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La lettre de Malango N°49
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La lettre de Malango
N°
49
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Mardi 1 Juillet 2008
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" La Lettre de Malango"
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COMORES |
Politique |
Anjouan : les premiers résultats favorables à Toybou
Lundi 30 Juin 2008 |
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Moussa Toybou en campagne le 12 juin (Photo Getty Images) |
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Accusations des deux camps |
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Selon plusieurs témoins joints à des endroits différents de l'île, la sécurité de cette élection, supervisée par une mission de sécurité de l'Union africaine (UA) avec l'armée comorienne, a été renforcée. Aucun véhicule ne pouvait circuler dans l'île sans autorisation spéciale délivrée par la commission électorale afin de prévenir toute tentative de fraude. Mais des partisans des deux camps se sont mutuellement accusés d'acheter des voix. "Les gens de Moussa Toybou distribuent des vivres contre des voix", a affirmé Antoy Abdou, un des soutiens de Mohamed Djaanfari. "Je me demande quand les responsables politiques vont mettre un terme à l'achat de voix. Ce que je vois ici à Ouani, c'est que les hommes de Mohamed Djaanfari achètent des voix à 5.000 francs comoriens l'unité (10 euros)", a déploré Bastoine Soulaimana, ex-candidat éliminé au premier tour et qui s'est rallié à Moussa Toybou.
(AFP) |
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Selon les premiers résultats officiels du second tour de l'élection du président de l'île d'Anjouan, qui s'est tenu dimanche 29 juillet, Moussa Toybou arrive en tête du scrutin avec plus de 52% des voix, devant Mohamed Djaanfari. Ces résultats restent provisoires jusqu'à ce que la Cour constitutionnelle les valide. Selon le ministre comorien en charge des élections, Mmadi Abdou, qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse dans la capitale anjouanaise lundi 30 juin, Moussa Toybou, candidat soutenu par le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, aurait recueilli 52,37% des suffrages, contre 47,63% à son adversaire, Mohamed Djaanfari. Toybou gagne quatre des cinq circonscriptions de l'île : le Nyumakele (1.900 voix de plus que Djaanfari), Mutsamudu (2.400 voix de plus), Domoni (2.600 voix de plus) et Ouani (2.400 voix de plus). Il se fait par contre largement battre dans la région de son adversaire, Sima (5.700 voix d'avance pour Djaanfari). Le taux de participation se chiffre à 48,98 % - s'il reste faible, il est légèrement supérieur à celui du premier tour (42,8%). Sauf décision inverse de la Cour constitutionnelle, qui doit examiner la validité du scrutin bureau de vote par bureau de vote, Moussa Toybou devrait donc succéder à Mohamed Bacar à la présidence de l'île autonome d'Anjouan. La loi comorienne prévoit qu'à partir de la proclamation des résultats provisoires par le ministre en charge des Elections, la Cour constitutionnelle dispose de 72 heures pour rendre les résultats définitifs. Ils devront donc intervenir d'ici jeudi 3 juillet au plus tard. La victoire de Moussa Toybou, si elle est confirmée, marquerait une véritable rupture avec l'époque de Mohamed Bacar. Piètre tribun et homme peu charismatique, Toybou, ingénieur en BTP jusqu'alors inconnu des Anjouanais, ne doit son succès qu'au soutien que lui a apporté Ahmed Abdallah Sambi durant toute la campagne.
VM
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MAYOTTE |
Economie |
Conseil général de Mayotte : une situation financière floue
Lundi 30 Juin 2008 |
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A l'occasion de la séance plénière de l'assemblée départementale lundi 30 juin, les conseillers généraux ont eu à débattre sur la situation financière de la collectivité : alarmante pour les uns, satisfaisante pour les autres. Un audit indépendant devrait les éclairer d'ici peu.
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Selon Hadadi Andjilani, président de la commission des finances, "ce n'est pas encore la catastrophe, mais il faut arrêter les dérives du passé." |
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Selon le compte administratif pour l'exercice 2007 :
- les dépenses en investissements sont passées de 2006 à 2007 de 70 à 77 millions d'euros ; elles représentaient 271 euros par habitant en 2004, contre 407 euros par habitants en 2007
- l'encours de la dette du CG a augmenté de 32% entre 2006 et 2007 ; il est lié au premier emprunt depuis la décentralisation (en 2004) effectué en 2007
- les dépenses augmentent plus vite que les recettes depuis 2007 ; elles sont de 178 millions d'euros en 2007 et les recettes sont de 197 millions d'euros
- les dépenses se répartissent ainsi : masse salariale, 37% (64 millions d'euros), subventions, 30%, etc…
- les recettes proviennent : des taxes douanières, à hauteur de 55% et en perpétuelle hausse, de la fiscalité directe (20%), et des dotations de l'Etat (27%), etc… |
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Voilà plusieurs semaines que le bruit court, à Mayotte, que le Conseil général n'a plus d'argent. La majorité qui a pris les rênes de l'assemblée départementale en mars dernier ne cache pas son inquiétude quant à la situation financière de la collectivité dont elle a hérité. Hadadi Andjilani, président de la Commission des finances, a déclaré lundi 30 juin à l'occasion de la quatrième séance plénière depuis les élections du mois de mars, que "la situation financière de la collectivité est très fragile. Ce n'est pas encore la catastrophe, mais il faut arrêter les dérives du passé." Par dérives, le cadre de l'UMP entend notamment la trop grande générosité des élus quand il s'agit de subventionner les associations. Selon lui, "la situation a commencé à se dégrader depuis la fin de l'année 2006 car personne n'a respecté les décisions des élus, notamment au niveau des subventions aux associations. Or si on continue ainsi, on va vers la catastrophe." Se sentant visé, l'ancien président du Conseil général Saïd Omar Oili a immédiatement riposté : "Entre 2004 et 2007, nous avons injecté 244 millions d'euros dans la collectivité. Les problèmes que nous rencontrons aujourd'hui sont liés d'abord à la dette de l'Etat, qui doit 63 millions d'euros à la collectivité ; ensuite au fait que nous avons été foudroyés en 2007 par la ponction [non prévue, ndlr] de 20% de notre budget au titre du FIP [Fonds intercommunal de péréquation, ndlr]". Autrement dit : ce n'est pas la gestion chaotique de l'argent public par les services de la collectivité qui est en cause, mais les méfaits de l'Etat. C'est pour "avoir une photo précise" de la situation que le nouveau président, Ahmed Attoumani Douchina, a demandé à un organisme indépendant de réaliser un audit sur les comptes de la collectivité. "Les infos que nous avons sont alarmantes, bien plus alarmantes que prévu. J'ai donc commandé un audit pour que tout le monde sache de quoi il retourne". Une chose est sûre : la collectivité "a un trou de 26 millions d'euros dans ses recettes car on nous a fait croire en des recettes qui n'existaient pas". "Il est logique que je me pose des questions", s'est expliqué M. Douchina, partagé semble-t-il entre "deux versions" : l'une "très grave", l'autre "pas si grave". La "très grave" émane du président de la commission des finances, cité plus haut. La "pas si grave" provient des propres services financiers de la collectivité. Lors de la présentation du compte administratif de l'exercice 2007, adopté à l'unanimité par les élus, le directeur financier a dressé un tableau plus optimiste de la situation (lire les détails ci-contre). S'il reconnaît que "la situation a commencé à se dégrader à partir de 2007", il estime la situation "satisfaisante". Si la dette a augmenté de 32% entre 2006 et 2007, se montant aujourd'hui à 56 millions d'euros, elle reste solvable sur une période de 3,5 ans, ce qui est "satisfaisant". Remis à sa place de simple exécutant par M. Douchina à la suite de cet exposé, le directeur s'est entendu dire qu'il était temps que "les services arrêtent de décider pour les élus" et que le vote d'un budget "est une décision politique qui revient à l'assemblée politique". Le conseiller général de Sada, Ibrahim Aboubacar, s'est lui aussi ému de cette réalité. "On nous cache les pires situations", a-t-il estimé. L'audit commandé par le président, qui devrait lui être communiqué vers la mi-juillet, tranchera le débat entre d'un côté, les services administratifs et les partisans de Oili, et de l'autre la nouvelle majorité. On saura alors si la collectivité est en état de réelles difficultés financières. VM
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COMORES |
Justice |
Comores : Sambi remplace le président de la Cour Constitutionnelle
Dimanche 29 Juin 2008 |
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Trois jours avant le second tour de l'élection présidentielle de l'île d'Anjouan dont les résultats définitifs seront donnés par la Cour constitutionnelle de l'Union des Comores, le président Ahmed Abdallah Sambi a nommé Said Omar Abdoulkarim président de la Cour Constitutionnelle en remplacement de Mouzaoir Abdallah. Un "coup d'Etat institutionnel", estime une partie de la classe politique.
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Soutiens prestigieux en faveur de Mouzaoir |
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Dans une lettre ouverte adressée à Sambi, les présidents des îles de Mohéli et Ngazidja, le président de l'Assemblée de l'Union des Comores, celui de l'Assemblée de l'île de Ngazidja, dénoncent la décision du président de remplacer Mouzaoir Abdallah. "Votre décision constitue pour nous, comme pour tout citoyen qui croît aux vertus de l'Etat de droit une désagréable surprise, car elle intervient, comme par défi, sans prêter la moindre attention à l'interprétation pertinente faite par les membres de cette Haute juridiction de l'Etat", indique cette lettre, qui ajoute que "la conjoncture actuelle tournée autour de l'organisation du deuxième tour des élections du président de l'Île Autonome d'Anjouan devant avoir lieu ce dimanche 29 juin 2008, recommande de nous tous, en particulier de votre Excellence, une très grande retenue et beaucoup d'égard à l'endroit de la Cour Constitutionnelle, juridiction électorale exclusive." |
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Selon le cabinet présidentiel, le mandat de Mouzaoir Abdallah était arrivé à son terme. Nommé par le prédécesseur de Sambi, Azali Assoumani, le 13 juin 2002 pour une durée de six ans, le mandat de M. Abdallah courait jusqu'au 12 juin 2008. Dans un long communiqué adressé à la presse le 28 juin, la présidence s'explique ainsi : "En vertu des pouvoirs que lui conféraient la Constitution de l’Union des Comores, le Président de l’Union des Comores [entre 1999 et 2006, ndlr], Monsieur Azali Assoumani a signé le 13 juin 2002, un décret n°02-006/PR portant nomination d’un Membre de la Cour Constitutionnelle de l’Union des Comores, en l’occurrence Monsieur Mouzaoir Abdallah. Il faut rappeler ici que ce décret est un acte administratif unilatéral du Président qui s’applique donc dès sa signature contrairement au mandat électif qui commence à la prestation de serment. En outre, la Constitution de l’Union des Comores stipule dans son article 33 alinéa 1, à propos du mandat des membres de la Cour Constitutionnelle : "Ils sont nommés pour un mandat de six ans renouvelable." Le mandat de Monsieur Mouzaoir Abdallah, en tant que membre de la Cour Constitutionnelle, est donc arrivé à son terme le 12 juin 2008." Son successeur, Said Omar Abdoulkarim, originaire de la ville de Ouani à Anjouan, est un ancien préfet de l'île de Mayotte. Sa nomination a provoqué l'ire d'une grande partie de la classe politique, qui y voit un coup d'Etat institutionnel à quelques heures du scrutin anjouanais. En donnant Djaanfari vainqueur du premier tour de l'élection du président de l'île d'Anjouan devant Toybou –le candidat soutenu par Sambi-, Mouzaoir a-t-il signé son acte de limogeage ? s'interroge la rue. Mercredi 25 juin, six des sept membres de la haute juridiction ont adressé un courrier au président Sambi estimant que "toute tentative de nomination ou toute nomination conforme aux termes de la lettre de Monsieur le Directeur de Cabinet du Président de l'Union [informant la haute juridiction de l'intention du Président Sambi de procéder la nomination d'un nouveau membre, ndlr] serait anti-constitutionnel, illégal et compromettrait dangereusement le fonctionnement régulier des Institutions de la Nation". Dans cette lettre, "les membres de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores considèrent que la portée [de cette décision] de par son impact sur le fonctionnement régulier des Institutions de notre pays transgresse la personne du Président de l'Institution qu'est la Cour Constitutionnelle. Il vise la continuité d'un service public à un moment crucial de notre processus démocratique." Les membres de la Cour Constitutionnelle estiment en effet que le moment est mal venu. Ils pensent surtout que Mouzaoir Abdallah a pris ses fonctions en 2004, et non en 2002. "Les membres de la Cour relèvent que la nomination de Monsieur Mouzaoir Abdallah est intervenue le 24 août 2004", affirment-ils, en ajoutant que "le décret en date du 13 juin 2002 notifié à Monsieur Mouzaoir Abdallah à la même date ne pouvait être appliquée en 2004". Ils pensent surtout que "la fonction de conseiller est subordonnée à la prestation de serment", intervenue en 2004 et non en 2002. "Ainsi le mandat de 6 ans précisé dans l'article 33 de la Constitution de l'Union ne commence effectivement qu'à partir de la date de prestation de serment." Autant d'arguments récusés par la présidence de l'Union des Comores, textes de loi à l'appui. Selon la présidence, "il est clair que le 24 août 2004, le Président de l’Union n’a pas procédé à une nouvelle nomination d’un membre de la Cour Constitutionnelle mais à la confirmation de cette qualité des lors qu’elle a déjà été acquise depuis le 13 juin 2002. Le Président de l’Union n’aurait pas pu, en effet, procéder à une nouvelle nomination de la même personnalité alors que le mandat de ce dernier était en cours, il a par conséquent fait que le confirmer. Cette confirmation suppose donc que le mandat suivait son cours et ce depuis le 13 juin 2002." Cette polémique intervient alors que Mohamed Djaanfari clame depuis deux semaines que Sambi compte voler le vote des Anjouanais au profit de son favori, Moussa Toybou. En cas de défaite dimanche, l'ancien militaire français ne manquerait pas de crier à la fraude électorale. Son équipe de communication a déjà publié un communiqué le 26 juin, dans laquelle elle dénonce cette décision et se dit solidaire des membres de la Cour constitutionnelle. "Nous retenons qu'il s'agit de manoeuvres dignes d'une dictature qui veut à tout prix placer le bébé Moussa [toybou] à la tête de l'île de Ndzouani. Il aurait suffit de peu pour qu'on sorte un décret le nommant carrément président", pourfent le camp Djaanfari. VM
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COMORES |
Relations internationales |
La paix retrouvée aux Comores suscite l’enthousiasme des chefs d’Etat africains
Lundi 30 Juin 2008 |
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Les progrès réalisés dans l’architecture de la paix suscitent un grand enthousiasme chez les dirigeants du continent, qui se félicitent dans un communiqué rédigé à l'occasion du Sommet de l'Union africaine organisé à Sharm el Sheikh, en Egypte, "des efforts déployés pour promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique". Dans une déclaration en cours de finalisation, les Chefs d’Etats participant à ce Sommet (parmi lesquels le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, arrivé en Egypte le 29 juin), encouragent la poursuite des efforts consentis pour la mise en œuvre d’un système continental d’alerte (SCAP), ainsi qu’une force africaine en attente (FAA). L’opération "Démocratie au Comores" a été qualifiée de succès, pour avoir permis au gouvernement de l’Union de "restaurer son autorité à Anjouan, après l’instauration, en mai 2007, d’un pouvoir par le président autoproclamé, le colonel Mohamed Bacar, finalement contraint au départ par l’armée loyaliste appuyée par des forces de l’UA, le 25 mars dernier." Le succès de l’opération, selon la déclaration, de Sharm el Sheikh, a été rendu possible grâce aux pays de la sous-région, qui ont soutenu Moroni et appuyé les efforts de réconciliation dans l’archipel. Les Chefs d’Etat sont attendus pour suggérer une consolidation des "avancées enregistrées aux Comores" et une rationalisation des arrangements institutionnels ainsi que l’amélioration de la gouvernance et le relèvement socio-économique de l’archipel. Ce 11ème Sommet de l’Union africaine a pour thème principal l’objectif du Millénaire qui vise la diminution de moitié d’ici 2015 de la population mondiale n’ayant pas accès à l’eau potable et à l’assainissement. VM (avec APA et Panapress)
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MAYOTTE |
Consommation |
Mayotte : + 12,27 pour cent pour le Smig
Lundi 30 Juin 2008 |
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Les partenaires sociaux de Mayotte ont convenu, en février dernier, d'accorder une hausse de 12,27% du Smig (Salaire minimum d'insertion garantie) au 1er juillet 2008. Jusqu'à cette date, le Smig est de 4,89 euro/ heure, soit 826,41 euros/mois brut. Au 1er juillet 2008, l'augmentation le portera à 5,49 euros/ heure et 927,81 euros/mois brut soit 867,50 euros/mois net. L'année dernière, à la même date, le Smig avait augmenté de 17%. Au 1er juillet 2008, le Smig Mayotte représentera donc 63% du Smic brut métropole et 75% du Smic net. L'objectif est d'arriver à un rattrapage entier au milieu des années 2010. De nouvelles négociations interviendront début 2010 pour réfléchir aux conditions d'une convergence totale entre ces deux minima salariaux. Les partenaires sociaux ont établi qu'il conviendra de s'appuyer sur un bilan des évolutions économiques, sociales et institutionnelles qui se seront déroulées dans cette période d'application de l'accord, nous apprend le quotidien sur abonnement Flash Infos. Pour ce faire, une étude sera menée en 2009.
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AFRIQUE |
Consommation |
Défense : Jégo annonce 20 millions pour l’outre-mer
Lundi 30 Juin 2008 |
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Un "fonds exceptionnel" de 20 millions d’euros va servir à aider les territoires d’outre-mer frappés par les restructurations dans la Défense, a annoncé mercredi 25 juin le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo. "Nous avons obtenu un fonds exceptionnel de 20 millions d’euros qui doit nous permettre d’apporter aux territoires qui vont être frappés par une diminution du nombre de militaires présents des mesures de restructuration économique", a déclaré M. Jégo lors d’un "bilan d’étape" de ses "100 jours" au secrétariat d’Etat. "Chacun des territoires sera appelé, comme d’ailleurs sur la métropole, à participer à cette restructuration", a-t-il ajouté, tout en se refusant à donner des précisions sur les implantations visées. "Nous avons veillé à faire en sorte que les moyens au service de la sécurité civile soient maintenus dans les territoires et qu’il n’y ait pas de rupture de moyens logistiques", a-t-il toutefois insisté. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a indiqué mercredi que les restructurations de l’armée, qui devraient se traduire par la fermeture d’une trentaine de sites militaires majeurs, régiments ou bases, seraient annoncées "entre le 3 et le 8 juillet". (AFP)
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AFRIQUE |
Politique |
Ouverture à Sharm el-Sheikh du 11è sommet de l’UA
Lundi 30 Juin 2008 |
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Le 11e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’est ouvert lundi matin au Centre international des Congrès de la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh, en présence de plusieurs organisations internationales et régionales, de même que des représentants des pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Ce sommet sur le thème de l’eau et de l’assainissement, est le premier qu’abrite l’Egypte depuis la création en 2002 de l’UA sur les cendres de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) dont Le Caire a accueilli les sommets à trois reprises. Le Centre international des Congrès où se tiennent les différents travaux du sommet de l’Union africaine (UA) est un joyau architectural au sein de ce havre qu’est le site de Sharm El Sheikh, choisi pour son micro-climat, ses vestiges immémoriaux et ses somptueux hôtels. "Ce sommet s’ouvre au moment où l’Afrique a plus que jamais besoin de paix et de sécurité", déclarait lors des travaux du Conseil exécutif des ministres des Affaires étrangères le nouveau président de la Commission de l’UA, le Gabonais Jean Ping, dont c’est la première participation depuis son élection au mois de janvier dernier à la tête de l’exécutif panafricain, basé à Addis Abeba en Ethiopie. Selon lui, de nombreuses difficultés restent à surmonter tandis que des défis importants demeurent dans plusieurs processus de paix sur le continent, citant la crise du Darfour, les différends entre le Tchad et le Soudan, la situation opposant Djibouti à l’Erythrée, qui constituent des "sujets de préoccupation". A côté de ces difficultés, existent des "avancées notables" dans la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent, soulignait le président de la Commission de l’UA, évoquant à ce propos "l’évolution positive au Burundi, la "quiétude retrouvée" au Kenya et la "restauration de l’autorité" de l’Union des Comores dans l’Ile d’Anjouan. Les progrès réalisés en Côte d’Ivoire depuis l’accord de Ouagadougou, celui signé à Djibouti par les Somaliens, sont également, à ses yeux, "un signe d’espoir pour un retour à la paix". "Dans toutes ces situations, a-t-il dit, la Commission s’est efforcée de réagir avec célérité". Le renforcement de capacité et une disposition de ressources financières appropriées sont les conditions pour l’édification "d’une architecture de paix et de sécurité" perçue pour produire des effets en termes de prévention des conflits et de soutien à des opérations de reconstruction post-conflit. "Une Afrique en paix avec elle-même ne peut être que plus forte, plus solidaire et plus prospère, martelait M. Ping, appelant les Etats à parachever la mise en œuvre du système continental d’alerte rapide et de la Force africaine. (Mamadou NDIAYE, APA)
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