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La lettre de Malango N°27
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La lettre de Malango
N°
27
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Samedi 5 Avril 2008
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" La Lettre de Malango"
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Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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ANJOUAN |
Justice |
Bacar a été écroué après une demande d'extradition
Samedi 5 Avril 2008 |
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Vendredi, l'ex-président de l'île d'Anjouan Mohammed Bacar, a été écroué à la Réunion après la "demande d'arrestation aux fins d'extradition" formulée par la justice des Comores. "Cette incarcération fait suite à une demande d'arrestation aux fins d'extradition, formulée par le ministre de la Justice des Comores, auprès du gouvernement français", a déclaré à la presse le procureur adjoint Jean-Robert Dobanton. La France et les Comores n'ayant pas signé d'accord d'extradition, cette demande d'arrestation a suivi la voie diplomatique. La justice comorienne dispose maintenant d'un mois pour faire parvenir le texte de la demande, permettant alors à la chambre d'accusation de la Cour d'Appel de Saint-Denis de la Réunion de statuer sur cette demande. Si l'avis de la Cour est positif, la demande sera transmise au Premier ministre. Les 21 personnes qui accompagnaient Bacar dans son odyssée, également concernées par cette mesure d'écrou extraditionnel, ont été réparties dans deux maisons d'arrêt de la Réunion. La demande d'arrestation adressée par les autorités comoriennes fait état de crimes et de délits tels que viols, meurtres, actes de violences et vols reprochés aux 22 hommes. Avec AFP
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MADAGASCAR |
Politique |
Mayotte : le nouveau président du Conseil général investi
Samedi 5 Avril 2008 |
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Le nouveau président du Conseil général de Mayotte, Ahmed Attoumani Douchina, élu le 20 mars avec un majorité inédite UMP-MDM, a été officiellement investi vendredi 4 avril au cours d'une cérémonie traditionnelle. Elu le jeudi 20 mars 2008, Ahmed Attoumani Douchina a été investi dans le respect des traditions locales, vendredi 4 avril en fin d'après-midi. La cérémonie a débuté à 16 heures devant l'hémicycle du Conseil général par un "manzara" (marche conviviale rythmée par le récit de certains versets du coran). Une fois le président Ahmed Attoumani Douchina installé à la tribune d'honneur, un notable a lancé un "fatiha" d'imploration, qui s'est terminé par une lecture du coran, avant la remise de l'écharpe et du "bankora", pâtisserie locale. Le Grand cadi de Mayotte a été le premier à parler. Il a mis en avant l'importance de la religion islamique. Ahmed Attoumani Douchina a poursuivi en confirmant les propos du notable religieux. "Nous ne renoncerons pas à notre identité culturelle, mais nous ne renoncerons pas non p)lus au statut de département", a-t-il affirmé. "Les deux nous permettront de décupler nos chances pour bâtir la France de l'océan indien." Estimant les "origines africaine, malayo-polynésienne, arabo-chirazienne et française" sont "un atout pour la France", le nouveau président du Conseil général a annoncé que "le 18 avril prochain, notre assemblée adoptera une résolution demandant à ériger le statut de Mayotte en département". M. Douchina a par ailleurs rendu hommage aux anciens, tels que Younoussa Bamana, Zéna M'dere, Zaina Méresse, Bouéni M'titi, Marcel Henry… Le préfet de Mayotte lui a succédé au cours d'une brève intervention, au cours de laquelle M.Bouvier a rappelé que "la fraternité, c'est une notion aussi bien républicaine que religieuse", et a affirmé que "la nation, ce n'est pas une notion ethnique ou historique, mais c'est une volonté de vivre ensemble selon des valeurs communes." Avant d'être amené jusqu'à son bureau par des femmes dansant le debah et d'hériter des clés de la "maison", M.Douchina a exécuté un dernier "fatiha" prononcé par le Grand cadi. VM
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MADAGASCAR |
Immigration clandestine |
Adrien Giraud dénonce l'attitude des autorités comoriennes
Samedi 5 Avril 2008 |
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Lors d'une intervention télévisée au Sénat, l'un des deux sénateurs de Mayotte, Adrien Giraud (UDF), est revenu sur la décision prise mercredi par les autorités comoriennes de ne plus autoriser les retours des personnes expulsées de Mayotte par les autorités française. Après avoir lu le décret des autorités comoriennes, le sénateur s'est inquiété des conséquences d'une telle interdiction. "D’autre part", a-t-il lancé à l'assemblée, "la conjoncture politique et diplomatique, liée aux difficultés de l’île comorienne d’Anjouan a comporté pour Mayotte – et à Mayotte même – de très graves conséquences en raison des violences exercées sur les personnes par des "clandestins" comoriens. Ces événements sont d’autant plus fâcheux que les autorités de l’Union des Comores paraissent décidées à s’opposer au retour de leurs ressortissants reconduits à la frontière." "Monsieur le Ministre", a-t-il lancé à l'adresse d'Yves Jégo, "les Mahorais ne peuvent admettre que Mayotte, qui n’aspire qu’à la tranquillité au sein de la République Française, devienne le théâtre habituel de violences générées par les affrontements entre les îles voisines. Face à cette situation difficile, pouvez-vous Monsieur le Ministre, nous faire part des mesures d’urgence susceptibles de mieux assurer la sécurité de la population de Mayotte ?" La réponse de secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, a été la suivante : "Une procédure [concernant Mohamed Bacar] est engagée, dans le respect des droits de l'homme mais avec la sévérité et la fermeté nécessaires. Nous sommes conscients des risques pour la sécurité des Mahorais. Les violences ont fait des blessés graves, mais la réaction de la force publique a été efficace. J'étais sur place pour discuter du dossier de l'immigration irrégulière. Le Gouvernement renforce le dispositif de contrôle, un troisième radar sera prochainement installé dans le secteur sud de l'île et les moyens maritimes seront accrus. Mais le contrôle aux frontières n'a de sens que si nous savons nouer un partenariat avec l'Union des Comores, afin d'organiser les reconduites vers l'archipel. Le dialogue s'impose surtout pour éviter les départs massifs depuis les plages d'Anjouan." M. Jégo a affirmé que "cette question retient toute l'attention du Gouvernement et, depuis mon retour, plusieurs réunions interministérielles se sont tenues." VM
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MADAGASCAR |
Politique |
De nombreux recours électoraux après les élections à Mayotte
Samedi 5 Avril 2008 |
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Le deuxième tour des élections cantonales et municipales s'est achevé il y a deux semaines, mais pour certains le combat électoral n'est pas encore terminé, rapporte dans son édition de vendredi 4 avril le quotidien par abonnement Flash Infos. Selon ce titre, "77 requêtes ont été déposées soit deux fois plus qu'à la Réunion. Parmi ces recours, 22, concernent le scrutin municipal (Bouéni, M'tsangamouji, Sada, Acoua, M'tzamboro, Chiconi, Ouangani, Bandrélé, Kani-Kéli et Chirongui sont visés), 14 le scrutin cantonal (Bouéni et Sada) et 32 d'entre eux ont été envoyés à la commission nationale des comptes de campagne (Chirongui, Tsingoni, Bandraboua, les trois cantons de Mamoudzou, Dembeni, Pamandzi, Labattoir et Koungou)." La plupart des plaintes concernent des procurations qui auraient été utilisées à mauvais escient. Le tribunal administratif de Mamoudzou a trois mois pour se prononcer sur les dossiers qui lui ont été transmis. Pour ceux qui ont été communiqués à la commission nationale des comptes de campagne, le délai est plus long. Les candidats ont deux mois pour acheminer leurs justificatifs, la commission a deux mois pour se trancher et ensuite la juridiction a trois mois pour statuer ce qui porte le délai à sept mois, informe Flash Infos.
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ANJOUAN |
Justice |
La France nie avoir exfiltré Bacar
Samedi 5 Avril 2008 |
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La France a répondu jeudi 3 avril aux accusations du parlement comorien d'avoir "exfiltré" l'ancien homme fort de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, en assurant que les conditions de son départ vers l'île française de Mayotte étaient encore "non éclaircies". "Malgré la présence à Anjouan d'importants contingents militaires comoriens et africains, M. Bacar a pu en partir dans des circonstances non éclaircies à ce jour et entrer illégalement à Mayotte", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, en réponse à "certaines allégations". Le parlement de l'Union des Comores a accusé mercredi 2 avril la France d'avoir "exfiltré" vers Mayotte le président déchu de l'île d'Anjouan pour le "soustraire à la justice comorienne". Mme Andréani a ajouté que M. Bacar était aujourd'hui en résidence surveillée sur l'île française de la Réunion, et que sa demande d'asile était "examinée en urgence par l'Office Français des réfugiés et apatrides conformément aux règles de droit". La porte-parole a souligné que la France a "condamné dès l'origine la tentative sécessionniste de l'île d'Anjouan et a suspendu depuis juin 2007 toute action de coopération avec les autorités de fait de cette fraction de l'Union des Comores". Elle a rappelé que Paris avait apporté son soutien à l'opération militaire qui a permis de le chasser, en assurant notamment le transport de troupes tanzaniennes entre Dar es-Salam et la capitale comorienne Moroni. (AFP)
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Fonction Publique |
Le supplément de retraite des fonctionnaires outre-mer va passer à la trappe
Vendredi 4 Avril 2008 |
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Dans son discours sur la cure d'amaigrissement du budget de l'Etat, le Président de la République a demandé vendredi la suppression du supplément de pension accordé aux fonctionnaires qui prennent leur retraite dans les DOM-TOM. "De nombreux parlementaires s'en sont déjà étonnés. En quoi est-ce équitable?" a questionné le chef de l'Etat. "Je ne vois pas pourquoi nous laisserions perdurer des dépenses qui ne sont pas justifiées. Nous proposerons donc au Parlement la suppression de ce dispositif, en veillant à la situation de ceux qui ont fait des choix de vie en fonction de ce système", a-t-il ajouté. Avec AFP
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MAURICE |
Coopération régionale |
Un nouveau Secrétaire général à la tête de la COI
Vendredi 4 Avril 2008 |
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Le Seychellois Calixt e d'Offay a été désigné pour succéder à partir du 1er juillet prochain à la Malgache Monique Andrea Esoavelomandroso aux fonctions de Secrétaire général de la Commission de l'océan Indien (COI) pour les quatre prochaines années, a appris la PANA jeudi de source officielle. Selon un officiel de la COI, dont le siège se trouve à Maurice, l'annonce de cette nomination a été faite lors de la 24ème session du conseil de cette organisation indocéanique qui s'est tenue à Victoria, Seychelles, à la fin de la semaine dernière. L'Union des Comores a, par ailleurs, succédé aux Seychelles à la présidence tournante de l'organisation, a indiqué la même source qui précise que le passage du témoin été effectué entre le ministre Patrick Pillay des Seychelles et le ministre comorien des Finances et du Budget, Mohammed Ali Soilih. L'officiel de la COI a en outre indiqué que divers dossiers ont été examinés au cours de ce conseil, notamment la restructuration et le renforcement du Secrétariat général de la COI afin de lui permettre de répondre aux exigences des bailleurs de fonds exprimées par la Déclaration de Paris et de faire face à la diversification croissante des partenaires et des missions qui lui sont confiées par les Etats membres et afin de lui donner les moyens nécessaires pour accomplir les tâches lui incombant dans la mise en oeuvre des Accords de partenariat économique (APE). Par ailleurs, les pays membres de la COI -Maurice, Madagascar, La Réunion, les Comores et les Seychelles- ont adopté une déclaration commune relative à l'Accord de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne, aux projets touchant à la pêche, au tourisme, au développement et au marquage des cétacés.
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