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La lettre de Malango
N°
66
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Mardi 14 Octobre 2008
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" La Lettre de Malango"
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| EDITO |
Retour aux sources...
Pour de très nombreux abonnés de la région, télécharger la Lettre de Malango est un véritable calvaire.
Le XXIème siècle a bien du mal à s'installer dans l'Océan Indien!
Que ce soit à Mayotte, à Madagascar ou aux Comores indépendantes, le débit indigent d'internet rend cette opération particulièrement longue.
Nous avons donc dû nous résoudre à revenir à la version d'origine de La Lettre afin que tout le monde puisse prendre connaissance de l'actualité de la région dans des conditions acceptables... en attendant l'arrivée du câble.
Cependant, si nous avons suffisamment de demandes, nous continuerons à proposer une version en PDF pour les bienheureux possesseurs d'une liaison haut-débit... ou pour nos lecteurs les plus patients...
Pour l'heure, La Lettre se porte bien puisque nous avons passé la barre des 15700 abonnés! Vous êtes plus de 4000 à la recevoir à Mayotte, plus de 900 aux Comores Indépendantes, 2500 à la Réunion et à Madagascar, plus de 3500 en France métropolitaine.
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MAYOTTE |
Politique |
Mayotte : la coalition UMP-MDM-PS battue aux municipales de Chiconi
Lundi 13 Octobre 2008 |
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La liste d'Issoufi Madi Mchindra (sans étiquette) a remporté le premier tour de l'élection municipale partielle de Chiconi dimanche 12 octobre. Elu en mars dernier, M. Mchindra devrait rester le maire de la commune.
Le Mouvement pour les intérêts de la commune de Chiconi l'emporte largement avec 1.538 voix contre 875 à la coalition UMP-MDM-PS, soit 63,72% des voix. Il gagne ainsi 24 sièges (trois de plus que précédemment), contre 5 à la coalition rassemblant les trois principaux partis de l'île. Le taux de participation à cette élection partielle est de 59,14% des inscrits. Pour le vainqueur, il s'agit "d'une grande satisfaction". Au micro de RFO, il a défendu les six premiers mois de son mandat : "Nous avons été réalistes avec un programme concret. La population nous a fait confiance." Ce résultat confirme celui du 16 mars dernier, lorsque les électeurs avaient voté en faveur de la liste menée par Issoufi Madi Mchindra. Ce dernier l'avait alors emporté avec 41,63% des suffrages dans une triangulaire qui l'opposait à l'UMP Saïtu Saïd Halidi (39,56% des suffrages) et au divers gauche Hadurami Bacar (18,82% des suffrages). Cette élection avait été annulée par la suite par le tribunal administratif de Mamoudzou, en raison d'un émargement non distinct des procurations (lire article sur cette annulation des élections). Le maire, M. Mchindra, n'avait alors pas fait appel, estimant qu'il revenait aux électeurs de trancher. Il faisait face lors de ce scrutin à une coalition inédite formée des trois principaux partis de l'île, habituellement ennemis : l'UMP (droite), le PS (gauche) et le MDM (centre). Les leaders de ces trois partis expliquaient leur coalition par la politique menée depuis six mois par M. Mchindra, qualifiée de "partisane". RC |
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MAYOTTE |
Tourisme |
Mayotte : Costa Croisières pose ses conditions
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Principal pourvoyeur des bateaux de croisières en escale à Mayotte, Costa Croisières refuse les nouvelles conditions d'accueil de ses passagers proposées par le Comité du tourisme de Mayotte pour la prochaine saison qui débute en novembre.
Dans un mail adressé au Comité du tourisme de Mayotte (CDTM) la semaine dernière, la direction de Costa Croisières, l'un des leaders mondiaux dans ce secteur qui représentait en 2007 56% des croisières dans l'île et qui y a programmé cette année une quinzaine d'escales pour l'un de ses plus gros navires, le Costa Europa (1.700 passagers), s'oppose fermement aux propositions du CDTM. Le 24 septembre, ce dernier avait opté pour une solution mi figue mi raison, en attendant q'un nouveau ponton soit construit : l'actuel n'est en effet pas en mesure d'accueillir tout ce monde. Désormais – il s'agit de la proposition du CDTM -, les croisiéristes qui voudront participer à une excursion accosteront à Mamoudzou ; les autres débarqueront à Dzaoudzi, ce qui implique qu'ils devront prendre la barge entre la Petite Terre et la Grande Terre s'ils veulent découvrir le chef-lieu, Mamoudzou, où se trouveront notamment le marché territorial et l'Office de tourisme. Décriée au sein même du CDTM, cette "solution" ne satisfait pas Costa Croisières. Dans son mail, la compagnie italienne avance plusieurs arguments contre cette formule : l'absence de sécurité, la duperie vis-à-vis du "produit" tel que présenté lors de sa vente ("Ils veulent aller à Mamoudzou, et on les laisse en petite Terre !"), et les contraintes logistiques ("C'est une perte de temps, d'argent et des efforts pour eux"). En définitive, indique la compagnie, il n'y a aucune raison valable pour que ses passagers débarquent en Petite Terre, et cela les exposerait à "moins de protection". Comme le craignaient certains membres et agents du CDTM lors de leur choix, le refus de Costa Croisières de se plier à cette nouvelle donne pourrait entraîner la décision de la compagnie d'annuler ses escales à Mayotte. La saison 2008-2009 débutant fin novembre, les autorités locales ont un mois pour trouver une solution plus acceptable pour Costa Croisières. RC
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COMORES |
Politique |
Comores : le président du Parlement contre une révision constitutionnelle
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Le projet de révision de la Constitution comorienne cher au président Sambi a essuyé lundi 13 octobre les vives critiques du président du Parlement, Dhoiffir Bounou, qui s’est demandé si le moment était opportun pour une telle décision.
Dans un discours prononcé à l’ouverture de la seconde session parlementaire de l’année 2008, Dhoiffir Bounou reproche au Chef de l’Etat de n’avoir pas respecté les procédures légales de révision constitutionnelle. Le président Ahmed Abdallah Sambi avait fait part, dans un message à l’occasion de la fin du Ramadan, le 1er octobre dernier, de son désir d’alléger l’architecture institutionnelle de l’Etat, invoquant pour cela des raisons budgétaires (lire article). Le projet de Sambi prévoit de réduire l’attelage institutionnel, qui comporte actuellement quatre présidents (un pour l’Union, et trois pour les Iles), quatre parlements et quatre gouvernements. "Un petit pays comme le nôtre ne peut pas se payer le luxe d’avoir toutes ces institutions", avait-il affirmé. Le président comorien voudrait en outre regrouper les élections législatives et présidentielle, estimant que l’économie comorienne ne peu supporter le rythme actuel des consultations. Selon le Président du Parlement, tout cela semble avoir été décidé "à la grande surprise des Comoriens", Sambi n’ayant "pas consulté les institutions" de l'Etat. Est-ce bien "le moment de changer [la constitution] sans provoquer d’autres problèmes insoupçonnés jusqu’ici ?", s'est interrogé M. Bounou, balayant d’un revers de main l’argument selon lequel la constitution actuelle serait budgétivore. "La comparaison des chiffres révèle que la seule présidence de l’Union, sans les départements ministériels, équivaut à presque 9 assemblées nationales de 33 députés chacune. On se rend compte que le budget de la présidence représente trois fois le budget de l’île de Moili, équivaut presque à celui de l’île de Ndzuwani, et représente 94% de celui de l’Ile de Ngazidja", affirme-t-il. Pour lui, il y a une seule "leçon à retenir" : de toutes les institutions de l’Etat, "la plus largement budgétivore c’est l’Exécutif de l’Union, qui dispose de l’essentiel des recettes du pays et qui les dépense sans modération et à sa guise (…)". Ce discours au vitriol du président du Parlement contre l’Exécutif rejoint le point de vue d’une vingtaine de partis politiques, qui s’opposent au projet de réforme constitutionnelle, dont un des aspects est que le Chef de l’Etat comorien veut accorder au président de la République de l’Union la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale. (APA) |
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COMORES |
Economie |
Comores : le gouvernement veut réduire la masse salariale de l'Etat
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Le ministre comorien de la Fonction Publique (FOP), Ahmed Abdou, affiche de plus en plus son intention de réduire sensiblement la masse salariale des agents de l’Etat pour l’adapter aux possibilités budgétaires de l’Union des Comores.
A ce jour, la masse salariale s’élève à 2,4 millions d’euros par mois, alors que les recettes mensuelles ne sont que de 1,6 million d’euros, soit un déficit mensuel de 800.000 euros. "A ce rythme, les Comores courent vers la catastrophe", a déclaré le ministre de la FOP au cours d’une conférence qui a réuni mardi 14 octobre les chefs des départements chargés de la gestion du fichier des fonctionnaires comoriens. A cette occasion, un train de mesures destinées à limiter cette augmentation exponentielle des salaires de l’Etat ont été prises, notamment l’arrêt temporaire des recrutements, le renforcement des contrôles physiques dans les divers services publics pour débusquer les fonctionnaires fantômes, un contrôle rigoureux des diplômes ou encore la mise en place de cadres organiques. Il faut dire qu’aux Comores, l’approche d’une échéance électorale offre l’occasion aux politiques de recruter à tour de bras pour des calculs purement électoralistes. Selon un agent de la FOP, le nombre de recrutements opérés sur l’île d’Anjouan entre 2007 et 2008 a atteint un pic inimaginable. (APA)
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MAYOTTE |
Médias, Information |
Mayotte : un journaliste placé en garde à vue pour avoir pris un kwassa
Lundi 13 Octobre 2008 |
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Un photographe français indépendant, Vincent Nguyen, a été menotté et placé en garde à vue, lundi 13 octobre à Mayotte, après avoir été arrêté à bord d'un kwassa en provenance d'Anjouan. Une embarcation clandestine qu'il avait prise dans le cadre de son travail.
Photographe indépendant qui réalise actuellement un reportage sur les migrations dans l'archipel des Comores, Vincent Nguyen, qui collabore régulièrement avec le quotidien français Libération, a été arrêté à bord d'une embarcation clandestine en provenance d'Anjouan, lundi matin, au large des Badamiers, à Mayotte. "Je voulais faire une traversée dans le cadre de mon travail. Nous sommes partis à 4 heures du matin d'Anjouan, et avons été arrêtés par une vedette de la Police aux frontières vers 10h30", indique-t-il. "Nous étions 10 passagers plus le passeur". Si "tout s'est bien passé" avec les agents de la vedette qui, selon le journaliste, "n'ont fait preuve d'aucune animosité" et lui ont même permis de prendre des photos de l'interpellation dont il était l'objet, les choses se sont corsées lors de leur arrivée au ponton de Dzaoudzi, vers 12h30. "Tous les passagers ont été amenés, non menottés. Je suis resté seul avec le passeur. Lorsque j'ai débarqué, un homme m'a signalé que j'étais placé en garde à vue et m'a annoncé qu'il allait me menotter. Je lui ai demandé pour quel motif. Il m'a répondu : 'Pour aide à l'immigration clandestine'". Etonné de cette méthode, M. Nguyen a demandé pour quelle raison il était menotté, ce à quoi l'officier de police lui aurait rétorqué : "On met des menottes à tous les gens qui prennent des kwassa". "Pourtant", notait lundi après-midi le journaliste, "les passagers avec qui j'ai traversé n'ont pas été menottés. Seul le passeur l'a été"… Officiellement placé en garde à vue, le journaliste a retrouvé sa liberté quelques dizaines de minutes plus tard, après que le directeur de la Police aux frontières et le Parquet en aient été informés. Il a cependant subi un interrogatoire d'une heure, "comme il s'en fait après chaque interception de kwassa dans le cadre d'une enquête judiciaire", affirme-t-on à la préfecture, "J'ai senti que j'était présumé coupable", note cependant M. Nguyen. "L'agent qui m'a interrogé voulait savoir si j'avais payé le voyage des autres passagers. Quand j'ai expliqué que j'étais un journaliste, il a voulu me décrédibiliser, car je n'étais qu'un pigiste – je n'avais donc pas de commande d'un journal. Il a également douté de mon matériel." Le journaliste, qui a été libéré vers 14 heures, comprend les raisons de son interrogatoire, mais pas celles de sa garde à vue, ni de son menottage sur la voie publique. Du côté de la préfecture, on estime ces méthodes "normales". "Il a été interrogé pour savoir ce qu'il faisait dans ce kwassa, comme tous les autres passagers", indique la chargée de la communication, qui regrette que le journaliste ait pris un kwassa alors qu'il avait effectué auprès de ses services une demande de prise de vue durant les patrouilles de la PAF. "On ne comprend pas bien ce qu'il faisait là", affirme-t-on. Son travail, répond-il. "Je voulais voir les deux aspects de la question", indique-t-il. RC
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COMORES |
Immigration clandestine |
Naufrage d'un kwassa au large d'Anjouan : trois morts et une vingtaine de disparus
Lundi 13 Octobre 2008 |
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Un kwassa chargé d'une trentaine de personnes a fait naufrage dans la nuit de jeudi 9 à vendredi 10 octobre, au large d'Anjouan. Le bilan provisoire fait état de trois morts et d'une vingtaine de disparus. La barque était partie aux alentours de minuit jeudi soir à Bambao Mtsanga, un village situé à l'est d'Anjouan connu pour être l'un des principaux ports de départs des kwassa en direction de Mayotte. Selon des témoins, l'embarcation qui était chargée d'une trentaine de personnes aurait chaviré au large des cotes anjouanaises, suite à un problème de moteur. "Le moteur est tombé en panne quelques minutes après leur départ. Ils ont voulu faire demi-tour mais une grosse vague les a fait chaviré", indiquait lundi 13 octobre un journaliste anjouanais qui a rencontré des rescapés.
Le bilan officiel fait état de trois morts et d'une vingtaine de disparus. Parmi les trois corps repêchés figurent ceux de deux Africains : un homme de nationalité zimbabwéenne et une femme portant des tatouages dont la nationalité est inconnue. Cependant, les autorités estiment que le nombre de morts est plus important. Elles soupçonnent les habitants du village d'avoir caché les corps des Comoriens décédés. "Aucune collaboration n’est manifestée par la population et les autorités communales pour faire la lumière sur ce drame", regrettait vendredi le procureur, Mohamed Soidik, dans les colonnes de Ndzuani Hebdo. Selon lui, "avec la complicité des villageois, les passeurs ont pu effacer les traces d’indices pouvant nous amener à faire la lumière sur ce malheureux drame". Le témoignage d'un passeur qui affirme avoir vu cinq corps inanimés sur la plage, quelques minutes après le drame, confirme la version des autorités.
Depuis quelques semaines, le gouvernement de l'île d'Anjouan a décidé d'agir contre les départs de kwassa en direction de Mayotte, conformément à ce que le président Toybou avait déclaré en septembre dernier. Depuis, les contrôles sont plus fréquents. Une nouvelle donne qui complique la tâche des passeurs, qui doivent se faire discrets, et pousse les rescapés, en cas de naufrage, à ne pas se faire connaître lorsqu'ils retrouvent la terre ferme.
RC |
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COMORES |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
La CTC réclame des "conditions décentes" pour les travailleurs comoriens
Lundi 13 Octobre 2008 |
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Le congrès de la Confédération des Travailleurs Comoriens (CTC), principal syndicat du pays, qui s’est achevé dimanche 12 octobre à Moroni, a rencontré un franc succès, de l’avis des dirigeants de la centrale syndicale.
Selon Ibouroi Ali Toibibou, secrétaire général de l’organisation, la CTC poursuit l’objectif de "construire un syndicalisme de proximité, présent dans les entreprises pour de nouvelles conquêtes sociales". "Les travailleurs en ont assez des politiques qui ont offert une richesse abondante à un tout petit nombre, profitant d’une réglementation laxiste" lit-on dans une déclaration publiée à Moroni par la CTC. La CTC, qui fédère diverses organisations syndicales comoriennes (professeurs, agriculteurs, agents de santé, instituteurs, transporteurs,…) dit s’associer à cet élan planétaire pour demander plus de dignité et "des conditions décentes" en faveur des travailleurs. L’une de ses principales préoccupations est l’instauration d’un dialogue social et la création d’un espace de réflexion et d’échanges sur les principales thématiques relatives aux droits des travailleurs. Affiliée à la Confédération Syndicale Internationale (CSI), la CTC s’aligne sur les principes et les objectifs de cette organisation tout en inscrivant son action dans l’Agenda de l’Organisation internationale du travail (OIT) basée à Genève. (APA)
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COMORES |
Faits divers |
Comores : trois personnes enlevées dans le cadre d'un conflit entre deux sociétés
Lundi 13 Octobre 2008 |
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L'édition de vendredi 10 octobre d'Al-Watwan révèle qu'entre "Makas et Oceanisse, deux sociétés de droit comorien intervenant dans le domaine de la navigation maritime, le torchon brûle". Trois personnes proches du patron de la seconde société ont été enlevées.
L’origine de l'affaire qui "agite le petit monde économique de la place", indique Al-Watwan, remonte au 9 septembre, lorsque le navire Djabal 1, propriété de Makas Navigation, est saisi et cloué au port de Dar-es-Salaam, en Tanzanie, à la demande d’Oceanisse pour non paiement des frais liés à une assistance en mer. En août, cette dernière aurait à l'aide du Treize Radjab, l'un de ses bateaux, remorqué le Djabal 1 dans les eaux tanzaniennes, suite à un appel de détresse. Depuis le 9 septembre, le Djabal 1 est amarré au port de Dar-es-Salaam ; Mohamed Amyne Asgaraly, propriétaire du Treize Radjab, l'a fait saisir dans l'attente du versement de 25 millions de francs comoriens (environ 50.000 euros) en paiement de son remorquage. Mais les propriétaires du Djabal 1 contestent ce montant tout en se disant prêts à rémunérer ce service "mais à son juste prix, qui prendra en compte le volume de gaz consommé, le nombre d’heures de travail perdus et autres frais supplémentaires". Selon Mohamed Kassim, patron de la société, cette saisie n’a suivi aucune règle de droit. "Non seulement nous n’avons jamais reçu la moindre facture de la part d’Océanisse pour le règlement de l’opération de remorquage, mais le coût qu’on nous demande aujourd’hui de payer est extrêmement élevé par rapport aux services rendus" a-t-il expliqué dans un entretien accordé à Al-Watwan. Les tractations menées pour résoudre cette affaire, entre l’Opaco (Organisation patronale des Comores), la Chambre de commerce puis le gouvernement de l'Union d’une part, et Océanisse d’autre part, n’ont pas permis de dénouer la crise. C'est dans ce contexte tendu qu'est intervenu, lundi 6 octobre, l'enlèvement à Moroni de trois personnes proches du patron d'Océanisse, M.Asgaraly. La première piste retenue par la brigade de recherche s’oriente vers la famille Kassim, qui a été entendu le soir même, rapporte Al-Watwan. "Etant donné qu’il y a un différend qui oppose le couple et les kidnappés, il est tout à fait normal de les entendre" a déclaré le commandant de la gendarmerie de Moroni, Mohamed Yahya. Mohamed Kassim, lui, nie être à l'origine de cet enlèvement : "Nous sommes pour rien dans ce kidnapping. Mais il faut dire que cette affaire a choqué beaucoup de gens. Et nous avons tenu à avertir les responsables compétents sur les conséquences d’un enlisement de ce conflit" dit-il dans le journal gouvernemental. NK (avec Al-Watwan et La Lettre de l'océan Indien) |
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MAYOTTE |
Politique |
Mayotte : la préfecture appelle à se régulariser sur les listes électorales en vue de la consultation
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Dans un communiqué envoyé à la presse vendredi 10 octobre, la préfecture de Mayotte fait savoir que "les listes électorales font l’objet d’une révision annuelle opérée par des commissions administratives composées, dans chaque commune, du maire ou de son représentant, du délégué de l’administration désigné par le préfet et d’un délégué désigné par le président du tribunal de première instance. Ces commissions procèdent aux inscriptions et radiations du 1er septembre au 31 décembre 2008, dans chaque commune de Mayotte et ont pour mission de s’assurer que toutes les personnes qui figurent sur les listes électorales possèdent les qualités requises par la loi pour y être ou y demeurer inscrites. En 2009, la population mahoraise devra se prononcer sur l’évolution statutaire de Mayotte. L’attention des personnes ayant fait modifier leur état civil par décision de la Commission de révision de l’état civil, est appelée tout particulièrement sur la nécessité de faire modifier leur nom sur la liste électorale pour qu’il soit conforme au titre d’identité présenté le jour des élections. Pour ce faire, il leur est demandé de se présenter à la mairie de leur domicile, munies soit de leur acte de naissance reconstitué, soit de la décision de la commission de révision de l’état civil (CREC) accompagnée d’un certificat de non recours, avant le 31 décembre 2008."
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COMORES |
Médias, Information |
Anjouan : trois journalistes lancent Ndzuani Hebdo
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Trois journalistes ont lancé lundi 6 octobre un nouveau titre sur l'île d'Anjouan (Ndzuani en comorien) : Ndzuani Hebdo. Tiré à 200 exemplaires, ce journal qui se veut "libre et indépendant", propose de traiter l'actualité de l'île sur 4 pages format A4. Selon Kamal Ali Yahoudha, l'un des trois fondateurs de Ndzuani Hebdo (ancien responsable de l'antenne anjouanaise de l'ORTC et ancien correspondant de Kashkazi), ce journal paraîtra tous les vendredi et devrait, dès janvier 2009, être tiré à 500 exemplaires. "Nous envisageons également de créer un site Internet", indique-t-il. Dans le numéro 0 du journal, distribué gratuitement le 6 octobre, la rédaction explique son ambition : "Ndzuani Hebdo n’est pas le fruit du hasard. C’est un projet qui se veut après tout réaliste. L’équipe rédactionnelle ainsi que tous les collaborateurs de ce projet sont des passionnés de la presse. Une presse libre dans une jeune démocratie. Nous n’avons nullement l’intention de vivre avec les maigres recettes que nous rapportera Ndzuani Hebdo ; il n’y en aura d’ailleurs pas. Les deux cents exemplaires que nous publierons pendant une période de trois mois avant de passer à cinq cents exemplaires à partir de janvier 2009 nous permettront juste de payer l’impression des numéros suivants. Mais pourquoi nous nous lançons donc dans cette aventure ? La réponse est simple. Nous sommes un groupe de passionnés de l’information. Et nous trouvons qu’Anjouan mérite bien ne serait ce qu’une feuille d’information hebdomadaire. Imaginez que toute la presse nationale est imprimée et distribuée à Moroni ou à Mayotte et n’a que très peu de présence sur l’île. Ce qui se passe à Anjouan est peu connu dans les autres îles, mais pire encore, il est peu connu par les anjouanais eux-mêmes. Il n’y a que les deux radios publiques et une radio privée qui font de l’information générale. Et encore, elles n’arrivent pas, seules, à couvrir toute l’actualité de l’île. A cela s’ajoute le traitement même de l’information anjouanaise dans cette presse. On a l’impression qu’à Anjouan, il ne se passe rien. Pour inciter la population à s’informer et à s’exprimer en toute liberté, il fallait un support, et ce support, vous l’avez entre les mains." Alors que le numéro 1 de Ndzuani Hebdo est sorti samedi 11 octobre, c'est la deuxième fois depuis dix ans qu'un titre de presse écrite ancré à Anjouan voit le jour. La plupart des titres nationaux sont tirés et distribués en Grande-Comore – essentiellement à Moroni RC |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : le SE saisit le Premier ministre
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Dans une lettre adressée le 10 octobre à François Fillon, le Se-CGT-Ma, syndicat majoritaire dans le premier degré de l'Education nationale, appelle l'attention du Premier ministre français "sur les modalités iniques de rémunération des fonctionnaires de l’Etat à Mayotte" et lui demande "de bien vouloir y remédier dans les meilleurs délais".
"En effet", indique la lettre, "l’article premier de la loi n°50-772 du 30 juin 1950 fixant les conditions d’attribution des soldes et indemnités des fonctionnaires civils et militaires relevant du ministère d’outre-mer pose le principe de l’égalité de traitement des agents sans distinction 'de race, de statut personnel, d’origine ou de lieu de recrutement' et d’autre part, la règle du taux uniforme des traitements, majorations ou suppléments de prestations de toute nature à l’intérieur d’un même cadre ou d’un même territoire. Or, il s’avère que, contrairement aux autres composantes territoriales de l’outre-mer français, Mayotte cumule le régime de l’indemnité spéciale d’éloignement, le dispositif de la majoration de 30% prévue par la loi de 1952 et le dispositif de l’indexation. (…) D’autre part, le régime en vigueur de l’indemnité spéciale d’éloignement se trouve totalement illégal puisqu’applicable qu’à certains fonctionnaires de l’Etat, en totale contradiction avec la loi précité du 30 juin 1950." En conclusion, le Syndicat des enseignants demande à ce que "cessent ces inégalités contraires aux droits et libertés fondamentaux de la République". NK
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Outremer/DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Polynésie : une marche contre la réforme des retraites
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Environ 5.000 manifestants (3.500 selon la gendarmerie, 10.000 selon les syndicats) ont défilé à Tahiti, jeudi 9 octobre, contre la réforme des retraites, à l’appel de huit syndicats locaux.
Ils protestent contre le projet de loi soutenu par le secrétaire d’Etat à l’outre-mer Yves Jégo, actuellement en déplacement en Polynésie française dans l’archipel des Marquises, pour commémorer les 30 ans de la mort de Jacques Brel. La plupart des établissements scolaires ont fermé, faute de personnel. Les fonctionnaires ont été rejoints par les deux sénateurs de Polynésie française, Gaston Flosse et Richard Tuheiava, mais aussi par deux ministres du gouvernement local et une vingtaine de représentants, de tous bords confondus, sur les 57 que compte l’Assemblée. La réforme prévoit notamment de plafonner l’Indemnité Temporaire de Retraite à 8.000 Euros, dès 2009, et d’abaisser progressivement ce plafond sur dix ans. Cette indemnité est perçue par les fonctionnaires retraités en outre-mer. Selon le ministère de l’outre-mer, ce système de sur-retraites "a coûté 292 millions d’Euros au budget de l’Etat en 2007". La ministre de la solidarité du gouvernement local, Armelle Merceron, a estimé auprès de la chaîne locale T.N.T.V qu’il aurait fallu "lisser la réforme sur une plus longue période". Maco Ploton, secrétaire général du S.T.I.P, qui défend les instituteurs, est allé plus loin en affirmant que "l’Etat abandonne la Polynésie française". Selon une source gouvernementale, la partie du projet de loi sur la bonification des fonctionnaires ayant exercé en outre-mer a déjà été retirée. Actuellement, 30 ans de cotisation outre-mer équivalent à 40 ans d’exercice en métropole. Le projet prévoyait de ramener ce bonus à 33 ans. Mais ce point de la réforme ne sera pas présenté au conseil des ministres du 15 octobre. A l’issue de la marche, les principaux leaders politiques de l’opposition et de la majorité ont indiqué qu’ils tiendraient lundi une séance extraordinaire à l’Assemblée, pour demander à l’unanimité la suspension de la réforme. Arrivé mercredi en Polynésie, Yves Jégo avait indiqué qu’il était "prêt à rencontrer les syndicats", mais il avait également affirmé que "ceux qui parlent du désengagement de l’Etat sont des menteurs". (AFP) |
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Outremer/DOM TOM |
Politique |
Pas de modification selon Jégo
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Yves JEGO, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. |
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a assuré jeudi 9 octobre qu'il n y aurait pas de modification du système de bonification des retraites pour les fonctionnaires servant outre-mer dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui sera examiné le 15 octobre en conseil des ministres. Lors d'une conférence de presse à Hiva Oa (Iles Marquises), M. Jégo a affirmé que "la question de la bonification des fonctionnaires qui gagnent des années de retraite quand ils servent outre-mer ne fait pas l'objet aujourd'hui d'une réforme". Les fonctionnaires servant outre-mer bénéficient de 40 années de cotisations de retraite validées pour trente années travaillées. Selon le secrétaire d'Etat, "toute évolution du système de bonification des retraites avant d'être soumise au conseil des ministres ou au Parlement fera l'objet de discussions avec les syndicats. Il faut mesurer les conséquences des décisions éventuelles sur ce sujet" et "çà ne peut porter que pour l'avenir et pas pour les fonctionnaires en activité". Le secrétaire d'Etat a par ailleurs répété " qu'il n y a pas de raison de revoir l'indexation des salaires des fonctionnaires" servant outre-mer, "parce qu'elle est juste et justifiée".
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OCEAN INDIEN |
Faits divers |
L'OTAN s'attaque à la piraterie dans l'océan Indien
Mardi 14 Octobre 2008 |
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L'Otan va envoyer d'ici deux semaines sept navires de guerre dans l'océan Indien pour contribuer à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, en pleine coordination avec l'Union européenne (UE), a indiqué jeudi le porte-parole de l'alliance militaire. Sur demande de l'ONU et du Programme alimentaire mondial (PAM), "l'Otan a accepté d'intervenir" et "enverra d'ici à deux semaines les sept navires de sa force navale permanente" dans l'océan Indien, a déclaré James Appathurai, présentant le résultat des premières discussions entre les ministres de la Défense des 26 pays de l'Otan jeudi à Budapest. "La piraterie constitue une menace pour la population somalienne, dont 40% dépend de l'aide alimentaire que lui apporte le PAM", a souligné le porte-parole de l'Otan. La mission de la flottille de l'Otan sera double, "escorter les convois du PAM et patrouiller dans les eaux" au large de la Corne de l'Afrique, mais il reste à fixer les détails comme la nationalité des pays qui y participeront, a-t-il expliqué. Selon un diplomate, cette force navale comprendra des frégates. "La coordination avec l'UE sera entière", a assuré M. Appathurai, soulignant "l'esprit d'ouverture et de soutien réciproque régnant entre les deux organisations" sur la lutte contre la piraterie. Dix Etats membres de l'UE se sont dits prêts le 1er octobre à participer à une opération militaire aéronavale européenne pour combattre la piraterie au large de la Somalie dès novembre et en coordination avec l'Otan. Le ministre français de la Défense Hervé Morin, qui recevait alors ses collègues de l'UE à Deauville (ouest de la France) avait dit à cette occasion "espérer qu'il y ait aussi des moyens de l'Alliance atlantique et notamment des moyens américains". La marine américaine et celle d'autres pays de l'Otan qui participent aux opérations de surveillance du trafic maritime dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de l'assistance aux forces engagées en Afghanistan, sont déjà intervenues à plusieurs reprises contre les pirates somaliens. Le Canada notamment assumait la responsabilité de l'escorte des navires du PAM jusqu'au 20 octobre et il fallait le relayer, a indiqué M. Appahurai. (AFP)
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AFRIQUE |
Relations internationales |
La Somalie accuse l’OTAN de violation de sa souveraineté
Mercredi 15 Octobre 2008 |
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Le gouvernement fédéral de transition en Somalie estime que les récents propos tenus par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) sur l’envoi de navires de guerre pour combattre les actes de piraterie au large des côtes de la Somalie est une violation de la souveraineté du pays, a déclaré lundi le directeur général du ministère somalien des Affaires étrangères, Dr. Mohamed Jama Ali.
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Dernière attaque en date des pirates somaliens : Le cargo ukrainien Faina chargé d'armes à destination du Kenya... |
"Nous n’apprécions pas la déclaration unilatérale de l’OTAN, qui montre que cette alliance militaire ne reconnaît pas le gouvernement fédéral de transition en Somalie", a-t-il affirmé dans un entretien avec APA."Nous avons appelé la communauté internationale à nous aider à moderniser nos forces navales pour chasser les pirates des côtes somaliennes. Mais l’OTAN a pris sa décision sans en informer le gouvernement somalien, responsable des côtes de la Corne de l’Afrique", a-t-il ajouté.Selon le Dr. [ La suite sur le site ... ] |
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OCEAN INDIEN |
Immigration clandestine |
100 personnes portées disparues dans le golfe d’Aden
Mardi 14 Octobre 2008 |
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Près de 100 personnes auraient été jetées par-dessus bord au large du Yémen par leurs passeurs alors qu’ils tentaient de traverser le Golfe d’Aden en provenance de Somalie, a indiqué vendredi l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et ses partenaires sont à la recherche de ces personnes, a indiqué le porte-parole de l’agence, Ron Redmond, lors d’un point de presse à Genève. Certains des 47 survivants ont indiqué au HCR au Yémen que le bateau transportant 150 passagers était parti du port de Marera en Somalie, près de Bossaso, lundi. La traversée a duré trois jours. A cinq kilomètres des côtes du Yémen, tous les passagers à part 12 d’entre eux ont été forcés à sauter par-dessus bord. Les 12 personnes ont été mises dans un bateau plus petit, tandis que les autres ont dû essayer de nager jusqu’au rivage. Selon le HCR, 47 y sont parvenus, mais les autorités yéménites ont déjà enterré cinq corps. Le trafic d’êtres humains entre la Somalie et le Yémen a récemment augmenté du fait du conflit en Somalie. Cette année, 32.000 personnes ont fait cette traversée périlleuse. Au moins 230 sont mortes et 365 restent portées disparues. |
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AFRIQUE DU SUD |
Santé |
Afrique du Sud : une mystérieuse maladie tue 3 personnes
Mardi 14 Octobre 2008 |
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L’OMS rapporte la mort d’un homme qui aurait succombé à une maladie jusque-là inconnue. C’était le 12 septembre dernier à Johannesburg en Afrique du Sud. Salarié d’un tour opérateur qui organise des safaris, il vivait en Zambie voisine. L’infirmière et le soignant l’ayant pris en charge sont décédés quelques jours plus tard. C’est le branle-bas de combat à l’institut national sud-africain des maladies transmissibles. Après plusieurs semaines d’investigations, aucun virus n’a encore été identifié. Les spécialistes attendent désormais les résultats des examens en cours aux Centers for Disease Control d’Atlanta (Etats-Unis). Les trois patients décédés présentaient tous les mêmes signes cliniques : fièvre, diarrhées, myalgies (des douleurs musculaires) et troubles hépatiques sévères. Inquiétante, cette maladie semble néanmoins circonscrite puisqu’ « aucun autre cas n’a été rapporté, aussi bien en Afrique du Sud qu’en Zambie » tient à préciser l’OMS. Mais 121 personnes ayant été en contact avec les patients sont actuellement recherchés. Pour l’heure, l’OMS ne recommande aucune restriction aux voyageurs en partance pour le sud de l’Afrique.
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MOZAMBIQUE |
Education |
Le Mozambique va recruter 12.000 enseignants en 2009
Mercredi 15 Octobre 2008 |
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Le Mozambique a annoncé son intention de recruter 12.000 nouveaux enseignants en 2009 pour combler le déficit causé par la mort en grand nombre de maîtres d’école, au rythme de 1.000 par an, des suites de maladies liées au SIDA, a déclaré mardi le directeur national des ressources humaines au ministère de l’Education et de la Culture, Ivaldo Quincardete. Il a déclaré aux journalistes lors d’une réunion nationale sur le personnel de l’éducation, à Maputo, que le recrutement de nouveaux enseignants contribuerait à faire baisser le ratio élèves/enseignant.Actuellement, il y a 72 élèves pour un seul enseignant dans les écoles primaires et le gouvernement espère amener ce nombre à 68 pour un enseignant en 2009 et à 54 pour un d’ici à 2015.Nous pensons recruter entre 10.000 et 12.000 nouveaux enseignants qui sont actuellement en formation. Ils seront affectés [ La suite sur le site ... ] |
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