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La lettre de Malango N°36
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La lettre de Malango
N°
36
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Mercredi 7 Mai 2008
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" La Lettre de Malango"
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Le mensuel revient en les analysant sur les événements qui ont touché les quatre îles de l'archipel ces dernières semaines, sur les zones d'ombre qui flottent autour et sur les amalgames.
Le dossier du mois, intitulé "La démocratie par procuration à Maore" est consacré aux élections à Mayotte, émaillées de nombreuses irrégularités.
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : "Nous voulons une campagne de vérité"
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Les principaux élus mahorais ont tenu une conférence de presse mardi 6 mai, au cours de laquelle ils ont exposé le calendrier menant à la prochaine consultation des Mahorais sur le statut de département. Tous ont souhaité "une campagne de vérité".
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Pour M.Douchina, au centre, "certains font peur, en parlant de taxes, d'impôts, mais les Mahorais doivent savoir que cela se fait selon des règles, et qu'en France, ceux qui n'en ont pas les moyens ne payent pas d'impôts." |
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Le calendrier de la départementalisation |
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Le sénateur Soibahaddine a révélé le calendrier menant à la départementalisation de Mayotte, à l'occasion de cette conférence de presse. "Il y aura trois étapes", a-t-il précisé. "La première, c'est celle dans laquelle nous sommes, est l'adoption par le Conseil général de la résolution demandant l'organisation d'une consultation sur le statut de Mayotte. La deuxième sera la consultation, qui devrait avoir lieu en mars ou avril 2009. La troisième sera l'érection de Mayotte en département et région d'outremer ; cela pourrait intervenir fin 2009 ou début 2010." D'ici à la consultation, les groupes de travail à Paris et Mayotte étudieront les modalités de cette évolution, avant de confronter leurs études en juin ou septembre 2008. A la rentrée parlementaire, les deux assemblées (Sénat et Assemblée nationale) devraient organiser des débats sur cette question ; une mission parlementaire est attendue à Mayotte pour le mois d'octobre. Après la consultation "dont le résultat ne fait aucun doute" pour le sénateur, "il reviendra au Parlement de voter cette transformation de Mayotte en DROM", d'où l'intérêt selon lui "de dialoguer avec les élus français". Dans ce but, M. Douchina envisage de les rencontrer en juin prochain. |
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"Le statut de département est demandé par les Mahorais depuis 1958, et depuis, ils n'ont pas changé d'avis", a déclaré le sénateur Adrien Giraud à l'occasion de cette conférence de presse à laquelle participaient les principaux membres de la délégation mahoraise partie à Paris du 21 au 30 avril dernier (le président du Conseil général Douchina, les sénateurs Giraud et Soibahaddine, le député Aly, les conseillers généraux Abdou et Mouhoussoune). Mais, a précisé M. Giraud, "les Mahorais entendent le mot département depuis 50 ans sans savoir ce qu'il représente." Dans ce contexte, et en vue de la prochaine consultation des Mahorais prévue au début de l'année 2008 (lire ci-contre), "nous nous devons de leur expliquer ce que cela représente". Car si ce statut marquera pour le sénateur "l'ancrage définitif de Mayotte dans la France", il contient des "bouleversements" délicats, comme l'évolution fiscale. "Nous devrons lever certaines appréhensions durant la campagne", a ajouté Ahmed Attoumani Douchina. "Certains font peur, en parlant de taxes, d'impôts, mais les Mahorais doivent savoir que cela se fait selon des règles, et qu'en France, ceux qui n'en ont pas les moyens ne payent pas d'impôts." Sur ce point, Abdoulatifu Aly a précisé que "le système fiscal en vigueur à Mayotte est le pire de la République car il favorise les riches et défavorise les plus faibles." Au-delà de ces détails qui feront l'objet d'explications durant la prochaine campagne référendaire, l'ensemble des élus ont réaffirmé leur volonté d'être consultés le plus vite possible. Cependant, a expliqué M.Douchina, "le gouvernement veut se donner le temps d'étudier cette évolution statutaire". Des groupes de travail ont déjà été mis en place à Paris ; d'autres devraient voir le jour dans les semaines qui viennent à Mayotte. "Ils travailleront essentiellement sur le calendrier de l'intégration dans le droit commun des six domaines encore régis par la spécialité législative", a précisé le sénateur Soibahaddine. M. Douchina a en outre indiqué avoir demandé au gouvernement de pouvoir faire voter, lors de cette consultation, les Mahorais vivant en France et à la Réunion. "C'est une demande que nous avons faîtes, nous avons été entendus mais nous n'avons eu aucune réponse" de la part du gouvernement, a-t-il précisé. Les élus affirment également avoir mis l'accent, à Paris, sur l'intitulé de la consultation. "Nous voulons une question claire et simple, compréhensible par tous, afin que nous puissions donner une réponse sincère", réclame M.Aly. Selon M. Soibahaddine, "selon la loi, on nous demandera simplement si nous voulons du statut de département ou pas", mais "c'est au gouvernement de trancher", a rappelé M. Douchina. Ce dernier a confirmé la volonté de la nouvelle majorité de jouer un rôle dans la région, "afin de nous affirmer." Il compte se rendre prochainement à l'île Maurice afin de rencontrer le président de la Commission Océan Indien que Mayotte veut "intégrer", et se réjouit de la promesse du gouvernement français d'intégrer les élus mahorais aux travaux du Groupe de haut niveau France / Comores chargé de trancher le conflit qui envenime les relations des deux pays depuis plus de trente ans. "Il faut montrer au monde entier que si Mayotte est française, ce n'est pas parce que la France le veut, mais parce que les Mahorais le veulent", a conclu M. Giraud.
VM
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les instits en grève le 13 mai
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Dans
un communiqué de presse, le Syndicat des enseignants annonce un mouvement de
grève des instituteurs pour le 13 mai. "A partir du 13 mai, les instituteurs
seront en grève pour : exiger l’organisation d’une réunion urgente de
l’observatoire des prix et des revenus pour statuer sur l’indexation des
salaires ; exiger le respect de l’ordonnance n°2007-1801 du 21 décembre 2007
[qui] fixe les conditions dans lesquelles le code de l’éducation sera appliqué à
Mayotte (la DSI
est versée par le conseil général, la construction, l’entretien et le
fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires ne relèvent pas des
compétences des communes, seule la formation des instituteurs de la CDM est dispensée par l’IFM, …)
; exiger l’intégration de tous les instituteurs de Mayotte dans le corps des
Professeurs des écoles avant 2010 ; exiger la titularisation des contractuels
recrutés après 2003". Ces revendications ne sont pas nouvelles : elles avaient
déjà été à l'origine en 2007 d'un mouvement de grève qui avait duré quatre mois,
de mars à juin, paralysant le système éducatif. Selon le secrétaire général du
SE, Rivomalala Rakotondravelo, "rien n'a évolué", ce qui a obligé le syndicat à
appeler à la grève alors qu'il avait décidé, voici quelques mois, de limiter ce
type d'action cette année. Selon le SE, "l’observatoire des prix et des revenus
qui a été installé par le Préfet en fin juin 2007 et qui devait aborder en
priorité et en urgence l’indexation des salaires n’a toujours pas statué sur le
décalage des prix entre la métropole et Mayotte." Quant la situation des
instituteurs contractuels recrutés après juillet 2003, "elle n’a pas évolué à
l’éducation nationale alors que le centre hospitalier de Mamoudzou a déjà trouvé
les moyens pour titulariser ses agents contractuels recrutés après juillet 2003
dans la fonction publique hospitalière."
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MAYOTTE |
Relations internationales |
Jumelage de Mamoudzou avec Mahajanga en vue
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Opération de charme et yeux doux au maire de Mahajanga Nirina Rakotoarimanana. En visite éclair de 24 heures à Mahajanga, vendredi après-midi, le maire de la ville de Mamoudzou, Mayotte, Soilihi Abdourahamane n'était pas allé par quatre chemins pour déclarer ses intentions et souhait. Celui de jumeler sa commune avec celle de Mahajanga. La superficie de la ville mahoraise s'étend sur 4 900 ha avec 53 000 habitants. La commune comprend 13 adjoints au maire et 45 conseillers municipaux. Le budget de fonctionnement de la ville atteint 17 millions d'euros tandis que le budget consacré à l'investissement atteint 35 millions euros. "Nous sommes venus pour renforcer et réaliser une coopération dans le domaine socioculturel et sportif entre Mayotte et Mahajanga", affirme le maire de Mamoudzou. "Notre relation remonte en 1990. Des échanges ont déjà eu lieu auparavant mais la convention n‚'a jamais été signée. Notre déplacement consistera à un premier avant-projet d'échanges entre les deux parties, et à mettre en place un comité", précise-t-il. La finalisation du projet aura lieu dans deux mois au plus tard. La signature de la convention pourrait se tenir probablement à Mayotte lors de l'inauguration du nouvel hôtel de ville de Mamoudzou, au mois de septembre. Le premier magistrat de la ville, Nirina Rakotoarimanana, est invité spécialement à cette occasion. Le maire de Mamoudzou était accompagné par son second adjoint Madi Bruneau et du conseiller général chargé des moyens Zaïdou Tavandray. La délégation a rejoint la ville de Nosy Be, samedi matin, pour le même projet de jumelage. Puis, elle devait atterrir dans la capitale depuis hier. (L'express de Madagascar) |
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COMORES |
Immigration clandestine |
Comores : Sambi vivement critiqué
Mercredi 7 Mai 2008 |
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La décision des Comores de lever l’interdiction faite aux agences de voyage de transporter les Comoriens refoulés de l’île de Mayotte vers les trois autres îles de l’archipel, suscite une vive polémique à Moroni, la capitale comorienne. Cette décision avait été prise à suite d’une visite aux Comores d’une mission de conjointe de la présidence et ministère français des Affaires étrangères (voir articles précédents ci-contre). "En acceptant que des Comoriens puissent être expulsés de Mayotte en tant que clandestins, Sambi (le président des Comores) et les siens valident l’appartenance de Mayotte à la France" a déclaré M. Idriss Mohamed, porte-parole du comité Maoré, une organisation de la société civile qui se bat pour la réintégration de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien. Le même responsable propose de poursuivre en justice le président Ahmed Abdallah Sambi pour "haute trahison". "Sambi a violé son serment sur le Coran de défendre l’intégrité territoriale du pays et devrait donc être poursuivi pour haute trahison nationale" estime M. Mohamed. Ces derniers jours, les rafles ont repris de plus belle à mayotte, après plus d'un mois d'interruption. Mardi 6 mai au matin, une centaine de personnes se trouvaient au centre de rétention administrative –jugé "indigne de la République" dans un récent rapport de la CNDS-, dont une vingtaine de mineurs. VM (avec APA)
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COMORES |
Politique |
Anjouan : Sambi accusé d'influencer le vote
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Le Comité de soutien de Mohamed Djanfari, l’un des cinq candidats en lice pour l’élection présidentielle à Anjouan, a accusé dimanche 4 mai le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, de vouloir influencer le vote des Anjouanais. Dans une lettre ouverte publiée à Moroni le 3 mai, le Comité de soutien fustige l’attitude du président des Comores qui a pris "fait et cause" pour Moussa Toyb. "Nous assistons ces derniers jours à Anjouan au début d’une campagne de violation de la démocratie. Cela est d’autant plus inquiétant qu’elle est menée par celui la même qui nous promettait des élections libres et démocratiques" lit-on dans la lettre. Dans son dernier passage sur l’île, le président Sambi mettait en garde tout Anjouanais qui voudrait s’opposer à ses choix politiques. "Je n’ai pas libéré l’île pour laisser quiconque faire ce qu’il veut à Anjouan" avait-il déclaré, faisant allusion à certains actes administratifs du président intérimaire, Lailizamane Abdou Cheik. Les partisans du candidat Mohamed Djanfari dénoncent aussi "une campagne d’intimidation contre ceux qui soutiendraient un autre candidat que celui qu’il a décidé de porter à bout de bras". (APA)
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COMORES |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Comores: Les sages femmes pestent contre les bas salaires
Mercredi 7 Mai 2008 |
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L'Association comorienne des sages femmes a déploré lundi le niveau très bas des rémunérations (65 000 francs comoriens pour une débutante, soit 132 euros) appliquées à leurs corps, à l'occasion de la Journée internationale des sages femmes célébrée lundi à Moroni. En raison du gel des avancements à la fonction publique depuis plusieurs années, beaucoup de sages femmes gardent ce salaire pendant de longues années sans aucune amélioration possible. "Ce n'est pas motivant de gagner 65 000 francs comoriens payés irrégulièrement pendant dix ans sans aucune augmentation", a souligné Ramalta Hassane, présidente de l'Association comorienne des sages femmes. "De plus, les indemnités de garde (2000 F par garde) ne sont pas payées à temps", selon Rahia Mohamed, en poste à l'hôpital El Maarouf. "Tous les services perçoivent des indemnités de risque sauf les sages femmes. Pourtant, les risques pour le personnel de contracter des infections à la maternité sont bien supérieurs qu'ailleurs". Pour nouer les deux bouts, chaque sage-femme essaie de mettre eu point son propre système D allant de visites privées à domicile voire à l'hôpital au petit commerce parallèle. "J'aimais ce métier mais je ne vous cache pas que je cherche à changer de profession. Il n'est pas normal de passer toute ma vie à gagner un salaire de misère pour un travail aussi harassant", confie une autre sage-femme en début de carrière qui préfère garder l'anonymat. L'une des plus dures épreuves pour ces femmes chargées de faire venir au monde des bébés, c'est l'accueil des jeunes femmes à terme qui se présentent dans les services de maternité sans avoir jamais consulté tout au long de leur grossesse. Car, malgré les multiples campagnes de sensibilisation en faveur de la maternité sans risque, de plus en plus de Comoriennes arrivent à la fin de leur grossesse sans avoir jamais eu la moindre consultation prénatale. Ces femmes représentent de véritable cauchemars pour les sages femmes en poste à l'Hôpital El Maarouf. "Il nous arrive souvent de devoir faire face à des situations dramatiques simplement parce qu'une femme a eu des complications qu'elle aurait pu éviter si elle avait eu ses visites prénatales", déplore Fatima Ali Mohamed, la responsable du service avant d'ajouter : " ces cas nous font peur. Mais nous essayons de faire ce que nous pouvons". "Parmi ces femmes sans carnet de santé, il y a de vraies indigentes. Mais il y a aussi des personnes qui ne sont pas aussi pauvres et qui auraient pu payer leurs visites. Par inconscience peut-être, elles décident de se passer des consultations prénatales, s'exposant à une issue fatale. Des jeunes femmes sont mortes à El Maarouf à cause de cela", témoigne-t-elle. L'association des sages femmes déplore également le manque d' équipements à l'image de la maternité de El-Maarouf qui compte en tout six tables et quatre boites d'accouchement. "Six lits c'est insuffisant pour une maternité qui reçoit des femmes qui viennent des autres coins du pays. Nous recevons mêmes des femmes évacuées d'Anjouan et de Mohéli", affirme encore le major Fatima, précisant qu'en moyenne, dix (10) accouchements se déroulent à El- Maarouf par jour. Autre fait insoutenable pour ces professionnelles de la santé de la reproduction : les cas de femmes en train d'accoucher et dont les familles ne sont pas en mesure d'acheter les médicaments et matériels demandés. Avant, le service de maternité disposait de kits de réserve pour les cas d'urgence. "On pouvait alors utiliser le kit pour une patiente. Elle nous le rembourse ensuite et nous remplaçons les produits utilisés. Mais certaines sont si pauvres qu'elles ne pouvaient rembourser.. La conséquence est que nous n'avons plus de kit de secours du tout. Et les personnes qui viennent accoucher doivent tout acheter. Absolument tout", prévient Fatima Ali Mohamed. (Panapress)
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COMORES |
Politique |
Saïd Abasse Dahalane rempile à la tête du parti Mouroua aux Comores
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Le Dr Saïd Abasse Dahalane a été reconduit dans ses fonctions de président du parti Mouroua à l'issue de son congrès qui s'est terminé dimanche en fin d’après-midi à Moroni, a constaté la PANA dans la capitale comorienne. Ce troisième congrès, selon un porte-parole de M. Dahalane, a été placé sous le signe "du renforcement du parti à la base mais aussi à l’échelon national, vu la nouvelle donne consécutive à la libération de l’île d’Anjouan". "Nos militants d’Anjouan peuvent désormais s’afficher au grand jour, sans craindre les représailles des rebelles de Bacar", a souligné pour sa part, Mhoussini Hassani El-Barwani, troisième adjoint au secrétaire général et porte-parole du président Dahalane. Il a révélé le ralliement à leur mouvement de Bacar Abdou, député de la circonscription de Mutsamudu, la capitale anjouanaise, et candidat à la prochaine élection présidentielle dans l’île. "Nous ne disons pas non à la révision de certaines dispositions de la Constitution", a souligné M. Dahalane, à propos de la conférence inter-comorienne que le chef de l'Etat comorien pourrait convoquer après l'élection du président d'Anjouan, fin juin. Il s’est prononcé en faveur d’une conférence inter-comorienne qui "aurait à coeur le renforcement de l’Etat de droit". Mais il estime que "les questions socio-économiques doivent passer avant toute autre considération". Pour M. Dahalane, en cas de révision constitutionnelle, la disposition relative à "la présidence tournante ne devra pas être révisée avant 2014". De fait, souligne les observateurs, le président du Mouroua ne voudrait pas s'aliéner les Mohéliens auxquels revient le tour d’assurer la présidence de l’Union des Comores après le mandat de quatre ans du président Sambi originaire d’Anjouan, tout en reconnaissant "la nécessité de revoir le système institutionnel budgétivore" (Panapress)
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MADAGASCAR |
Justice |
Saisie de cannabis destiné à Mayotte à l'aéroport de Nosy Bé
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Sept kilogrammes de feuilles de cannabis compressées et un kilogramme de résine de cannabis ont été saisis, samedi, à l'aeroport de Nosy-Be. La drogue a été découverte dans les bagages d'un passager à destination de Mayotte. Deux personnes, dont une femme, ont été arrêtées samedi à l'aéroport de Nosy-Be à Madagascar. Elles sont poursuivies pour trafic de drogue à destination de Mayotte. Leur arrestation a été motivée par la découverte de sept kilos de feuilles de cannabis et d'un kilo de résine de cannabis dans les bagages d'un passager. La marchandise avait été dissimulée dans une baffle. La police de l'air et des frontières l’a remarquée quand le bagage est passé au scanner de contrôle de l'aéroport. L'écran montrait une image étrange dans la baffle qui a été aussitôt enlevée du circuit. Compressées, les feuilles de cannabis se présentaient sous forme de briquettes. La résine en tablette ressemblait, lui, à des chocolats. Après vérification, le propriétaire du bagage, un homme, a été identifié. Il devait prendre le vol de la compagnie Air austral à destination de Mayotte. L'enquête a également débouché sur l'arrestation d'une complice. Cette dernière est le fournisseur de la marchandise qui provient d'Ambanja. Dans cette affaire, la police n'écarte pas l'hypothèse de l'existence d'un réseau de trafiquants vers l'île de Mayotte. L'homme ne serait qu'un convoyeur de la marchandise. Madagascar constitue l'un des pays fournisseurs de drogue vers les îles soeurs de l'océan Indien, comme Maurice, La Réunion, Mayotte et les Comores. L'enquête est en cours. (L'Express de Madagascar)
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MADAGASCAR |
Sciences & Technologies |
Un deuxième puits de pétrole en exploitation à Madagascar
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Le gisement d'huile lourde de Tsimiroro augmente son rendement avec la mise en service d'un deuxième puits. La compagnie Madagascar Oil garde encore le secret sur les détails. Le pétrole de Tsimiroro se rapproche de la phase d'exploitation. Après le premier pompage fait sur un puits au mois de mars, une autre opération de pompage a été effectuée sur un deuxième puits, entrant toujours dans le cadre de l'essai pilote. D'après une source proche du milieu des compagnies pétrolières, le résultat est nettement meilleur que pour le précédent pompage. Autrement dit, le rendement dépasse largement les 45 barils par jour obtenus sur le premier puits. La compagnie Madagascar Oil, promoteur du projet, se garde toutefois de donner des détails sur les derniers résultats obtenus. « Nous effectuons encore les études et des analyses des résultats obtenus par ce pompage mais les chiffres et les données seront communiqués en temps voulu », déclare simplement un responsable au sein de la compagnie. L'essai pilote est la dernière étape de la phase de prospection sur le gisement d'huile lourde de Tsimiroro. Il vise d'abord à évaluer le rendement journalier du gisement et surtout la réactivité de l'huile lourde à la technique d'injection de vapeur. Ce dernier consiste à injecter de la vapeur chaude pour fluidifier le produit et rendre son pompage possible. Viabilité économiqueLe premier pompage sur un premier puits au mois de mars a permis de confirmer la réactivité de l'huile lourde. Il a permis d'obtenir un rendement de 45 barils par jour. Cet élément technique est décisif pour l'exploitabilité du gisement. « Ces résultats sont des signes positifs montrant que l'huile lourde réagit bien à la vapeur. Cette étape importante nous rapproche de la définition de la viabilité économique d'un projet plus grand à Tsimiroro », déclare Alex Archila, Chief Executive Officer de Madagascar Oil. L'essai pilote fixe l'objectif de 100 barils par jour, ce qui reste encore assez loin des 45 barils par jour obtenus il y a deux mois. (L'Express de Madagascar)
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ZIMBABWE |
Défense - Conflits |
Les écoles et les enseignants victimes des violences post-électorales au Zimbabwe
Mercredi 7 Mai 2008 |
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Les enseignants sont devenus les dernières cibles des violences post-électorales au Zimbabwe : les enlèvements, les intimidations et les passages à tabac ont déjà fait deux morts. «Nous avons reçu de mauvaises nouvelles. À l’heure où je vous parle, deux enseignants ont été tués, battus à mort », a déclaré Wellington Chibebe, secrétaire général du Congrès zimbabwéen des syndicats de travailleurs, lors d’une réunion de travailleurs à Harare, la capitale, le 1er mai. Selon M. Chibebe, ces meurtres, qui ont eu lieu à Guruve, un district de la province du Mashonaland Central, dans le nord du Zimbabwe, sont la conséquence des flambées de violence post-électorales orchestrées par [ La suite sur le site ... ] |
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