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La lettre de Malango N°43
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La lettre de Malango
N°
43
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Vendredi 30 Mai 2008
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Naufrage d'août 2007 : sept ans de prison pour un des deux passeurs
Mercredi 28 Mai 2008 |
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L'un des deux passeurs du kwassa qui s'était échoué en mer le 13 août 2007 au large de Mayotte, faisant 17 morts et une vingtaine de disparus, a été condamné à sept de prison ferme mercredi 28 mai par le Tribunal de première instance de Mamoudzou. L'affaire avait fait grand bruit à l'époque. Les médias français, en manque d'actualité, en avaient même fait leur une. Le 13 août 2007 à l'aube, alors qu'il s'apprêtait à accoster sur la plage de Moya, située entre deux falaises en Petite Terre, un kwassa qui était parti douze heures plus tôt de la plage de Bambao Mtsanga à Anjouan, était renversé par deux grosses vagues. Le bilan de ce naufrage est l'un des plus lourds recensés ces dernières années. Ce jour-là, 17 personnes sont mortes –dont un bébé et un enfant de 8 ans-, et vingt autres ont été portées disparus. La plupart étaient originaires de la Grande-Comore. Seuls six rescapés connus –l'embarcation comptait officiellement 42 passagers- avaient pu regagner la terre ferme. Partis le 12 août (en pleine saison des alizés) en début d'après-midi de Bambao, ce kwassa était chargé à plein. Dans le mensuel comorien Kashkazi (numéro du mois de septembre 2007), un des rescapés racontait ainsi la traversée. "Nous étions 38 [en fait 42, ndlr], parmi lesquels plusieurs enfants. Je me souviens d'un bébé de trois mois, et de trois enfants de 7, 8 et 9 ans environ. Avant le départ, j'ai dit au passeur que nous étions trop nombreux, mais des femmes m'ont dit de me taire ; il fallait partir, elles étaient pressées. La météo était bonne. La mer aussi. La traversée a duré toute la nuit. Mais quand on est arrivé au large de la Petite Terre, il y a eu de grosses vagues. Nous étions encore assez loin de la plage. L'une d'elles est tombée directement dans le bateau qui s'est renversé. D'autres vagues nous ont tous séparés. J'ai entendu des cris dans l'eau. J'ai nagé. Puis j'ai trouvé un jerrican sur lequel je me suis appuyé." Selon Ali Ahamadi, le passeur jugé mercredi par le Tribunal de première instance (TPI) de Mamoudzou, "le ciel commençait à s'éclaircir quand deux vagues, l'une par l'arrière, l'autre par l'avant, ont fait se retourner la barque. Nous sommes tous tombés à l'eau. Nous n'étions pas loin de la terre, à cent mètre environ, mais le courant nous entraînait vers le large." Arrivés sur la plage, les quelques rescapés dont Ali Ahamadi et le principal pilote ont fui. Deux d'entre eux ont cependant donné l'alerte. Mais pas Ali Ahamadi, selon les témoins. "Quand je suis arrivé", expliquait le rescapé dans Kashkazi en septembre, "nous étions quatre à nous en être sortis, dont une femme. J'ai vu un gardien et je l'ai appelé. Je lui ai dit qu'un kwassa avait coulé au large et il a prévenu la police. Moi je suis parti me cacher sur les hauteurs." Huit mois après ce sinistre, l'un des deux passeurs, Ali Ahamadi, a été condamné mercredi 28 mai par le Tribunal de première instance (TPI) de Mamoudzou à sept ans de prison ferme et dix ans d'interdiction de territoire français – les mêmes sanctions que celle requises par le procureur, M. Rognoni. L'autre passeur a lui fui de Mayotte avant d'être arrêté. A l'audience, Ali Ahamadi a nié être responsable de ce naufrage. "Je n'était pas le pilote. Je devais me rendre à Mayotte car j'étais malade et je voulais me faire soigner. J'ai négocié avec le propriétaire pour traverser à un prix moins cher en aidant le pilote. Mais je ne m'occupais de rien. Je prenais la barre de temps en temps. Je ne suis pas le responsable, et ce n'est pas moi qui tenais la barre lors du naufrage." Une défense qui n'a pas convaincu le tribunal, d'autant que l'homme est un récidiviste – "un passeur professionnel" selon les termes du procureur. Ali Ahamadi avait en effet été condamné à deux reprises, en février et octobre 2006, pour avoir aidé des "étrangers" à pénétrer sur le territoire mahorais clandestinement, en conduisant des kwassa. VM |
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COMORES |
Consommation |
Les Comores menacées par la crise alimentaire, selon la FAO
Jeudi 29 Mai 2008 |
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À la veille du Sommet de l'alimentation qui doit se dérouler à Rome, en Italie, du 3 au 5 juin, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dresse dans un rapport une liste de 22 pays particulièrement vulnérables à la crise alimentaire, dont les Comores. Selon un rapport de la FAO, 22 pays sont particulièrement vulnérables à la crise alimentaire qui se profile "en raison de niveaux élevés de sous-alimentation chronique (plus de 30%), conjugués à une forte dépendance des importations de céréales et de produits pétroliers." Outre les Comores, les pays les plus menacés sont l'Érythrée, le Niger, Haïti, le Liberia... Dans un communiqué rendu public cette semaine, la FAO exhorte à prendre des mesures concrètes pour affronter la faim et la malnutrition, la flambée des prix alimentaires, la pénurie de ressources en terre et eau, le changement climatique, les besoins accrus en énergie et la croissance démographique. “La dramatique situation alimentaire mondiale actuelle nous rappelle l'équilibre fragile entre les approvisionnements alimentaires mondiaux et les besoins des habitants de la planète, et le fait que les engagements souscrits précédemment pour accélérer les progrès vers l'éradication de la faim n'ont pas été tenus”, a déclaré cette semaine Jacques Diouf, directeur général de la FAO. “Nous espérons que les dirigeants mondiaux, qui se réuniront à Rome, conviendront de mesures urgentes à prendre pour doper la production agricole, spécialement dans les pays les plus affectés et, dans le même temps, protéger les pauvres afin qu'ils ne subissent pas de plein fouet les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires”, a-t-il ajouté. Pour la FAO, le Sommet de Rome offre une occasion historique de relancer le processus de lutte contre la faim et la pauvreté tout en dopant la production agricole dans les pays en développement. Le rapport de la FAO attire également l'attention sur les effets que peuvent avoir les mesures unilatérales de politique commerciale prises par certains pays sur l'instabilité des prix. Il estime par ailleurs que les politiques liées à la production et au commerce des biocarburants devraient tenir compte des impératifs de sécurité alimentaire. Selon la FAO, le nombre de personnes affamées dans le monde était estimé, en 2002-2004, à 862 millions, dont 830 millions dans les pays en développement. VM |
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MAYOTTE |
Economie |
Inflation : +13% dans le BTP mahorais en un an
Jeudi 29 Mai 2008 |
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Au cours d'une conférence de presse à laquelle Malango n'était pas invité, la Cellule économique en bâtiment et travaux publics, une association créée en 2007, a révélé les premiers résultats de ses travaux. Selon elle, les prix dans le BTP ont augmenté de 13% entre juin 2007 et avril 2008. Cette inflation dénoncée depuis quelques mois par les acteurs du BTP –et notamment la Fédération mahoraise du BTP, principal syndicat dans le secteur- est en partie liée à l'augmentation du SMIG en juillet 2007. Celle-ci représente selon l'association 43% de la hausse. L'inflation en règle générale, qui touche l'ensemble des secteurs, est elle responsable pour 15% dans la hausse des prix dans le BTP, et l'augmentation du prix du ciment est responsable pour 6%. A partir de ces premiers travaux, la cellule économique en bâtiment et travaux publics (composée de la direction de l'Equipement, des syndicats FMBTP et Capeb, du Syndicat mixte intercommunal pour l'aménagement de Mayotte, du Conseil général et des entreprises du BTP, et présidée par le directeur de l'Equipement, M. Porte) a mis en place "l'index BTM 01", qui permettra dorénavant de calculer l'augmentation des prix dans ce secteur. "Les marchés publics utilisaient jusqu'à présent les index métropolitains pour connaître les prix du marché. L'objectif est de faire une observation des prix localement et d'inciter les maîtres d'ouvrage à utiliser cet index au moment de la révision des prix quand commencent les travaux", a déclaré M. Porte sur les antennes de RFO et dans le quotidien sur abonnement Flash Infos. Le but est, à terme, de "normaliser" les appels d'offre, a-t-il poursuivi. VM
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Indexation : la préfecture répond au SE-CGT-Mayotte
Mercredi 28 Mai 2008 |
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Suite aux déclarations du secrétaire général du Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma) concernant la prochaine réunion de l'Observatoire des prix de Mayotte, la préfecture a communiqué sa version des faits. Dans un communiqué envoyé à la presse mercredi 28 mai, la préfecture tient à "apporter certaines précisions concernant la réunion de l’observatoire des prix et des revenus de Mayotte" qui se tiendra le 2 juin 2008. "Précédemment reportée compte tenu des échéances électorales, cette réunion était programmée de longue date autour d’un ordre du jour fixé conformément aux travaux qui avaient été décidés à l’issue de la précédente réunion. Elle n’a donc pas été organisée à la demande de sept des dix neuf membres de l’observatoire qui souhaitaient une réunion pour traiter de la question de l’indexation des salaires. L’envoi des invitations a simplement coïncidé avec cette demande", indique la préfecture, qui assure que cette question "sera prise en compte" lors de la prochaine réunion. La semaine dernière, le Syndicat des enseignants avait dénoncé "le mépris" du préfet Vincent Bouvier, et appelé à la manifestation pour lundi 2 juin prochain, en protestation contre l'ordre du jour de cette réunion. Le SE souhaitait que cet ordre fasse référence à l'indexation des salaires. VM
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COMORES |
Consommation |
Comores: Pénurie de pétrole lampant à Moroni
Mercredi 28 Mai 2008 |
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Les habitants de Moroni font face depuis quelques jours à une grave pénurie de pétrole lampant, alors que les Comoriens utilisent pour la plupart ce combustible pour faire la cuisine. Devant les stations-service, de longues files se forment toute la journée, à la recherche du moindre litre de pétrole. Le phénomène touche également la campagne d'où, par centaines, les gens convergent vers la capitale par camionnettes, avec des centaines de jerricans pour se ravitailler en carburant pour l’éclairage des foyers. "J’en ai assez, je m’en vais", fulmine Fatima Ali, une quadragénaire venue du nord de la Grande-Comore, convaincue qu’après quatre heures d’attente, debout, elle n’aura rien. "Quand ce sera mon tour, il n’y aura plus rien dans les cuves". "D’habitude, nous recevons 4.000 litres par jour. Maintenant, nous recevons la moitié", a expliqué Mzé Ahmed Salim, le gérant de Feeling, une station-service de Moroni. Depuis plusieurs jours, la Société comorienne des hydrocarbures (SCH) a considérablement diminué ses livraisons de pétrole lampant. "La réduction des livraisons tient compte de l’approvisionnement des avions", a expliqué Said Chamsoudine, chef de dépôt à la SCH, préférant ce "rationnement à une rupture totale". "Nous rationnons le pétrole à 20 litres par personne pour permettre à tous d’en avoir un peu. Je sais que certains revendent à 300 voire 500 FC le litre de pétrole lampant acheté à 175 FC. Voilà pourquoi nous limitons nos ventes à 20 litres par personne", a-t-il ajouté. Après avoir dénoncé son contrat avec le groupe Total en avril dernier, SCH a annoncé avoir trouvé un autre fournisseur "plus intéressant" dont la première livraison est attendue pour juin prochain. "Nous attendons l’arrivée du bateau dans les jours à venir, ce qui va mettre fin à ce rationnement", a assuré M. Chamsoudine, sans toutefois indiquer de date. (Panapress)
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COMORES |
Faits divers |
Comores : enquête sur la profanation d’un temple protestant
Jeudi 29 Mai 2008 |
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Le Parlement de l’Union d es Comores demande au gouvernement de conduire une enquête sur la profanation d’un lieu de culte protestant à Moroni, dans un communiqué transmis mercredi à la PANA. Le 20 avril dernier, un temple protestant avait été profané à Moroni par des inconnus, avait révélé le pasteur Willy Zakanirina. Les vandales avaient badigeonné des "inscriptions hostiles" sur les murs du temple construit sur les hauteurs de Moroni vers la localité de Mkazi. Le Parlement demande au gouvernement "de tenir compte de la gravité de la situation, de faire mener une enquête minutieuse afin de découvrir les auteurs, et veiller ensuite à ce que des actes similaires ne se reproduisent plus en terre comorienne". Dans leur communiqué, "les députés de l’Assemblée tiennent à faire part de leur indignation vis-à-vis d’un acte aussi odieux, qui porte atteinte aux relations de fraternité et de bon voisinage qui unissent les Comores et Madagascar", précise ce communiqué. On signale que la communauté protestante à Moroni est composée d’une centaine de personnes dont en majorité des Malgaches. Elle est présente aux Comores depuis 1968, selon le pasteur malgache qui n'a voulu ni dramatiser ni donner "une interprétation de ce geste". (Panapress)
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COMORES |
Faits divers |
Grande-Comore : un accident fait 33 blessés dont 1 grave
Mercredi 28 Mai 2008 |
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Deux véhicules de transport en commun sont entrés en collision lundi 26 mai, tôt le matin entre la ville et l'aéroport de Hahaya, occasionnant plusieurs blessés et des dégâts matériels importants. Un bus transportant 18 personnes dont le conducteur en provenance du village d'Ouzio dans la région de Mitsamiouli (au nord de la Grande-Comore), est entré en collision avec un autre bus en provenance de Moroni. Le bilan était alors de 33 blessés dont un grave. Selon l'agence de presse comorienne HZK Presse, qui se fie aux témoignages des blessés, l'excès de vitesse serait une des causes de cet accident. "Il était 7 h 10 quand j'ai eu un appel anonyme m'informant qu'il y a eu un accident, et grâce à cet appel, moi et mon confrère qui était de garde avons pu nous organiser et prendre les dispositions nécessaires devant nous permettre de bien accueillir les blessés" , a déclaré à la presse le docteur Djabir, médecin chef du service des urgences. "Quelques minutes seulement après mon arrivée à l'hôpital, les blessés ont commencé à venir" a-t-il ajouté. Le médecin chef du service des urgences d'El-Marouf, l'hôpital de la capitale, a tenu à remercier la personne qui a eu la présence d'esprit de le prévenir à temps. Étant donné la capacité d'accueil limité du service, "il aurait été difficile de gérer une situation d'afflux massif de blessés, qui nécessite un travail bien organisé de choix et de tri des malades afin de pouvoir bien les prendre en charge", a-t-il reconnu. (avec HZK Presse)
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Outremer/DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Visite de Jégo en Nouvelle-Calédonie : échauffourées entre syndicalistes et forces de l'ordre
Jeudi 29 Mai 2008 |
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Des échauffourées ont opposé à Nouméa pendant deux heures jeudi 29 mai syndicalistes de l'USTKE et gendarmes mobiles, au premier jour de la visite en Nouvelle-Calédonie d'Yves Jégo, secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer. L'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (indépendantiste) avait décidé d'accueillir M. Jégo par une grève générale afin de dénoncer "la répression syndicale". En milieu d'après-midi, plusieurs centaines de personnes, certains armées de bâtons et de tamiocs (gourdins), ont voulu manifester aux abords du haut-commissariat, qui avait été sécurisé par les forces de l'ordre. "On ne peut pas manifester sur la route, ni marcher sur les trottoirs", a protesté Gérard Jodar, président de l'USTKE. Craignant les actions syndicales, Yves Dassonville, haut-commissaire, avait pris un arrêté interdisant toute manifestation autour du bâtiment, et un important dispositif de sécurité entoure la visite de M. Jégo. Massés près de l'hôpital avec une puissante sono, les manifestants ont commencé à dresser une tente sur la chaussée tandis que tout le quartier duhaut-commissariat était bouclé par des véhicules de gendarmerie. Lors de l'assaut des forces de l'ordre pour dégager les militants, des jets de pierre ont répondu aux tirs de grenades lacrymogènes. Un policier a été légèrement blessé au thorax et un manifestant a été interpellé, a constaté une journaliste de l'AFP. Disséminés dans les rues adjacentes, les manifestants ont ensuite brûlé des poubelles et des palettes de bois, en plein centre-ville. Des nouveaux tirs de lacrymogènes les ont repoussés vers la place des Cocotiers où se tenait une animation populaire. En fin d'après-midi, les tensions étaient retombées, mais l'USTKE a promis des actions pendant toute la visite d'Yves Jégo, prévue jusqu'à lundi. Le secrétaire d'Etat a jugé ces violences "injustifiables et inqualifiables", ajoutant que l'Etat ne laissera pas "une poignée d'individus bloquer une ville ou des entreprises". Il a déploré que l'USTKE ait refusé de le rencontrer, rappelant que la stratégie de l'Etat en Nouvelle-Calédonie reposait sur "la fermeté et le dialogue". Jeudi matin, M. Jégo avait jugé inquiétante la radicalisation des relations sociales en Nouvelle-Calédonie et lancé un appel au dialogue à toutes les organisations, qu'il veut rencontrer pendant son séjour. En octobre 2007, l'USTKE avait multiplié les manifestations lors de la visite de Christian Estrosi, prédécesseur de M. Jégo. L'une d'elles avait dégénéré, blessant deux policiers. (AFP)
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Outremer/DOM TOM |
Economie |
Jégo : les restrictions budgétaires "pas sur le dos des outremers"
Jeudi 29 Mai 2008 |
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Le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Yves Jégo a affirmé jeudi 29 mai en Nouvelle-Calédonie que les restrictions budgétaires ne se feraient pas "sur le dos des outremers", répondant aux inquiétudes des parlementaires locaux. "Depuis 30 ans, l'Etat français dépense chaque année 20% de plus qu'il ne gagne, il doit évidemment avoir une politique de rigueur, mais cette rigueurne se fera pas sur le dos des outremers", a déclaré à la presse Yves Jégo. Considérée comme une "niche fiscale", le gouvernement souhaite notamment dans le cadre de la future loi-programme de l'Outre-mer, plafonner la défiscalisation des investissements outre-mer. Selon un rapport officiel, les "niches fiscales" outre-mer, non plafonnées, ont représenté en 2008 une dépense fiscale de 780 millions d'euros. "Il n'y a aucune remise en cause des dispositifs de défiscalisation outremer mais le gouvernement veut les moraliser pour faire en sorte qu'il n'yait pas une poignée de gros contribuables qui se les approprient", a déclaré M. Jégo. L'Etat envisage également de réformer la majoration des retraites des fonctionnaires, qui atteint 75% en Nouvelle-Calédonie. Ces mesures inquiètent les parlementaires UMP de Nouvelle-Calédonie, qui craignent des conséquences sur le développement économique. (AFP)
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