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La lettre de Malango N°52
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La lettre de Malango
N°
52
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Vendredi 11 Juillet 2008
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" La Lettre de Malango"
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| La Lettre de Malango prend quelques congés et reparaîtra le VENDREDI 22 AOUT. |
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COMORES |
Justice |
Mohamed Bacar pourrait quitter la Réunion prochainement
Mercredi 9 Juillet 2008 |
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L'ex-président de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, assigné à résidence dans une base aérienne à Saint-Denis depuis la fin du mois de mars après sa fuite, pourrait quitter la Réunion dans les prochains jours pour rejoindre le Bénin, a déclaré mardi 8 juillet son avocate.
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Le Colonel Bacar, ex-président de l'île d'Anjouan (Comores) |
"Des représentants de la préfecture ont annoncé lundi [7 juillet, ndlr] au colonel Bacar que le préfet envisageait d'abroger son assignation à résidence et de mettre à exécution un arrêté de reconduite à la frontière", a indiqué à la presse l'avocate du colonel Bacar, Me Marie Briot. "Le colonel Bacar n'a pas vocation à rester en France. Nous l'avons rencontré pour lui demander ses observations sur son départ de la Réunion", a confirmé à l'AFP le secrétaire général de la préfecture, Michel Theuil, soulignant qu'"aucun délai" n'a été évoqué. Plusieurs médias de l'île ont cependant fait état d'un départ imminent de l'ancien dictateur, a priori à destination du Bénin (lien vers article précédent). Deux ou trois des vingt membres de sa garde rapprochée devraient le suivre vers son nouveau pays d'accueil. Pour les autres, une solution sera trouvée “ultérieurement”. "Le colonel Bacar n'est pas opposé [à son extradition vers le Bénin, ndlr], mais il réclame des garanties de ne pas être renvoyé aux Comores une fois sur place. Il craint que le Bénin n'ait déjà conclu un accord avec l'Union des Comores pour qu'il soit extradé aux Comores", a déclaré Me Briot. Selon la préfecture de la Réunion, le gouvernement français "ne renverra pas le colonel Bacar aux Comores ni dans un pays susceptible de le renvoyer aux Comores". "La France a pris attache avec les autorités de plusieurs pays qui pourraient l'accueillir. Le Bénin est une hypothèse parmi d'autres", a expliqué M. Theuil. Selon le secrétaire général de la préfecture, le colonel Bacar a "épuisé toutes les voies de recours" qui pouvaient suspendre l'application de l'arrêté de reconduite à la frontière. Arrivé à la Réunion en compagnie des militaires de sa garde rapprochée fin mars, Mohamed Bacar a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour détention d'armes. L'Ofpra (Office français pour la protection des réfugiés et apatrides) a refusé de lui accorder l'asile en France, tout en excluant son renvoi aux Comores. VM (avec AFP et la presse réunionnaise) |
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MAYOTTE |
Economie |
Mayotte : les taximen se réunissent pour se professionnaliser
Jeudi 10 Juillet 2008 |
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Au cours du premier colloque sur le transport collectif à Mayotte, organisé mercredi 9 et jeudi 10 juillet, les propriétaires de taxi ont planché sur la professionnalisation de la filière, indispensable selon eux à leur survie.
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Sur certains secteurs à l'écart des grands axes, il faut souvent s'armer de patience avant d'apercevoir un taxi... qui ne soit pas déjà bondé. |
"Que de chemin parcouru" était le maître-mot lors de l'ouverture de ce colloque –le premier du genre- organisé par la section locale de la Fédération des artisans taxis de Baco Madi. "Que de chemin à parcourir" était celui de la clôture de ce même colloque, jeudi midi. Le secteur du transport collectif s'est considérablement développé ces trente dernières années –on compte aujourd'hui plus de 600 taxis sur l'île. "A la fin des années 60, nos compatriotes étaient transportés sur des banquettes –les fameuses 504 bachées. Depuis, ces transporteurs n'ont cessé de se moderniser et d'investir pour la sécurité des passagers, représentant un pan important de l'économie locale", a déclaré Mohamed Houlame, président de la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) lors de l'ouverture de ce colloque. Cependant, "il y a encore beaucoup de problèmes à résoudre : les difficultés pour trouver et conserver des chauffeurs formés ; la capacité d'investissement pour des véhicules répondant aux normes européennes ; les difficultés pour trouver des subventions et des prêts bancaires…" Rappelant qu'entre le minibus coûtant 60.000 francs et les nouveaux modèles à 80.000 euros, il y avait un fossé énorme, il a regretté le peu d'aides publiques. En effet, malgré leur mission de service public –il n'existe pas de transport collectif public à Mayotte, excepté la barge qui relie la Petite à la Grande Terre-, les taxis ne touchent aucune aide. "Ce n'est pas normal et nous devons remédier à ce défaut", s'est indigné Alain Estival, président de la Fédération nationale des artisans taxis venu pour ce colloque. Pourtant, "la question du transport collectif à Mayotte est au cœur du développement", a affirmé le député de Mayotte, Abdoulatifu Aly. Même s'il a regretté "le mauvais état des routes", la hausse du carburant et les difficultés de trouver les garanties nécessaires pour fonder sa société, comme l'impose la législation nationale entrée en vigueur le 1er janvier 2008 à Mayotte, le député a également pointé du doigt les taxis eux-mêmes. "La réalité, c'est qu'aujourd'hui, le transport collectif est un droit en France, mais pas à Mayotte. Aujourd'hui, un habitant de Mbouini [à l'extrême sud] qui veut venir à Mamoudzou en taxi doit se lever à l'aube et il ne sait pas à quelle heure il rentrera. Un habitant de Kaweni ne peut plus se faire déposer devant chez lui. Ce n'est pas normal ! Nous devons accepter de balayer devant notre porte." Une critique maintes fois entendue durant ces deux jours, les usagers s'étant invités à ce colloque. Parmi eux, notons ce témoignage d'un habitant de Mzouazia, au sud : "Je travaille à Mamoudzou et ma femme aussi. A raison de 12 euros par jour (6 euro l'aller et le retour) multiplié par deux, cela nous revient à 450 euros par mois !" Trop cher pour les plus petits revenus, de fait "écartés de la vie économique mahoraise concentrée à Mamoudzou", explique un agent administratif. Conscients de leur rôle essentiel dans une île où une grande partie de la population ne possède pas de voiture, les taxis sont prêts à se "moderniser" et se "former" pour "répondre aux attentes de nos clients", affirme Baco Madi, mais aussi "pour éviter qu'un gros groupe viennent un jour transporter les gens à notre place"."Nous nous battrons pour cela" a-t-il ajouté. Mais entre la défense de leurs maigres marges –selon eux- et celle du portefeuille des usagers, "il faudra trouver une solution qui passe par des aides publiques", pense Baco Madi. Entre autres projets à l'étude : la mise en place d'un coopérative. VM |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : l'UTFO demande un "coup de pouce"
Jeudi 10 Juillet 2008 |
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Dans un communiqué envoyé à la presse en milieu de semaine, l'Union territoriale des syndicats Force ouvrière (UTFO), l'une des trois principales confédérations de l'île, estime que la hausse du Smig intervenue le 1er juillet n'est pas suffisante. La hausse annuelle de 12,28% du Salaire minimum d'insertion garanti (Smig) intervenue le 1er juillet 2008 (Lire article à ce sujet) ne convient pas au syndicat, qui estime que "cette augmentation n'améliorera pas la situation des salariés ou des travailleurs de l'île". Selon l'UTFO, "pour bien faire, il faudrait que les pouvoirs publics tiennent compte du niveau du coût du transport, des repas, du carburant ainsi que des factures de la vie quotidienne. L'UTFO constate que l'objectif de l'accord du 2 février 2007, dont l'esprit est le rattrapage du Smig national, est dénaturé du fait de la situation économique de l'île, de l'augmentation des prix et de la manipulation des chiffres officiels de l'administration de l'Etat, très éloignés de la réalité du terrain. Il s'agit ici de faire croire que notre économie va bien, mais on oublie que les frais des taxis du Nord, Centre, Sud et les frais des repas du midi ne sont pas inclus dans le calcul de l'indice des prix." Pour le syndicat, les frais moyens de transport s'élèvent à 176 euros par salarié, et 110 euros pour les repas le midi : ces 286 euros devraient être déduits de l'augmentation du Smig de cette année, estime l'UTFO, qui demande un "coup de pouce" des pouvoirs publics.
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COMORES |
Economie |
Comores : Sambi invente la naturalisation économique
Jeudi 10 Juillet 2008 |
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Les députés de l'Assemblée de l'Union des Comores étudient à partir de ce vendredi 11 juillet un projet de loi très décrié, qui devrait permettre la naturalisation de 4.000 familles issues des Emirats arabes unies.
Ce projet de loi portant sur la modification de "certaines dispositions relatives à la nationalité comorienne" a pour ambition de permettre à des étrangers non résidents aux Comores de bénéficier de la naturalisation. Il entre dans le cadre du "programme de citoyenneté économique" porté par le gouvernement Sambi, destiné selon le ministère comorien des Investissements à attirer "des investissements étrangers dans le domaine immobilier". Cette loi, si elle est adoptée, permettrait dans un premier temps à 4.000 familles emirati de devenir comoriennes. Une naturalisation de masse qui, selon un document officiel, devrait rapporter à l'Etat 100 millions de dollars, qui seraient versés selon Sambi au rythme de "4 millions de dollars par mois pour une période de deux ans". Ce projet suscite déjà de nombreux commentaires à Moroni, où les opposants parlent d'une mise en vente des Comores aux Arabes, tandis que d'autres y voient une "porte ouverte à l'intrusion des Iraniens dans le tissu économique du pays". Au total, ce sont 25.000 familles –pour la plupart koweïtiennes et emirati- qui attendraient d'obtenir la nationalité comorienne. Le projet de loi précise que les personnes susceptibles d'obtenir la naturalisation doivent être porteuses d'un projet d'investissement d'un montant minimum et être membre d'un des pays ayant signé un programme de citoyenneté économique avec les Comores. Il vise à exempter ces investisseurs "de toutes charges fiscales sauf si elles établissent leur résidence aux Comores" indique le projet de loi. VM
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COMORES |
Politique |
Anjouan : Moussa Toybou officiellement investi
Mercredi 9 Juillet 2008 |
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Moussa Toybou, récemment élu président de l'île autonome d'Anjouan, a été officiellement investi à la présidence de l'île, lundi 7 juillet à Dar-Najah, le palais présidentiel situé à quelques kilomètres de Mutsamudu.
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Le candidat à la présidentielle à Anjouan, juin 2008 en campagne à Pomoni (AFP) |
Selon le journal d'Etat Al-Watwan, plus de 2.000 personnes ont assisté à cet événement marquant le retour de l'île à la normalité constitutionnelle. Le vice-président Ikililou Dhoinine, représentant le président de l'Union, a prononcé un discours relevant “la nouvelle page qui vient de s'ouvrir dans l'histoire politique de l'île”, et exhortant “les Anjouanais à tourner le dos aux démons du séparatisme pour renouer avec la paix et le développement”. Le nouveau président d'Anjouan, Moussa Toybou a pour sa part exprimé sa "gratitude à l'endroit de la population anjouanaise" pour "la confiance qu'elle m'a témoignée lors des deux tours des élections du président de l'île d'Anjouan". Il a annoncé que le gouvernement qu'il allait mettre en place aurait "comme objectif de soulager les souffrances des Anjouanais", auxquels il a demandé "patience". (avec Al-Watwan)
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REUNION |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
La Réunion, un modèle de développement durable
Mercredi 9 Juillet 2008 |
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La Réunion, riche en biodiversité, dépourvue d'énergie fossile et en pleine croissance démographique, ambitionne de devenir un modèle de développement durable et fait le pari de l'autonomie énergétique d'ici 2030.
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Champ d'éoliennes à la Réunon (Photo AFD) |
"S'il y a un endroit au monde où on peut démontrer que le développement durable, est possible, c'est ici à La Réunion", s'est enthousiasmé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, à l'issue d'une visite de différents sites pilote. "Il y a tout ici: la mer, les fosses marines, la biomasse, la houle, le vent, la géothermie et la volonté des réunionnais", souligne-t-il, déterminé à démontrer que La Réunion peut être "le laboratoire et la vitrine" des énergies renouvelables. Avec 37% d'énergies renouvelables dans sa consommation d'énergie, l'île est bien placée pour atteindre les objectifs du Grenelle de l'environnement (50% de renouvelables en 2020). Elle veut atteindre l'autonomie énergétique en 2030, voire 2025: "c'est un pari ambitieux mais en passe d'être gagné", assure Paul Vergès, président du Conseil régional et président de l'Office national des effets du réchauffement climatique (ONERC). Pour cela, elle mise sur le soleil et l'éolien: "il y a ici une culture du solaire, très en avance sur la Métropole", souligne Jean-Louis Borloo. Déjà, près de 45% des logements sont équipés de chauffe-eau solaires, ce qui fait de La Réunion, de loin, la région la mieux équipée de France. Et la ZAC 2000 au port de Saint-Denis-de-La-Réunion est la plus grande ferme photovoltaïque de France. L'exploitation de l'énergie éolienne a du se plier aux conditions locales: une soixantaine d'éoliennes - capables de se coucher en cas de cyclones - tournent déjà. La biomasse également: la centrale thermique de Bois rouge fournit de l'énergie à partir de résidus de canne à sucre. L'île s'intéresse aussi à la géothermie et a décidé d'effectuer des forages d'exploration sur les flancs de son volcan. Pas question pour autant de porter atteinte à la biodiversité locale, une des richesses naturelles de l'île, assurent les autorités locales. "La Réunion, c'est un des dix premiers +spots+ au monde pour la diversité marine et parmi les 25 premiers pour la diversité terrestre", fait observer Jean-Louis Borloo qui a ouvert lundi, à la Réunion, une conférence internationale sur le climat et la biodiversité dans l'outre-mer européen. Le pari apparaît cependant difficile: l'île compte 780.000 habitants, un territoire occupé à 40% par la forêt et au rythme actuel, elle dépassera le million d'habitants d'ici 2030. Faute de transports en commun et d'infrastuctures suffisantes, les Réunionnais utilisent leur voiture ce qui occasionne de gigantesques embouteillages. De gros chantiers ont été lancés avec la construction d'une nouvelle route le long du littoral et un système de "tram-train" destinés à fluidifier le trafic autour de l'île. Les viaducs qu'il a fallu prévoir, ont été conçus de manière à éviter que les oiseaux marins qui reviennent nicher à terre en remontant les vallées ne puissent se blesser sur ces structures, assure Paul Vergès. Et si les voitures apparaissent inévitables, il assure qu'elles seront toutes électriques d'ici 2025. (AFP)
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Outremer/DOM TOM |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
Biodiversité : l'outremer européen menacé par le changement climatique
Mercredi 9 Juillet 2008 |
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La richesse de la vie animale et végétale dans l'outremer européen est gravement menacée par le changement climatique, ont mis en garde des experts dans un rapport présenté lundi lors d'une conférence internationale sur l'île française de la Réunion. "Le changement climatique a d'ores et déjà des conséquences majeures sur la biodiversité dans l'outremer européen" a déclaré devant la presse Jérôme Petit, chargé de recherche climat et biodiversité à l'Union internationale de conservation de la nature (UICN). "De très nombreuses espèces sont déjà touchées", a-t-il indiqué lors de la présentation de ce rapport réalisé par l'UICN et l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), organisateurs de cette conférence qui se tient jusqu'au 11 juillet à Saint-Denis-de-la-Réunion, dans l'océan indien. "Les ours polaires, les coraux et les mangroves font partie des premières victimes", a-t-il cité. L'outremer européen comprend 28 entités, détenues par six pays, entre les Tropiques et les régions polaires, en passant par la forêt amazonienne. "Les chiffres d'extermination des espèces atteignent des records dans les îles", a souligné Jérôme Petit. Le réchauffement "menace d'extinction davantage d'espèces dans les collectivités d'outremer que dans l'ensemble du continent européen" selon le document. La vulnérabilité des îles s'explique notamment par leur isolement et leur exposition aux cyclones. "Les territoires polaires sont particulièrement menacés car la hausse des températures sera deux fois supérieure à la moyenne mondiale d'ici la fin du siècle", a souligné pour sa part Marc Gillet, directeur de l'ONERC. Pourtant ces régions réparties aux quatre coins du monde pourraient "servir de modèle pour le reste de l'Europe" en mettant en place une stratégie d'adaptation au réchauffement, selon le document. Ces entités apparaissent comme "de véritables sentinelles pour l'Union européenne" et peuvent "donner l'alarme face aux effets précurseurs du changement climatique", selon le rapport. "Elles peuvent jouer un rôle de laboratoire d'idées" pour expérimenter cette stratégie. Mais "la voie de l'outremer européen n'est pas assez forte dans les débats internationaux et dans les négociations relatives à la biodiversité et au rechauffement climatique", déplorent les experts de l'UICN et de l'ONERC. (AFP) |
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MADAGASCAR |
Aide internationale |
MADAGASCAR : Les victimes des catastrophes naturelles ont besoin d’une aide
Mercredi 9 Juillet 2008 |
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« Les populations affectées par les catastrophes naturelles à Madagascar ont besoin d’une aide continue afin de reconstruire leurs vies », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général sur les droits de l’Homme des personnes déplacées dans leur propre pays, Walter Kälin, à l’issue d’un séjour à Madagascar. «Les populations affectées par des catastrophes naturelles à Madagascar souffrent non seulement de la perte de leur logement, de leurs moyens de subsistance, mais les plus vulnérables risquent aussi d’être victimes d’actes de discrimination et d’exploitation », a dit M. Kälin dans un communiqué du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme publié mercredi. Il a rappelé qu’«en premier lieu, il incombe aux autorités nationales d’assister les populations affectées par les catastrophes naturelles, y compris les personnes déplacées, et de protéger leurs droits en tant que personnes humaines ». Le Représentant de l’ONU s’est réjouit qu’une réforme des institutions chargées de la réponse d’urgence aux conséquences des catastrophes naturelles ait été mise en oeuvre par les autorités malgaches, en particulier la réorganisation du Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Walter Kälin a recommandé que les capacités opérationnelles soient renforcées aux niveaux régional et local et a souligné l’importance particulière des efforts que doivent fournir les autorités locales pour identifier les plus vulnérables afin que leurs besoins spécifiques soient pris en compte lors d’une réponse d’urgence. Il a recommandé de prendre des mesures pour mieux protéger et assister les femmes chefs de famille, les personnes âgées sans appui familial, les filles qui risquent d’être livrées à la prostitution et les garçons risquant d’être exploités comme travailleurs. Madagascar est confronté régulièrement aux conséquences des cyclones, des inondations et des sécheresses. L’île a été frappée en février 2008 par le cyclone Ivan et par des inondations en 2007 et 2008. Walter Kälin a fait appel à la communauté internationale et aux bailleurs de fonds pour soutenir les autorités malgaches dans leurs efforts pour relancer les activités de réhabilitation.
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OCEAN INDIEN |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
La navigation et le Commerce dans l’Océan Indien jusqu’au 19e siècle en détail
Jeudi 10 Juillet 2008 |
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Après avoir été présentée à l’Alliance Française de Mahajanga 9 au 22 juin 2008, l’ exposition intitulée " Navigation et commerce dans l’océan Indien " est présentée à l’Alliance Française d’Antananarivo depuis le 1er Juillet, et ce, jusqu’au 12 juillet 2008.
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Zanzibar est l'un des ports mythiques de l'Océan Indien où l'activité maritime semble n'avoir pas changé depuis de siècles. |
A travers une quinzaine de panneaux, cette exposition présente un survol de l’histoire des expéditions maritimes et des relations commerciales dans l’Océan Indien depuis l’Antiquité jusqu’au début du XIXème siècle. Bien avant l’ouverture de la « Route des Indes » par les Européens à la fin du XVème siècle, cet océan était parcouru par des marins et marchands arabes, persans, indiens, africains, chinois… : les épices d’Inde, de Ceylan, d’Indonésie, l’or, l’ivoire et les esclaves d’Afrique, les plantes aromatiques et chevaux de Perse et d’Arabie, les cotonnades d’Inde, la soie et la porcelaine chinoises étaient l’objet de commerce, depuis la côte africaine jusqu’en Chine. Elle attire l’attention sur la précocité et l’ampleur des échanges maritimes dans l’océan indien. Une occasion de faire plus de connaissance avec l’histoire de Madagascar et ses relations diplomatiques, en découvrant l’expédition égyptienne dans le pays de « Pount ». Mais également le fabuleux voyage du célèbre Marco Polo. Mais il y aura aussi d’autres histoires sur le marchand arabe en Inde et en Chine dénommé, Sulayman et d’autres sujets intéressants. A noter que cette éxposition réalisée par le Conseil Général de Mayotte passera à Toamasina du 15 au 26 juillet 2008. Le Vernissage a eu lieu mardi 1 juillet 2008 à 18h à l’Alliance Française d’Antananarivo. Recueilli par Daddy R. (La Tribune de Madagascar)
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Outremer/DOM TOM |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
Corail d’outre-mer : Jégo veut lancer une opération de mécénat
Mercredi 9 Juillet 2008 |
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Le secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, Yves Jégo, a salué mardi l’inscription au patrimoine de l’Unesco d’une partie du récif corallien de Nouvelle-Calédonie, et a déclaré son intention de lancer une opération de mécénat au profit des récifs coralliens d’outre-mer.
"L’outre-mer est en avance dans sa mobilisation pour la bio-diversité", s’est félicité M. Jégo lors d’un point de presse, saluant "la mobilisation de toutes les forces politiques locales" pour obtenir ce classement.
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Corail à Mayottte. |
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Exposition sur les récifs coralliens de la France d'Outre-mer |
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L’aquarium de la Porte Dorée (Paris) et l’IFRECOR présentent avec le concours de la réunion des Musées nationaux une exposition consacrée aux récifs coralliens de la France d'Outre-Mer, qui allie l'esthétique des aquariums et les photographies de Claude Rives, auteur du livre « La France des mers tropicales » à des informations fournies par l'IFRECOR, sans oublier des projections de films et quelques présentations d’espèces emblématiques des éco-systèmes coralliens.
à l’Aquarium tropical
Palais de la Porte Dorée
293, avenue Daumesnil - Paris 12e |
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M. Jégo a souligné que "10% du corail mondial" se trouvait dans les territoires français d’outre-mer, et il a annoncé le lancement d’une opération de mécénat pour sauver ces récifs, dans le cadre de l’année internationale du récif corallien. "Je vais dès la rentrée réunir des chefs d’entreprise" en vue d’obtenir des financements privés pour la préservation des barrières de corail, a précisé M. Jégo. "L’Etat et les collectivités mettent de l’argent, mais on peut aussi faire appel à la générosité des grandes entreprises pour sauver ce patrimoine", a-t-il dit. Interrogé sur les risques que pourraient éventuellement faire peser les effluents de la future usine de Goro Nickel sur le récif corallien de Nouvelle-Calédonie, M. Jégo a répondu qu’il avait envoyé une "mission" pour "bien vérifier que les rejets ne nuisent pas" au patrimoine naturel. "Les industriels de nickel m’ont présenté leurs actions en faveur de l’environnement, qui sont très importantes", a-t-il expliqué. (AFP) |
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Outremer/DOM TOM |
Médias, Information |
La TNT gratuite arrivera Outre-mer en 2010
Jeudi 10 Juillet 2008 |
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A la suite d'un rapport du CSA, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, a annoncé le déploiement en trois temps de la télévision numérique terrestre hors de la métropole. Au début du mois de février 2008, la ministre de la Culture, Christine Albanel, et Christian Estrosi, alors secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, démarraient une mission d'étude sur le déploiement de la télévision numérique terrestre (TNT) outre-mer. Le rapport, réalisé par Alain Méar, conseiller au CSA, a été remis jeudi 3 juillet au successeur de Christian Estrosi, Yves Jégo. Pour l'heure, sur la TNT, les territoires d'Outre-mer se résument à la présence de France Ô sur le bouquet de chaînes accessible en métropole. Sur la base de ce rapport, Yves Jégo a annoncé un déploiement en trois temps entre 2010 et 2011 aux Antilles, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, à la Réunion, à Mayotte et en Polynésie française. Comme pour ce qui s'est passé en métropole, le CSA commencera par lancer un appel à candidature aux chaînes de télévision, privées comme publiques, souhaitant être présentes sur ce bouquet TNT. Des chaînes locales privilégiéesDans un premier temps, une dizaine de chaînes gratuites seront disponibles au premier trimestre 2010. Puis une dizaine d'autres à la fin de 2010. Enfin, après le 30 novembre 2011, soit la date d'extinction définitive de la télévision analogique, tout le reste des chaînes gratuites « que peuvent voir les téléspectateurs métropolitains », selon Yves Jégo cité par l'AFP. Les deux premières étapes, en 2010, privilégieront les candidatures des chaînes locales, privées et publiques (le réseau RFO, TNTV à Tahiti, Canal 10 en Guadeloupe, Antilles Télévision, Antenne Réunion, Antenne Créole Guyane). Dès le lancement, c'est la norme de compression Mpeg-4 qui sera retenue, afin de permettre une future réception en haute définition.
(01.net)
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MONDE |
Aide internationale |
L’INITIATIVE CONTRE LA FLAMBÉE DES PRIX ALIMENTAIRES COUVRE DÉSORMAIS 54 PAYS
Mercredi 9 Juillet 2008 |
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L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a approuvé mercredi dans 48 pays des projets d’une valeur totale de 21 millions de dollars pour aider les petits agriculteurs et les ménages vulnérables à atténuer les effets négatifs de la hausse des prix des denrées alimentaires et des semences, engrais et outils agricoles. Ces projets permettront de livrer des semences, des engrais et des outils aux agriculteurs à partir du mois de juillet et pour une période d’un an. Financés par le Programme de coopération technique de la FAO, ces projets s’insèrent dans le cadre de l’Initiative contre la flambée des prix des denrées alimentaires, indique un communiqué. Cela porte à 54 le nombre de pays couverts pour l’instant par l’Initiative de la FAO, six pays bénéficiant déjà de ce programme pour un montant total de près de 2,8 millions de dollars (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Haïti, Mauritanie, Mozambique et Sénégal). L’objectif immédiat est d’assurer le succès des prochaines campagnes agricoles, et à plus long terme de démontrer qu’en intensifiant les livraisons de semences et d’engrais notamment, les petits agriculteurs peuvent augmenter rapidement leur production. La distribution aux petits agriculteurs de semences, d’engrais et d’outils est destinée à faire boule de neige: elle devrait encourager les bailleurs de fonds, les institutions de financement et les gouvernements nationaux à soutenir, sur une plus large échelle, ces livraisons, estiment les experts de la FAO. Selon la FAO, les pays les plus éprouvés par la flambée des prix des denrées alimentaires (+ 52 % entre 2007 et 2008), plus particulièrement en Afrique, auront besoin au total d’au moins 1,7 milliard de dollars pour relancer leurs systèmes agricoles négligés durant plusieurs décennies. Et ce montant ne couvre que les mesures immédiates et à court terme pour 2008-2009. Au cours de la période janvier 2007-avril 2008, les prix des engrais notamment ont augmenté à un rythme plus élevé que les prix des produits alimentaires. Les noms des 48 nouveaux pays bénéficiaires de l’Initiative de la FAO sont les suivants : Afghanistan, Angola, Arménie, Bangladesh, Barbade, Belize, Bénin, Bhoutan, Burundi, Cambodge, Cameroun, Comores, Djibouti, Dominique, Erythrée, Grenade, Guinée, Guinée-Bissau, Guyane, Honduras, Jamaïque, Kenya, Kirghizistan, Lesotho, Madagascar, Mali, Mongolie, Nigéria, Népal, Nicaragua, Pakistan, Philippines, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République démocratique de Corée, Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sierra Leone, Sri Lanka, Soudan, Suriname, Swaziland, Tchad, Timor-Leste, Togo, Yémen, Zambie.
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