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La lettre de Malango N°45
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La lettre de Malango
N°
45
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Vendredi 6 Juin 2008
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" La Lettre de Malango"
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COMORES |
Justice |
Extradition de Bacar vers les Comores : avis négatif de l'avocat général
Vendredi 6 Juin 2008 |
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L'avocat général de la cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion a émis jeudi 5 juin un avis défavorable à l'extradition de l'ex-président d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, demandée à la France par l'Union des Comores. La cour d'appel rendra sa décision le 24 juin.
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Mohamed Bacar, le 29 mars dernier, au tribunal de Saint-Denis de la Réunion. (photo AFP) |
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Bacar condamné à 3 mois de prison avec sursis |
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Outre la demande d'extradition en provenance des Comores examinée jeudi 5 juin, le colonel Bacar et les hommes de sa garde rapprochée ont été condamnés par la cour d'appel de la Réunion, quelques heures plus tôt dans la matinée, à trois mois de prison avec sursis pour importation d'armes.
Le 29 mars dernier, le tribunal correctionnel de Saint-Denis avait annulé pour vice de forme la procédure engagée contre le colonel Bacar et les 22 hommes qui l'avaient accompagné dans sa fuite à Mayotte puis à la Réunion, le 27 mars. Ils étaient poursuivis pour entrée irrégulière en France, détention, transport et importation d'armes. Le parquet avait fait appel de cette décision.
La cour d'appel a relaxé le colonel Bacar et ses hommes pour entrée irrégulière à Mayotte, invoquant des dispositions de la Convention de Genève. En revanche, tous ont été condamnés pour être entrés à Mayotte en possession d'armes, certains pour importation, d'autres pour détention. La cour a suivi les réquisitions de l'avocat général Michel Baud, qui avait requis une peine de 3 mois avec sursis à l'encontre de chacun des prévenus.
(avec AFP) |
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Mohamed Bacar a comparu devant la chambre d'instruction de la cour d'appel en compagnie de 21 de ses hommes, tous actuellement assignés à résidence dans une base militaire à la Réunion. Leur extradition a été demandée par les autorités comoriennes en avril dernier, pour "atteinte à l'autorité de l'Etat, à l'intégrité du territoire national et à l'unité nationale, complicité d'homicide volontaire, de coups et blessures volontaires, viols et détournements des deniers publics", concernant en particulier le colonel Bacar. Pour les membres de la garde rapprochée qui l'accompagnent, la demande porte sur des faits "d'homicide volontaire, de coups et blessures volontaires et de viols". A l'appui de ces accusations, l'Union des Comores a transmis aux autorités françaises une série de procès-verbaux d'audition des personnes déclarant avoir été victimes des hommes du colonel Bacar à Anjouan. Une jeune femme de 30 ans, Laila Saifidine, a déclaré avoir été "agressée sauvagement par des militaires à l'aide de gourdins" et violée par trois d'entre eux. Un homme de 44 ans, Insa Mohammed, a affirmé avoir été frappé et "pendu de façon que seul (son) dos touche le sol". Ces dépositions ont été largement mises en avant par Me Jacques Vergès et Rémy Boniface, avocats de l'Etat comorien pour qui les faits incriminés relèvent du "pur droit commun" et n'ont "pas de caractère politique". Ils ont demandé à la cour d'appel de ne pas émettre un avis négatif qui aurait pour effet "d'empêcher le gouvernement français de prendre ses responsabilités" en faveur de l'extradition. Selon eux, avant le débarquement de l'armée comorienne et de l'Union africaine à Anjouan, la France avait assuré aux autorités des Comores, sur la base d'une résolution de l'UA, que le colonel Bacar serait immédiatement refoulé vers Anjouan s'il se réfugiait sur l'île française de Mayotte. Pour le procureur général François Basset, les "faits allégués par les autorités comoriennes ne sont pas articulés" et, pour certains, n'apportent pas "un début de commencement de preuve". Il s'est également appuyé sur la décision de l'Ofpra pour rejeter la demande d'extradition aux Comores. Le 6 mai, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides avait rejeté une demande d'asile en France du colonel Bacar tout en excluant son renvoi aux Comores en raison de risques de persécution. Dans ce contexte, la décision du tribunal ne fait plus guère de doute. D'ores et déjà, Paris recherche un pays désireux d'accueillir Mohamed Bacar –et de le juger. Dans son édition du jeudi 5 mai, Le Quotidien de la Réunion révèle que Paris suit plusieurs pistes de pays susceptibles d'accueillir le colonel. Outre le Bénin, dont le président Thomas Boni Yayi aurait accepté d’héberger l’ex-dictateur, selon la Lettre de l'océan Indien, d'autres Etats seraient sondés par Paris. "La France mène aussi de discrètes tractations avec des Etats du Golfe persique", annonce le quotidien réunionnais, citant un diplomate : "C’est compliqué". "D’abord parce ce futur pays d’accueil doit remplir, aux yeux de la France, certaines conditions en matière de respect des droits de l’Homme et s’engager à ne pas renvoyer Mohamed Bacar aux Comores. Ensuite, parce que ce pays hôte ne veut pas non plus se fâcher avec Moroni", indique le quotidien. VM (avec AFP et Le Quotidien de la Réunion)
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MAYOTTE |
Faits divers |
Mayotte : un douanier et un transitaire mis en examen
Vendredi 6 Juin 2008 |
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Le Parquet de Mamoudzou a rendu publique mardi 3 juin l'ouverture d'une instruction visant un trafic au niveau des douanes et du port de Longoni, mis à jour en octobre 2007. Un douanier et un transitaire ont été mis en examen. Dans un communiqué envoyé à la presse mardi 3 juin, le Parquet précise que le début de l'affaire remonte au 9 octobre 2007. Ce jour-là, "les douanes de Mayotte ont procédé à la visite d’un container contenant officiellement des matelas dans lequel a en fait été trouvé 7,5 tonnes de tabac." Suite à une enquête, les douanes de Mayotte ont signalé ces faits au parquet de Mamoudzou, avant que le transitaire ayant procédé aux formalités douanière d’importation du container incriminé ne dépose lui aussi une plainte dénonçant un pacte de corruption au sein des services de douanes de Mayotte. Selon le substitut du procureur, "le parquet de Mamoudzou a alors ouvert une enquête confiée à la fois à la direction de la Police aux frontières de Mayotte et au Service National des Douanes Judiciaires (SNDJ), situé à Vincennes et disposant d’une compétence sur tout le territoire national ainsi que des compétences particulières dans le domaine douanier." Selon le Parquet, "de nombreuses investigations ont été menées de concert par les deux services, tant à Mayotte qu’en métropole." Un travail qui a permis d'interpeller deux suspects (dont l'anonymat a été préservé) présentés mardi soir au juge d’instruction : le transitaire à l’origine de l’importation du container de tabac, et un douanier du port de Longoni. "Tous deux ont été mis en examen pour diverses infractions", fait savoir le Parquet, parmi lesquelles l'"importation et [la] complicité d’importation de marchandises prohibées" et des actes de "corruption". Alors que le parquet a requis leur incarcération provisoire, l’un des mis en examen a demandé un délai pour préparer le débat contradictoire devant avoir lieu sur son incarcération - il a été écroué jusqu’à la date de ce débat. L’autre a été placé en détention provisoire. L’enquête se poursuit sur commission rogatoire du juge d’instruction, fait savoir le substitut du procureur. Elle pourrait provoquer la mise en examen d'autres personnes. VM
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COMORES |
Statut de Mayotte |
Les députés comoriens dénoncent les discussions sur Mayotte
Jeudi 5 Juin 2008 |
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Alors que le Groupe de travail haut niveau (GTHN) se réunit à Paris depuis mardi 3 juin, en présence de représentants des diplomaties comorienne et française et d'élus mahorais, l'Assemblée nationale de l'Union des Comores a adopté une résolution mercredi 4 juin avertissant qu'elle considèrerait tout accord avec Paris menaçant le caractère comorien de l'île de Mayotte comme un acte de "haute trahison". "Toute action posée par l'exécutif de l'Union des Comores à quelque niveau que ce soit, susceptible de mettre en danger l'intégrité territoriale et l'unité nationale des Comores est considérée comme un acte de haute trahison", lit-on dans cette résolution votée à l'unanimité par les députés. Les députés comoriens dénoncent par ailleurs "les accords occultes, passés, présents et futurs entre le gouvernement de l'Union des Comores et la France" s'agissant de l'île de Mayotte. Au regard de sa constitution, l'Union des Comores est composée de quatre îles: Anjouan, Mohéli, Grande Comore et Mayotte mais cette dernière est restée française lorsque les trois autres accédaient à l'indépendance en 1975. Les députés "exigent l'arrêt de tout projet d'organiser un référendum et tout processus de départementalisation" de Mayotte et exhortent le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour la "réactualisation dès cette année auprès du conseil de sécurité et de l'assemblée générale de l'ONU, du problème de l'occupation illégale de Mayotte par la France". La réunion du groupe de travail franco-comorien, mis en place à l'issue de la visite à Moroni en mai aux Comores des secrétaires d'Etat français à l'Outremer, Yves Jégo, et à la Coopération Alain Joyandet, devait prendre fin jeudi 5 juin. VM (avec AFP) |
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COMORES |
Droits de l'homme |
Anjouan : la FCDH dénonce la situation des prisonniers politiques et militaires
Vendredi 6 Juin 2008 |
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La Fondation comorienne des droits de l'Homme (FCDH) a dévoilé jeudi 5 juin un "Rapport sur les détenus politiques et militaires à Anjouan", incarcérés suite au débarquement militaire du 26 mars dernier. Dénonçant la surpopulation carcérale dans la prison de Koki, l'association appelle les autorités à "libérer" certains prisonniers. Elle nie cependant les rumeurs faisant état de tortures. "Dans un souci de nous rendre à l’évidence sur les conditions juridiques et de détention, la Fondation comorienne des droits de l’Homme a demandé et obtenu de Monsieur le Procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Mutsamudu, l’autorisation de visiter les prisonniers dans leur lieu de détention significative", énonce en introduction le rapport. Cette visite s'est déroulée dimanche 1er juin à la prison de Koki, et lundi 2 juin à la clinique du Centre hospitalier régional de Hombo, où sont hospitalisés un certain nombre de détenus –dont l'ancien vice-président de l'Union et ministre de Bacar Caambi el-Yachourtui. Concernant la maison d'arrêt de Koki –la principale prison civile de l'île où sont détenus la plupart des prisonniers politiques et militaires-, la FCDH note qu'en moyenne, "17 à 18 détenus sont enfermés dans des cellules d’environ 4 m sur 3,5 m, dont le seul moyen d’aération est une fente d’environ 35 cm sur 15 cm ; d’où une odeur nauséabonde faite de cette insuffisance d’aération, de la nourriture consommée sur place, de la satisfaction des besoins sur place la nuit et du surnombre." Quelques tentes ont été dressées pour palier à la faiblesse de la capacité d’accueil des trois bâtiments en dur. "Seules les deux cellules destinées pour les prisonniers politiques sont dotées de nattes en fibres synthétiques", ajoute le rapport, qui compte seulement six toilettes "à la disposition de centaines des détenus", ce qui "s’avère largement insuffisant." Si les points d'eau sont assez nombreux, les repas, au nombre de deux, sont "insuffisants" en quantité. Par contre, les détenus malades "sont traités quotidiennement" et les prisonniers "sont libres dans la cour de la maison d’arrêt de 6 heures jusqu’aux environs de 19 heures". Selon la FCDH, "tous les prisonniers réclament des meilleures conditions de détention mais surtout un procès dans les meilleurs délais pour qu’ils soient fixés dans leur sort. Les détenus militaires affirment qu’ils n’ont pas combattu pour répondre à l’appel du chef de l’Etat qui avait promis dans son allocution radiotélévisée du 24 mars 2008 que tous les soldats qui se rendraient sans combattre, seraient traités avec bonté." "Toutes les informations convergent sur le fait que ces détenus sont en détention illégale. En effet, après une enquête préliminaire sommaire, la justice semble attendre une décision politique au lieu de continuer son cours", regrette la FCDH. Concernant le Centre hospitalier de Hombo, les conditions semblent meilleures. Si les frais d'hospitalisation sont –comme pour tout patient- à la charge des familles, celles-ci se déplacent librement et les chambres sont "spacieuses" et "bien entretenues". "Ce lieu comparé à Koki, ressemble à un lieu de villégiature pour détenus aux longs bras", indique le rapport. Si le tableau dressé par la FCDH est sans concession, l'organisation tient à démentir les rumeurs faisant état de tortures dans les prisons. "Lors des entretiens avec les détenus qui se sont exprimés très librement sans aucune contrainte, il ressort clairement qu’il n’y a pas de cas de torture et qu’il n’y a pas une volonté de torturer les prisonniers", indique le rapport. En conclusion, la FCDH recommande à la Justice de "libérer ne serait-ce que provisoirement les détenus qui ne sont pas coupables de délits majeurs ou crimes" et d'inculper les autres afin qu'ils bénéficient d'un procès public "dans des délais raisonnables". La FCDH appelle également "toutes les bonnes volontés" (ONG, représentations diplomatiques, gouvernement comorien etc…) afin de munir la prison de Koki en tentes, nattes, couvertures… VM
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COMORES |
Relations internationales |
Polémique autour de la nomination du consul des Comores à Marseille
Jeudi 5 Juin 2008 |
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La communauté comorienne de Marseille (environ 70.000 personnes) s'est ému cette semaine de la nomination par le conseil des ministres du gouvernement de l'Union des Comores d'un Français, Stéphane Salord, récemment membre de l'UMP, en tant que consul honoraire des Comores dans cette ville française. "C'est avec stupéfaction et colère que nous accueillons la décision des autorités comoriennes de nommer un consul honoraire non comorien et membre du parti majoritaire français ; l'UMP", regrette dans un communiqué un collectif qui se dit représentatif de la communauté comorienne de Marseille. "La mise en place d'un consulat général à Marseille est une vielle revendication de la diaspora comorienne. Or ce qui est en passe de voir le jour à Marseille, non seulement ne répond en rien aux besoins de la communauté comorienne de Marseille, mais qui plus est, cela ridiculise tous les Comoriens de la ville.", poursuit le document. Pour ce collectif, "comment interpréter que le premier représentant consulaire des Comores dans une ville emblématique comme Marseille soit un français proche du pouvoir français en place ? Peut-on accepter qu'un élu de l'UMP ait à statuer sur les situations individuelles d'état civil des Comoriens de France au moment où autant de nos compatriotes sont refoulés de Mayotte et où l'UMP est entré dans une logique de quotas face à l'immigration clandestine ? Cela est d'autant plus étonnant qu'il nous avait semblé que le président de l'Union des Comores souhaitait marquer son indépendance par rapport à la France et qu'il a été démontré aux autorités comoriennes, par différents structures de la diaspora, que la mise en place d'un consulat général à Marseille ne lui coûterait absolument rien. Doit-on comprendre qu'aucun Comorien n'est actuellement capable d'être consul général ? Doit-on laisser faire l'UMP et les quelques Comoriens qu'elle instrumentalise dans leur volonté de mettre au pas les Comoriens de Marseille ? La communauté comorienne de Marseille ne peut accepter cette décision qui place toute la communauté comorienne sous tutelle et nous ramène au temps de la colonisation." Stéphane Salord, qui a été dans le passé attaché parlementaire du député UDF Christian Kert avant d'être second adjoint au maire UMP d'Aix-en-Provence jusqu'aux dernières élections municipales, est actuellement enseignant à l'Institut d'études politiques (IEP) d'Aix-en-Provence où il a fait ses études et où il a côtoyé, au début des années 1990, l'avocat comorien Ali Ibrahim Mzimba qui y étudiait également. L'an dernier, Salord et deux autres Français - Jean-Baptiste Seube et Christophe Kaiser - s'étaient rendus à Moroni pour y soutenir Mzimba qui se présentait alors au scrutin présidentiel dans l'île de Ngazidja, rapporte la Lettre de l'océan Indien. VM
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COMORES |
Société |
Comores : décès de l'économiste Ali Bourhane
Jeudi 5 Juin 2008 |
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L'ancien administrateur au Fonds monétaire international (FMI) et consul des Comores à Tunis, Ali Bourhane, est décédé mardi 3 juin des suites d'un infarctus à l'hôpital de la Salpêtrière de Paris, a appris la Panapress. Les députés comoriens ont rendu un dernier hommage mercredi 4 juin à Ali Bourhane, décédé la veille à Paris d'une attaque cardio-vasculaire. Le vice-président de l'Assemblée nationale, Ibrahim Mohamed Sidi, qui a fait l'éloge du disparu, a rappelé les années 1970 pendant lesquelles, Ali Bourhane, jeune professeur de mathématiques, menait de front travail et lutte de libération. "Le destin l'a hissé à de très hautes responsabilités, notamment au sein du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale", a rappelé le vice-président avant d'ajouter : "Partout il fut, il a toujours lutté pour les intérêts de notre pays". "C'est suite à une discussion houleuse entre le gouvernement et lui sur la question d'annuler la décision des expulsions de Comoriens de Mayotte qu'il fut pris d'un malaise qui allait, quelques semaines après, lui devenir fatal", a révélé M. Mohamed Sidi. Ancien administrateur au Fonds monétaire international (FMI) et consul des Comores à Tunis, Ali Bourhane est décédé mardi à Paris où il fut évacué d'urgence quelques jours plus tôt après une attaque cardio-vasculaire. Cet ancien économiste principal au FMI, ancien représentant africain à la Banque mondiale et spécialiste en gouvernance à la Banque africaine de développement (BAD), assurait, à 62 ans, les fonctions de "conseiller du président de l'Union des Comores", cumulativement avec celle de consul de l'Union des Comores à Tunis. VM (avec Panapress)
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COMORES |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Menace de grève des enseignants du Supérieur aux Comores
Jeudi 5 Juin 2008 |
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Le Syndicat national des enseignants de l'université des Comores (SNEUC) a menacé mercredi 4 juin d'appeler à la grève après le 16 juin prochain en cas de non satisfaction de ses revendications. Le SNEUC revendique la possibilité pour les enseignants de l'Université des Comores (UDC) de pouvoir mettre leurs compétences au service d'autres entités tant publique que privée, la régularisation de la situation administrative et financière des enseignants. Le SNEUC a déposé un préavis de grève, le 15 mai dernier, sur la table du gouvernement. "Nous avons fait tout ce qui est réalisable à notre niveau", a dit Youssouf Saïd Ali, le directeur des Relations universitaires internationales. Maintenant, nous attendons du ministère de la Fonction publique et celui des Finances d'agir à leur tour", a ajouté Youssouf Saïd Ali. Le SNEUC qui se dit peu convaincu des propos des autorités universitaires, considère son préavis valable tant que le minimum de ses revendications n'aura pas été satisfait. "La situation n'a pas beaucoup évolué depuis le dépôt du préavis de grève", a dit Mhadji Ali, le Secrétaire général du syndicat, qui a reconnu "des pourparlers avec les autorités de l'université mais sans réelles avancées au sujet du paiement des arriérés de salaire". D'après Mhadji Ali, certains enseignants de l'Université des Comores comptent cinq ans de service sans véritable statut juridique. "En attendant de nous concerter avec la base, a déclaré le Secrétaire général du SNEUC, nous considérons notre préavis toujours valable. Nous pourrons passer à l'action le 16 juin si rien de concret ne vient nous persuader du contraire", a-t-il averti. (Panapress)
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MAYOTTE |
Sciences & Technologies |
Arrivée du 3G à Mayotte et à la Réunion
Jeudi 5 Juin 2008 |
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A la suite des marques d’intérêt exprimées par certains acteurs du marché, l'autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) a ouvert le 30 janvier 2008 la procédure de délivrance "au fil de l’eau" d’autorisations 3G les départements et collectivités d’Outre-mer. L’introduction de la troisième génération à la norme UMTS (3G) constitue une opportunité pour les consommateurs habitant outre-mer d’accéder, comme en métropole, à des services nouveaux ou plus évolués, en termes de débit, que ce qui peut être offert par la deuxième génération à la norme GSM. Depuis l’ouverture de la bande, trois opérateurs mobiles ont été autorisés pour La Réunion et Mayotte : Orange Réunion, SRR et Outremer Télécom.
Chacun de ces opérateurs était déjà présent en 2G sur les zones où il a été autorisé en 3G. Les premières ouvertures commerciales 3G pourraient avoir lieu d’ici à fin 2008 et ces opérateurs devront déployer d’ici 2013 un réseau qui couvrira au minimum 70% de la population dans chacune des zones où ils ont été autorisés. A la Réunion, Orange Réunion aura obligation de couvrir 95% de la population, Outremer Télecom et SRR pouvant se contenter d'une couverture à 90%. A Mayotte, les trois opérateurs auront obligation d'une couverture à 90% de la population. E.T.
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OCEAN INDIEN |
Transports |
Le prix des billets d'avion s'envole
Jeudi 5 Juin 2008 |
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Effet inévitable de la hausse du prix du baril de pétrole : celui du kérozène donc des billets d'avion lui emboîte le pas.
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Le tarmac de l'aéroport de Dzaoudzi va bientôt devenir inabordable pour tout le monde... pour raisons économiques. |
300% d'augmentation en trois ans, 32% sur les trois derniers mois, 14% rien que pour le mois dernier! L'envolée du prix du kérozène n'aura pas tardé à se répercuter sur celui des billets d'avion. Alors qu'en avril Air Austral avait augmenté sa "surcharge carburant" de 10 euros par tronçon long-courrier, la société vient d'annoncer que cette taxe passait de 204 à 252 euros sur un aller-retour Réunion-métropole et de 56 à 70 euros sur les liaisons régionales : Mayotte, Comores, Madagascar et Afrique-du-Sud. Entre la Réunion et Maurice, Madagascar Mayotte, Madagascar et les Comores, cette augmentation ne sera "que" de 58 euros. Le carburant représente aujourd'hui 41% du coût d'un vol entre La Réunion et Paris contre 15% il y a cinq ans, lors de l'ouverture de la ligne d'Air Austral. Pour Gérard Ethève, directeur général de la compagnie, "C'est une situation extrêmement grave pour le transport aérien, c'est dramatique pour La Réunion. Vu le prix du billet, l'inquiétude est le risque d'une réduction du nombre de passagers". Alors qu'il se remet à peine de la crise du chikungunya, le tourisme de l'Océan Indien, en raison de son éloignement avec les marchés européens, doit affronter ce nouveau fléau. Ces hausses à répétition rendent la région de moins en moins compétitive. E.T.
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MADAGASCAR |
Société |
La malnutrition menace le sud-est de Madagascar
Jeudi 5 Juin 2008 |
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Madagascar n'est pas à l'abri de la crise alimentaire. La situation dans le sud demeure inquiétante selon l'enquête menée dans les districts de Befotaka et Midongy du Sud. L'évaluation des experts issus d'organisations nationales et internationales a révélé que la disette a commencé plus tôt cette année. Elle est prévue durer plus longtemps que d'habitude, jusqu'aux prochaines récoltes en novembre et décembre. "On enregistre un niveau typique de malnutrition aiguë dans cette partie de l'île, entre les mois d'avril et mai. L'insécurité alimentaire règne dans cette région", souligne un des experts. "Notre population souffre d'une insuffisance de production de riz, causée par l'absence de pluies. Cette situation a engendré une destruction des cultures et une médiocrité des récoltes. L'état des routes pose aussi problème", souligne Jean Bert Andrianarijaona, chef de district de Midongy du sud. Même si les organismes internationaux mènent déjà des activités sectorielles pour secourir la population affectée, la situation reste inquiétante. Le départ du président Marc Ravalomanana accompagné du ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche à Rome, pour le sommet mondial ouvert hier, n'est pas fortuit. Selon un communiqué du bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) à Madagascar, le président Ravalomanana rencontrera le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial. Une rencontre qui pourra accélérer les projets de renforcement des cantines scolaires pour lutter contre l'insécurité alimentaire au niveau des écoles. Durant l'ouverture du sommet hier, l'accroissement de la production agricole des pays pauvres était au menu. Un nouveau défi à relever pour Madagascar. (Fanja Saholiarisoa, L'Express de Madagascar, mercredi 4 juin, à lire sur www.lexpressmada.com)
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MADAGASCAR |
Agriculture - Elevage - Pêche |
Madagascar: un institut pour renforcer la formation des paysans
Jeudi 5 Juin 2008 |
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Le président malgache, Marc Ravalomanana, a annoncé, mardi, à la conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire ouverte mardi à Rome, qu'un institut pour renforcer la formation des paysans verra le jour en juin dans toutes les régions du pays. "Au cours de ce mois-ci, nous mettrons sur pied un institut pour les paysans. Nous aurons bientôt des centres d'information et de conseils pour les paysans dans toutes les 22 régions de Madagascar", a déclaré le président Ravalomanana. Par ailleurs, a-t-il ajouté, un projet foncier pour permettre aux paysans d'avoir des titres fonciers est en cours afin d'améliorer le système de micro-crédit et de renforcer les infrastructures surtout en milieu rural. Le chef de l'Etat malgache a mis également l'accent sur ses stratégies pour développer son pays, citant notamment la nouvelle vision appelée "Madagascar Naturellement", qui a pour objectif la promotion des milieux ruraux ainsi que la population rurale. "Nous avons lancé une Révolution Verte. Nous voulons accroître la productivité agricole et développer la transformation de nos produits naturels. Nous investissons sur toute la chaîne de valeur pour aboutir à un développement économique par la base", a-t-il souligné. Dans les années 60, Madagascar était un pays exportateur de riz, a indiqué le président Ravalomanana avant de déplorer que ce ne soit plus le cas aujourd'hui. (Afrique en Ligne)
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MONDE |
Tourisme |
Nouvelles technologies, voyage et tourisme
Jeudi 5 Juin 2008 |
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Dans le cadre du cycle de conférences de la Cité des Sciences "En 2030, vivrons-nous en réseau ? ", Joël de Rosnay animera une conférence sur les enjeux du futur dans nos vies personnelles et professionnelles. GPS, webcams, satellites, Google Map, navigateurs individuels, balises de sécurité, autant d’outils qui bouleversent l’organisation des voyages individuels ou en groupe, l’économie des transporteurs et des tours opérateurs. Vacances à la carte, réservations personnalisées en direct, organisation et suivi des groupes, sécurité et assurances…Que vont révéler les grands horizons du voyage en 2030? Que seront les sports de demain suite à l’apport des nouveaux matériaux intelligents et des nanotechnologies? Le partage des émotions et des expériences offert par le sport, l’art, les voyages, prendra-t-il le pas, parfois dans le monde virtuel, sur la possession des biens matériels? Des scientifiques tenteront de répondre à ces questions dont notre futur proche dépend. En 2030, vivrons-nous en réseau ?Entre la science fiction, les illusions des gadgets technologiques et la réalité pratique de la vie quotidienne, comment vivrons nous réellement la société du numérique en 2030? Quel sera le nouveau rôle d'Internet, que deviendront la maison, l'automobile, les transports, la télévision, ou les voyages ? Quels avantages et quels dangers, quelles promesses et quels défis annoncent les nouvelles technologies de la communication, de la biologie ou du développement durable ? Cette série de conférences propose de jeter un regard clair et lucide sur les enjeux du futur dans nos vies personnelles et professionnelles selon l'approche qui fait le succès des expositions de la Cité des Sciences et de l'Industrie : le plaisir de comprendre et la mise en débat des grands thèmes reliant science, techniques et société.
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