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La lettre de Malango N°65
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La lettre de Malango
N°
65
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Vendredi 10 Octobre 2008
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Droits de l'homme |
Mayotte : la Défenseure des enfants stigmatise de nombreuses atteintes au droit des enfants
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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Dominique Versini, la Défenseure des enfants, a dressé un constat alarmant de la situation des enfants à Mayotte, à la fin d'une visite de trois jours mercredi 8 octobre.
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Selon Dominique Versini, les atteintes au droit des enfants "touchent essentiellement des enfants en situation irrégulière". |
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Achiraf Bacar correspondant local |
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L'ancien instituteur et directeur de l'Institut de formation des maîtres (IFM), Achiraf Bacar, aujourd'hui à la retraite, a été nommé par Dominique Versini correspondant local de la Défenseure des enfants. Selon cette dernière, "il fera le lien entre les associations et moi-même". "Je l'ai choisi car il fait figure de sage et a eu un long parcours dans l'Education nationale", a-t-elle précisé. |
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A l'occasion de la première visite à Mayotte de la Défenseure des enfants, autorité indépendante créée en 2000 pour défendre et promouvoir les droits de l'enfant tels que définis par la loi française et la Convention internationale des droits de l'enfant, Dominique Versini, arrivée dimanche 5 octobre sur le territoire, n'a pas été déçue du voyage. "Je connaissais déjà un peu la situation car j'avais été saisie de certains cas auparavant. Mais en venant sur place, j'ai pris la mesure du problème", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse. Selon elle, certaines pratiques sont "inacceptables" au regard du droit des enfants. Mme Versini a notamment stigmatisé celle de la Police aux frontières qui consiste à reconduire à la frontière des mineurs isolés, "alors que c'est interdit". Elle a également dénoncé celle du Parquet, qui se base, pour définir l'âge, sur des tests osseux "dont il est prouvé qu'ils ne sont pas fiables car leur marge d'erreur est de 18 mois". Mais alors qu'en France hexagonale, le bénéfice du doute profite à l'enfant, à Mayotte, c'est le contraire – les avocats le regrettent régulièrement à la barre. "La loi dit que l'âge qui fait foi est celui de l'état civil", a-t-elle rappelé. "Quand il y a un doute, le Parquet doit toujours prendre en compte la tranche d'âge la plus basse selon l'expertise." Après avoir rencontré tous les acteurs travaillant dans le secteur de l'enfance (autorités, magistrats, avocats, travailleurs sociaux et médicaux) et s'être déplacée à la maison d'arrêt de Majicavo - dans la section des mineurs -, au Centre de rétention administrative, et "dans les quartiers" - où elle dit avoir rencontré des "enfants gardés par des voisins car leurs parents ont été reconduits [à la frontière]" -, la Défenseure des enfants a indiqué qu'elle rédigerait "un rapport spécial sur la situation à Mayotte, qui sera adressé au Président de la République et aux ministres concernés". "Je vois deux priorités", a-t-elle indiqué. "La première touche à l'état civil. Disposer d'une identité est un droit. Or la CREC [Commission de révision de l'état civil, ndlr] compte 11.000 dossiers en attente. Cela pose de nombreux problèmes dont celui de l'accès aux soins." La deuxième priorité touche justement aux soins : "Des enfants mahorais français n'ont pas accès aux soins, de même que des enfants en situation irrégulière (1). C'est une grave atteinte au droit des enfants, contraire à une jurisprudence du Conseil d'Etat. Ce problème doit être réglé de manière urgente car tous les enfants du monde ont le droit d'être soignés", a-t-elle affirmé. Elle a également regretté qu'un certain nombre d'enfants issus de l'immigration clandestine "ne sont pas scolarisés". Si elle n'a pas caché sa gêne devant ces nombreuses atteintes au droit des enfants, "qui touchent essentiellement des enfants en situation irrégulière (1)", Mme Versini a concédé qu'il s'agissait d'une situation "très particulière" à laquelle elle n'a "pas de réponses". RC
(1) A plusieurs reprises, Mme Versini a parlé lors de cette conférence de presse d'"enfants en situation irrégulière". Il convient de préciser qu'un mineur de moins de 18 ans ne peut pas être en situation irrégulière. Ce n'est qu'à la majorité, lorsqu'il est autorisé à demander une carte de séjour, qu'il peut éventuellement se trouver dans cette situation.
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : trois ans ferme requis contre Pierre Cataldo, "le petit Tapie"
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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L'ancien gérant du restaurant La Tortue Bigotu, Pierre Cataldo, comparaissait mercredi 8 octobre devant le Tribunal de première instance de Mamoudzou pour avoir abusé une dizaine de personnes, et leur avoir soutiré des grosses sommes d'argent, en 2005 et 2006.
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Un lourd passif |
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Ancien agent immobilier dans le sud de la France, celui qui était appelé 'le petit Tapie' chez lui, à Cassis", selon M. Rognoni, a déjà été condamné à trois reprises à de la prison : deux fois pour abus de confiance, une fois pour escroquerie, écopant respectivement de 3, 5 et 2 ans de prison ferme. Après ces condamnations, il part à Madagascar, où il est arrêté et extradé vers la France, où il accomplit sa peine. Lorsqu'il sort de prison, il retourne à Madagascar, où il rencontre sa femme, passe par l'île Maurice où il possède un compte en banque fort de 1,1 million d'euro, et atterrit à Mayotte en 2004… |
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L'affaire remonte à la fin de l'année 2005 et au début de l'année 2006. Arrivé en 2004 à Mayotte fort d'un passé judiciaire chargé (lire ci-contre) et d'une somme d'1,1 million d'euros dans une banque mauricienne, cet ancien agent immobilier originaire du sud de la France avait d'abord tenté de racheter le restaurant L'Oasis, avant de gérer La Tortue Bigotu. Rapidement, il en fait un lieu recherché où se côtoient franc-maçons et gens "de la haute", et multiplie les connaissances… auxquelles il emprunte sans cesse. "La technique était toujours la même, celle qu'emploient tous les escrocs : Cataldo emprunte de l'argent qu'il rembourse, puis il en emprunte à nouveau, promet des intérêts qui n'ont rien à voir avec le marché, ne signe rien, et la victime ne revoit jamais la somme de ce deuxième prêt", a résumé à l'audience le procureur de la République Gilles Rognoni. Pour convaincre ses créanciers, l'homme affable et "sympathique" selon ses victimes, évoque un cabinet d'avocat, des connaissances importantes dont l'ancien footballeur Jean Tigana, des placements malins pour racheter des entreprises en faillite, des taux d'intérêt de 15 à 25%, et signe des chèques – tous en blanc - en guise d'assurance. Mais aucun contrat n'est signé. Il accumule les dettes. Quand les propriétaires de La Tortue Bigotu lui réclament leur dû, il retarde le paiement, jusqu'à éveiller les soupçons. Quand sa banque (la BFC) le lâche après lui avoir accordé un découvert de 200.000 euros, ses créanciers se réunissent et portent plainte. Cinquantenaire affable, homme "astucieux" et "intelligent" selon ses propres accusateurs, Pierre Cataldo a été "fidèle à lui-même" mercredi 8 octobre à la barre du Tribunal de première instance (TPI) de Mamoudzou, répondant du tac au tac au président, affrontant les avocats de ses accusateurs – il a notamment remis en cause l'éthique de Me Kamardine - et dénonçant "une collusion" mêlant francs-maçons, banquiers et magistrats. Pour l'un des avocats des parties civiles, Me Thani Mohamed, "il a fait son show, a eu l'attitude d'un escroc", a donc "facilité la tâche du tribunal" en confirmant que "ses victimes avaient pu succomber à ses astuces". Toutes, onze au total, lui ont prêté de l'argent en 2005 et 2006 – parfois des grosses sommes allant jusqu'à 50.000 euros – sur la base d'une amitié fragile et de promesses hasardeuses. "On avait sympathisé. Il m'a dit qu'il avait besoin d'argent, 20.000 euros, et m'a fait un chèque en guise de bonne foi. J'avais confiance. Et il m'avait promis que je serai remboursé au bout de quelques semaines avec un taux d'intérêt de 25%", affirme à la barre M. Goffoz. "Ma copine travaillait pour lui. Elle m'avait dit qu'il avait besoin d'argent. Il nous paraissait sympathique", explique M. Bonnet. "Il m'a parlé d'un cabinet d'avocats, de ses liens avec des personnalités. Il m'a promis des bénéfices au bout de deux mois grâce à un placement", ajoute M. Azad. En tout, ce sont près de 250.000 euros que l'ancien agent immobilier aurait volatilisé. A la barre, M. Cataldo reconnaît ses dettes – même s'il conteste les montants – mais nie avoir abusé de ses créanciers. Son avocate, Me Sylvie Prat, dénonce "la diabolisation" dont il a été l'objet, évoque le compte en banque mauricien, "sur lequel il comptait pour rembourser" ses créanciers, assure qu'il souhaitait "repartir d'un bon pied à Mayotte avec sa femme" rencontrée à Madagascar. Elle s'étonne également du soutien de la BFC, qui a accepté un découvert de 200.000 euros, "quand n'importe qui, en dessous de - 2.000 euros, se fait sanctionner". Elle stigmatise certaines des victimes "qui ont porté plainte avant que l'échéance fixée pour le remboursement ne soit atteinte". Selon elle, "cette affaire relève du civil, car ce sont des dettes. Il ne s'agit pas d'abus de confiance." Pour Me Thani, les créanciers "n'étaient pas de sa famille. Ils n'avaient aucun intérêt à lui prêter de telles sommes si ce n'est en gagnant de l'argent. Ils lui ont fait confiance. Ils ont été abusés." Me Kamardine décrit "quelqu'un d'assez retord qui s'y connaît parfaitement." Selon le procureur, "c'est un escroc qu'on a certes voulu diaboliser, mais qui est en état de récidive". M. Rognoni demande trois ans de prison ferme. Le juge Mancini rendra son verdict le 3 décembre. RC
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MAYOTTE |
Faits divers |
L'ancien député de Mayotte Jean-François Hory accusé d'avoir tenu des injures à caractère raciste
Mardi 7 Octobre 2008 |
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Nommé conseiller d'Etat en juin dernier, l'ancien député de Mayotte de 1981 à 1986, député européen de 1989 à 1999 et ancien avocat au barreau de Mamoudzou, Jean-François Hory, a été placé en cellule de dégrisement à l'aéroport de Saint-Denis, la semaine dernière. Il est accusé d'avoir tenu des propos racistes.
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Jean-François Hory n'est plus avocat au barreau de Mamoudzou depuis sa nomination au Conseil d'Etat. (photo d'archives) |
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Une nomination bienvenue |
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La nomination de Jean-François Hory en tant que conseiller d'Etat en service extraordinaire (par le tour extérieur), le 24 juin dernier (Journal officiel du 28 juin 2008 (http://textes.droit.org/JORF/2008/06/28/0150/), avait étonné son monde, lorsqu'il l'avait annoncé dans les colonnes du Mahorais fin juin. Le Canard enchaîné du 23 juillet (n°4578) nous éclaire sur les raisons d'une telle promotion : selon l'hebdomadaire parisien, M. Hory, grand ami du patron des Radicaux, Jean-Philippe Baylet (dont il a été chargé de mission quand ce dernier était membre du gouvernement au début des années 90), aurait obtenu ce poste du président Sarkozy lui-même. En échange, M. Baylet aurait demandé à ses troupes de voter en faveur de la réforme constitutionnelle chère au président, qui nécessitait les 3/5ème des voix du parlement, et qui est passée à deux voix près en juillet dernier… Une version que rejette le Parti radical de gauche, selon lequel cette nomination avait été prévue de longue date. |
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Selon le Journal de l'île de la Réunion de mardi 7 octobre, les faits qui se sont déroulés à l'aéroport Gillot de Saint-Denis de la Réunion remontent à mardi 31 septembre. "Dès l’arrivée du vol d’Air Austral, vers 20 h, les événements se sont précipités", révèle le quotidien, selon lequel "c’est une banale histoire de cigarette qui a mis le feu aux poudres". Le tout nouveau conseiller d’État, nommé en juin dernier dans des conditions assez floues (lire ci-dessous), avait semble-t-il forcé sur l'alcool quand il a "décidé d’en griller une en dépit de l’interdiction de fumer explicitement notifiée (…) Un employé d’Air Austral, ne faisant que son travail, a eu l’outrecuidance de demander à M. Hory d’éteindre sa cigarette. Mal lui en prit. Pour toute réponse il n’a eu droit qu’à une volée de bois vert, un torrent d’injures, des menaces, etc. Au point que bientôt, plusieurs de ses collègues rejoints rapidement par les fonctionnaires de la police de l’air et des frontières sont venus en renfort pour calmer l’énergumène", indique le JIR. "Vous allez apprendre qui je suis… Je vais vous casser… Je connais bien votre patron, je vais vous faire virer…" aurait dit M. Hory, selon les employés d'Air Austral. "Toute une gamme sur le même registre accompagné d’injures à caractère raciste ou discriminatoire", ajoute le journal. "Il était déchaîné", raconte un employé d’Air Austral. "Vu la gravité des événements, les policiers ont dû en référer à leur patron". Empêché par la compagnie de prendre le vol en direction de Paris, M. Hory aurait selon le JIR "dépassé le stade de la contravention pour gagner celui du délit" s'il était au volant d'un véhicule quant à son taux d'alcoolémie. Placé en cellule de dégrisement à l’aéroport, il a été libéré vers 2 h du matin et récupéré par un ami. Le procureur de la République de la Réunion a été saisi de l’affaire suite aux plaintes des employés d’Air Austral. Une procédure devrait donc être engagée contre ce cadre du Parti radical de gauche et militant actif du Mouvement départementaliste mahorais, indique le JIR. RC (avec le Journal de l'île de la Réunion) |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les grèves aboutissent à des accords
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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Les deux mouvements de grève entamés lundi 6 octobre, au Conseil général et au port de Longoni, ont abouti à un accord entre les syndicats et les directions mardi 7 octobre.
Au port de Longoni.
Un protocole d'accord a été signé mardi soir, entre la direction de la Chambre
de commerce et d'industrie de Mayotte (CCIM) et les grévistes, qui réclamaient
notamment l'application de la convention nationale dans leur branche
(conducteurs d'engins, pointeurs de containeurs), des renégociations salariales
et un treizième mois. Ils ont en partie obtenu ce qu'ils demandaient, avec le
gain d'un treizième mois et la mise en place de négociations au niveau de la
grille salariale. Ils ont repris le travail mercredi 8 octobre, après deux jours de débrayage.
Au Conseil général.
Un protocole d'accord a été signé mardi entre le président de la Collectivité
départementale Ahmed Attoumani Douchina et les délégués du personnel. Entamée
lundi, la grève a duré deux jours, essentiellement pour des revendications
touchant à l'intégration des agents dans la fonction publique territoriale. Un
calendrier d'intégration a été défini, et M. Douchina s'est engagé à intégrer
"500 agents par an". Il a reconnu que ce dossier avait pris du
retard.
NK
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COMORES |
Immigration clandestine |
Comores : une filière d'immigration clandestine démantelée
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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La Direction nationale de la documentation et de la protection de l’Etat (DNDPE), qui fait office, aux Comores, de Renseignements Généraux, a démantelé une filière d’immigration clandestine impliquant de nombreux étrangers de diverses nationalités, notamment des Sri-lankais, des Malais ou encore des Singapouriens, a appris l'agence de presse APA mercredi 8 octobre. Quatre Sri-lankais ont été arrêtés cette semaine au Kenya et à Mayotte puis refoulés à Moroni pour avoir tenté d’entrer frauduleusement en Europe en utilisant de faux documents d’identité. Ils avaient auparavant réussi à tromper la vigilance des autorités de la PAF (Police de l’Air et de frontières) des Comores avant d’être appréhendés. "Ces Sri-lankais sont entrés légalement aux Comores et ont essayé de repartir avec de faux passeports en se faisant passer pour des ressortissants de la Communauté Européenne", a expliqué à APA le commissaire Mfoihaya Mohamed, patron de la DNDPE. Selon lui, les premières enquêtes font état de complicités comoriennes, notamment celle d’un dénommé Hassane Taoufik, un Comoro-djiboutien qui dispose d’un bureau de change ayant pignon sur rue à Moroni. "Pour l’image des Comores à l’extérieur, nous n’allons jamais tolérer ce genre de pratiques. Notre pays n’est pas une passoire où les trafiquants de tous ordres pourront facilement transiter pour entrer illégalement en Europe", a ajouté M. Mfoihaya. Un groupe de Sri-lankais a déjà réussi à s’introduire illégalement en Europe à partir des Comores, selon des sources policières. Cette fois, les contrôles aux frontières comoriennes sont devenus plus rigoureux. (APA) |
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COMORES |
Justice |
A la Réunion, les ex-gendarmes de Bacar recouvrent la liberté
Mardi 7 Octobre 2008 |
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Plusieurs ex-gendarmes du colonel Bacar ont quitté la base aérienne 181 de Gillot vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 octobre, où ils était gardés depuis leur arrivée sur l'île, le 27 mars.
Selon le Journal de l'île de la Réunion (édition du 7 octobre), "les "libérations" se sont succédé durant le week-end avec trois nouvelles sorties samedi [et quatre autres dimanche]", en plus des deux premières vendredi. Les derniers ex-gendarmes devaient quitté la base lundi. Mais, la préfecture a aussi décidé de prendre ses précautions, indique le quotidien. "Non seulement les 18 hommes ont dû donner de sérieuses garanties sur les personnes qui devaient les héberger mais ils doivent aussi aller "pointer" deux fois par semaine à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche de leur lieu de résidence comme lors d’un véritable contrôle judiciaire. S’ils doivent pour une raison ou une autre quitter leur commune de résidence, ils doivent le signaler aux forces de l’ordre." La préfecture a toutefois décidé de leur accorder une carte leur permettant d’avoir accès à des soins mais aussi un document leur permettant de faire valoir leur identité s’ils subissent un contrôle d’identité. Ce document n’est pas pour autant un titre de séjour. Il ne leur permet ni de travailler ni de bénéficier des minima sociaux. Christine Louis-Quéré, présidente de la ligue citoyenne interrogée par le JIR, a dénoncé cette situation : "Ils se retrouvent sans travail, sans argent avec l’impossibilité pour eux de pouvoir vivre une vie normale à la Réunion". L'avocate des ex-gendarmes, Me Marie Briot, s'est également indiqné : "Pour ceux qui ont de la famille à la Réunion, cela peut aller, mais pour les autres, je ne vois pas comment cela pourra être tenable pour eux à long terme", affirme l’avocate. (avec le Journal de l'île de la Réunion)
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MAYOTTE |
Economie |
Mayotte : augmentation de l’ensemble des dépôts en glissement annuel
Mardi 7 Octobre 2008 |
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La Lettre de l'Institut d'émission des départements d'outremer (Iedom) indique dans son édition n°158 du mois d'octobre 2008 que "l’encours global des actifs financiers recensés à Mayotte s’élève à 303,3 millions d’euros, en hausse de 5,8 % en glissement annuel (contre – 8,3 % l’année précédente)."
Selon l'Iedom, "cette augmentation est imputable aux actifs détenus par les ménages (+ 13,1%). Les actifs financiers sont composés à 49,2 % de dépôts à vue, à 37,6 % de placements liquides ou à court terme et 13,2 % d’épargne à long terme. Dans le détail, l’épargne à long terme a progressé de 9,5 % en glissement annuel et les dépôts à vue de + 7,9 %." D'autre part, "au 30 juin 2008, l’encours d’épargne à long terme s’élève à 40,0 millions d’euros, en hausse de 9,5 % sur un an (soit 3,5 millions d’euros supplémentaires). L’épargne à long terme des ménages, qui représente les deux tiers du total de l’épargne, enregistre une hausse de 14,9 % en un an (soit + 3,4 millions d’euros). L’épargne à long terme des autres agents (33,2 % de l’épargne total), qui s’élève à 13,3 millions d’euros, n’a connu quant à elle aucune évolution significative depuis mars 2006." "L’encours des dépôts à vue atteint 149,4 millions d’euros, en hausse de 7,9 % sur un an (soit + 11,0 millions d’euros) contre + 40,5 % l’année précédente. Cette nouvelle progression, certes plus modérée, concerne tant les sociétés (+ 16,9 % sur un an ; soit + 8,6 millions d’euros en un an) que les ménages (+ 10,5 %, soit + 5,4 millions d’euros)." Toujours selon l'Iedom, "les concours consentis localement par les ECIL [Etablissements de crédits installés localement, ndlr] ont fortement progressé". L’encours global de ces organisme représente 66,6 % de l’encours total de crédits et s’établit à 408,6 millions d’euros (+ 29,4 % en glissement annuel, après + 13,4 % l’année précédente). L'Iedom précise que "le taux de créances douteuses brutes des ECIL s’est stabilisé à 4,6 % sur un an, soit à un niveau modéré". "Composés à 91,5 % de crédits à l’équipement et à 6,0 % seulement de crédit-bail, les crédits d’investissement affichent une progression en glissement annuel de 27,2 %, pour s’établir à 133,4 millions d’euros à fin juin 2008. Par ailleurs, les crédits d’exploitation des entreprises (constitués à 46,1 % de comptes ordinaires débiteurs et à 43,2 % de crédits de trésorerie) enregistrent une forte hausse de 63,8 %. Enfin, les crédits immobiliers des entreprises, qui ont progressé de 24,2 %, s’élèvent désormais à 16,4 millions d’euros." Après les entreprises, les ménages constituent les deuxièmes débiteurs des établissements de crédit locaux (44,8 % du total). A fin juin 2008, les crédits accordés aux ménages, qui s’élèvent à 183,0 millions d’euros, s’inscrivent en hausse de 27,8 % sur un an (soit 39,8 millions d’euros supplémentaires). NK
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COMORES |
Santé |
10,25% de la population a accès à des centres de santé aux Comores
Mardi 7 Octobre 2008 |
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"Le système de santé comorien se porte mal", a déclaré lundi 6 octobre le Professeur Yao Kassankogno, nouveau représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) aux Comores.
L’avis du Professeur Kassankogno est largement partagé par les responsables politiques et les différents acteurs comoriens qui interviennent dans le domaine de la santé. Un atelier consacré à l’élaboration d’un Plan national de développement sanitaire, tenu le 29 septembre à Moroni, a permis de pointer les contraintes majeures du système de santé aux Comores. Selon des statistiques officielles, 10,25% seulement de la population des Comores a accès aux centres de santé. Cette faible fréquentation des hôpitaux s’explique, selon de nombreux médecins comoriens, par le coût très élevé des prestations. "Dans les centres Caritas, on enregistre beaucoup de consultations avec un seul infirmier d’Etat que la pédiatrie de l’hôpital de Fomboni, chef-lieu de l’île de Mohéli, qui emploie des médecins" a déclaré le directeur général de la santé à Mohéli. L’autre problème est lié à la mobilisation des fonds. Seuls 11% des besoins nationaux en matière de santé bénéficient d’un financement. Enfin, il a été mis en place un Comité National de la Santé (CNS) dont la mission est de "définir les orientations en matière de développement sanitaire, d’assurer le suivi de la mise en œuvre de la politique nationale de santé, de veiller à l’implication effective de toutes les parties prenantes au processus de développement sanitaire et de prendre toutes les décisions tendant à améliorer l’état de santé de la population". (APA)
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MAYOTTE |
Education |
Dans le Morbihan, les élèves mahorais bénéficieront d’un médiateur
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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Une trentaine d’élèves mahorais suivent leurs études dans le Morbihan. Déracinés, ils doivent assumer les contraintes matérielles et l’éloignement de leur famille. Mercredi 10 octobre, les membres du Conseil général de Mayotte ont rencontré certains d’entre eux au lycée professionnel Guéhenno de Vannes. L’heure était à l’écoute avant d’organiser le recrutement d’un médiateur social qui jouera désormais le rôle d’intermédiaire pour toute l’académie de Rennes. "Il assurera un suivi de proximité et l’interface entre les élèves, les chefs d’établissement pour les démarches administratives et la recherche de logement par exemple", explique Philippe Couturaud, inspecteur d’académie. Ancien vice-recteur de l’académie de Mayotte, M. Couturaud note que l’idée de venir systématiquement en métropole pour étudier "est passée de mode à Mayotte". Mais l’offre réduite de filières professionnelles sur l’île incite à venir suivre un cursus adapté. Dans le Morbihan, le lycée du Blavet à Pontivy, le lycée maritime d’Étel et le lycée professionnel de Josselin accueillent des élèves mahorais. Certains d’entre eux sont boursiers et bénéficient d’aides du conseil général de Mayotte. Les élèves peuvent ainsi profiter d’un billet d’avion pour revenir en vacances à Mayotte, lorsqu’ils ont validé un diplôme. Mais des situations personnelles sont particulièrement difficiles et les procédures administratives parfois longues et fastidieuses. Les membres du conseil général de Mayotte répondaient ainsi au cas par cas. Le médiateur social prendra rapidement le relais. (Le Télégramme de Brest) A lire sur : www.letelegramme.com
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MAYOTTE |
Education |
Rentrée scolaire à Mayotte : les soucis demeurent
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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Six semaines après la rentrée scolaire à Mayotte, et alors que les premières vacances approchent, quelques soucis demeurent.
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Manque de salles |
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Dans un communiqué envoyé à la presse jeudi 9 octobre, le Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma) remet en cause les chiffres avancés par la Mairie de Mamoudzou, selon laquelle il manquerait 179 salles de classe dans le chef-lieu. "Ce chiffre est très inquiétant mais compte tenu du nombre de rotations dans la commune chef lieu et le nombre d’enfants scolarisables encore non scolarisés, ce chiffre est très loin de la réalité !" rétorque le syndicat. Qui précise que "la responsabilité des constructions et du fonctionnement des écoles à Mayotte n’incombe plus aux maires", mais "à l'Etat" depuis le 1er janvier 2008. "Ce dernier, manifestement, refuse d’assumer ses responsabilités nouvelles, enfreignant une nouvelle fois les règles de la République à Mayotte", dénonce le SE. |
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A Handréma, les parents d’élèves ont fermé l’école qui manque encore d’enseignants. “Nous travaillons avec de la matière humaine” a rappelé le vice-recteur Jean-Claude Cirioni à l’occasion de l’émission “Retour sur l’Actualité” de RFO, vendredi. Le vice-rectorat est en effet le plus gros employeur de l’île de Mayotte, et doit donc faire face à de nombreux imprévus. Ainsi, lundi, les parents d’élèves de l’école d’Handréma ont décidé de fermer l’école. En cause, le manque de professeurs pour accueillir leurs enfants. “Je peux vous dire que nous avons eu tous les postes que nous avons demandés. (...) Après, il peut arriver que des postes soient créés mais pas encore nommés” s’est défendu le vice-recteur. En d’autres termes, les postes sont bel et bien créés, mais personne n’a été désigné pour les occuper. Ou encore, des personnes ont été nommées mais se sont désistées au dernier moment. Jean-Claude Cirioni a également rappelé que le vice- rectorat faisait des prévisions avant la rentrée des classes pour affecter, en fonction du nombre d’élèves, le nombre d’enseignants correspondants. Si ces projections peuvent être justes (à 8 élèves près pour les collèges et à 7 près pour les lycées), elles peuvent également se révéler éloignées de la réalité du terrain. Ainsi, les écoles primaires ont dû accueillir 107 élèves de plus que ce qui était prévu. Si ces problèmes sont réels, il reste désormais des solutions à apporter pour que chaque classe puisse compter sur un instituteur. De nombreux autres problèmes se sont révélés au cours des première semaines de classe. Au lycée de Chirongui, qui a déjà beaucoup fait parler de lui, le manque de matériel est criant. Pas de manuels scolaires, pas d’outils pour les cours de physique ou de chimie... Le malaise va grandissant et la patience a une première fois atteint ses limites, la semaine dernière, lorsque les élèves ont décidé de se mettre en grève pour protester contre ces conditions de travail. A l’école de Cavani non plus, les conditions ne sont pas idéales. Et pour cause : l’ensemble des toilettes devait être refait. Sauf que les travaux n’ont pas été réalisés avant la rentrée... La situation tiendrait plutôt de l’anecdotique s’il s’agissait d’une petite école de quelques dizaines d’élèves. Mais il s’agit là de la plus grande école de France ! Plus de 700 enfants, et tout le personnel encadrant, doivent donc se retenir durant leurs heures de travail, ou le cas échéant, improviser... Au collège de M’tsamboro, enfin, les personnels techniques et surveillants se sont mis en grève lundi pour protester contre l’affectation d’une de leur collègue dans un autre établissement, et ce contre le gré de la principale intéressée. Des tensions entre ces agents grévistes et la direction du collège seraient également en cause... Bref, si le vice-recteur se félicitait de cette rentrée scolaire, il n’en reste pas moins que de nombreux ajustements restent à faire... NB |
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MADAGASCAR |
Faits divers |
Accident de train à Madagascar : 3 morts et 12 blessés
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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Trois passagers ont été tués et 12 autres ont été blessés dans un accident de circulation survenu lundi soir 6 octobre à l'est de Madagascar. Les trois personnes sont mortes sur place tandis que les 12 autres, dont le chauffeur, ont été gravement blessées lorsqu' un train de marchandises transportant des chromes a heurté un minibus avec 14 passagers au passage à niveau à Ivodiala, district d'Ambatondrazaka, 280 km à l'est de la capitale de Madagascar, vers 19h00 heures locales lundi. Le minibus, un Mazda, allant d'Ambatondrazaka vers la capitale, a été percuté par le train avant de se renverser dans une rizière, rapporte la Radio Nationale Malgache. Le ministre malgache de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Jean Louis Robinson, s'est rendu sur les lieux de l'accident mardi pour inspecter la situation et exprimer ses condoléances aux familles des victimes. (Xinhua)
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MADAGASCAR |
Faits divers |
Madagascar : un navire-usine intercepté au sud de l'île
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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Un bateau de pêche battant pavillon sénégalais a été arraisonné mardi 7 octobre par le garde-côte Atsantsa au large de Toliara. A son bord se trouvaient 33 tonnes de requins noirs et 1,5 tonne de langoustes, rapporte l'Express de Madagascar dans son édition de mercredi. Un navire de pêche "El Amine", battant pavillon sénégalais a été arraisonné pour avoir pratiqué la pêche illicite à l’intérieur de la zone économique exclusive malgache. Les inspecteurs de la pêche du patrouilleur "Atsantsa" ont découvert à bord 36 tonnes de produits finis de requins noirs. Le navire ne détenait pas de licence et avait pris des espèces qui ne peuvent être pêchées dans les eaux malgaches. Il utilisait aussi du matériel interdit. Le 20 septembre, l’observateur du Centre de surveillance de la pêche (CSP) qui se trouvait à bord, a averti les instances du CSP sur la pêche illicite pratiquée par ce navire, au sud de Toliara. Ces dernières ont dépêché illico le patrouilleur "Atsantsa" qui se trouvait déjà à Tolagnaro. "Vers 10 h30, on a stoppé le navire et le commandant du bateau, un Espagnol, s’est montré coopératif", raconte le commandant de l’Antsantsa, le capitaine de frégate Voahavy Andriambelonarivo. Le navire n’avait pas de licence de pêche mais seulement une autorisation de pêche exploratoire délivrée par le directeur de la pêche par intérim, en date du 28 août 2008, pour la pêche des poissons de l’espèce des Lutjanidès, Lethrides et Sérranides, suivant le protocole d’accord signé entre le MEAP et la société Depere. Mais grande fût la surprise des inspecteurs du CSP quand ils ont découvert des requins noirs Centrophorus Sqamosus et des langoustes. La totalité de la capture s’élève à 34 tonnes de produits finis, déjà mis en carton. Elle était composée de 17 tonnes de "filet", 15 tonnes de "foie" et enfin 2 tonnes d’Aileron. A part cela, il y avait 1,5 tonne de langoustes prêtes à être exportées, à bord. Tous ces produits finis ont été conditionnés sous le label Soperka, une marque espagnole. "Les prises ne sont pas conformes à l’autorisation délivrée par le ministère", souligne encore le commandant de l’"Atsantsa". D’après les documents du navire, il aurait étrangement changé au moins trois fois de pavillon. Il a été espagnol, namibien et tout dernièrement sénégalais. Tous porte à croire que le bateau est d’origine espagnole et son armateur n’est autre que la société exportatrice de ces produits appréhendés dans le navire (Soperka). D’après toujours le capitaine de frégate Voahavy, "le capitaine du navire José Gonzalez Perez semblait un peu surpris de l‘arraisonnement de son bateau, il a souligné qu’il n’était pas en infraction car il a été recruté spécialement pour capturer cette espèce de poisson", . En outre, selon toujours le commandant de l‘Atsantsa, les déclarations du capitaine du navire au sujet du chargement se sont avérées inexactes, il a sous-estimé, de façon importante, la quantité d’ailerons et de foies de requins découverts à bord. Pour le moment, tous les documents du navire ont été confisqués par les agents du CSP et le navire est immobilisé au port de Toliara, depuis hier, en attendant les enquêtes approfondies des divers responsables. (L'Express de Madagascar, www.lexpressmada.com) |
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MADAGASCAR |
Société |
Le gouvernement malgache s'attaque au tourisme sexuel
Jeudi 9 Octobre 2008 |
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Dès l’aéroport d’Antananarivo, la capitale, des affiches avertissent les visiteurs que Madagascar dit "NON au tourisme sexuel" et que "les femmes malgaches ne sont pas des souvenirs pour les touristes".
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Le village d'Ambatoloak, sur l'île de Nosi Bé, est un des hauts-lieux du tourisme sexuel à Madagascar. (Photo Malango) |
Tout le long du trajet qui mène jusqu'en ville, de grands panneaux informent les arrivants que les autorités engageront également des poursuites à l'encontre des individus qui seront surpris en train d'avoir des rapports sexuels avec des enfants. Et dans les hôtels touristiques, à côté d'une pancarte colorée portant le message "Bienvenue à Madagasikara, terre des lémurs", il est également probable qu'un écriteau informe les arrivants que l'établissement se réserve le droit de vérifier l'âge de tout visiteur accompagnant les clients à leur chambre. Madagascar, cette grande île tropicale située au large du littoral est de l'Afrique, tente ainsi de se retirer de la carte du tourisme sexuel, et surtout de fermer ses portes aux pédophiles qui viennent y faire leur marché. Pour souligner son engagement, le gouvernement a adopté une nouvelle loi contre l'exploitation sexuelle des mineurs, qui prévoit des sanctions à l'encontre des adultes qui les exploitent ; plusieurs ressortissants étrangers ont déjà été condamnés en vertu de cette loi. Mais en se promenant, à la nuit tombée, dans les rues de Toliara, une ville touristique du sud-ouest de Madagascar, on constate qu'il reste beaucoup à faire. Les rues appartiennent aux travailleuses du sexe ; elles envoient des baisers et font signe aux étrangers, pour essayer de profiter de la présence de ces touristes, qui ne sont pas venus dans cette île pauvre de l'Océan indien pour admirer sa biodiversité unique. "C'est un endroit très bon marché, les femmes sont belles, le tourisme sexuel est peu contrôlé. Personne ne dit rien sur ça ; vous pouvez venir ici et faire ce que vous voulez", a expliqué Jose Louis Guirao, qui dirige différents projets pour Bel Avenir, une organisation non-gouvernementale (ONG) qui promeut diverses initiatives dans les domaines éducatif, social et sanitaire. "Les femmes commencent à l'âge de 10 ou 12 ans ; elles sont très jeunes". Selon un rapport publié cette année par le Département d'Etat américain, Madagascar est un "pays source de femmes et d'enfants victimes du trafic à des fins d'exploitation sexuelle, à l'échelle nationale" ; le rapport louait toutefois les efforts du gouvernement dans la lutte contre ce phénomène. La réalité, c'est que les enfants, essentiellement originaires des régions rurales, sont extrêmement vulnérables à l'exploitation : ils sont victimes d'un trafic à des fins de servitude domestique, de travail forcé et de travail sexuel ; ces enfants entrent souvent sur le marché du travail avec l'approbation de leurs mères, et leurs revenus sont parfois l'unique moyen de subsistance de ces dernières. Dans la province de Toliara, par exemple, 80% de la population vit dans la pauvreté. Bruno Maes, le représentant du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) à Madagascar et aux Comores, a condamné sans ambiguïté l'exploitation sexuelle des enfants. "Un enfant victime de sévices sexuels risque d'en garder des séquelles graves, à vie ; ce crime est totalement inacceptable, quel que soit le contexte. L'UNICEF est préoccupé par la progression de ce phénomène à Madagascar", a-t-il déclaré à IRIN. Dans les bureaux de Bel Avenir, Aline, une travailleuse du sexe, assiste à une réunion avec ses collègues, dont certaines ont amené leurs enfants, pour en savoir plus sur leurs droits, leurs opportunités futures et la protection dont elles bénéficient. Aline plaisante et joue avec les préservatifs distribués par l'ONG, mais elle reprend son sérieux pour parler de son métier. "On accepte tous les clients. On a besoin d'argent. Je ne dis pas non, mais la fille qui a le client blond, un Français ou un Américain, c'est elle qui a tiré le bon numéro", raconte-t-elle à IRIN. "Beaucoup d'étrangers viennent à Toliara et se payent des filles. Ils aiment Madagascar, ils adorent les filles jeunes". Les principaux pays sources de touristes sexuels intéressés par les mineurs seraient la France, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et la Suisse, ainsi que l'île Maurice et l'île de la Réunion, voisines de Madagascar. Les victimes sont généralement des filles, mais des cas d'hommes venus de l'étranger pour solliciter des rapports sexuels avec des garçons mineurs sont signalés de plus en plus fréquemment. Selon les organismes de plaidoyer, la lutte progresse contre le tourisme sexuel impliquant des mineurs, mais il est particulièrement difficile de contrôler cette pratique en raison de la corruption, et même des protestations des parents, la prostitution étant souvent une activité transmise de génération en génération. À ce jour, Madagascar est bien moins gravement touché par le sida qu'une majorité de pays d'Afrique continentale, mais d'après les organisations internationales, cette situation pourrait bien changer rapidement. "La situation pourrait bientôt devenir plus grave, bien plus grave, en raison du manque total de connaissances, que je constate, au sujet de la maladie", a averti M. Guirao de Bel Avenir. Un essor économique, favorisé par les projets d'exploitation minière locaux, a attiré les travailleurs du sexe des quatre coins de l'île vers de nouvelles villes prospères, et une épidémie de syphilis s'est déclarée en 2007 à Fort Dauphin, une ville minière du sud-est, éveillant des craintes : elle traduisait en effet une utilisation réduite du préservatif. Et les infections sexuellement transmissibles augmentent également le risque de transmission du VIH. Interrogée sur son utilisation des préservatifs distribués par Bel Avenir, Aline a répondu : "Beaucoup de clients ne veulent pas de ça ; ils me donnent des dollars ou des euros, et j'accepte de ne pas utiliser de préservatif. C'est ma vie, ici, à Madagascar". (IRIN)
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MADAGASCAR |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
La biodiversité malgache sacrifiée à la plus grosse mine de nickel du monde
Mardi 7 Octobre 2008 |
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A Moramanga, une énorme balafre entaille la forêt primaire. Malgré la biodiversité unique de cette région de Madagascar, la plus grande mine de nickel au monde et un gigantesque pipeline sont en construction, avec un impact irréversible sur l'environnement de l'île. A près de quatre heures de marche d'Andasibe (100 km à l'est d'Antananarivo), bulldozers et ouvriers sont à pied d'oeuvre sur le site du pipeline, laissant derrière eux une entaille de 20 mètres de large. Plus bas, la rivière est rouge, polluée par le chantier, situé dans la zone humide d'importance mondiale de Torotorofotsy. A perte de vue, des forêts primaire et secondaire, des montagnes et des torrents. Parfois, les cris surprenants de l'Indri, le plus grand des lémuriens, troublent la quiétude. Madagascar, joyau de la biodiversité mondiale, abrite bon nombre d'espèces uniques: environ 98% des mammifères terrestres, 92% des reptiles et amphibiens et 80% de la flore malgaches sont endémiques. Ambatovy, le site de la mine, "est en plein coeur de la forêt primaire, pas loin de la future aire protégée décidée par le gouvernement", explique à l'AFP Léon M. Rajaobelina, vice-président pour Madagascar du groupe américain Conservation International. Pourtant, c'est ici que l'Etat a autorisé en 2006, via un permis environnemental, la construction de la plus grande mine de nickel au monde par le Canadien Sherritt, pour un investissement record dans ce pays très pauvre d'environ 4 milliards de dollars. C'est actuellement l'un des cinq plus gros projets miniers au monde. La mine, construite à Moramanga (20 km d'Andasibe), exploitera aussi du cobalt et du sulfate d'ammonium à partir de 2010 et pendant 27 ans. De 1.300 à 1.700 hectares de forêt primaire abritant au moins 1.378 variétés de fleurs seront sacrifiés pour le projet. Des villageois ont aussi été déplacés. Un pipeline de 220 km de long va acheminer la "pulpe" jusqu'au port de Tamatave, où elle sera raffinée pour extraire nickel et cobalt. Selon l'étude d'impact menée avant l'agrément environnemental, 47 espèces de fleurs n'existent mondialement que dans cette région. "Ces formations végétales d'Ambatovy étaient considérées comme les plus menacées" des forêts humides malgaches, explique Rainer Dolch, de l'association malgache Mitsinjo, gérant le site de Torotorofotsy. Or, déplore-t-il, "on constate un manque de données scientifiques et de suivi de l'impact sur l'environnement du projet". La région compte plus de 100 espèces de grenouilles - comme la grenouille dorée dont c'est l'unique habitat - et au moins 14 de lémuriens. Mitsinjo a de "fortes présomptions" de la présence sur le tracé du pipeline de "Prolemur simus" mangeurs de bambou, le lémurien le plus menacé de l'île. "La préservation des restes de forêt primaire impose des précautions et une surveillance draconiennes", renchérit l'Observatoire malgache de la vie publique (Sefafi). Ces atteintes à l'environnement menacent également les fortes potentialités touristiques de la région. Mais, selon le directeur général des Mines malgaches, Gérard Rakototafika, l'Etat "a trouvé un juste milieu entre exploitation des grands projets miniers et préservation de la biodiversité". Faisant valoir que la dégradation de l'environnement s'accélère avec la pression démographique, il assure à l'AFP que face "à l'ampleur de la déforestation, on a plus de chance de conserver grâce à ces programmes miniers". Sherritt, qui n'a pas souhaité répondre aux questions de l'AFP, affirme sur son site internet s'être engagé à "si possible générer un impact positif sur l'environnement" et à "mettre en oeuvre un plan de gestion de la biodiversité qui ne devrait générer aucune perte nette de cette biodiversité". (AFP)
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AFRIQUE DU SUD |
Politique |
Une faction dissidente de l’ANC va créer un nouveau parti en Afrique du Sud
Mardi 7 Octobre 2008 |
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Le Congrès National Africain (ANC) irait droit vers une crise, selon des sources concordantes, qui annoncent pour bientôt, une scission dans les rangs de la formation au pouvoir, en Afrique du Sud.
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Jacob Zuma, président de l’ANC depuis décembre 2007. |
La décision d’annoncer officiellement la naissance d’un nouveau parti politique aurait été prise dimanche, à l’issue d’une réunion secrète tenue vendredi, dans la soirée, à Johannesburg, avec la participation de plusieurs poids lourds et des délégués provinciaux de l’ANC. L’ancien président du comité directeur de l’ANC, Smuts Ngonyama, également l’un des plus proches confidents de l’ex Président Thabo Mbeki, aurait pris part à la réunion. Parmi les autres responsables du Congrès également présents, se trouveraint l’influent ministre de la province de Limpopo, un ancien dirigeant de l’ANC de la province du Nord du Cap et plusieurs autres dirigeants provinciaux, dont ceux venant de Free State (Etat Libre) Dans un communiqué publié dimanche, on relève que la réunion de vendredi aurait décidé que le nouveau parti devrait s’inscrire auprès de la Commission électorale indépendante (IEC). Selon Kate Bapela, porte-parole de cette commission, le délai d’inscription devrait coïncider avec l’annonce de la date du scrutin. Ngonyama a expliqué que plusieurs membres de l’ANC étaient mécontents du limogeage de Mbeki. "Les gens ne sont pas satisfaits de la conduite des affaires et du comportement d’ensemble de l’ANC, qu’ils estiment grossier", a-t-il laissé entendre. "Le langage et l’approche ont été quelque peu étranges et ont créé un malaise général, c’est comme une tyrannie qui s’est emparée subitement du parti", a-t-il ajouté. Plusieurs noms ont été avancés pour le baptême du nouveau parti. Et selon un homme d’affaires proche de l’ANC, parmi ces noms figurent Front Démocratique, ANC Plus et ANC Véritable. Le parti gardera les couleurs de l’ANC avec des légers changements sur le logo. Le bouclier et la roue seront également maintenus, a-t-il précisé. On comprend dès lors que certaines grosses pointures noires du monde des affaires, qui ont "énormément profité du règne de Mbeki", soient les grands animateurs de ce nouveau parti. Même si aucun accord n’a été conclu concernant la personne qui devrait porter l’étendard du parti, on admet généralement, que le nom de l’ancien Premier ministre de Gauteng, Mbhazima Shilowa a été plusieurs fois cité. Shilowa a rendu sa démission cette semaine, pour marquer son désaccord avec le limogeage de Mbeki par l’ANC. Tout comme lui, plusieurs ministres du cabinet Mbeki pourraient rejoindre le nouveau parti à naître, d’autant qu’ils avaient suivi le président démissionné, en quittant leurs fonctions gouvernementales. La démission de Shilowa et la rébellion ouverte cette semaine de l’ancien ministre de la Défense, Mosiuoa Lekota contre la direction de l’ANC, auraient été bien étudiées pour donner "plus de tonus à la formation du nouveau parti". Selon plusieurs sources, très au fait de la situation, des plans ont été concoctés à l’avance pour le lancement official des sections du parti, dan les provinces de Limpopo, Free State, Cap Oriental, le Nord-ouest, le Nord du Cap et le Cap Occidental. Ces sections seront toutes placées sous l’autorité d’une "direction provisoire". Les organisateurs qui devisent toujours sur les voies les meilleures pour le lancement du parti au Gauteng, estiment que le climat politique dans le KwaZulu-Natal et le Mpumalanga n’est pas encore propice à un tel coup d’envoi. Il a été initialement retenu de lancer le parti à Limpopo, mais il semblerait que la décision ait été prise de donner ce coup d’envoi à Kliptown, la ville où la Charte de la liberté a été adoptée en 1955. La Ligue des jeunes de l’ANC de Limpopo a indiqué dimanche dans un communiqué, qu’elle écraserait tout parti politique formé pour soutenir Mbeki. "Nous leur disons qu’ils peuvent former leur parti, où ils veulent, mais pas à Limpopo, la ville où est né l’ANC. Nous ne voulons de traîtres sur notre territoire", ont averti les Jeunes de la Ligue. (APA)
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