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La lettre de Malango N°50

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La lettre de Malango
50

Vendredi 4 Juillet 2008

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" La Lettre de Malango"

 

Au sommaire de La Lettre de Malango N° 50 :
1 : Anjouan : Toybou officiellement proclamé président
2 : Mayotte : les salaires du personnel médical de la collectivité valorisés
3 : Mohamed Bacar au Bénin : ça se précise
4 : Comores : Abdourazakou succède à Mouzaoir
5 : "La loi programme n'oubliera pas Mayotte" selon le préfet
6 : Anjouan : Djaanfari conteste les résultats officiels
7 : Majorations de retraite des fonctionnaires outre-mer : réforme confirmée
8 : Comores : Luc Hallade nouvel ambassadeur français
9 : Comores : les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment
10 : Les Comores pour les Etats-Unis d'Afrique
11 : "Le goûter des créateurs"
12 : ZIMBABWE: Trop tôt pour pardonner
13 : YÉMEN: Un organisme public réagit face aux mutilations génitales féminines

COMORES Politique
Anjouan : Toybou officiellement proclamé président  
Jeudi 3 Juillet 2008
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Moussa Toybou a remporté l'élection présidentielle de l'île d'Anjouan avec 52,42% des voix, a annoncé la Cour constitutionnelle de l'Union des Comores au cours d'une audience publique à Moroni mercredi 2 juillet.

La Cour "déclare Monsieur Moussa Toybou élu président de l'île autonome d'Anjouan", a proclamé le nouveau président de la haute juridiction, Abdoulhamid Abdrourazakou. Son rival, Mohamed Djaanfari, a obtenu 47,58% des voix. Le taux de participation de cette élection qui s'est tenue dimanche 29 juillet s'élève à 48,96%.

Ces résultats définitifs ne varient guère de ceux, provisoires, rendus publics lundi 30 juillet par le ministre en charge des élections. Après élimination de certains bureaux de vote contestés, la Cour a corrigé à la hausse en faveur du gagnant, les résultats provisoires de la CENI qui avaient attribué 52,37% à M. Toybou et 47,63% à Mohamed Djaanfari.

Mohamed Djaanfari a d'ores et déjà déclaré ne pas reconnaître la victoire de son adversaire, qui était le candidat du président de l'Union, Ahmed Abdallah Sambi.

VM



MAYOTTE Economie
Mayotte : les salaires du personnel médical de la collectivité valorisés  
Mardi 1 Juillet 2008
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Les conseillers généraux ont voté lundi 30 juin l'amélioration des conditions de recrutement du personnel médical, paramédical et social de la collectivité, afin de remédier au manque de personnel.

Depuis plusieurs mois, la direction de la santé et de la PMI (Protection maternelle infantile), la direction des interventions sociales et de la prévention, et la direction de l'aide sociale à l'enfance rencontraient des difficultés à recruter leur personnel médical, paramédical et social. Les médecins, sages-femmes et autres infirmiers se faisaient de plus en plus rares, ce pour deux raisons, affirme-t-on au Conseil général. La première est lié au défaut de formation des Mahorais : "Le vivier local est insuffisant voire inexistant pour ces cadres d'emploi", indique la Direction de la solidarité et du développement social (DSDS). Par exemple, sur 32 postes de médecins et sages-femmes, un seul est occupé par un Mahorais. "Cet état de pénurie est d'autant plus criant qu'il sévit également au niveau national", note la DSDS.

L'autre raison est liée aux conditions salariales jusqu'alors proposées par la collectivité. "La non attractivité du système de recrutement du Conseil général (…) se conjugue à un écart important des avantages perçus pour la même fonction dans d'autres structures tel que le CHM [Centre hospitalier de Mayotte, ndlr]". La collectivité ne payant pas les frais de transports et de déménagement jusqu'à Mayotte, et ne rémunérant ces personnels que très faiblement en comparaison avec les tarifs du CHM, le défaut de personnel était criant ces derniers temps. Selon le Conseil général, "un tiers des postes de médecins et la moitié des postes de sages(femmes et d'infirmiers sont actuellement vacants". Des PMI étaient ainsi menacées de fermeture ou ne fonctionnaient quasiment plus depuis quelques mois. "Depuis deux ans, la qualité sanitaire qui était auparavant très bonne a chuté, de même que le nombre de vaccinations", a reconnue lors de la séance du 30 juin le directeur de la DSDS, M. Elamine.

Pour répondre à cette urgence, les conseillers généraux ont adopté à l'unanimité ce jour-là un rapport visant à améliorer les conditions de recrutement de ce personnel. Désormais, le billet d'avion leur sera payé, de même que leur déménagement. Les salaires seront eux indexés sur ceux en vigueur au sein du CHM.

VM

COMORES Politique
Mohamed Bacar au Bénin : ça se précise  
Vendredi 4 Juillet 2008
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Révélée par Le Quotidien de la Réunion il y a un mois, l'information selon laquelle l'ancien dictateur anjouanais, Mohamed Bacar, pourrait être extradé au Bénin est confirmée par l'hebdomadaire Jeune Afrique.

Actuellement détenu dans un camp militaire de la Réunion, Mohamed Bacar, dont la demande d'asile a été refusée par l'Ofpra, mais dont la justice française a estimé qu'il ne pouvait être renvoyé aux Comores malgré la demande d'extradition effectuée par Moroni (lien vers tous les articles), doit être envoyé dans un pays tiers. Paris se démène depuis plusieurs semaines pour trouver un accord avec une capitale africaine ou moyen-orientale. La piste la plus chaude est le Bénin, comme l'avait révélé Le Quotidien de la Réunion il y a quelques semaines –information confirmée par La Lettre de l'océan Indien depuis.

Sur son site Internet (www.jeuneafrique.com), l'hebdomadaire Jeune Afrique évoque lui aussi cette hypothèse. "Les pistes malgache et sud-africaine, un temps envisagées, semblent abandonnées", indique le journal, qui cite un fonctionnaire du Quai d'Orsay selon lequel "plusieurs hypothèses sont toujours à l'étude, mais rien n'est encore décidé". Des contacts seraient cependant "avancés" avec le Bénin. "Le président Boni Yayi, sollicité par l'ambassadeur de France Hervé Besancenot, aurait pratiquement donné son feu vert à l'opération, pour 'rendre service à la France'", affirme Jeune Afrique. Qui poursuit : "Seuls les détails resteraient à finaliser. Bacar pourrait, dit-on, être hébergé dans une des villas ayant servi aux hôtes de marque du récent sommet de la Communauté économique des États sahélo-sahariens (Cen-Sad)" auquel a participé le président comorien Ahmed Abdallah Sambi.

Cette hypothèse est d'autant plus crédible que Boni Yayi fait partie des présidents africains les plus proches de Nicolas Sarkozy, le président français. Yayi a été reçu en juillet 2007 à l'Elysée, alors que le Bénin avait été l'une des destinations de Sarkozy encore ministre de l'Intérieur, en 2006. L'aide de la France au Bénin s'élève à 30 millions d'euros par an.

VM


COMORES Défense - Conflits
Comores : Abdourazakou succède à Mouzaoir  
Jeudi 3 Juillet 2008
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Un ancien chef d'état-major de l'armée comorienne, Abdoulhamid Abdourazakou, 67 ans, a été élu mardi 1er juillet à Moroni, président de la Cour constitutionnelle de l'Union des Comores.

Lieutenant-colonel de gendarmerie à la retraite, il a été nommé membre de cette juridiction par le président de l'île autonome de la Grande-Comore, Mohamed Abdouloihabi, en 2007. Abdourazakou a été commandant de la gendarmerie nationale puis chef d'état- major de la force comorienne de défense. Il succède à la tête de la haute juridiction à Mouzaoir Abdallah, dont le mandat arrivait à terme le 13 juin dernier, et qui n'a pas été reconduit par Sambi, le président comorien.

La Cour constitutionnelle, dont les décisions sont sans appel, est composée de sept membres élus pour un mandat de six ans renouvelables. Le président de l'Union des Comores, les deux vice-présidents, les présidents des trois îles autonomes du pays et le président de l'Assemblée nationale des Comores nomment chacun un juge.

(avec Panapress)


MAYOTTE Développement
"La loi programme n'oubliera pas Mayotte" selon le préfet  
Jeudi 3 Juillet 2008
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Le préfet de Mayotte a présenté mercredi 2 juillet au cours d'une conférence de presse les différentes dispositions du projet de loi de programme pour l'outremer qui seront applicables à Mayotte.

Trois grands axes
Actuellement en cours de rédaction, le projet de loi de programme pour le développement économique de l'outremer devrait être présenté en Conseil des ministres fin juillet, et voté par le Parlement en octobre ou novembre prochains. Une première version avait été présentée en début d'année, mais n'avait pas fait l'unanimité, notamment parmi les socio-professionnels. Cette deuxième mouture s'organise autour de trois grands axes : le développement économique des territoires ultramarins et la lutte contre le chômage ; le logement, particulièrement le logement social ; et le renforcement de l'égalité entre les territoires. Il n'est pas fait mention de l'intégration économique des territoires ultramarins dans leur environnement régionale.

Alors que Serge Castel, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Mayotte, avait dénoncé en février le fait que Mayotte était la grande oubliée de la loi de programme "pour le développement et la promotion de l'excellence de l'outremer", actuellement en réflexion (lire ci-contre), le préfet de Mayotte, Vincent Bouvier, s'est inscrit en faux, mercredi 2 juillet, au cours d'une conférence de presse. Selon lui, "certes, il y a des dispositions de ce projet de loi qui ne sont pas applicables à Mayotte, mais c'est lié à la situation statutaire. Nous entrons dans une phase de préparation à la départementalisation. Le référendum du mois d'avril ou mai 2009 sera suivi d'une loi spécifique à Mayotte dans laquelle on retrouvera logiquement un certain nombre des dispositions de cette loi". Autrement dit : "Ce n'est que partie remise". Les deux principales mesures de ce projet de loi qui ne concernent pas Mayotte sont celles justement réclamées par Serge Castel et une partie des entrepreneurs : la création de zones franches comme c'est prévu dans les quatre DOM, et l'exonération de certaines charges patronales. "Dans notre réflexion sur le statut de département, nous réfléchirons sur le calendrier de la marche vers le droit commun des six domaines encore régis par la spécialité législative. Or parmi ces domaines figure la fiscalité. On ne peut pas exonérer des charges qui n'existent pas encore à Mayotte", s'est défendu le préfet. Selon M. Jean-Baptiste, directeur des Services fiscaux de Mayotte, "les zones franches consistent en l'exonération de certains impôts qui n'existent pas encore à Mayotte. Nous serons donc obligés de passer par une phase d'identité législative avant d'entrer dans la phase des zones franches". Le droit commun avant les zones franches, ont ainsi martelé les représentants de l'Etat.

Le préfet et ses services se sont toutefois attachés à affirmer lors de cette conférence de presse que cette loi-programme "n'oubliera pas Mayotte" comme le craignent les acteurs économiques. M. Bouvier a notamment cité les nombreuses dispositions qui, elles, devraient être applicables dans l'île, quel que soit son futur statut : défiscalisation des entreprises dans certains secteurs ; création d'un Fonds exceptionnel d'investissement (pour la réalisation d'équipements publics collectifs structurant ne rentrant pas dans le cadre du Contrat de projet) ; réorientation de la défiscalisation vers le logement locatif social et intermédiaire "afin de favoriser la mixité sociale" selon M. Bouvier, qui a précisé que l'ancien dispositif serait prolongé de deux ans pour le logement libre et trois ans pour le logement intermédiaire ; maintien de la défiscalisation en matière de l'accession à la propriété dans la limite de 100 m² habitables ; création d'un Fonds pour la continuité territoriale ; extension à Mayotte des opérations de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH)…

Insistant sur l'axe consacré au logement, un sujet particulièrement important à Mayotte, M. Bouvier a précisé que "ce projet de loi sera complété par d'autres types d'actions" dans certains secteurs comme le tourisme. Il a en outre rappelé que "le gouvernement travaille actuellement à la mise en place d'un plan stratégique [de trois ans] de développement de l'outremer qui complètera la loi-programme" et qui "sera présenté par le ministre de l'Outremer en septembre".

VM

COMORES Politique
Anjouan : Djaanfari conteste les résultats officiels  
Mardi 1 Juillet 2008
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Dans une déclaration adressée aux Anjouanais lundi 30 juin, au lendemain du second tour de l'élection du président d'Anjouan remportée a priori par son adversaire Moussa Toybou, Mohamed Djaanfari conteste les résultats officiels.

Selon Mohamed Djaanfari, "les Anjouanais, dans leur grande majorité m'ont encore témoigné de leur confiance en votant pour moi le 29 juin 2008 et ce, malgré la volonté du Président de l'Union, Abdallah Sambi, de tenir en échec cette victoire." Le candidat de Sima accuse Sambi d'avoir mis à disposition de Moussa Toybou, donné gagnant selon les premiers résultats provisoires publiés lundi, "tous les moyens matériel, financier et humain de l'Etat pour l'aider à mettre en place une machine de fraudes". "Comme insatisfait", poursuit-il, "Sambi s'est acharné pour porter atteinte aux institutions de la république, y compris la seule Cour habilitée à statuer en dernier ressort sur le contentieux électoral ; en d'autres termes, la Cour Constitutionnelle", dont il a remplacé le président la semaine dernière (lire l'article  Comores : les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment ).

Sans surprise, M. Djaanfari estime "en vertu du respect du droit, que la validation de ma victoire à l'issue du scrutin du 29 juin 2008 ne souffrira de rien étant donné le constat désagréable sur les irrégularités flagrantes commises par les partisans de Moussa Toybou." Il se dit "déterminé à poursuivre toutes les voies juridiques pour défendre la démocratie et notre victoire" et qualifie d'"inadmissibles" "les agissements irresponsables de Sambi", qu'il n'hésite pas à comparer à l'ancien dictateur anjouanais, Mohamed Bacar. "Le président Sambi engage le pays dans la voie de l'instabilité politique aux conséquences fâcheuses inquiétantes et dramatiques", conclut-il. Il appelle en dernier ressort les Comoriens à "défendre le droit et le retour à la légalité institutionnelle du pays ; être solidaire de la Cour Constitutionnelle de l'Assemblée Nationale ; refuser et à dénoncer la dérive totalitaire de Sambi." Il appelle également la communauté internationale à "mesurer le poids des conséquences dans la volonté du chef de l'Etat à porter atteinte aux institutions de l'Union ; défendre le droit international ; veiller au respect de la démocratie."

Cette dernière a cependant d'ores et déjà jugé le scrutin du 29 juin valide. La mission d'observation internationale, composée de la Ligue des Etats arabes, de l'Union africaine, de l'Organisation internationale de la francophonie, de la Commission de l'Océan indien, de l'ambassade des Etats-unis et de celle de la Libye, a constaté ''une bonne organisation du scrutin, une campagne électorale sans incident notable, axée sur l'unité nationale''. La mission a également noté ''un comportement citoyen de la population, une amélioration dans la maîtrise des opérations de vote par les agents électoraux et les électeurs, une bonne sécurisation des opérations de vote et la présence discrète des forces de sécurités sur les lieux de vote''.

De son côté, la Fédération comorienne des organisations de la société civile a déclaré dans un communiqué que ''malgré les retards dans l'acheminement et le manque de certains matériels dans quelques régions, les élections se sont globalement déroulées d'une manière satisfaisante''.

La Cour constitutionnelle doit donner les résultats définitifs de cette élection avant le jeudi 3 juillet prochain.

VM

Outremer/DOM TOM Société
Majorations de retraite des fonctionnaires outre-mer : réforme confirmée  
Vendredi 4 Juillet 2008
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Le secrétaire d'Etat français à l'Outremer Yves Jégo a confirmé mercredi 2 juillet au Sénat que le système de majoration de retraite des fonctionnaires d'Etat dans certains territoires d'outre-mer, instauré par décret en 1952, allait être modifié.

Répondant devant la commission des Finances, élargie à d'autres sénateurs, à une question de Simon Loueckhote (UMP), M. Jégo a dit son intention de "mettre fin aux excès du dispositif", dont le coût a atteint 295 millions d'euros en 2007 et augmente de 10% par an (30.600 retraités concernés en 2005). Il s'agit de "faire en sorte que ceux qui n'ont rien à voir avec le territoire concerné ne puissent plus venir s'y installer pour bénéficier d'une surretraite qui n'a aucune justification", a expliqué le secrétaire d'Etat.


La majoration de retraite, dite "indemnité temporaire de retraite" (ITR), varie entre 35% et 75%. Elle est versée aux retraités titulaires d'une pension civile ou militaire de l'Etat résidant dans certaines collectivités d'outre-mer ( La Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis et Futuna). Certains fonctionnaires n'ayant jamais servi en Polynésie ou en Nouvelle Calédonie par exemple sont venus s'y installer pour toucher davantage d'argent.

"Cette partie du dispositif est condamnée", a affirmé M. Jégo. "Il y aura dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) la fin de l'entrée dans le dispositif sur ce sujet".

Pour les bénéficiaires actuels de ces majorations de retraites, M. Jégo a affirmé vouloir introduire un plafonnement, pour "ramener un peu de raison".

"La deuxième question qui se pose, nous sommes en train d'en discuter avec les syndicats, c'est le plafonnement", a-t-il dit, comblant d'aise le président UMP de la commission des Finances Jean Arthuis (UMP). "Il n'est pas très sain qu'un très haut fonctionnaire qui a une très haute retraite ait un ITR qui représente un pourcentage de cette retraite",, a-t-il dit.

Selon lui, "ceci ouvre un autre débat", celui des "rémunérations outre-mer", "qu'il faudra avoir avec les représentants syndicaux de la fonction publique d'Etat". Une fois que l'INSEE aura établi un indice précis de coût de la vie dans les différents territoires d'outre-mer, le secrétaire d'Etat estime que la surrémunération des fonctionnaires outre-mer pourra "peut-être" être établie "sur une réalité des prix", et non plus de façon "fixe", en pourcentage de la rémunération.

(AFP)

COMORES Relations internationales
Comores : Luc Hallade nouvel ambassadeur français  
Vendredi 4 Juillet 2008
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L'ambassadeur de France à Moroni, Christian Job, en poste depuis 2005 aux Comores, a pris sa retraite le 1er juillet dernier. Il est remplacé par Luc Hallade, qui a remis ses lettres de créance au président Sambi vendredi 4 juillet.

Luc Hallade a remis vendredi 4 juillet ses lettres de créance –étape indispensable à l'installation d'un nouvel ambassadeur- au président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. A cette occasion, ce dernier n'a pas manqué de rappeler les liens qui lient les deux pays. "Les relations entre nos deux pays et nos deux peuples sont anciennes, solides et particulières. Elles sont également incontournables car nos deux Nations sont liés par l’histoire, la culture, une langue que nous avons en partage et parce que nos intérêts politiques et économiques sont intimement liés. Ainsi, l’Union des Comores se réjouit de la volonté exprimée par les autorités françaises au sommet, de consolider les relations d’amitié entre nos deux pays et de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Cette volonté qui nous est réciproque, a eu comme cadre, la récente réunion à Paris, de la Commission Mixte Franco-Comorienne et s’est traduite par l’engagement, pris par nos deux Gouvernements, de se rapprocher davantage et de créer les conditions requises, pour un dialogue politique permanent, capable de nous aider à surmonter les points de divergence", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Vous arrivez aux Comores au lendemain de la libération de l’île d’Anjouan à laquelle la France a beaucoup contribué. Le pays aspire aujourd’hui à la paix et souhaite s’engager dans un vaste chantier de réformes socio-économiques, en vue de relancer son développement et promouvoir ainsi le bien-être de sa population. Pour y parvenir, nous avons besoin du soutien de tous nos partenaires bilatéraux et multilatéraux. Je sais pouvoir compter plus particulièrement sur la France, dont la solidarité ne nous a jamais fait défaut et que nous souhaitons voir continuer à jouer un rôle de premier plan."

Issu des services de coopération de l'administration française, Luc Hallade, 51 ans, a été chef de la mission française de coopération par intérim en Côte d'Ivoire en 1995. Par la suite, il a dirigé le service de coopération et d'action culturelle au Cameroun, puis a été premier conseiller à l'ambassade de France au Congo-Brazzaville. Ces dernières années, il était numéro deux à l'ambassade de France en République démocratique du Congo (RDC), avant de réintégrer récemment l'administration centrale du ministère des affaires étrangères à Paris. Diplômé de Sciences Po Paris, Hallade possède une expérience en matière de défense. Il est en effet diplômé d'une école de commissaire de marine, ce qui lui a permis d'être commissaire d'un aviso-escorteur (1980-1981), puis commissaire adjoint de l'unité administrative de la marine à La Réunion (1981-1982). Il présente donc une longue expérience en matière de diplomatie, ce qui n'était pas le cas de son prédécesseur.  

Christian Job n'oubliera certainement pas sa dernière affectation, lui le préfet de métier qui a découvert les "joies" de la diplomatie en toute fin de carrière. Son poste à Moroni fut en effet le premier en tant qu'ambassadeur. Il ne fut pas de tout repos, entre la crise anjouanaise, les élections de l'Union et des îles, et surtout de nombreuses critiques à son égard, liées notamment aux ingérences françaises dans l'archipel, et qui ont culminé lorsque sa voiture a été caillassée par des jeunes en avril 2008. Accusé de soutenir Caambi contre Sambi lors des élections du président de l'Union en 2006, puis de soutenir Bacar dans sa rébellion après avril 2007, il s'était attiré les foudres de l'intelligentsia comorienne en 2007 après une conférence de presse au cours de laquelle il avait vertement critiqué les autorités comoriennes. Les nombreuses zones d'ombre après le débarquement à Anjouan –où l'on a retrouvé des caisses de munitions de l'ambassade de France- n'ont pas arrangé sa réputation.

VM



Lire le portrait de Christian Job dans Kashkazi n°64, juin 2007, disponible sur www.kashkazi.com.

COMORES Politique
Comores : les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment  
Mardi 1 Juillet 2008
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Les trois nouveaux membres de la Cour constitutionnelle de l'Union des Comores ont prêté serment lundi 30 juin, au siège de la haute juridiction, à Moroni.

Abdoulkarim Saïd Omar, qui remplace Mouzaoir Abdallah, l'ancien président de la Cour, Abdillah Youssouf Saïd, qui remplace Abhar Bourhane, et Abdou Moustakim, qui faisait déjà partie de la juridiction et a été reconduit dans ses fonctions, tous nommés pour une durée de six ans, ont prêté serment lundi 30 juin dans la matinée en présence des représentants de la communauté internationale, de notables, des deux vices-président Idi Nadhoim et Ikililou Dhoinine - en l'absence de Sambi, qui participe au 11ème Sommet de l'Union Africaine en Egypte -, ainsi que des membres du bureau de l’Assemblée de l’Union assistés du Grand Moufti. Le premier a été nommé par le président de l'Union Ahmed Abdallah Sambi, le deuxième par le vice-président Idi Nadhoim, et le troisième par l'autre vice-président Ikililou Dhoinine.

"Sagesse" et "foi"
Lors de cette cérémonie d'intronisation des trois membres de la Cour Constitutionnelle, le vice-président Idi Nadhoim a affirmé que "cette cérémonie témoigne de notre ferme volonté de pérenniser les avancées considérables, enregistrées dans la consolidation de l’architecture institutionnelle de notre pays." Selon lui, "nous ne pouvons qu’être particulièrement satisfaits de la place fondamentale qu’occupe la Cour Constitutionnelle dans le contexte institutionnel, historique et politique des Comores d’aujourd’hui. Outre, sa fonction de juge de la constitutionalité des lois de l’Union et des îles, elle joue un rôle capital dans l’édification de l’Etat de droit. L’indépendance dont doivent jouir les membres de cette honorable institution dans la prise des décisions, doit être absolue, mais elle exige d’eux, en retour, beaucoup de sagesse et de foi, dans l’accomplissement de leur noble mission."

Les trois nouveaux membres de l'institution la plus haute de l'Etat ont juré, Coran à la main, de "bien et fidèlement remplir leur fonctions au sein de la Cour, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution de l’Union, de garder le Secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour", conformément à l’article 2 de la Loi Organique relative à l’organisation et aux compétence de la Cour constitutionnelle, indique la présidence.

Toujours selon la présidence, "cette cérémonie marque la fin du débat juridico-politique sur la durée du mandat de 6 ans, de trois des membres de la Cour, dont l’ancien Président de cette institution, nommés le 13 juin 2002." La semaine dernière, six des sept membres de la Cour, ainsi que les présidents des îles de Mwali et Ngazidja et celui de l'Assemblée de l'Union, s'étaient ouvertement opposés au remplacement de Mouzaoir Abdallah, estimant qu'il n'était pas justifié et arguant du fait que ce changement, qui s'est produit en pleine élection à Anjouan (lien vers article précédent), représentait un risque de déstabilisation politique.

La tâche –délicate dans ce contexte- qui attend désormais les sept conseillers est l’élection du nouveau Président de la Cour Constitutionnelle, en remplacement de Mouzaoir, et surtout la proclamation des résultats officiels du second tour de l’élection du président d’Anjouan, dont Mohamed Djaanfari a déjà contesté les premiers résultats.

VM

COMORES Coopération régionale
Les Comores pour les Etats-Unis d'Afrique  
Mardi 1 Juillet 2008
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Dix- neuf pays africains, dont les Comores, ont décidé, ce mardi à Charm el-Cheikh, en Egypte, de constituer "immédiatement" le gouvernement de l'Union, dans le but d'atteindre l'objectif des Etats-Unis d'Afrique, a appris la PANA de source digne de foi.

C'est au cours du débat sur le gouvernement fédéral qui a débuté ce mardi lors du 11ème Sommet de l'Union Africaine (UA), que ces pays ont donné leur accord à ce projet de l'Union africaine, selon des sources assistant à la réunion.

Les pays qui auraient décidé de créer le gouvernement de l'Union seraient : la Libye dont le colonel Kadhafi est le chantre de ce projet, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Bénin, le Togo, le Tchad, le Soudan, la République Centrafricaine, le Gabon, les Comores, la Sierra Leone, Sao Tome et Principe, la Guinée Equatoriale, la République de Guinée et l'Egypte.

Quatre pays ont décidé de mener des consultations ultérieures avant de prendre une décision. Il s'agit de la Mauritanie, du Congo, des Comores et de Djibouti.

Les Etats partisans de la mise en place du gouvernement de l'union ont décidé de se retrouver à Dakar, au Sénégal, ou à Libreville, au Gabon, après ce sommet de l'UA de Charm el-Cheikh pour prendre les actes officialisant leur décision.

(avec Panapress)


MAYOTTE Economie
"Le goûter des créateurs"  
Vendredi 4 Juillet 2008
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La Boutique de Gestion de Mayotte organise une rencontre entre créateurs d'entreprises, entrepreneurs et porteurs de projets le mercredi 9 juillet de 9h00 à 16h00 dans les locaux de la Boutique de Gestion, 12, rue de la Briqueterie à Cavani- Mamoudzou (Tél : 02 69 61 13 82).

L'objectif affiché de cette manifestation est de provoquer "une occasion formidable et unique de nous retrouver et échanger sur nos expériences respectives…", et pour les nouvelles entreprises "de rencontrer des partenaires, des clients, des fournisseurs…"

ZIMBABWE Droits de l'homme
ZIMBABWE: Trop tôt pour pardonner  
Jeudi 3 Juillet 2008
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Martin Gurajena*, comme bien d'autres militants de l'opposition forcés à fuir pour échapper aux flambées de violence politique qui sévissent actuellement au Zimbabwe, se trouve confronté à un choix difficile : quand pourra-t-il rentrer chez lui en toute sécurité ?

M. Gurajena, 48 ans, sa femme et ses quatre enfants, font partie des 20 familles hébergées dans une église de Bulawayo, la deuxième ville du Zimbabwe. La milice de la ZANU-PF, le parti de Robert Mugabe (composée de jeunes hommes réputés pour leur violence) les a chassées de Mberengwa, dans la province des Midlands (centre), parce qu'elles étaient membres du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le parti d'opposition.La décision de Morgan Tsvangirai, le leader du MDC, de ne
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MONDE Droits de l'homme
YÉMEN: Un organisme public réagit face aux mutilations génitales féminines  
Jeudi 3 Juillet 2008
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Le Conseil suprême de la maternité et de l'enfance (CSME), un organisme public, a élaboré un plan d'action national destiné à mettre un terme à la pratique des mutilations génitales féminines/excisions (MGF/E) au Yémen.
Ce plan (le premier en son genre au Yémen) vise en premier lieu à réduire la prévalence des MGF/E de 30 pour cent d'ici à 2012.

Le type de lame couramment utilisé pour pratiquer une MGF/E. (Photo: UNICEF Egypt/Pirozzi 2005)
Il doit encore être soumis à l'approbation du Cabinet, mais il a déjà été débattu lors d'un atelier, le 24 juin, auquel participaient 65 représentants d'agences des Nations Unies, du gouvernement, des bailleurs de fonds et de la société civile. Selon une nouvelle étude inédite sur cette pratique, présentée au cours de l'atelier, les MGF/E sont pratiquées dans cinq des 21 gouvernorats du Yémen ; le gouvernorat d'al-Hodeidah affiche un taux de prévalence de 97,3 pour cent, celui d'Hadhramaut,
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