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L'extrême tension qui a marqué la journée de jeudi à Mamoudzou a laissé place, en apparence, au calme –un calme émaillé de contre-manifestations réclamant le départ des Anjouanais, et de l'omniprésence des forces de l'ordre, qui n'ont cessé de sillonner la ville tout au long du week-end.

Les 18 émeutiers arrêtés jeudi dans le cadre des violences consécutives à la présence sur le territoire de Mohamed Bacar, ont été jugés en comparution immédiate vendredi en fin d'après-midi. Cinq personnes accusées d'avoir participé à un "attroupement armé" ont écopé de quatre mois de prison ferme ; deux autres ont été condamnées, pour le même délit, à six mois de prison ferme. Deux personnes accusées d'enlèvement et de séquestration (ils avaient tenté de "prendre en otage" deux métropolitains) ont pris 14 mois de prison ferme. Deux autres personnes ont été condamnées à 6 mois de prison ferme pour violences contre des agents de la force publique avec arme. Trois mineurs qui avaient participé à la manifestation ont été jugés ; quatre personnes qui comparaissaient ont été relaxées, faute de preuves. Les sanctions prises par la Justice ont été qualifiées de "très fermes" par le secrétaire d'Etat à l'Outremer, M. Jégo. L'un des avocats de la défense a parlé lui de "sanctions très sévères".

Le bilan de la journée de jeudi n'a semble-t-il pas évolué : il reste selon la préfecture 18 blessés, dont deux sont encore hospitalisés, le premier au Centre hospitalier de Mamoudzou, le second à la Réunion, où il a été évacué dans l'après-midi pour y être opéré –il faut noter que, selon une source hospitalière, il aurait été blessé par les forces de l'ordre. Des rumeurs selon lesquelles les autorités dissimuleraient plusieurs décès n'ont toujours pas cessé de circuler, sans qu'aucun nom ne soit avancé ni qu'aucune famille ne se soit manifestée.

Alors que l'aéroport a repris son trafic habituel, près du marché de Mamoudzou, les vendeurs à la sauvette sont restés chez eux ces trois derniers jours. Nombre de Comoriens sans-papiers français ont en effet préféré ne pas se montrer, craignant d'éventuelles représailles. "On a un peu peur", reconnaît Abdou, à M'tsapéré, "mais on espère que les gens comprendront que ceux qui ont fait des erreurs ne représentent pas tous les Anjouanais". Faissoil, qui vit à Cavani, a lui aussi préféré rester chez lui. "Par mesure de sécurité", dit-il.

Les métropolitains quant à eux ne cachaient pas leur colère vis-à-vis des forces de l'ordre, coupables à leurs yeux de ne pas être intervenues assez vite, et leur incompréhension quant à l'attitude des manifestants. Parmi ces derniers, 18 personnes, 17 hommes dont trois mineurs et une femme, ont été jugés vendredi soir en comparution immédiate (lire encadré). "Désormais, il faut laisser faire la justice" a martelé le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, vendredi soir, lors d'une intervention dans le journal de Télé Mayotte. Arrivé à 12h25 à Mayotte en provenance de la Réunion, M. Jégo a entendu les doléances des élus, qui tous ont mis en avant la question de l'immigration clandestine.

La nature du débat public a en effet rapidement évolué après les violences de jeudi. La question du bien-fondé ou pas de l'extradition de Mohamed Bacar et de ses proches vers la Réunion a vite été éclipsée par celle de l'immigration clandestine. Dès jeudi soir, la rédaction de RFO mettait l'accent sur la présence à Mayotte de milliers d'Anjouanais en situation irrégulière. "N'est-ce pas là que se trouve le vrai problème ?" a demandé le présentateur du journal du soir au préfet de Mayotte, M. Bouvier, avant de s'interroger sur le fait que "les violences d'aujourd'hui représentent peut-être l'échec de la lutte contre l'immigration clandestine menée par l'Etat français".

Dans la soirée de jeudi, plusieurs meetings se sont tenus aux quatre coins de l'île, notamment à M'tsapéré, et à Bouéni, dans le sud. Organisés par des Mahorais "choqués" par les témoignages et les images diffusées sur RFO de wazungu frappés par de jeunes manifestants, ils visaient à évoquer les événements récents et les actions à mener. "Nous ne pouvons pas accepter ce qu'il s'est passé", affirmait hier un habitant de Cavani. "Nous devons réagir car nous avons eu très peur. Tous ces gens qui n'ont rien à faire à Mayotte doivent partir."

Vendredi matin, une vingtaine de manifestants se trouvaient sur le parcours du secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, en Petite Terre, et présentaient des banderoles dénonçant l'immigration clandestine. "Les Mahorais et les mzungu veulent vivre en paix chez eux" ; "Mayotte ne doit plus souffrir de la misère du monde", pouvait-on lire. Dans l'après-midi, des voitures circulaient dans certains villages indiquant aux sans-papiers -à l'aide de haut-parleurs- qu'ils avaient quelques jours pour quitter l'île. A M'tsapéré vendredi soir, des Mahorais passaient dans les quartiers et indiquaient aux habitants qu'ils étaient en train d'appeler la police et de livrer les adresses où vivent des étrangers en situation irrégulière. Toujours à M'tsapéré, une manifestation a rassemblé dimanche 200 personnes, selon RFO. Encadrés par les forces de l'ordre, les membres du cortège, dont une délégation doit être reçue ce lundi par le nouveau maire de Mamoudzou, ont réclamé le départ des Anjouanais et plus de "sécurité". "Ils ont dit que demain, les enfants anjouanais ne devront pas aller à l'école", raconte Abdou qui pour l'instant n'envisage pas de partir, d'autant plus que les liaisons maritimes et aériennes vers Anjouan sont suspendues.

VM

MADAGASCAR Immigration clandestine
Amalgame entre les auteurs de violences et les Anjouanais  
Dimanche 30 Mars 2008
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De nombreux Anjouanais ne cachent pas leur malaise face à la situation inconfortable où les ont placés les derniers évènements. A M'tsapéré, Abdou, qui n'a pas participé aux manifestations de jeudi, estime que "les Anjouanais ont fait les cons.

"Casser les voitures, taper les gens, ce n'est pas bon." S'il n'envisage pas de quitter Mayotte pour l'instant, il reconnaît que "si ça devient grave, il vaudra mieux partir." Soraya non plus n'a pas bougé de chez elle pendant la journée de jeudi, effrayée par les "bagarres" entre des jeunes de son quartier, Kaweni, et les forces de l'ordre. "Il y a des gens qui ont fait n'importe quoi", dit-elle. "Il y a avait beaucoup de lacrymo, ça rentrait chez nous." Vendredi, alors que "les gendarmes de La Réunion patrouillaient à Kaweni", Soraya a pris son courage à deux mains pour se rendre à son travail. Mais elle appréhende son prochain rendez-vous avec une assistante sociale. "Si je tombe sur une Mahoraise, comment elle va me parler ? Est-ce qu'elle ne va pas m'insulter en voyant que je suis anjouanaise ? Ça me fait peur…" "Choquée" par le comportement des jeunes caïds qui se sont livrés à des violences à la barge et à Kaweni, elle a passé la journée de jeudi à s'inquiéter pour l'une de ses amies mzungu…

Mais cela, de nombreux habitants de l'île ne veulent plus le savoir, à l'image de cette villageoise de M'zouazia, la localité du sud où aurait débarqué Mohamed Bacar, qui affirme que "les Anjouanais sont méchants", ou de cette internaute métropolitaine qui écrit sur un forum : "Je ne comprends pas que les Anjouannais se soient ainsi vengés sur la population "blanche lambda" perdant de ce fait tout espoir de se faire accepter. Auparavant, j'étais choquée de voir les rafles. Maintenant, je les verrai sans état d'âme."

Une propension à faire l'amalgame entre une poignée de garçons violents et toute une communauté, qui rappelle les évènements de septembre 2005. A l'époque, une manifestation de 800 personnes en situation irrégulière demandant à être rapatriées vers Anjouan aboutit -dans des conditions troubles- au saccage de la permanence de Mansour Kamardine. Trois jours plus tard, 2.000 Mahorais se rassemblent à Mamoudzou pour dénoncer l'immigration clandestine et les médias n'hésitent pas à publier des écrits tels que celui de l'auteur Abdou Baco Mambo, qui parle de "horde sauvage de clandestins" et affirme que le seul langage que "ces voyous comprennent, c'est la violence, l'extrémisme, l'attitude outrancière"…

VM

MADAGASCAR Justice
Jégo aux Mahorais : "Il n'y aura pas d'impunité"  
Dimanche 30 Mars 2008
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Le secrétaire d'Etat français à l'Outremer, Yves Jégo, est reparti samedi 29 mars vers la Réunion après un séjour de 28 heures à Mayotte. La départementalisation et les violences de jeudi 27 mars ont été les principaux thèmes abordés lors de ce premier voyage dans l'île.

Yves Jégo lors de son arrivée à Mayotte vendredi 28 mars. (Photo © Kashkazi)
Le département sous tous ses aspects
Alors que le Conseil général devrait très bientôt demander au gouvernement l'organisation d'un référendum à Mayotte sur le statut de l'île, la départementalisation était l'autre thème principal de la visite de M. Jégo. Sur ce point, le secrétaire d'Etat n'a pas ménagé ses hôtes. S'il a reconnu que "la marche vers la départementalisation est une opportunité" et s'il a déclaré avoir "entendu le message du président du Conseil général", qui a, samedi matin, réitéré la demande des élus de voir Mayotte devenir le 101ème département français, M. Jégo a toutefois précisé souhaiter "un référendum de vérité" et "une campagne de vérité." Une fois que l'échéance du référendum sera connue, je souhaite que les services de l'Etat agissent en toute neutralité pour faire connaître aux Mahorais les avantages du département, mais aussi les bouleversements et les changements d'attitude que cela impliquera pour les Mahorais. Nous avons un devoir de vérité. Il ne faut pas laisser d'illusions car la découverte de la réalité des choses serait dramatique." C'est la première fois qu'un représentant de l'Etat ose évoquer les bouleversements (ou désavantages, en langage moins policé) du statut de département.
Enfin, le secrétaire d'Etat a indiqué vouloir agir en faveur de la RUPéisation (statut de Région ultrapériphérique européenne) de l'île, "quand le traité simplifié permettra d'accrocher Mayotte" à ce wagon. Mais là aussi, "il y a nécessité d'un travail en amont de la part des élus et acteurs locaux pour préparer cette échéance. Nous ne pourrons pas travailler seuls."
Concernant le développement économique de l'île, M. Jégo a mis en avant le développement du port de Longoni et du tourisme, ainsi que l'importance de l'application du Plan d'aménagement et de développement durable (PADD), "sur le point d'être relancée".

Le temps fort de la visite du nouveau secrétaire d'Etat à l'Outremer, nommé il y a deux semaines à la place de Christian Estrosi, devait être la signature attendue depuis plus d'un an par les élus mahorais, du 13ème Contrat de projet entre l'Etat et la collectivité, d'un montant de 588 millions d'euros (dont plus de 300 millions fournis par l'Etat). La signature s'est déroulée samedi soir à la case Rocher, à Dzaoudzi, en présence du préfet eu du président du Conseil général. Elle a cependant été éclipsée par l'actualité.

Arrivé au lendemain des violences qui ont suivi la présence sur le territoire mahorais du dictateur déchu d'Anjouan Mohamed Bacar, jeudi 27 mars, Yves Jégo a légèrement modifié son programme afin de rendre visite aux pompiers et policiers, qui avaient dû intervenir jeudi pour venir en aide aux wazungu menacés par les manifestants, et de rencontrer à l'hôpital de Mamoudzou la seule victime des émeutes encore hospitalisée sur place –l'autre ayant été évacuée vers la Réunion (lire par ailleurs).

"Il n'y aura pas d'impunité", a affirmé dès son arrivée le secrétaire d'Etat, rappelant que "la machine judiciaire est en route" (lire par ailleurs). "Rien ne justifie qu'il y ait une déstabilisation de la sécurité des habitants de Mayotte", a-t-il déclaré sur RFO vendredi soir. "Nous allons agir avec fermeté contre ceux qui croient pouvoir importer à Mayotte un conflit ou des colères avec lesquels la France n'a rien à voir. La justice agira sans faiblesse."

"Agir sans faiblesse", c'est aussi l'attitude que le secrétaire d'Etat a promise concernant le sort de l'ancien président d'Anjouan, dont le passage à Mayotte est à l'origine des troubles de jeudi. "Il n'y aura pas de faiblesse, mais un strict respect du droit international. La France ne sera pas faible vis-à-vis de Mohamed Bacar", a-t-il insisté.

Le lendemain, lors d'une conférence de presse qui a précédé son départ vers la Réunion, il s'est félicité de "l'efficacité des services de l'Etat" et du "travail remarquable du préfet" lors de ces émeutes, répondant ainsi aux très nombreuses critiques de métropolitains qui estiment que les forces de l'ordre ont agi trop tard jeudi.

Concernant la lutte contre l'immigration clandestine, M. Jégo a rappelé les chiffres d'arrêtés de reconduites à la frontière de 2007 (14.000) et a annoncé la mise en place prochaine "d'un troisième radar opérationnel avant cet été" ainsi que l'arrivée "de bateaux supplémentaires" et "la construction d'un nouveau Centre de rétention administrative". Il s'est en outre prononcé en faveur de l'acquisition par l'Etat d'un hélicoptère. Il a cependant indiqué que "la lutte contre l'immigration clandestine passe aussi par la coopération. La nouvelle situation aux Comores est une opportunité à saisir car pour renvoyer les clandestins, il faut l'accord de leur pays d'origine".

VM

ANJOUAN Justice
Annulation des poursuites contre Bacar : le Parquet de Saint-Denis fait appel  
Dimanche 30 Mars 2008
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Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer français, Yves Jégo, a indiqué ce dimanche que le parquet de Saint-Denis de La Réunion allait faire appel de l'annulation des poursuites judiciaires contre Mohamed Bacar et les 22 hommes de sa garde rapprochée qui ont fui avec lui vers Mayotte, rapporte l'agence AP.

"Les informations que j'ai en ma possession tendent à démontrer la possibilité d'incrimination", a déclaré M. Jego à la presse tandis qu'un porte-parole du parquet affirmait ne pas avoir d'informations sur cet éventuel appel.

Arrivés mardi dernier à Mayotte, fuyant l'intervention armée de l'Union africaine, Bacar et ses hommes auraient dû être jugés samedi pour entrée irrégulière sur le territoire français et infractions à la législation sur les armes de guerre. Mais le tribunal correctionnel a annulé ces poursuites pour vice de forme. Pour annuler la procédure, le tribunal s'est rangé à l'avis de l'avocate de la défense, Me Marie Briot, qui avait mis en cause la prolongation de la garde à vue des prévenus dans la nuit de vendredi à samedi, au commissariat de Saint-Denis. Me Briot avait estimé que cette prolongation constituait une "atteinte aux droits de la défense", aucun acte de procédure n'ayant été établi après qu'elle eut été décidée. Le colonel Bacar et ses hommes avaient été placés en garde à vue dans la nuit de jeudi à Saint-Denis, après leur arrivée dans un transall de l'armée de l'air française. Le parquet dispose de dix jours pour faire appel.

"Bacar est actuellement placé sous surveillance de la gendarmerie dans un bâtiment militaire à La Réunion, et sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière. Le préfet Pierre-Henry Maccioni avait précisé samedi avoir décidé une assignation à résidence administrative qui permettra à l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) d'examiner les demandes d'asile politique du colonel et de ses hommes "dans les jours qui viennent". Dimanche matin, des manifestants d'origine comorienne ont rallié la préfecture pour déposer une motion demandant que le colonel soit renvoyé et jugé aux Comores.

Vêtu d'un polo et d'un pantalon beige, chaussé de tongs, le président déchu, 46 ans, était lors de l'audience entouré sur le banc des prévenus par les 22 militaires de sa garde rapprochée, la plupart pieds nus et en bermuda. Cinq interprètes comoriens avaient été désignés pour les assister, bien que la plupart d'entre eux parlent le français. Interrogé par des journalistes pendant une interruption d'audience, le colonel Bacar a déclaré avoir un "moral d'acier". A la question "avez-vous peur d'être renvoyé aux Comores ?", il a répondu: "aux Comores, oui".

Avant le procès, une centaine de manifestants comoriens avaient déployé devant le palais des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "stop à l'humilitation du peuple comorien, la France complice" ou "expulsez l'animal".

Avec AP et AFP

ANJOUAN Mouvements sociaux, Syndicalisme
Sambi : "De grâce, pas de jets de pierres"  
Dimanche 30 Mars 2008
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Le président comorien s'est adressé jeudi soir à la nation. Dans un discours imprégné de références à la religion, il s'est félicité de "l'éclatante victoire" de l'Armée nationale de développement à Anjouan, mais a également appelé à la retenue les manifestants contre la "protection" accordée par la France à Bacar.

Le Président Sambi.
"Manifester est un droit et personne ne doit, ne peut vous en empêcher", a-t-il souligné. "Alors vous pouvez manifester. Mais nous ne devons en aucun cas encourir des reproches en le faisant. Ainsi, vous pouvez déployer vos banderoles et dire aux Français qu’ils ne doivent pas accueillir un tel personnage. Mais de grâce, pas d’insultes, pas de jets de pierres, surtout à l’encontre de ressortissants étrangers dans notre pays. Des mandats d’arrêt ont été délivrés", a-t-il poursuivi. "Le gouvernement a demandé l’extradition. Il appartient à la France de tenir compte de ce qui s’est passé à Ngazidja, à Ndzouani, à Mwali, à Maore ainsi qu’à la Réunion et en France. Le gouvernement français doit comprendre que les comoriens soient mécontents. On nous rétorque l’existence de la peine de mort dans notre pays. Alors je demande qu’il soit envoyé là il n’y a pas de peine de mort, à Arusha ou à La Haye, mais qu’il soit jugé pour ses crimes. J’ose espérer que ce message sera entendu. J’ai appris que le dossier était à l’étude. Mais aucune réponse ne nous a encore été donnée. Alors manifestez dignement : ne vous en prenez ni aux personnes ni aux biens. Donnons l’exemple et faisons la démonstration que les Comoriens sont des gens civilisés qui réclament leurs droits. Car certains n’attendent qu’un léger égarement de notre part pour transformer notre victoire en défaite."
ANJOUAN Justice
"Mjamawe" capturé par l'armée comorienne  
Dimanche 30 Mars 2008
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Mohamed Abdou Mmadi, alias Mjamawe, ancien premier ministre sous la Présidence Djohar, ancien ambassadeur des Comores à Madagascar sous le régime Azali, et ces derniers mois ministre de la Coopération et porte-parole du régime de Mohamed Bacar, a été capturé vendredi à Anjouan par l'armée comorienne, a été arrêté dans la région de Jéjé vendredi, a indiqué à l'AFP Mohamed Bacar Dossar, directeur de cabinet chargé de la Défense de l'Union des Comores.

De même source, l'ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle de l'Union des Comores, Ibrahim Halidi Abdrémane rallié au régime, a lui aussi été arrêté. Capturé peu après le début de l'intervention Caabi Elchroutoui, ancien vice-président de l'Union des Comores et ancien secrétaire général de la Commission de l'Océn Indien, qui avait également rallié le président déchu Mohamed Bacar, "est actuellement chez lui sous surveillance», a indiqué Dossar. Plusieurs fois ministre et jusqu’en 2007 président de la Cour Constitutionnelle, Ahmed Abdallah Sourette est lui aussi entre les mains des forces comoriennes.

ANJOUAN Défense - Conflits
L'Union africaine veut "consolider la paix et la stabilité"  
Dimanche 30 Mars 2008
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Après la défaite de Mohamed Bacar, l'Union africaine (UA) va étudier les voies et moyens d'aider le gouvernement d'Union des Comores à consolider la paix et la stabilité, indique un communiqué du Conseil de la Paix et de sécurité (CPS) de l'organisation continentale. "Le Conseil se réunira prochainement pour examiner les modalités selon lesquelles l'Union africaine continuera à apporter un appui aux efforts des autorités de l'Union et ceux des îles autonomes afin de consolider la paix et la stabilité dans les Comores et faciliter la recherche d'une solution adéquate aux problèmes institutionnels de la nouvelle entité comorienne", souligne le CPS. Réunit vendredi à Addis-Abeba, le Conseil a salué la restauration de l'autorité de l'Union des Comores sur l'île d'Anjouan grâce à la participation militaire de la Tanzanie et du Soudan. Il a également exprimé la gratitude de l'UA aux gouvernements de la Tanzanie, la Libye, le Sénégal et au Soudan pour avoir contribué à la restauration de la légalité à Anjouan. Il s'est félicité de l'engagement pris par le gouvernement comorien d'organiser des élections à Anjouan dés que possible conformément aux dispositions constitutionnelles du pays.

MADAGASCAR Immigration clandestine
Deux vedettes pour renforcer les effectifs de la PAF de Mayotte  
Dimanche 30 Mars 2008
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Le Bougainville a quitté Toulon le samedi 22 mars avec à son bord le Morse et l'Odet, respectivement un pousseur et une vedette de la gendarmerie maritime qui vont venir renforcer la flotte de la PAF.

Après une brève escale à Djibouti le 6 avril, le Bougainville livrera ces deux embarcations deux semaines plus tard à Mayotte.

A Mayotte, le Bougainville chargera le Verdon, une autre vedette de la gendarmerie maritime qu'il doit livrer à La Réunion le 27 avril.

Pour l'année 2007, le nombre d'interceptions effectuées autour de Mayotte s'élève à 179 embarcations, en hausse de 80 % par rapport à l'année précédente! À bord de ces 179 embarcations, 257 passeurs et 4 233 passagers ont été appréhendés.

MAYOTTE Economie
Rencontres des professionnels du textile de l'Océan Indien à Madagascar  
Dimanche 30 Mars 2008
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Des acteurs des textile et habillements en provenance de Madagascar, Maurice, Seychelles, Comores, la Réunion et la Mayotte prennent part à la deuxième édition de la Rencontre des vendeurs et acheteurs de l’Océan Indien du secteur qui se tient dans la capitale malgache, Antananarivo dans le cadre d’un programme de développement du commerce dans la région.

La rencontre initiée par le Centre du Commerce International (CCI) de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) s'est ouverte jeudi et se poursuit jusqu'à samedi prochain.

Le concept de la Rencontre des vendeurs et acheteurs fait suite aux décisions prises en janvier 2007 dans la capitale seychelloise, Victoria.

Les participants avaient identifié les principaux secteurs d'intérêt des pays de la région, notamment l'agro-industrie, l'artisanat, l'habillement, les textiles et les produits chimiques.

Un plan d'action pour la promotion de ces secteurs d'activité a été mis en place à l'issue de la rencontre de Victoria.

Cette décision a permis l'organisation de la première édition de la rencontre des acheteurs et vendeurs agro-industriels en Ile Maurice du 24 au 25 juin 2007.

Outre les rencontres d'affaires individuelles, les participants de cette deuxième édition prendront part vendredi aux « Entretiens entre les acheteurs et vendeurs de l'Océan Indien », un événement parrainé par le gouvernement malgache et l'Union Européenne.

Des hommes d'affaires et les consultants venus d'Europe, des États-Unis, de l'Océan Indien et de l'Afrique australe et orientale sont également attendus à ces entretiens.

La Chambre de Commerce et d'Industrie, représentant local du CCI, a parrainé la participation des petites entreprises de l'Ile.

Source : http://www.apanews.net

SEYCHELLES Transports
Nouvelle liaison aérienne entre Mwanza (Tanzanie) et Nairobi (Kenya)  
Dimanche 30 Mars 2008
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PrecisionAir, une compagnie aérienne tanzanienne, compte ouvrir début avril des vols directs entre Mwanza, ville du nord-ouest de la Tanzanie, et Nairobi, la capitale kenyane.

Par ailleurs, la compagnie projette également de gérer une ligne aérienne entre Kigali, la capitale rwandaise et Lubumbashi, 3e ville la plus peuplée dans le sud-est de la République démocratique du Congo.

Bien que PrecisionAir soit l'une des compagnies aériennes les plus récentes de la région, la compagnie a vu son nombre de passagers augmenter de 10% au cours de l'année fiscale, se terminant en février dernier.

Elle a transporté en 2007 quelque 425 415 personnes par rapport aux 390 415 voyageurs enregistrés les 12 mois précédents.


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