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La lettre de Malango N°33

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La lettre de Malango
33

Mercredi 23 Avril 2008

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" La Lettre de Malango"

Kashkazi

Au sommaire de Kashkazi du mois d'avril

Le mensuel revient en les analysant sur les événements qui ont touché les quatre îles de l'archipel ces dernières semaines, sur les zones d'ombre qui flottent autour et sur les amalgames.

Le dossier du mois, intitulé "La démocratie par procuration à Maore" est consacré aux élections à Mayotte, émaillées de nombreuses irrégularités.


Au sommaire de La Lettre de Malango N° 33 :
1 : Emeutes du 27 mars à Mayotte : un nouveau condamné
2 : Confrérie Shaduliya : Ahmed Soilihi est mort
3 : Election du nouveau président d'Anjouan vers fin juin
4 : la Banque mondiale approuve une enveloppe supplémentaire de 40 millions de dollars pour Madagascar
5 : Le Kenya enregiste une baisse de 800 millions de dollars de recettes touristiques en 2008
6 : Une centrale thermique au Mozambique pour sortir la SADC de sa crise énergétique
7 : La société civile panafricaine en conclave en Tanzanie pour discuter de la crise zimbabwéenne
8 : À accra, Ban Ki-Moon appelle les pays riches à se débarrasser de politiques agricoles «obsolètes»
9 : Botswana : de l'eau dans le Kalahari pour les touristes... pas pour les Bushmen
10 : Les biocarburants risquent de marginaliser davantage les femmes
11 : Une épidémie décime les dauphins

MADAGASCAR Justice
Emeutes du 27 mars à Mayotte : un nouveau condamné  
Lundi 21 Avril 2008
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Vendredi 18 avril en fin de journée, le Tribunal de première instance de Mamoudzou a jugé en comparution immédiate une personne accusée d'avoir participé aux émeutes du 27 mars, consécutives à la présence sur le sol mahorais du dictateur anjouanais déchu Mohamed Bacar, et au cours desquelles 18 personnes avaient été blessées (bilan officiel).

Le prévenu comparaissait pour "participation à un attroupement après les sommations de dispersion" (par les forces de l'ordre) ; "enlèvement et séquestration avec libération avant le 7ème jour, à l'encontre d'un des deux métropolitains ayant subi l'agression" ; "violences volontaires avec ITT inférieure à 8 jours et en réunion à l'encontre de cette même victime" ; et, accessoirement, "entrée irrégulière sur le territoire français". L'homme était accusé d'avoir ainsi participé à l'enlèvement de deux métropolitains le 27 mars près du marché de Mamoudzou. Les "preneurs d'otage" avaient l'intension de réclamer l'échange de ces deux Blancs contre Mohamed Bacar. La prise d'otage n'avait cependant duré que quelques minutes.

Comme les trois premiers condamnés dans cette affaire –jugés au lendemain des événements le 28 mars-, l'accusé a été jugé coupable et a écopé de 14 mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l'audience et interdiction définitive de séjour sur le territoire français. Depuis vendredi soir, il dort à la maison d'arrêt de Majicavo.

L'une des deux victimes, présente à l'audience, a réclamé (et s'est vue accorder) un euro de dommage et intérêts. Selon le Parquer, "différentes enquête sont encore en cours afin d'identifier et de poursuivre les auteurs des exactions commises lors de la journée du 27 mars".

VM




MADAGASCAR Faits divers
Confrérie Shaduliya : Ahmed Soilihi est mort  
Lundi 21 Avril 2008
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Le plus important chef religieux de la confrérie Shaduliya, Cheikh Ahmed Soilihi, s'est éteint à l'âge de 81 ans dans la nuit de vendredi 18 à samedi 19 avril à M'tsapéré (Mayotte), des suites d'une longue maladie.

Cheikh Ahmed Soilihi a été enterré samedi matin dans son village natal en présence de nombreuses personnalités politiques et religieuses. Tous les membres de la confrérie Shaduliya présents à Mayotte avaient fait le déplacement pour lui rendre un dernier hommage.

Grand notable connu dans l'ensemble de l'archipel, Cheick Ahmed Soilihi a assumé les fonctions de préfet de Mayotte à l'époque de l'autonomie interne, sous la colonisation française ; en 1991, il a été ministre des Affaires islamiques de la République fédérale islamique des Comores, sous la présidence de Mohamed Djohar.

La confrérie Shaduliya est l'une des cinq confréries présentes dans l'archipel des Comores. Les trois ordres les plus connus sont les confréries Qadriya, Shadhuliya et Rifaiya ; les deux autres, moins répandues, se nomment Alawiya et Dandariya.


VM
ANJOUAN Politique
Election du nouveau président d'Anjouan vers fin juin  
Mercredi 23 Avril 2008
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L’élection du président de l’île d’Anjouan aura lieu, au plus tard, à la fin du mois de juin, a fait savoir le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ali Saïd.

"Le calendrier, le chronogramme et le budget des scrutins arrêtés sont d’ores et déjà transmis au gouvernement et à la Cour constitutionnelle", a-t-il indiqué, d'après ses propos rapportés par le journal Al-Watwan dans son édition de mardi.

Il a souligné que la CENI procède actuellement à une évaluation des besoins pour l’organisation du scrutin "dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions en attendant la réaction des différentes parties" à ces propositions.

Le scrutin devrait nécessiter près de 487.805 euros (soit 240 millions de francs comoriens). D’après le président de la CENI, ce sera le projet Appui au processus électoral aux Comores (APEC) qui supportera, pour une grande partie, le financement de l’élection, comme c'était le cas à Mohéli et Ngazidja l’année dernière.

La sécurisation de l’élection devrait être, quant à elle, assurée par la Mission d’assistance électorale et sécuritaire (MAES) de l’Union africaine aux Comores et les forces de l’ordre comoriennes qui, depuis le 25 mars dernier, contrôlent toute l’île d’Anjouan après le départ de Mohamed Bacar.

L’annonce de cette élection par le président de la CENI a suscité un débat sur l’après-Bacar à Anjouan. "Certains ne veulent pas reconnaître que le pouvoir Bacar a été renversé par la force, qu’il n’y a pas de transition dans la continuité du séparatisme mais rupture d’avec le séparatisme", a confié Idriss Mohamed, un dirigeant du Front Démocratique.

MAYOTTE Economie
la Banque mondiale approuve une enveloppe supplémentaire de 40 millions de dollars pour Madagascar  
Mardi 22 Avril 2008
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Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé le 17 avril l'octroi d'un financement additionnel d'un montant de 40 millions de dollars à la République de Madagascar pour le Projet de pôles intégrés de croissance.

Le financement additionnel proposé permettra de mener à leur terme des activités initialement prévues par ce projet dont le financement restait à ce jour insuffisant. Il portera en particulier sur trois domaines clés :

  • renforcement du cadre dans lequel les entreprises opèrent, en particulier pour favoriser le développement des micro, petites et moyennes entreprises dans les diverses régions du pays ;
  • amélioration des routes, des ports et des infrastructures urbaines et communautaires, et mise en valeur de ressources énergétiques propres ;
  • amélioration de l'exécution du projet et renforcement des institutions locales

Ce projet a pour objectif général de contribuer à créer un climat économique propre à stimuler et à promouvoir la croissance économique dans trois pôles régionaux des régions d'Antananarivo-Antsirabe, Nosy Be et Taolagnaro (Fort Dauphin). Il est entré en vigueur en septembre 2005 et sa clôture est prévue pour le 31 décembre 2010. Le montant du crédit initial était égal à la contre-valeur de 129,8 millions de dollars.

« Les résultats du projet sont satisfaisants, tant du point de vue de la réalisation des objectifs de développement que du déroulement de l'exécution » affirme Ganesh Rasagam, chef de l'équipe de la Banque mondiale chargée du projet.

Ce projet bénéficie de l'appui direct du secteur privé, en particulier de l'investisseur minier Rio Tinto/QIT Minerals Madagascar (QMM) à Fort Dauphin. D'autres partenaires y participent également, à la fois de façon directe et indirecte : le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Union européenne, le Millennium Challenge Account, la Banque africaine de développement et l'Agence française de développement.

« Cette aptitude à mobiliser des partenariats, ainsi que l'adhésion des plus hautes sphères gouvernementales et leur volonté de réaliser les objectifs du projet sont de réels atouts » a souligné Robert Blake, chef-pays de la Banque mondiale pour Madagascar.

Tourisme
Le Kenya enregiste une baisse de 800 millions de dollars de recettes touristiques en 2008  
Mardi 22 Avril 2008
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Le Bureau kenyan du tourisme (KTB) a annoncé une chute de 50 milliards de shillings, soit 800 millions de dollars américains, des recettes touristiques du pays en 2008, comparée aux 65 millions de shillings, soit l’équivalent d’1,4 milliard de dollars américains en 2007.

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Nairobi, le directeur général du KTB, Achieng’ Ong’ong’a, a indiqué que les recettes touristiques du pays pour le premier trimestre avaient déjà enregistré une baisse d’au moins de 42 pour cent.

Cette chute est à comparer aux 8 milliards de shillings, soit 128 millions de dollars américains, générés la même période, et 14 milliards de shillings, soit 224 millions de dollars américains, en 2007.

Le secteur avait enregistré l’arrivée de 104 000 touristes durant le premier trimestre de 2008, comparés aux 315 000 durant la même période en 2007, le nombre le plus faible depuis 2004, a-t-il ajouté.

« Mais malgré le scénario actuel, je suis tout à fait optimiste que le secteur sera complètement couvert d’ici le premier trimestre de l’année prochaine », a-t-il indiqué.

Le secteur touristique du Kenya a été sévèrement affecté par les effets des violences post-électorales, ce qui avait poussé beaucoup de pays étrangers à dissuader leurs ressortissants de se rendre dans le pays.

(APA)

Sciences & Technologies
Une centrale thermique au Mozambique pour sortir la SADC de sa crise énergétique  
Mercredi 23 Avril 2008
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Un projet de nouvelle centrale thermique déjà approuvé par le gouvernement mozambicain dans la province de Tete (nord-ouest) est la solution envisagée par Maputo pour faire face à la crise énergétique qui frappe les pays membres de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC).

La Riversdale Mining, une firme australienne dont les avoirs sont estimés à cinq millions de dollars, a signé un protocole d’entente avec le ministère mozambicain de l’Energie qui lui permet d’entamer l’exécution du projet, a déclaré ici, Michael O’Keeffe, le directeur exécutif de Riversdale Mining.

Selon M. O’Keeffe, le projet sera lancé en 2012, ajoutant que sa firme allait mener les études de faisabilité qu devraient aider à accélérer les travaux.

« Par la suite, le projet deviendra la propriété d’une société spécialisée dans les questions énergétiques, en partenariat avec le gouvernement du Mozambique », a-t-il précisé.

A la fin des travaux de construction, le projet pourra générer quelque 500 mégawatts, avec des prévisions de 2.000 mégawatts en 2015.

« La plus grande production de la centrale thermique serait utilisée par le réseau électrique national, ce qui permettrait d’atténuer la crise de l’énergie dans la région de la SADC », a-t-il ajouté.

La région de la SADC est confrontée à une grave crise énergétique et l’Afrique du Sud, grand fournisseur d’électricité de la région est frappée de plein fouet par la plus grande crise énergétique de son histoire, l’obligeant à recourir à des délestages dans la plupart de ses villes.

La région compte donc sur le Mozambique, qui possède d’énormes réserves de charbon et de gaz et un immense potentiel hydroélectrique, pour trouver une solution à la crise, qui devrait s’aggraver au cours des toutes premières années si rien n’est fait.

Actuellement, le Mozambique approvisionne l’Afrique du Sud en énergie hydraulique et le Zimbabwe en énergie tirée du gaz pendant que des travaux sont en cours pour faire de même avec le Malawi et la Tanzanie.

(APA)

Politique
La société civile panafricaine en conclave en Tanzanie pour discuter de la crise zimbabwéenne  
Mercredi 23 Avril 2008
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Les organisations de la société civile panafricaine tiennent actuellement une rencontre consultative d’urgence de trois jours, qui s’est ouverte le 20 avril à Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie, pour discuter de l’initiative de l’Afrique sur la crise née des élections générales du 29 décembre dernier au Zimbabwe.

Selon le Centre des droits de l’homme et de la réhabilitation au Malawi (CHRR), le symposium permettra d’avoir des discussions réfléchies sur l’impact des élections zimbabwéennes du 29 décembre et la lenteur dans la publication des résultats.

« La rencontre se veut un catalyseur pour un appel à davantage d’actions de la part de l’Union africaine (UA), de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), des gouvernements, du milieu juridique et des organisations de la société civile de la région », a-t-il indiqué.

Le CHRR a aussi ajouté que l’objectif spécifique du symposium est, entre autres, de produire un communiqué fort et des résolutions à présenter au président Jakaya Kikwete de la République démocratique de la Tanzanie, en sa qualité de président de l’Union africaine.

La rencontre d’urgence de la société civile fait suite à la persistance de la crise électorale au Zimbabwe et à une prise de conscience de la déception exprimée par les chefs d’Etat de la SADC pour le retard accusé dans la publication des résultats de l’élection présidentielle par la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) et son silence face à la recrudescence des violences électorales.

(APA)

Agriculture - Elevage
À accra, Ban Ki-Moon appelle les pays riches à se débarrasser de politiques agricoles «obsolètes»  
Mardi 22 Avril 2008
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La douzième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XII) a ouvert aujourd’hui ses portes à Accra, au Ghana, sur le thème « perspectives et enjeux de la mondialisation pour le développement » qui sera centrée sur la crise alimentaire mondiale qui pourrait avoir des conséquences importantes pour l’Afrique.

«Il est temps que les pays les plus riches » revoient « leurs politiques obsolètes de subventions agricoles », a souligné le Secrétaire général de l’ONU.

« Si nous ne pouvons pas nous débarrasser, pendant cette crise alimentaire, de ces vestiges d’un autre temps, quand le pourrons-nous? » s’est-il demandé.

Le Cycle de Doha doit aboutir, a déclaré le Secrétaire général. Par aboutir, a-t-il précisé, « j’entends au minimum permettre aux pays à faible revenu d’exporter leurs biens et services agricoles et non agricoles sur des marchés nouveaux et importants ». Le Secrétaire général a reconnu que de nombreux pays font face à des choix difficiles. La première fonction de tout gouvernement est, bien sûr, de nourrir sa population, mais il faut rester sourd aux sirènes du protectionnisme, a-t-il prévenu.

Les marchés internationaux des céréales doivent rester libres et fonctionner sans entrave. Les guerres protectionnistes qui s’engagent sur les marchés des denrées alimentaires ne profitent, à long terme, à personne. La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement est peut-être notre meilleur espoir de collaborer dans le cadre d’un partenariat mondial en faveur du développement, a-t-il estimé.

Le Secrétaire général n’a pas caché ses inquiétudes face à « l’urgence » qui existe dans le domaine du développement. "Dans 142 pays, les pauvres sont certes entraînés par la croissance mondiale de l’économie, mais dans 50 autres pays, qui sont les plus pauvres parmi les pauvres, il n’en va pas de même", a-t-il déploré.

La crise du développement, a-t-il poursuivi, se manifeste de bien des manières. Au premier plan de l’actualité, il y a la flambée des prix des denrées alimentaires. Cette année, le Programme alimentaire mondial (PAM), qui compte nourrir 73 millions de personnes, a besoin de 755 millions de dollars supplémentaires. Ce « tsunami » de la faim n’est pas l’événement d’un jour. Il va poursuivre sa course et risque de provoquer des dégâts dévastateurs, a prévenu M. Ban Ki-moon.

À long terme, il faut augmenter la production agricole, et, selon les experts, il n’y a aucune raison pour que l’Afrique ne connaisse pas une « révolution verte ».

Le Secrétaire général s’est ainsi réjoui de ce que la Banque mondiale compte augmenter l’enveloppe des crédits agricoles versés à l’Afrique pour la faire passer de 400 à 800 millions de dollars en 2009, ce qui constituera la première étape du « New Deal » approuvé par les États membres des institutions de Bretton Woods lors de leur dernière réunion de printemps.

Il s’est aussi félicité d’une aide de 200 millions de dollars octroyée par les États-Unis et de la volonté du G-8 de faire figurer la crise alimentaire mondiale parmi ses priorités.

L’ONU doit se pencher sur la façon de remplacer l’aide alimentaire classique par une aide à la production alimentaire, qui vise à renforcer les capacités locales et nationales dans le domaine de l’agriculture, a dit M. Ban Ki-moon. Sauf à repenser nos stratégies, en dépassant le discours stérile qui consiste à dire que « nous devons redoubler d’efforts », nous trahirons nos engagements à l’égard de millions de pauvres, a-t-il prévenu.

(ONU)

Peuples autochtones
Botswana : de l'eau dans le Kalahari pour les touristes... pas pour les Bushmen  
Mardi 22 Avril 2008
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Des lodges pour touristes, nécessitant de grandes quantités d'eau, sont sur le point d'être construits sur le territoire des Bushmen du Kalahari alors que ces derniers ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits.

Le gouvernement a émis un appel d'offres portant sur trois sites à l'intérieur de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) pouvant accueillir des structures touristiques. L’un des ces sites se trouve à proximité de la communauté bushman de Molapo. Les compagnies Afro Ventures Botswana et Safari Adventure ont été invitées à se porter acquéreur de cette concession.Depuis que le gouvernement a détruit leur puits lors des expulsions de 2002, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de
[ La suite sur le site ... ]
Agriculture - Elevage
Les biocarburants risquent de marginaliser davantage les femmes  
Mardi 22 Avril 2008
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Selon un nouveau rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’intensification de la production de biocarburants dans les pays en développement pourrait exacerber la marginalisation des femmes dans les zones rurales, menaçant ainsi leurs moyens d’existence.

«La production de biocarburants offre sans aucun doute de nouveaux débouchés pour les agriculteurs, mais ceux-ci ne se répercuteront au niveau des exploitations et des femmes que si des politiques en faveur des pauvres sont mises en place pour donner aux femmes les moyens d’agir », a déclaré Yianna Lambrou, co-auteur du rapport, selon un communiqué publié hier 21 avril, à Rome.Le rapport, intitulé "Inégalité entre les sexes et production de biocarburants liquides : minimiser les risques pour maximiser
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Ecologie - Environnement et ressources naturelles
Une épidémie décime les dauphins  
Mardi 22 Avril 2008
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Quelle histoire ! De plus en plus de dauphins s’échouent sur les plages méditerranéennes de la France. Ils sont victimes d’un curieux virus, le morbillivirus.

Au cours du seul été 2007, plus de 126 cétacés ont ainsi été retrouvés sans vie. Les premières analyses laissent entrevoir que cette épidémie se serait propagée depuis l’Espagne.

Le morbillivirus est un virus de la famille des paramyxoviridae, comme celui de la rougeole. Ce n’est pas la première fois que l’échouage massif de dauphins est observé en Méditerranée. Déjà en 1990, une épidémie de morbillivirus naissait dans les eaux espagnoles pour s’étendre ensuite sur les côtes françaises. Cent-soixante dauphins étaient alors retrouvés morts le long des plages du Sud.

Les recherches menées depuis 2003 par le CIRAD (le Centre de Coopération internationale en Recherche agronomique pour le Développement) et le laboratoire départemental vétérinaire de l’Hérault révèlent que les cétacés contaminés succombent à « des problèmes nerveux, respiratoires et digestifs ». Des analyses plus poussées sont toujours en cours afin d’identifier les facteurs de risque de cette zoonose.

Source : CIRAD

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