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La lettre de Malango N°25
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La lettre de Malango N° 25
Lundi 31 Mars 2008
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Situation calme à Mayotte
Lundi 31 Mars 2008 |
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Alors que les Comoriens en situation irrégulière se font le plus discret possible depuis jeudi 27 mars, les représailles de certains Mahorais qui souhaitent leur faire quitter le territoire n'avaient pas eu lieu lundi 31 mars. Les patrouilles se multiplient dans l'île.
Dans un communiqué envoyé à la presse lundi après-midi, la préfecture se réjouit d'un "retour à une situation normale". "Actuellement la situation est calme et sous contrôle des forces de police et de gendarmerie", indique le document. L'escadron de la gendarmerie mobile (80 membres) arrivé samedi soir à Mayotte en provenance de Toulouse, qui a remplacé les deux pelotons venus en urgence jeudi soir de la Réunion –et repartis samedi-, patrouille dans l'île. En effet, "le Préfet de Mayotte a décidé de renforcer la sécurité en organisant de nombreuses patrouilles des forces de l’ordre sur l’ensemble de l’île", indique le communiqué. Ce dispositif sera complété, annonce la préfecture, "par la mise à disposition d’un patrouilleur de la Marine Nationale et d’un hélicoptère de l’Armée de l’Air chargés d’assurer la surveillances des côtes mahoraises." Jointe par nos soins, la préfecture n'a cependant pas souhaité préciser la nature de ses craintes –de nouvelles manifestations de Comoriens en cas d'extradition de Bacar vers l'Afrique du Sud ? ou des représailles de Mahorais à l'encontre des sans-papiers ?... Le préfet est toujours vivement critiqué par de nombreux métropolitains qui accusent les forces de l'ordre d'être intervenues tardivement jeudi, lors des émeutes. Les rumeurs évoquant des morts ce jour-là continuent de circuler. Aucune information n'est cependant venue les corroborer. Le bilan officiel reste de 18 blessés. A noter enfin que les délégués des 200 manifestants qui avaient demandé dimanche à M'tsapéré le départ des sans-papiers (lire article précédent) ont été reçus lundi 31 mars par le nouveau maire de la commune de Mamoudzou, Ladjo (UMP). Ils lui ont présenté une liste de revendications parmi lesquelles la multiplication des contrôles d'identité, l'interdiction faite aux vendeurs à la sauvette d'exercer leur travail aux abords du marché, et l'interdiction de fréquenter la rivière de M'tsapéré, sous le prétexte que les sans-papiers la polluent. Ces deux derniers points devraient faire l'objet d'un arrêté municipal, a affirmé sur les ondes de RFO le maire. VM |
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ANJOUAN |
Politique |
M. Abdou Cheik nommé président par intérim d'Anjouan
Lundi 31 Mars 2008 |
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Le président de la Cour d'appel d'Anjouan, Lailizamane Abdou Cheik, est devenu lundi 31 mars président par intérim de l'île avec pour mission d'organiser de nouvelles élections d'ici deux à trois mois.
"J'ai pour mission d'organiser l'élection du président de l'île d'Anjouan d'ici deux à trois mois", a indiqué M. Abdou Cheik peu après sa prise de fonction, remerciant "l'armée comorienne, les troupes tanzaniennes et soudanaises d'avoir restauré la paix dans l'île". Selon la constitution anjouanaise, l'intérim du pouvoir exécutif est assuré, en cas de vacance, par le président de la Cour d'appel. Lailizamane Abdou Cheik a prêté serment devant les membres de la Cour constitutionnelle de l'Union des Comores qui se sont rendus à Anjouan pour la circonstance. Formé en Ukraine, le nouveau président d'Anjouan, 48 ans, est titulaire d'un DEA en droit international obtenu à l'université d'Etat de Kiev. C'est à l'Ecole régionale supérieure de la magistrature de Port-Novo, au Benin, qu'il a complété sa formation. Il était jusqu'à sa désignation à la tête d'Anjouan dimanche 30 mars, le président de la Cour d'appel de l'île. VM
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Visite de Jégo : le SE déçu
Lundi 31 Mars 2008 |
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Dans un communiqué envoyé à la presse lundi 31 mars, le Syndicat des enseignants (SE-CGTMa), majoritaire dans le premier degré, regrette de ne pas avoir pu rencontrer le secrétaire d'Etat à l'Outremer, M. Jégo, en visite à Mayotte les 28 et 29 mars derniers.
"Le SE CGT Mayotte est très déçu du fait que le Secrétaire d’Etat à l’outre mer n’ait reçu aucune organisation syndicale de l’éducation nationale", regrette le communiqué. "Cela démontre le peu d’intérêt que porte le gouvernement à l’égard des enfants de Mayotte, des enseignants à Mayotte, … bref, de l’éducation nationale à Mayotte", poursuit-il. Selon Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire général du syndicat, "les parents d’élèves et les instituteurs n’ont pourtant pas ménagé leur peine pour attirer l’attention du l’Etat sur les difficultés rencontrés pas les enseignants dans les écoles de Mayotte. Le SE CGT Mayotte regrette l’attitude du gouvernement qui relègue en dernière place les revendications des instituteurs (…). D’autant plus que dans les précédentes rencontres, il était question de favoriser le dialogue et les concertations entre les syndicats et l’administration." En conclusion, le document informe que le syndicat "est actuellement en train de réfléchir sur l’attitude à tenir face à ce revirement de la situation. La phase de la concertation est peut être révolue". VM
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Politique |
Zimbabwe : l'attente des résultats sous haute tension
Lundi 31 Mars 2008 |
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L'opposition et le parti au pouvoir au Zimbabwe étaient au coude à coude lundi à l'annonce des premiers résultats des élections générales de samedi, que la commission électorale a été accusée de retarder pour les manipuler en faveur du président Robert Mugabe.
Les forces anti-émeute étaient déployées dans Harare dès avant l'annonce de résultats partiels donnant le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) à égalité aux législatives. Sur 24 des 210 sièges de députés attribués jusqu'à présent, le MDC et la Zanu-PF de Mugabe en ont remporté chacun 12, selon la commission électorale. Parmi les résultats les plus notables, la défaite du ministre de la Justice, Patrick Chinamasa, dans la circonscription rurale de Makoni Central (est). Le leader du MDC, Morgan Tsvangirai, acquitté ces dernières années dans un procès pour trahison, espère évincer Mugabe lors de la présidentielle organisée pour la première fois simultanément avec les législatives, les sénatoriales et les municipales. Son parti a dénoncé le retard de l'annonce des résultats craignant qu'ils soient truqués en faveur du chef de l'Etat, âgé de 84 ans et au pouvoir depuis l'indépendance de l'ex Rhodésie britannique en 1980. Le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa, a estimé lundi que "ces retards étaient une expression de la panique de la Zanu-PF". "Le peuple a parlé. Le MDC a gagné et nous espérons que la volonté du peuple sera respectée. Trafiquer les résultats ne changera rien", a-t-il ajouté, précisant que les résultats "sont affichés dans les bureaux de vote". En dépit des mises en garde du gouvernement, jugeant toute revendication précoce équivalente à une tentative de coup d'Etat, le MDC s'était dès dimanche dit vainqueur de la présidentielle et des législatives dans les deux principales villes du pays, Harare et Bulawayo (ouest). Mugabe affrontait Tsvangirai ainsi qu'un ancien ministre des Finances, Simba Makoni, entré en dissidence, et Langton Toungana, nouveau venu sur la scène politique. De crainte de violences comme au Kenya en décembre à l'issue d'élections controversées, les forces de sécurité ont été placées en état d'alerte maximale dans tout le pays. La police anti-émeute était en outre déployée lundi à Harare, où néanmoins le calme régnait. "La police est toujours en état d'alerte et appelle ceux qui veulent se réjouir à le faire avec respect pour les autres", a déclaré un porte-parole des forces de l'ordre, Wayne Bvudzijena, avertissant que ceux se comportant "mal" seraient dispersés. La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui regroupe 14 pays de la région, a jugé ces élections "pacifiques et crédibles", épinglant néanmoins les forces de l'ordre, qui avaient auparavant prévenu qu'elles s'opposeraient à tout changement de régime. Le MDC a cependant dénoncé la présence de milliers d'électeurs fantômes sur les listes électorales et une coalition d'associations locales a elle aussi exprimé des craintes sur la transparence du scrutin. Le jugement des voisins du Zimbabwe ne départ pas d'une ligne conciliante à l'égard de Mugabe, en dépit d'un marasme économique qui se traduit par une inflation à plus de 100.000% par an. Le plus vieux président d'Afrique en rejette la faute sur les sanctions imposées par l'Occident après sa réélection contestée en 2002, mais qui visent en fait les proches du pouvoir. Harare, qui a délivré au compte-gouttes les accréditations à la presse étrangère, a refusé la présence d'observateurs européens et américains, invitant, outre la SADC, l'Union africaine (UA) et des pays amis comme la Chine ou le Venezuela. Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) du président Robert Mugabe étaient au coude à coude lundi à l'annonce de nouveaux résultats partiels des élections générales de samedi. (AFP)
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MAYOTTE |
Aide internationale |
Accord de prêt de la BAD à Madagascar
Lundi 31 Mars 2008 |
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Le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement Malgache ont signé des accords de prêt et de don d’un montant total de 9,5 millions d’unités de compte, équivalant à 15,3 millions de dollars pour le financement du projet de réhabilitation du périmètre irrigué de Manombo (PRPIM) dans le sud-ouest du pays. L’accord de prêt de 9,202 millions d’UC (14,82 millions de dollars) et de don de 298.000 d’UC (480,000 dollars) du Fonds africain de développement (FAD), ont été signé mardi à Tunis par la Vice-président du Groupe responsable des opérations sectoriels, Zeinab El_Bakri et le Ministre des finances et du Budget malgache, Haja Nirina Razafinjatovo. L’appui couvrira 82% du cout total du projet. Lors de son intervention au cours de la cérémonie, Mme El-Bakri a déclaré que le projet permettra d’améliorer les conditions de vie et les revenus de la population à travers des investissements dans les domaines de l’infrastructure rurale, du développement de la production, de la sécurisation foncière et de l’accès au crédit. On estime que ce projet, réduira le niveau de la pauvreté dans la région du sud-ouest qui se situe à 73.5%, actuellement contre 52% dans les lieux urbains.
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Sciences & Technologies |
Début de l'installation du câble en fibre optique d'Afrique de l'est
Lundi 31 Mars 2008 |
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Les travaux d'installation du câble en fibre optique sous-marin de télécommunication pour relier l'Afrique de l'est au reste du monde ont débuté, vendredi, ont annoncé à Nairobi des responsables du projet. Le câble "EASSY" (East Africa Submarine System) vise à réduire sensiblement le coût des télécommunications et améliorer les possibilités d'accès aux technologies de l'information et des communications. Reliant 21 pays côtiers et enclavés d'Afrique orientale et australe entre eux et au reste du monde, ce câble réduira considérablement les coûts des appels téléphoniques sur le continent et rendra les communications accessibles au grand public grâce à cette baisse des dépenses des télécommunications le long de la côte orientale d'Afrique où les utilisateurs payent en général entre 200 et 300 dollars mensuel pour avoir accès à l'Internet. Les prix chuteront des 2/3 et le nombre d'utilisateurs devrait tripler avec l'objectif de connecter 250 millions de clients. Ce câble devrait être opérationnel dans la première moitié de 2010 et couvrira 10.000 km de la pointe sud du continent à la Corne d'Afrique. Des institutions financières internationales ont accordé un prêt de 70,7 millions de dollars pour la réalisation de ce projet parmi lesquelles la Société Financière Internationale (SFI), membre du groupe de la Banque Mondiale, la banque africaine de développement (BAD), la banque européenne d'investissement (BEI) et l'agence française de développement ainsi que 25 opérateurs de télécommunications privés dont 21 africains. L'installation du câble, prévue plusieurs années auparavant, avait pris du retard à cause des désaccords entre différents pays concernés sur son financement et sa gestion. Les pays concernés par ce projet sont l'Afrique du sud, Burundi, Botswana, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
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Aide internationale |
Devant la hausse des prix alimentaires, le PAM demande une aide additionnelle
Lundi 31 Mars 2008 |
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Durement touché par la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants, le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel d'urgence extraordinaire pour résoudre son problème de financement, qui s'élevait à 500 millions de dollars le 25 février dernier. «Le PAM a pris des mesures pour atténuer ces hausses, notamment en réalisant 80% de nos achats de nourriture --; 612 millions de dollars --; sur les marchés locaux et régionaux du monde en développement », a expliqué Josette Sheeran, la directrice exécutive de l'agence, dans une lettre envoyée le 20 mars dernier aux donateurs. Malgré les efforts déployés par l'agence, le coût de ses achats de nourriture a augmenté de 55% depuis le mois de juin 2007. Le 25 février dernier, l'agence accusait un trou budgétaire de 500 millions de dollars, alors que l'augmentation des prix alimentaires a atteint 20% ces trois dernières semaines et ne montre pas de signe de ralentissement. Le PAM est un programme uniquement financé par les donations. Son dernier programme de travail pour l'année 2008 a été fixé à 2,9 milliards de dollars par son conseil d'administration, constitué de 36 États Membres et de l'Union européenne.
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couvre les événements d'Anjouan pour Malango.
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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