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La lettre de Malango N°35
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La lettre de Malango
N°
35
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Vendredi 2 Mai 2008
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" La Lettre de Malango"
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Le mensuel revient en les analysant sur les événements qui ont touché les quatre îles de l'archipel ces dernières semaines, sur les zones d'ombre qui flottent autour et sur les amalgames.
Le dossier du mois, intitulé "La démocratie par procuration à Maore" est consacré aux élections à Mayotte, émaillées de nombreuses irrégularités.
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MADAGASCAR |
Statut de Mayotte |
Retour de la mission mahoraise : les petits plats dans les grands
Mercredi 30 Avril 2008 |
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Partie en France après le vote du 18 avril au cours duquel les conseillers généraux ont ratifié à l'unanimité la résolution demandant au gouvernement français d'organiser avant le 31 décembre 2008 une consultation des Mahorais sur le statut de département, la mission mahoraise menée par le président du Conseil général, AhmedAttoumani Douchina, est attendue à Mayotte jeudi 1er mai. Accompagné de son premier vice-président, M'hamadi Abdou (MDM), de son second vice-président, Hadadi Andjilani (UMP), du conseiller général de Sada et membre du PS, Ibrahim Aboubacar, de la conseillère générale de Dembéni et membre du Néma, Sarah Mouhoussoune, du sénateur Ibrahim Soibahaddine (UMP) et du député Abdoulatifu Aly (MDM), ainsi que de son directeur de cabinet, Abdourazaq Mohamed, M. Douchina doit revenir jeudi 1er mai à Mayotte, après une mission d'une dizaine de jours à Paris, au cours de laquelle ils ont rencontré les conseillers de M. Sarkozy et quelques ministres et leurs directeurs de cabinets. Si les rencontres se sont, dans l'ensemble, bien passé (lire article précédent), et si la France a réitéré sa position concernant l'île dans le conflit qui l'oppose aux Comores, des sources bien informées affirment que cette visite ne changera en rien le calendrier établi par le gouvernement. Ce dernier aurait décidé d'organiser la consultation en avril 2009, malgré la volonté affichée des élus de la voir se tenir avant la fin de l'année. Il s'agit d'un semi échec donc pour la délégation. Qu'à cela ne tienne : les responsables du Conseil général ont décidé de mettre les petits plats dans les grands pour le retour de la mission. Une barge devrait ainsi être exceptionnellement mise à disposition –comme lorsque le Premier ministre Dominique de Villepin était venu à Mayotte en mai 2006- pour permettre la traversée de la délégation de la Petite vers la Grande Terre. A Mamoudzou, elle devrait être accueillie par la foule. Dans un communiqué adressé aux médias, Zeïna Méresse, ancienne chatouilleuse (militante pour "Mayotte française") qui a repris du service depuis quelques jours, appelle la population de Mayotte "à participer à la manifestation qui aura lieu le 1er mai" à 9 heures à l'ancien marché de Mamoudzou," pour accueillir la délégation partie à Paris et pour marquer notre appartenance à la France". VM
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MADAGASCAR |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : la mission satisfaite
Samedi 26 Avril 2008 |
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Après avoir été reçus par plusieurs ministres et responsables parlementaires, les membres de la mission mahoraise envoyée à Paris pour remettre la résolution demandant une consultation sur le statut de l'île avant la fin de l'année –résolution votée le 18 mars au Conseil général-, ont été reçus mercredi 13 avril à l'Elysée.
Au troisième jour de sa mission à Paris, la délégation dirigée par le président du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina (accompagné de parlementaires et responsables de partis politiques) a rencontré des conseillers du Président de la République, dont Rémy Maréchaux, le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, et Olivier Biancarelli, le conseiller Outremer. Selon Flash Infos du 25 avril, "à la sortie de cette rencontre, les membres de la délégation mahoraise semblaient se réjouir puisque plusieurs éléments sont venus "clarifier un certain nombre de questions qui préoccupent les Mahoraises et les Mahorais", comme l'a précisé le sénateur Soibahadine Ibrahim." Selon ce dernier, "la consultation aura lieu probablement au cours du premier trimestre 2009". La demande des élus mahorais qui réclamaient une consultation avant la fin 2008 n'a donc pas été prise en compte. "Le vœu politique c'est une excellente chose, mais il y a aussi les contraintes de calendrier à la fois du gouvernement et du Parlement", explique M. Soibahaddine dans Flash Infos. Toujours selon lui, M.Sarkozy se déplacera en personne à Mayotte pour annoncer le référendum. "L'Etat sera neutre dans la campagne", a précisé le secrétaire d'Etat à l'Outremer Yves Jégo, selon lequel "un groupe de travail va être mis en place" pour une "départementalisation progressive et adaptée", avec "une campagne d'explication sur les avantages et les bouleversements" qu'elle apportera. "Si les Mahorais refusaient la départementalisation, nous apporterions la garantie que Mayotte restera une collectivité nationale importante et qu'elle aura les moyens de son développement", a conclu M. Jégo. Enfin, "troisième élément majeur" obtenu par la délégation mahoraise –toujours selon le sénateur UMP-, "sur le plan diplomatique il y a une réaffirmation par notre diplomatie de l'appartenance de Mayotte à la France, scellée par son inscription dans la Constitution. Mais surtout, désormais, à partir de cette année, non seulement dans le cadre de la préparation à la consultation mais aussi de la loi statutaire, les Mahorais, les élus de Mayotte, seront associés au travail diplomatique, s'il faut aller à l'OUA, s'il faut aller à l'ONU ou auprès d'autres Etats et institutions internationales pour que les Mahorais expriment, eux-mêmes, leur voix…" Une telle démarche serait une première. VM |
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MADAGASCAR |
Statut de Mayotte |
Mayotte : "La campagne pour le oui est ouverte"
Vendredi 2 Mai 2008 |
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La délégation mahoraise partie à Paris ces dix derniers jours pour demander la tenue d'une consultation sur le statut de département avant la fin de l'année, est revenue à Mayotte jeudi 1er mai. Elle a été accueillie par un petit millier de partisans de la départementalisation.
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Ahmed Attoumani Douchina a annoncé, devant plusieurs centaines de
partisans de la départementalisation, que des groupes de travail seraient mis en
place prochainement. |
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Un référendum entre janvier et avril 2009 |
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Le gouvernement organisera un referendum à Mayotte entre janvier et avril 2009 pour demander aux Mahorais s'ils souhaitent que la collectivité départementale devienne un département-région, a indiqué jeudi 1er mai le président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, avant son retour à Mayotte, indique l'AFP. M. Douchina a indiqué qu'un débat devrait avoir lieu au Parlement français en octobre, en commençant par le Sénat, au sujet de la départementalisation de Mayotte. Une campagne d'information va être menée en plusieurs langues à Mayotte "dès le moi de mai" sur les "avantages et les bouleversements possibles" liés à la départementalisation, a en outre informé le président du Conseil général. |
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Pour ce retour après une dizaine de jours d'entretiens à Paris avec les différents décideurs (la ministre de l'Intérieur, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, le ministre chargé des relations avec le Parlement, les conseillers du Président de la République, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat), la délégation menée par le président du Conseil général de Mayotte, Ahmed Attoumani Douchina, a été accueillie par un petit millier de manifestants à Mamoudzou. Une barge ornée de multiples drapeaux aux couleurs de la France et de la collectivité de Mayotte avait été spécialement réquisitionnée afin de leur permettre d'effectuer au plus vite la traversée entre la Petite Terre –où se trouve l'aéroport- et la Grande Terre, où s'est tenu un meeting sur la place du Marché. Les manifestants avaient été acheminés jusqu'à Mamoudzou en bus loués par le Conseil général. Accompagné de l'ensemble des membres de la mission – les conseillers généraux Sarah Mouhoussoune, Ibrahim Aboubacar et M'hamadi Abdou, le député Abdoulatifu Aly, les sénateurs Adrien Giraud et Ibrahim Soibahaddine, le "représentant de l'ancienne génération" Soroda Inoussa Ben Ali, la conseillère économique et sociale Anziza Moustoifa et le président de l'association des maires de Mayotte Ahmed Ibrahim-, M. Douchina a tenu à préciser en préambule à son discours qu'ils avaient été rejoints sur place par l'ancien député de Mayotte Henry Jean-Baptiste (1986-2002). Il a également précisé que l'ensemble des anciens parlementaires avaient été invités à les accompagner, dont l'ancien sénateur Marcel Henry. Si M. Douchina n'a, au cours de son discours, annoncé aucune nouveauté, il a fait le point sur les arguments avancés à Paris auprès des décideurs. "J'ai mis en évidence l'unanimité de la classe politique et de tous les Mahorais pour demander la départementalisation", unanimité symbolisée selon lui par "le vote des 19 conseillers généraux" le 18 avril concernant la résolution demandant l'organisation d'une consultation de la population avant la fin de l'année 2008. Si la consultation ne devrait finalement pas être organisée avant début 2009, M. Douchina a annoncé que "la promesse de Sarkozy est déjà concrétisée avec la mise en place de groupes de travail au niveau central" et la prochaine "nomination d'un responsable du projet 'Mayotte' au niveau du gouvernement". M. Douchina dit également avoir obtenu des présidents des deux assemblées "l'organisation d'un débat parlementaire le plus vite possible", et a annoncé la prochaine venue d'une "mission parlementaire". Il a enfin précisé que des groupes de travail seraient bientôt montés à Mayotte, "afin de faire participer les représentants de la société civile". Annonçant l'entrée "dans une période charnière" et dénonçant "les provocations des dirigeants comoriens", M. Douchina a appelé à l'unité "de tous les Mahorais" : "Notre force repose sur notre unité et notre vigilance", a-t-il lancé sous les applaudissements de la foule. Il a conclu en annonçant que "la campagne pour le oui est déjà lancée". Un congrès des départementalistes pourrait se tenir fin mai. VM
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MADAGASCAR |
Politique |
Mayotte : Issihaka Abdillah élu président du SMIAM
Vendredi 2 Mai 2008 |
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L'ancien directeur de cabinet du président du Conseil général Saïd Omar Oili et membre du Parti socialiste, Issihaka Abdillah, a été élu mercredi 30 avril président du SMIAM (Syndicat mixte intercommunal de l'aménagement de Mayotte), structure chargée depuis trente ans de la construction des écoles et des équipements sportifs dans l'île.
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Selon Issihaka Abdillah (à droite), le SMIAM devra "construire des équipements sportifs capables d'accueillir des compétitions régionales et internationales". |
Le conseiller municipal de Bandraboua a été élu à une très courte majorité, avec 11 voix contre 10 à son adversaire, le conseiller municipal de Bouéni, Ahmed Madi (MDM). Issihaka Abdillah succède à Ibrahim Soibahaddine, le sénateur UMP qui ne fait plus partie de l'assemblée du Syndicat, composée d'un délégué de chacune des 17 communes de l'île et de quatre représentants de la Collectivité départementale (Zaïdou Tavanday, Saïd Mkadara, Ahamed Abdou et Madi Souffou) – cette dernière finance à hauteur de 40% le SMIAM. Le scrutin s'est déroulé à bulletin secret dans une ambiance tendue. Outre l'importance que représente la direction d'une telle structure, chargée de construire les écoles primaires et les équipements sportifs (plateaux, stades, …) dans l'ensemble du territoire –deux secteurs, le sport et l'éducation, clés dans une île où la grande majorité de la population a moins de 25 ans-, l'élection revêtait un enjeu politique majeur. Deux semaines après la réélection de Madi Ahamada à la tête du Sieam (Syndicat intercommunal de l'eau et de l'assainissement de Mayotte) contre Maoulida Soula (lien vers article), le candidat de la majorité au Conseil général, il s'agissait pour la coalition UMP/MDM portée à la tête de la collectivité après les élections de mars de ne pas laisser échapper le deuxième syndicat intercommunal de l'île. De nombreuses pressions ont ainsi été exercées ces derniers jours sur les délégués du SMIAM. Selon l'un d'eux, "un entrepreneur de ma commune m'a appelé pour me dire de voter Ahmed Madi". Un autre délégué affirme avoir reçu "des menaces de licenciement" de son employeur, un maire d'une commune favorable à Ahmed Madi. Le cabinet du Conseil général aurait également activement soutenu la candidature du conseiller de Bouéni. Enfin, le délégué de Koungou, favorable à Issihaka Abdillah, manquait à l'appel ce mercredi. Selon certains délégués, il aurait été "remplacé" au dernier moment par son suppléant... Ces pressions n'ont cependant pas influé sur le résultat final. L'ancien directeur de cabinet de Oili entre 2005 et 2008 a été élu sur le fil. "Je remercie tous ceux qui ont voté pour moi, mais aussi les autres", a-t-il lancé à l'assemblée à l'issue du scrutin. "Le combat que nous entamons aujourd'hui est celui des 17 communes de Mayotte et j'espère qu'il n'y aura pas d'opposition car notre mission est noble". Plus tard, le nouveau président du SMIAM, élu pour trois ans, a évoqué "un chantier colossal pour l'avenir de Mayotte". Il s'agit selon lui "de construire les écoles pour tous les enfants et des équipements sportifs capables d'accueillir des compétitions régionales et internationales." Afin de construire "300 classes" en 3 ans, M. Abdillah compte "développer les partenariats avec le vice-rectorat et le Conseil général" et "trouver de nouvelles ressources". Depuis trois ans, le SMIAM est très critiqué par les instituteurs pour n'avoir pas su (ou pu) anticiper l'explosion démographique et la crise foncière. Le Syndicat des enseignants estime à 400 le nombre de classes supplémentaires dans le premier degré nécessaires pour répondre à la demande. VM
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ANJOUAN |
Immigration clandestine |
Comores / France : facilité de visas contre reconduites à la frontière
Vendredi 2 Mai 2008 |
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Dans un communiqué publié à Moroni mardi 29 avril, le ministère comorien des Relations extérieures fait état de certaines mesures prises par la France pour faciliter la libre circulation des Comoriens à l'intérieur de l'archipel, particulièrement vers Mayotte. Ces mesures concernent également l'entrée des ressortissants de l'Union des Comores en France. Selon le communiqué, la France entend faciliter "la délivrance pour Mayotte de visas de circulation pour les hauts fonctionnaires comoriens, pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service bénéficiant de la même facilité pour l'espace Shengen, ainsi que les hommes d'affaires et les artistes". Les Comoriens qui voudront participer "à des événements culturels, sportifs et religieux (mariages et enterrements)" à Mayotte bénéficieront des mêmes facilités, tout comme les travailleurs comoriens titulaires d'un contrat de travail. Toujours selon le communiqué officiel, "les deux parties se sont convenues de faire une évaluation et un suivi réguliers de la mise en œuvre de ces mesures et lancer officiellement, les travaux à la mi-mai du Groupe de Travail de Haut Niveau (GTHN) qui doit entre autres étudier les modalités pratiques devant lever toutes les contraintes à la libre circulation des biens et des personnes entre les îles sœurs de l'archipel des Comores. Ce Groupe de Travail étudiera en priorité les questions relatives au regroupement familial (Couples Mixtes et Dossiers traités par l'ANAEM), aux visites familiales, et aux travailleurs saisonniers." Cette annonce a été suivie, jeudi 1er mai, des premières reconduites à la frontière de Comoriens sans-papiers français sur le territoire mahorais depuis le débarquement de l'armée comorienne à Anjouan, le 25 mars. Jusqu'à présent, le président comorien refusait ces expulsions. La décision française de faciliter l'octroi de visas a semble-t-il poussé M. Sambi à rouvrir ses frontières, alors qu'à Mayotte, la situation est de plus en plus tendue –d'autres pressions ont cependant été avancées, notamment financières. A Moroni, l'annonce faite par le ministère des Affaires extérieures laisse songeur, rapporte l'agence de presse APA. Idriss Mohamed, porte-parole du Comité Maoré, une organisation de la société civile qui milite en faveur du retour de l'île de Mayotte dans le giron comorien, a comparé ces dispositions à de "la poudre aux yeux pour justement faire passer en douce le futur refoulement de Comoriens vers Moroni". D'autres estiment qu'aucun progrès n'a été enregistré, poursuit APA. "Depuis toujours, les titulaires de passeports diplomatiques et de service bénéficient de visa d'entrée à Mayotte et en France. C'est triste que notre ministère des Relations extérieures nous sorte un communiqué d'une si banale teneur", a déclaré un homme politique comorien qui a requis l'anonymat. VM (avec APA)
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MADAGASCAR |
Immigration clandestine |
Expulsions de sans-papiers en France : la Cimade dénonce "la course au chiffre"
Samedi 26 Avril 2008 |
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La "course au chiffre" des expulsions d'étrangers sans papiers en France, avec pour corollaire le passage en centres de rétention, mène à des pratiques policières et administratives "absurdes" et à des "drames" humains, a dénoncé jeudi 24 avril l'association Cimade dans son rapport annuel. Seul représentant de la société civile dans les lieux de rétention français depuis1985, la Cimade a accompagné en 2007 plus de 35.000 étrangers retenus, dont 242 enfants, dans les centres (CRA) ou locaux de rétention (LRA). "Notre constat est sévère, on est sur une pente de régression régulière des droits des étrangers",affirme Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade. L'année 2007, "c'est la poursuite d'une logique à l'oeuvre depuis 2003: l'industrialisation du dispositif d'éloignement des étrangers en situation irrégulière", estime Damien Nantes, responsable du service défense des étrangers reconduits. La durée légale de rétention s'est allongée de 12 à 32 jours, les centres se sont multipliés ainsi que le nombre de places (786 places en 2003, 1.700 fin 2007) et l'annonce par le gouvernement d'objectifs chiffrés d'expulsions (25.000 pour 2007 non atteint, 26.000 pour 2008) ont eu des "effets dévastateurs", selon la Cimade. L'année 2007 a été marquée par une série de "drames" liés "au climat de peur" instauré chute d'un enfant à Amiens en juillet, défenestration mortelle d'une Chinoise à Paris en septembre, pendaison en février d'un jeune Kenyan débouté du droit d'asile puis mort par noyade d'un Malien en avril... La "pression" installée avec les quotas d'expulsions "conduit les services de police à procéder à de plus en plus d'interpellations avec des méthodes souvent contestables", regrette la Cimade, citant les interpellations à domicile de familles, les contrôles d'identité "fantaisistes" pour "traversée en dehors des clous ou crachats sur la voie publique". Les services administratifs "appliquent la loi de manière de plus en plus mécanique et sous un angle plus répressif" occultant "la réalité humaine derrière les dossiers", estime aussi la Cimade. "Des malades, des vieillards, des femmes enceintes et des bébés se sont ainsi retrouvés en rétention", énumère Damien Nantes, sans compter les cas "absurdes" de placement en CRA de touristes, d'étrangers de passage en France et en situation régulière dans un autre pays de l'UE voire même de Français. "La course au chiffre s'accompagne de la mise en place progressive d'un dispositif juridique qui réduit les droits des étrangers ou tend à les priver de la possibilité pratique d'exercer ces droits", explique Julie Chansel, coordinatrice du rapport. Les conditions collectives d'enfermement additionnées aux situations personnelles ont généré une "multiplication d'actes graves" dans les CRA: auto-mutilations, tentatives de suicide, incendies ou révoltes sont "quasi quotidiens" dans les 22 centres de la métropole occasionnant parfois des interventions musclées des forces de l'ordre, assure-t-elle. (AFP)
Lire le rapport Cimade 2007 sur les Centre de rétention sur http://www.cimade.org/uploads/File/enfermement-eloignement/2007/Rapport_Cimade_retention.pdf
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ANJOUAN |
Société |
La libération d'Anjouan fêtée un mois après le débarquement
Mercredi 30 Avril 2008 |
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Vendredi 25 avril, une célébration militaire a été organisée à Moroni pour fêter la libération de l'île, un mois après le succès du débarquement de la coalition AND/UA, débuté le 25 mars. Le Président de la République, Ahmed Abdallah Sambi, a profité de l'occasion pour rendre hommage à l’Armée nationale de développement (AND) et aux forces de la coalition mandatée par l'Union africaine et élever Mohamed Bacar Dossar, directeur de cabinet du Président, chargé de la Défense, Ahmed Ben Saïd Jaffar, ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, et le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, chef d’état-major de l’armée comorienne, au rang de chevaliers de l’Ordre de l’Etoile d’Anjouan. Le Président Sambi a également élevé Bernard Kamilius Membe et Hussein Mwinyi, respectivement ministre tanzanien des Affaires étrangères et ministre tanzanien de la Défense, ainsi qu'Abdul Rahim Mohamed Hussein, ministre soudanais de la Défense, au rang de chevaliers de l’Ordre du Croissant Vert des Comores, la plus haute distinction du pays. Au cours de la même cérémonie, le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Mohamed Bacar Dossar, a annoncé que le chef d’état-major de l’armée comorienne a été promu Général de bataillon par le Chef de l’Etat. |
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MADAGASCAR |
Immigration clandestine |
Deux cases détruites à Pamandzi
Samedi 26 Avril 2008 |
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Les services de l’Etat ont procédé jeudi 24 avril à la démolition de deux cases installées "sans droit ni titre" selon la préfecture sur une parcelle du domaine privé de l’Etat, située à Pamandzi. Selon le communiqué officiel, l'Etat a "agi en exécution de jugements d’expulsion intervenus en 2004 et 2006, régulièrement notifiés aux personnes ayant édifié des constructions sur ce terrain. Une dernière mise en demeure les invitant à quitter les lieux leur avait été adressée très récemment." Selon les autorités, "cette intervention était devenue urgente afin de permettre le démarrage des opérations d’installation des classes modulaires provisoires qui accueilleront des élèves du lycée de Pamandzi dès la rentrée scolaire 2008". Les deux cases démolies étaient, toujours selon la préfecture, "pour l’un inoccupé, et pour l’autre utilisé occasionnellement à des fins agricoles. Il n’y avait pas lieu de prévoir le relogement de familles."
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MADAGASCAR |
Justice |
Affaire de Dzoumogne : le Parquet dément le passage à tabac
Vendredi 2 Mai 2008 |
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L'affaire fait grand bruit depuis une semaine et le début de la mobilisation d'une partie des habitants de Dzoumogne, qui réclament la vérité concernant l'accident de deux enfants du village (dont l'un est décédé), début avril, vers Ongojou. Les faits remontent au 5 avril. Selon le Parquet, l'accident du scooter sur lequel roulent alors Hakim Fadhula et Rahime Bacar Djoumoi, tous deux de Dzoumogne, a lieu "vers 17h00, sur la route entre Barakani et Ongojou", au centre de Mayotte. D'après les villageois, les jeunes se dirigeaient vers le sud afin d'assister à un match de football. Tandis que le premier se trouve toujours dans le coma, le second est mort de ses blessures le 18 avril, après 13 jours de coma. Depuis, une partie des habitants de Dzoumogne réclament la vérité et pensent qu'il ne s'agit pas d'un accident. Selon eux, les deux jeunes auraient été "battus à mort" par des inconnus et laissés ainsi sur la route. Une version des faits reprise par les médias locaux, à laquelle a tenu à s'opposer le Parquet dans un communiqué adressé à la presse le 30 avril. Selon ce communiqué, "cet accident – comme tout accident de la circulation, et plus encore lorsque des blessés importants en sont issue – fait l’objet actuellement d’une enquête judiciaire confiée à la brigade territoriale de Mamoudzou." Cependant, " présence d’un scooter moteur encore en marche, dans un trouée faite dans les à l’heure actuelle, il ressort de l’enquête, et notamment de l’audition de différents témoins, que le jour des faits, Hakim Fadhula a 'emprunté' à un ami un scooter 125 cm3 – pour la conduite duquel il ne disposait pas de permis - et a transporté son ami sur son scooter durant cette journée ; ils ont participé ensemble à un voulé durant lequel ils ont consommé de l’alcool puis sont partis en fin d’après midi pour assister à un match de football ; vers 17 h sur la route entre Barakani et Ongojou un témoin a entendu le bruit d’un cyclomoteur, puis un bruit de dérapage et enfin un bruit d’impact ; ce témoin s’est précipité sur les lieux où il a constaté la buissons du bas-côté à droite de la route et, à gauche du scooter, au pied d’une grosse souche d’arbre d’une hauteur de plus de un mètre, deux corps l’un sur l’autre, portant chacun un casque, visiblement inconscients". "Les premiers soins ont été prodigués aux blessés et les premières constatations réalisées par les gendarmes (notamment par le biais de photos des lieux)", poursuit le communiqué, selon lequel "des prélèvements sanguins ont été effectués sur un des deux blessés le jour des faits 4 heures après l’accident qui ont révélés une alcoolémie de 1,03 g d’alcool par litre de sang, et sur le second blessé le lendemain 16 heures après l’accident qui ont révélés un taux d’alcoolémie de 0,5 g d’alcool par litre de sang." Selon les médecins, Rahime Bacar Djoumoi souffrait d'un traumatisme du foie avec hémopéritoine et saignement actif (hémorragie qui n’a pu être jugulée malgré plusieurs interventions chirurgicales et transfusion et qui a entraîné le décès), tandis que Hakim Fadhula souffrait de lésions cérébrales avec hémorragie méningée et d'un gros traumatisme du thorax avec nombreuses fractures des côtes. "Il convient de préciser que les interventions médicales n’ont permis la découverte d’aucun corps étranger, ni d’autres lésions externes ou fractures de membres", ajoute le Parquet, qui affirme que les médecins n'ont pas décelé de trace de violences autres. Par conséquent, "aucun élément n’a pour l’instant été porté à la connaissance des enquêteurs qui pourrait accréditer l’hypothèse d’une supposée agression", conclut le Parquet. VM
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Culture |
Jégo veut réintroduire Césaire à l'école et confirme sa candidature pour l'IDF
Vendredi 2 Mai 2008 |
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Le secrétaire d'Etat français à l'Outremer, Yves Jégo (UMP), a fait part mardi 29 avril de sa volonté de réintroduire dans les programmes scolaires le poète martiniquais Aimé Césaire, qui vient de décéder, et a confirmé sa candidature pour être tête de liste de l'UMP aux élections régionales de 2010 en Ile-de-France. Interrogé sur LCI, M. Jégo a affirmé "regretter" que l'ancien ministre de l'Education François Bayrou ait fait retirer du programme scolaire un des textes de M. Césaire sur le colonialisme. "Je vais rencontrer prochainement Xavier Darcos pour voir comment, sans surcharger les programmes scolaires, on peut faire que celui qui a été un grand poète, un grand penseur de l'identité, de la négritude, soit réintroduit", a-t-il déclaré. "Il me semble que le plus beau des Panthéon qu'on puisse offrir à Aimé Césaire, c'est de faire que les générations qui viennent s'inspirent d'une pensée qui est profonde, quelquefois complexe, mais qui est une pensée importante, en tout cas pour le siècle qui vient de s'achever", a poursuivi M.. Jégo. Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, également maire de Montereau (Seine-et-Marne), a par ailleurs confirmé qu'il serait candidat pour être tête de liste de l'UMP en Ile-de-France aux élections régionales de 2010. Le candidat de l'UMP sera choisi par les 30.000 militants de l'UMP, a-t-il rappelé. "Cela me semble sain, aller dans le bon sens, plus qu'une petite cuisine dans un petit coin où on sort un candidat du chapeau, parce que les grands chefs à plumes ont décidé qu'il était le meilleur", a-t-il déclaré. A l'UMP, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, chef de file de l'opposition au conseil régional d'Ile-de-France, est un candidat déclaré de longue date. D'autres noms circulent, dont celui de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et ancienne députée des Yvelines. (AFP)
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