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La lettre de Malango N°67

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 67 :
Mayotte : le premier logement en accession très sociale livré
Mayotte : les lauréats du Concours Talents récompensés
Forum économique de l'océan Indien : Mayotte est invitée
Tentative de détournement d'un avion entre Anjouan et Mayotte : la FCDH accuse la France
Crise financière : les mesures d'urgence appliquée dans les territoires ultramarins
La Réunion : 1.500 fonctionnaires dans la rue contre la réforme de l’IRT
Retraites : la réforme des surpensions déclenche un tollé en outre-mer
Le budget de l'Elysée "ne connaît pas la crise"
L'Elysée souligne disposer 'pour la première fois' d'un budget 'transparent'
Une société sud-coréenne va exploiter l'uranium à Madagascar
Air Madagascar relance sa liaison entre Antananarivo et Nairobi
La Chine souhaite développer ses liens avec Madagascar
Le Mozambique veut créer des parcs scientifiques et technologiques
L'ancienne Première dame du Mali apprend l'histoire africaine à Nicolas Sarkozy
Plus de 40 ONG protestent à Nairobi contre les OGM
Une vente internationale d’ivoire est organisée en Afrique du Sud
Des experts appellent à une lutte globale contre la corruption en Afrique
Des pirates somaliens retirent leurs menaces de bombarder le cargo ukrainien détourné
L’Ethiopie signe un accord d’exploitation pétrolière avec une entreprise canadienne
Les chefs d’Etat d’Afrique Australe et de l’Est en conférence la semaine prochaine
Un journaliste libéré après 14 ans de prison au Rwanda
Somalie: les forces de sécurité libèrent un cargo capturé par les pirates

La lettre de Malango
67

Vendredi 17 Octobre 2008

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MAYOTTE

Société

Mayotte : le premier logement en accession très sociale livré  
Mercredi 15 Octobre 2008
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Le premier Logement en accession très sociale (LATS), produit phare de la nouvelle politique de l'Etat en matière de logement social à Mayotte, a été livré mercredi 15 octobre, dans le village d'Hajangua. Une inauguration en grandes pompes qui marque la fin définitive de la "case SIM".

Le préfet (à gauche) a remis les clés de sa nouvelle maison à Mme Aïnou (au centre).
LATS
Pour être éligible au LATS, il faut :
- être de nationalité française ou posséder une carte de résident valable 10 ans ;
- être âgé de 18 ans au moins et de moins de 65 ans (sauf, pour les plus de 65 ans, si une délégation particulière est motivée et accordée après une enquête sociale) ;
- pouvoir justifier de sa résidence à Mayotte depuis au moins une année ;
- avoir des revenus annuels nets imposables inférieures aux plafonds déterminés, en fonction de la composition familiale du ménage bénéficiaire (par exemple, ce plafond sera fixé en 2009 à 8.049 euros pour une famille de 5 personnes) ;
- ne pas posséder de logement décent répondant aux normes d'habitabilité et ne pas avoir bénéficié du programme "case SIM" (sauf cas dérogatoires).
D'autres part, le bénéficiaire au programme LATS s'engage - sous peine de devoir rembourser la subvention - à habiter cette maison à titre de résidence principale pendant 15 ans, et à ne pas la transformer en local commercial ou professionnel – ce afin d'éviter les abus enregistrés avec les cases SIM.

"Ma chère Aïnou, je suis heureux d'être ici avec vous, car c'est d'abord pour vous [que nous sommes là]" a déclaré le préfet de Mayotte Denis Robin, au pas du premier LATS livré par la Société immobilière de Mayotte (SIM), avec à ses côtés la bénéficiaire, Madame Aïnou. Devant un parterre d'élus et de responsables administratifs entassés dans la cour de la maison, M. Robin a présenté le LATS comme "un produit solide, de bonne qualité, et qui répond enfin aux besoins de toute la famille". Constitué d'une cuisine, d'un salon, d'une varangue, d'une salle de bains et d'un certain nombre de chambres en fonction de la taille de la famille, le LATS, dont la surface habitable peut varier de 30 à 90 m², et dont le coût oscille entre 50.000 et 95.000 euros, est appelé à remplacer "la case Sim, une institution légendaire" de deux ou trois pièces qui a fait figure, pendant 30 ans, de standard en terme de logement social dans l'île.

"Depuis 30 ans, l'Etat a financé à Mayotte plus de 17.800 cases Sim", a indiqué le préfet. De conception simple avec un équipement rustique, ces habitations inventées à la fin des années 70, avaient pour mission de résorber l'habitat précaire et insalubre – à l'époque, la quasi-totalité des habitations étaient en végétaux. Mais "Mayotte a changé, les attentes de la population aussi", estime le préfet. Depuis quelques années, la case SIM "ne répondait plus aux attentes des personnes, pas plus qu'aux normes d'habitabilité". Si "ces maisons pour tous ont largement contribué à dessiner le paysage urbain de Mayotte et à réduire l'habitat précaire", elles étaient de plus en plus décriées par les Mahorais, qui les jugeaient trop petites, trop spartiates... De son côté, l'Etat voulait en finir avec un système coûteux et entaché de nombreux abus et irrégularités de la part de certains bénéficiaires ; il a donc pris la décision, en 2005, d'en finir avec ce système qu'il finançait à presque 100%, pour inventer un autre type de logement social, adaptée aux évolutions économiques, sociales et mentales des Mahorais.

La case SIM est donc remplacée par deux nouveaux produits : le LATS, consacré aux plus pauvres, dont 42 dossiers sont en cours de construction dans l'île – et 39 sont en phase de consultation – et auquel les bénéficiaires participent à hauteur de 25% du financement ; et le LAS (Logement en accession sociale), auquel les bénéficiaires participeront à hauteur de 50% du financement, mais dont le programme n'a pas encore débuté. Au vu des conditions d'éligibilité, le premier "produit" concerne officiellement 50% de la population de l'île, le second 20%.

Un autre programme, en cours d'élaboration, consistera à développer le locatif social, pour l'heure inexistant, qui sera destiné "à ceux qui ne peuvent pas acheter de terrain", a indiqué le préfet.

Cette nouvelle stratégie, qualifiée de "pertinente" par le maire de Dembéni, était attendue depuis longtemps par les Mahorais. Près de 2.500 dossiers de demande de logement social sont en effet en attente – dont la plupart étaient éligibles à la case Sim, et dont certains concernent des personnes décasées. Pour Sarah Mouhoussoune, conseillère générale (Néma) de Dembéni, "le LATS va permettre de faire face à la saturation du foncier tout en respectant la culture locale".

"L'objectif de construction a été fixé à environ 500 logements par an", précise la préfecture. Pour ce faire, l'Etat a programmé un budget de 173 millions d'euros, auxquels s'ajouteront 30 millions d'euros de la Collectivité départementale. "Mais pour cela, il faudra l'effort de tous", a ajouté M.Robin, notamment "des élus locaux, qui devront nous fournir le foncier nécessaire" car "la condition sine qua non de l'ensemble de ces démarches est l'existence de terrains constructibles", précise la préfecture.

Une réunion d'information avec les élus municipaux, les responsables administratifs et le directeur de la SIM a d'ailleurs été organisée dans la MJC d'Hajangua dans la matinée, quelques minutes avant que le préfet ne remette les clés de sa nouvelle maison à Madame Aïnou, sur les hauteurs du village.

RC


Pour en savoir plus : lire "La case SIM n'est plus, vive la case SIM ?", article publié dans Kashkazi n°62 (avril 2007), à commander sur kashkazi.com



MAYOTTE

Economie

Mayotte : les lauréats du Concours Talents récompensés  
Mercredi 15 Octobre 2008
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Mardi 14 octobre au restaurant-bar Chez Nidou à Bandrélé, les dix lauréats du concours Talents Mayotte 2008 se sont vu remettre leur récompense : un chèque compris entre 1.000 et 5.000 euros selon les cas.

Cette année, 44 candidats s’étaient présentés, ce qui représente “le double de l’année dernière”, a précisé le directeur de la Boutique de gestion pour signaler que cette opération connaissait un succès grandissant. Le préfet de Mayotte, Denis Robin, s’est quant à  lui exprimé sur le développement économique de Mayotte : “Certains en parlent, certains en  rêvent, et certains le font”, a-t-il déclaré. “Je suis donc très content de quitter un peu mes  bureaux de Dzaoudzi pour rencontrer ceux qui font le développement économique.

Pour Ali  Hussein, lauréat régional de la catégorie “artisanat et commerce”, créer son entreprise est en effet “la meilleure façon de développer l’économie de l’île”. “A Mayotte, on dit toujours  qu’on veut aller vers l’avant”, confirme Andjibou Adinani. “Mais si on ne se donne pas les moyens d’avoir une formation, et sans volonté, on ira toujours vers l’arrière.” C’est pour cette raison que ce père de famille de 50 ans est allé se former durant trois mois en métropole avant  de créer son entreprise de transport et de remporter le prix spécial du jury dans le domaine des  services. “Pour faire quelque chose, il faut d’abord de la volonté” a encore affirmé Madi Saïd, le “Coup de coeur du jury”. “Je suis bien placé pour en parler : moi, je suis handicapé, mais je ne me laisse pas aller”, a-t-il expliqué.

Au total, ce sont près de 30.000 euros de dons qui ont  été remis à ces entrepreneurs, souvent relativement jeunes puisque l’âge moyen des lauréats est de 34 ans.

NB


COMORES

Développement

Forum économique de l'océan Indien : Mayotte est invitée  
Mercredi 15 Octobre 2008
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Dans le numéro 16 de BAruwa yaheze SIM (Basim), la lettre comorienne des Technologies de l'information et de la communication (TIC), Ahmed Bazi, organisateur du prochain Forum économique de l'océan Indien qui se déroulera à Moroni, indique que la Chambre de commerce et de l'industrie de Mayotte (CCIM) fait bien partie des invités.

"La chambre de Mayotte sera là comme celle de Ngazidja, celle de Ndzuani et celle de Mwali", assure M. Bazi, alors que certains – essentiellement à Mayotte - doutaient ces dernières semaines de l'invitation de la CCIM.

"Il s’agit d’un événement créé par l’Union des Chambres de Commerce de l’Océan Indien qui s’inscrit dans le cadre de l’intégration régionale", rappelle M. Bazi. "La 1ère édition s’est déroulée à Madagascar, la 2ème à La Réunion, la 3ème à Maurice et la 4ème édition se tiendra à Moroni les 21-22-23 octobre 2008. J’invite la communauté des opérateurs à se mobiliser pour tirer parti de cette opportunité et développer leurs affaires."

Outre des ateliers thématiques – dont un consacré aux TIC -, des rencontres entre partenaires seront organisées au Palais du Peuple.

RC


COMORES

Faits divers

Tentative de détournement d'un avion entre Anjouan et Mayotte : la FCDH accuse la France  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Deux semaines après la tentative de détournement d'un avion de Comores Aviation par un Comorien expulsé par les autorités françaises de Mayotte, la Fédération comorienne des droits de l'Homme a tenu à réagir mercredi 15 octobre.

Dans un communiqué envoyé à la presse, la Fondation comorienne des droits de l’Homme (FCDH) indique avoir "appris avec stupeur la tentative de prise d’otage d’un avion de Comores Aviation en plein vol au grand risque de l’équipage et des passagers". Selon l'association, "par son geste, [son auteur] a voulu protester contre les refoulements arbitraires et hors la loi des Comoriens du territoire comorien qu’est Mayotte." Si la FCDH dit s'opposer "à toute forme de piraterie, contraire à la loi", elle accuse également "les autorités coloniales françaises à Mayotte d’en être les responsables".

L'incident qui a entraîné la réaction de la FCDH, mais qui a été gardé secret quelques jours, remonte au jeudi 2 octobre. Ce jour-là, selon une source anjouanaise, Elarif Ben Ali, 27 ans, originaire de Wanani à Mohéli, fait partie du contingent quotidien des sans-papiers-français reconduits à la frontière par les autorités de Mayotte. Après le décollage à Pamandzi, en plein vol, il s'introduit dans la cabine de pilotage de l'appareil de Comores Aviation loué par la Police aux frontières pour expulser les sans-papiers, et s’attaque au pilote en le bousculant. Le forcené voulait détourner l’appareil vers Dapani, un village du sud de Mayotte où se trouve une piste d’atterrissage. Il fut cependant rapidement maîtrisé par l’agent de sécurité à bord ainsi que le pilote, qui put reprendre sa route en direction d'Anjouan.

Arrêté à son arrivée à Anjouan, Elarif Ben Ali a passé quelques heures dans une cellule de la brigade de Wani, avant d'être relâché. Dans un bref entretien accordé à une journaliste, il aurait déclaré : "Je ne faisais qu’exprimer mon ras-le-bol contre ces reconduites illégales, qui se font dans la brutalité."

RC (avec Ndzuani Hebdo)

Outremer/DOM TOM

Economie

Crise financière : les mesures d'urgence appliquée dans les territoires ultramarins  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Dans un communiqué envoyé à la presse mercredi 15 octobre, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, indique que les mesures d’urgence prises par le gouvernement "permettant d’assurer le financement des différents secteurs économiques, afin de lutter contre les effets de la crise financière", seront "appliquées entièrement et sans délais Outre-mer".

"Le refinancement des établissements bancaires sera assuré. Il permettra aux banques de poursuivre leurs missions de financement des particuliers et des entreprises d’Outre-mer", indique le communiqué, qui précise que "les mesures prises par la Banque centrale européenne sont appliquées automatiquement au sein des DOM, de Mayotte, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy."

Par ailleurs, les établissements de crédit des départements et collectivités d’Outre-mer pourront bénéficier de prêts de refinancement, dans les conditions prévues dans la loi de finances rectificative pour le financement de l’économie. Les banques d’outre-mer pourront aussi bénéficier de fonds propres accordés par la nouvelle société de prise de participation de l’Etat.

Yves Jégo confirme également que le plan national d’aide aux PME s’appliquera outre-mer par le biais de ressources supplémentaires accordées aux banques d’outre-mer pour leurs activités de prêts aux PME. Des prêts et garanties publics supplémentaires seront également accordés par l’Agence française de développement qui représente l’établissement public Oséo, Outre-mer.

"S’agissant de l’immobilier", poursuit le document, "le gouvernement a décidé d’adopter des mesures d’urgence afin de conforter ce secteur, Outre-mer comme en métropole. C’est pourquoi le programme '30 000 logements' annoncé par le Président de la République et présenté lors du Conseil des Ministres exceptionnel du lundi 13 octobre, a pleinement vocation à se déployer Outre-Mer. Il s’agit de permettre aux opérateurs du logement social (sociétés HLM, sociétés d’économie mixte,…) d’acquérir auprès des promoteurs immobiliers tout ou partie de leurs opérations qui n’ont pu démarrer et qui correspondent aux attentes des populations. Ces opérations augmenteront le parc social dans les départements d’Outre-Mer, dont la quantité est nettement insuffisante à ce jour."


Outremer/DOM TOM

Mouvements sociaux, Syndicalisme

La Réunion : 1.500 fonctionnaires dans la rue contre la réforme de l’IRT  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Près de 1.500 fonctionnaires réunionnais ont manifesté mercredi 15 octobre dans les rues de Saint-Denis de la Réunion, contre le projet de réforme gouvernemental. Compte-rendu du Journal de l'île de la Réunion.

(…) Environ 1.500 personnes des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière), dont une bonne partie de l’Education nationale (les profs sont en vacances), s’étaient réunies contre la réforme prochaine de l’IRT (l’indemnité de retraite temporaire) qui prévoit sa disparition à long terme. Après deux rendez-vous manqués, la dernière manifestation n’ayant réuni que 600 personnes à Saint-Denis, l’intersyndicale (CGTR- CFTC- FO- UNSA- FSU- Solidaires- Saiper) se devait cette fois de frapper un grand coup. Certes, on est loin de la mobilisation massive de jeudi dernier en Polynésie au sujet des retraites - où les syndicats avaient fait descendre plus de 3.000 fonctionnaires dans la rue - mais l’intersyndicale réunionnaise est satisfaite. “Nous sommes trois fois plus que la semaine dernière”, a scandé Patrick Corré de la CGTR. (…) Pour l’intersyndicale, le message est enfin passé. Celui-ci n’a d’ailleurs pas évolué : il s’agit toujours du retrait de l’article 62 du projet de loi de financement de la sécurité sociale, examinée dans les jours à venir à l’Assemblée. L’intersyndicale ne veut pas que l’on touche à l’IRT et l’a répété au micro des mégaphones ainsi qu’au directeur de cabinet du préfet.

(…) Parmi les déclarations les plus virulentes, celle de Patrick Corré : “Ce Jégo qui triche, qui manipule l’opinion publique et qui cherche à opposer les salariés du privé à ceux du public, nous lui disons ceci : s’il n’est pas capable d’exercer sa fonction en toute sérénité, qu’il s’en aille.” Pour Armand Hoareau de l’Unsa, “toute réforme non fondée sur la négociation sera systématiquement refusée. A chaque fois qu’il le faut, nous serons dans la rue pour dire non à ces réformes”.

(…) Après cette action réussie, l’intersyndicale se réunira à nouveau dans les prochains jours pour faire le bilan. Les organisations syndicales attendent maintenant la réaction de l’Etat. (…) Comme elle l’avait déjà annoncé, l’intersyndicale a redit [mercredi] qu’elle se donnait la possibilité d’aller prochainement à la grève illimitée (à priori aux alentours de la rentrée du 27 octobre) si le gouvernement ne faisait pas marche arrière sur la réforme de l’IRT.

(Le Journal de l'île de la Réunion, www.clicanoo.com)


Outremer/DOM TOM

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Retraites : la réforme des surpensions déclenche un tollé en outre-mer  
Mercredi 15 Octobre 2008
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Adopté en Conseil des ministres lundi 13 octobre, le projet de suppression progressive des surpensions suscite de vives réactions. Un nouveau plafond, applicable à plein dans dix ans, ne devrait concerner que 18 % des bénéficiaires actuels de l'ITR.

Le projet de réforme des surpensions, appelées indemnités temporaires de retraite (ITR), continue de faire des vagues en outre-mer. Et après son adoption, lundi, en Conseil des ministres, dans le cadre du projet de loi PLFSS (Sécurité sociale), le texte risque de susciter d'autres mouvements de mauvaise humeur jusqu'à son examen par les députés prévu à la fin du mois. En Polynésie française notamment, où l'ITR atteint son niveau maximum (75 % contre 35 % à la Réunion), la réforme passe mal.

Jeudi dernier, alors que le secrétaire d'Etat Yves Jégo était en visite dans cette collectivité, les principales centrales syndicales ont mobilisé au moins 3.000 personnes dans la rue. Outre la grogne chez les fonctionnaires, la réforme crée aussi des remous dans la classe politique au point de souder une partie de la majorité avec l'opposition.

Deux jours auparavant un millier de fonctionnaires avaient manifesté dans les rues de Nouméa à l'appel de plusieurs syndicats (FO, SNES, FSU), y compris de la police et de la gendarmerie. Ceux-ci réclament la mise en place d'un observatoire des prix afin que "le coût réel de la vie en Nouvelle-Calédonie" soit pris en compte. Un peu plus tôt, les unions syndicales FO de plusieurs départements et territoires d'outre-mer avaient condamné "fermement" le projet du gouvernement. Mettant en garde contre "un conflit social majeur", le syndicat exigeait "le retrait immédiat et sans conditions de ce projet de loi". La CGT, elle, a plutôt insisté sur son "désaccord radical avec la méthode employée". Seule voix discordante dans ce concert de protestations : celle de la CFDT. La confédération affirme "approuver le principe d'une réforme de l'ITR dès lors que celle-ci s'effectuerait sans pénaliser les bénéficiaires actuels et que ses effets seraient progressifs pour les bénéficiaires futurs à l'horizon 2008."

C'est précisément ce que met en avant Yves Jégo, resté inflexible sur son projet. Certes la disparition à long terme (d'ici à vingt ans) de cette bonification est inscrite dans le texte mais elle se fera de façon progressive. Et les fonctionnaires d'Etat, actuellement à la retraite et bénéficiant de cette surpension, garderont cet avantage à vie. "Simplement, pour les plus hauts revenus, l'avantage sera ramené progressivement à 18.000 euros pour la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et à 10.000 pour La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon", explique-t-on au secrétariat d'État à l'Outre-Mer. Ce nouveau plafond, applicable à plein dans dix ans, ne devrait concerner qu'à peine 18 % des bénéficiaires actuels de l'ITR. Par conséquent, 82 % ne seraient pas touchés.

Pour ceux qui prendront leur retraite entre 2009 et 2018, et sous réserve d'avoir effectué quinze ans de services en outre-mer ou d'avoir un lien moral ou matériel avec le territoire concerné, l'indemnité sera servie à vie mais ne pourra pas dépasser pour les plus hauts revenus 8.000 euros par an. Ensuite (entre 2019 et 2027), ce plafond sera progressivement abaissé pour disparaître totalement en 2028. Après 2027, le projet d'Yves Jégo prévoit l'ouverture d'une négociation avec les syndicats sur une éventuelle retraite complémentaire, et cette fois pour toutes les fonctions publiques, y compris territoriale et hospitalière.

(Les Echos, www.lesechos.fr)

FRANCE METRO.

Economie

Le budget de l'Elysée "ne connaît pas la crise"  
Mercredi 15 Octobre 2008
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Grand spécialiste du budget de l'Elysée, le député PS René Dosière présente mercredi son rapport annuel sur les crédits de la présidence de la République, où il dénonce "le gouffre entre les promesses de transparence et d'économies formulées par Nicolas Sarkozy et la réalité".

René Dosière, qui présida la mission parlementaire venue dans l'archipel en 2005 afin de proposer au gouvernement des dispositions par rapport aux problèmes posés par l'immigration clandestine.

Ces crédits augmentent de 11,45% dans le budget 2009 par rapport au budget 2008 initial pour atteindre 112,33 millions d'euros, selon le document de Bercy consacré aux "pouvoirs publics" (Elysée, Assemblée nationale, Sénat...), qui va être transmis cette semaine au Parlement.

"Une hausse de 11,5%, c'est une progression très forte, 6,3 fois supérieure au budget de l'Etat. A ce rythme, en cinq ans, Nicolas Sarkozy doublera le budget de l'Elysée", tempête M. Dosière dans un rapport intitulé "Le budget de l'Elysée ne connaît pas la crise".

L'examen de ces crédits à l'Assemblée est programmé le 13 novembre.

L'Elysée a au contraire assuré mardi, dans un communiqué, que son budget était "exemplaire de transparence et de bonne gestion" et qu'il progressait en réalité de "2%".

Faux, répond M. Dosière, qui dénonce un "tour de passe-passe": "la présidence réintègre pour 2008 9,2 millions d'euros qui ne seront en fait votés que lors du collectif budgétaire, en décembre".

Le député de l'Aisne insiste sur la "progression énorme" de 25,2% des charges de fonctionnement (fournitures, télécommunications, frais de réception...) et note que le budget arrêté pour les frais de déplacements du chef de l'Etat est en hausse de 33% par rapport en 2008.

L'Elysée souligne pour sa part que l'estimation de ce dernier poste pour le budget 2008 a été "faite sur la base des déplacements du précédent chef de l'Etat (Jacques Chirac, ndlr) en 2006, alors que ceux-ci ont triplé entre ces deux années".

S'agissant des dépenses de personnel, qui concernent 1.031 personnes et constituent le poste principal de dépenses (70 millions d'euros), M. Dosière affirme qu'elles correspondent à celles "d'une ville de 100 à 150.000 habitants".

Il note également que la rémunération des 98 contractuels de la présidence progresse de "20% après 26,8% en 2008". "Décidément, les collaborateurs du président ne connaissent pas de problème de pouvoir d'achat", ironise-t-il.

Surtout, l'élu PS s'interroge sur le nombre exact de fonctionnaires mis à disposition, dont le chiffrage résultant des réponses des ministères est "inférieur de 150 environ à celui de l'Elysée" (872): "malgré de multiples demandes, je ne sais toujours pas d'où viennent ces 150 clandestins".

M. Dosière s'étonne enfin que le budget soit "silencieux" sur l'acquisition, "qui serait pourtant signée" et qu'il juge "nécessaire", d'un "Airbus 330-223 auprès d'Air Caraïbes, qui est attendu chez Sabena Technics à Bordeaux pour procéder à son aménagement" en vue des déplacements présidentiels.

"Jamais le budget de l'Elysée n'a été présenté d'une manière aussi opaque et inexacte alors qu'il augmente à un rythme inhabituel en période de récession. Dans ces conditions, l'Elysée doit revoir sa copie", souligne le rapport.

L'an dernier, lors de l'examen des crédits alloués à la présidence, le gouvernement avait provoqué une polémique en faisant adopter, au nom de "la transparence", un amendement de dernière minute qui multipliait par plus de deux la rémunération du chef de l'Etat, en l'alignant sur celle du Premier ministre.
(AFP)

FRANCE METRO.

Economie

L'Elysée souligne disposer 'pour la première fois' d'un budget 'transparent'  
Mercredi 15 Octobre 2008
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L'Elysée, dont la réalité des finances est mise en cause par un rapport du député PS René Dosière, a souligné mercredi disposer au contraire "pour la première fois" d'un budget pleinement "transparent".

Le Palais de l'Elysée, gouffre financier pour certains, un modèle d'économie et de transparence pour d'autres...

"Je ne comprends pas qu'on puisse parler d'opacité et de retour à je ne sais quel obscurantisme, alors que c'est la première fois que le budget est vraiment transparent", a déclaré lors d'une rencontre avec la presse Christian Frémont, le directeur de cabinet du président Nicolas Sarkozy.

"C'est la première fois que la présidence a un budget qui est transparent, lisible, sans mystère", a-t-il affirmé: "Il n'y a plus de fonds secrets, plus de prélèvements sur les ministères. L'Elysée est une administration comme une autre, soumise au contrôle du Parlement, soumise pour la première fois, et par la volonté du président, au contrôle de la Cour des comptes".

L'Elysée avait contesté dès mardi les conclusions du député de l'Aisne. Interrogé mercredi matin, l'entourage du président a réaffirmé qu'en chiffres consolidés (c'est-à-dire définitifs), la hausse du budget de l'Elysée serait de 2% en 2009, et non pas de 11,45 % - ce dernier chiffre représentant la hausse du budget 2009 par rapport au budget 2008 initial. Le chef de l'Etat viserait notamment une réduction des frais de personnel de l'ordre de 3% en 2009.

L'Elysée a également donné des précisions sur le renouvellement de la flotte aérienne utilisée par l'exécutif, qu'avait évoquée en juin le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Les deux moyen-courriers Airbus A319 seront remplacés par un gros porteur long-courrier Airbus A330, acheté d'occasion par le ministère de la Défense et qui sera en service à partir de la fin 2010. Le prix de cet avion de ligne serait, selon l'Elysée, de quelque 60 millions d'euros, hors coût de l'adaptation pour en faire un avion présidentiel. La valeur de revente des deux A319 serait d'environ 70 millions d'euros.

(AFP)

MADAGASCAR

Ecologie - Environnement et ressources naturelles

Une société sud-coréenne va exploiter l'uranium à Madagascar  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Une compagnie sud-coréenne a reçu l'agrément du gouvernement malgache pour exploiter l'uranium dans la grande île de l'océan Indien en vertu un protocole d'accord signé avec les autorités malgaches mercredi à Antananarivo.

Kozone Natural Ressource va exploiter l'uranium dans une  superficie totale de 352km2 à Beraketa et Isoanala, à 1000  kilomètres au sud d'Antanarivo, une fois l'accord final est conclu entre  cette société et le gouvernement malgache, a rapporté jeudi la  presse locale.  

Selon l'accord signé entre la société et l'Office malgache des mines et des industries stratégiques (OMNIS), qui est directement  sous le gouvernement malgache, la société Kozone Natural Ressource  va tout d'abord envoyer des échantillons pour analyses aux  laboratoires à Canada, aux Etats-Unis ou en France.  

La société Kozone Natural Ressource consente d'exporter toutes  les déchets radioactifs hors de Madagascar lorsque les sources  formelles de production commence.  

La grande île de l'océan Indien devra déclarer à l'Agence  Internationale de l'énergie atomique tout gramme d'uranium produit  à Madagascar et l'Institut national des sciences et techniques  nucléaires (INSTN) sera chargé de la protection de l'environnement  et la lutte contre le trafic d'uranium, selon Midi, un journal en  langue française, publié jeudi.

Le directeur général de l'OMNIS, Joeli Lalaharisaina, a  informé les médias peu de temps après la signature de l'accord que Kozone  Natural Ressource est le 14e investisseur intéressé par  l'exploration et la production d'uranium à Madagascar et au moins  30% d'entre eux ont une chance de réussir dans l'exploration  d'uranium dans le pays.  

Le directeur du Kozone Natural Ressource, Jack Kang, a ajouté  que sa société investirait 1 à 3 millions de dollars américains à  la phase de l'exploration et OMNIS a 20% d'intérêt dans  l'entreprise.

(Xinhua)

MADAGASCAR

Transports

Air Madagascar relance sa liaison entre Antananarivo et Nairobi  
Samedi 18 Octobre 2008
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La compagnie nationale malgache signe également un accord de partage de codes aériens avec Kenya Airways.

La compagnie Air Madagascar s’apprête à remettre en service sa liaison entre son hub d’Antananarivo et l’aéroport de Nairobi, au Kenya.

Cette liaison, suspendue au début de l’année 2008, sera à nouveau opérationnelle à partir du 29 Octobre prochain à raison d’une fréquence hebdomadaire le Mercredi sur B737 bi-classe. Le vol quittera Antananarivo à 6h20 pour se poser à Nairobi à 9h30, heure locale. Le vol retour, quant à lui, décollera de Nairobi à 10h30 pour atterrir à Antananarivo à 13h40.

Parallèlement à la remise en service de cette liaison, la compagnie nationale malgache a annoncé un accord de partage de codes aériens avec la compagnie Kenya Airways.

Selon les termes de cet accord, Air Madagascar commercialisera sous numéro de vol et code MD la nouvelle liaison bi-hebdomadaire non-stop opérée par Kenya Airways à partir du 1er Novembre prochain entre Antananarivo-Ivato et l’aéroport de Nairobi.

De la même façon, Kenya Airways commercialisera sous numéro de vol et code KQ la liaison hebdomadaire d’Air Madagascar entre Antananarivo et Nairobi.

A noter : la liaison bi-hebdomadaire lancée par Kenya Airways au 1er Novembre reliera Nairobi à Antananarivo par vol non-stop. Jusqu’à présent, cette liaison faisait escale à Johannesbourg.

Air Madagascar et Kenya Airways ont également signé un accord tarifaire permettant à la compagnie nationale malgache de proposer à ses clients des tarifs de bout en bout à destination de 18 villes supplémentaires dont 14 en Afrique, via le hub de Nairobi : Dubaï, Bombay, Abidjan, Douala, Accra, Kigali, Bujumbura, Le Caire, Lagos, Mombasa, Dar-es-Salaam, Entebbe, Addis Abeba, Amsterdam, Londres, Maputo, Zanzibar et Johannesburg.

En parallèle, Kenya Airways pourra proposer à ses passagers des tarifs de bout en bout pour relier plusieurs destinations domestiques malgaches, via le hub d’Antananarivo. Rappelons qu’Air Madagascar dessert actuellement une quarantaine de destinations domestiques sur la totalité du territoire de la Grande île, avec plus de 400 vols hebdomadaires.

Pour Jocelyne Bonnal, Directrice Commerciale d’Air Madagascar, "cet accord tarifaire va permettre aux passagers d’Air Madagascar de relier plus facilement les grandes capitales africaines."

Pour Klaus Oschlies, Directeur Général d’Air Madagascar, "Cette collaboration est renforcée par le fait qu’Air Madagascar et Kenya Airways partagent la même vision et la même volonté de développement, tant au niveau régional qu’international."

MADAGASCAR

Economie

La Chine souhaite développer ses liens avec Madagascar  
Samedi 18 Octobre 2008
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La Chine fera de sérieux efforts pour développer ses relations bilatérales avec Madagascar, a déclaré le plus haut législateur chinois Wu Bangguo jeudi à Beijing lors de sa rencontre avec des hôtes malgaches.

"Le développement des relations avec Madagascar et les autres  pays africains est une des bases de la diplomatie chinoise",  a-t-il indiqué. "Depuis l'établissement des relations entre les  deux pays, l'approfondissement continu de la coopération dans  plusieurs domaines a profité aux peuples des deux pays." a-t-il  ajouté.

La Chine fera de sérieux efforts pour développer ses relations bilatérales avec Madagascar, a déclaré le plus haut législateur chinois Wu Bangguo jeudi à Beijing lors de sa rencontre avec des hôtes malgaches.

Le chef de la délégation malgache, Yvan Randriasandratriniony,  qui est président du Sénat et président national du Tiako i  Madagasikara (TIM) , a déclaré que le but de sa viste était de  renforcer la coopération bilatérale entre les deux partis,  parlements et gouvernements et de tirer des enseignements de  l'expérience de la Chine en matière de développement.

"Les échanges entre les partis et les parlements des deux pays  sont très importants au sein des relations Chine-Madagascar",  a-t-il souligné. Dans le but de renforcer les relations  bilatérales, Wu Bangguo a également exprimé le souhait de  développer la coopération avec le TIM et le congrès malgache.

(Xinhua)

MOZAMBIQUE

Sciences & Technologies

Le Mozambique veut créer des parcs scientifiques et technologiques  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Le ministre mozambicain des Sciences et de la Technologie, Venancio Massingue, a déclaré mercredi que son gouvernement mettrait en place quatre grands parcs scientifiques et technologiques visant à mener des recherches dans différents domaines d’activité.

Le ministre mozambicain des Sciences et de la Technologie, Venancio Massingue, a déclaré mercredi que son gouvernement mettrait en place quatre grands parcs scientifiques et technologiques visant à mener des recherches dans différents domaines d’activité.

Massingue a indiqué que les parcs à mettre en place dans les provinces de Maputo, Zambezia et Nampula, comprendront le développement de technologies agricoles, agroalimentaire, l’énergie et l’environnement, les télécommunications, les biotechnologies, la biomédecine et les matériaux de construction.

Le conseil des ministres a déjà approuvé la création des parcs, a-t-il précisé.

Massingue a également confié aux journalistes que le premier parc serait mis en place dans la province de Manhica, à Maputo, dans le cadre d’un partenariat entre le Mozambique et l’Inde.

D’un coût de 25 millions de dollars, le projet sera exécuté dans les dix prochaines années.

« Le gouvernement provincial a déjà alloué les fonds et de l’espace pour la première phase de la mise en place du parc de Manhiça», a déclaré le ministre.

(APA)

AFRIQUE

Histoire - Patrimoine

L'ancienne Première dame du Mali apprend l'histoire africaine à Nicolas Sarkozy  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Un petit Précis de remise à niveau sur l'histoire africaine à l'usage du président français, Nicolas Sarkozy, vient de paraître à Bamako sous la direction de l'historienne et ancienne Première dame du Mali, Adame Ba Konaré, a-t-on appris mardi de source officielle.

Préfacé par l'historien congolais, Elikia M'Bokolo, l'oeuvre se veut une riposte argumentée, "dépouillée de toute considération  émotive" au discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Dakar le 26  juillet 2007 et ses déclarations sur l'immobilisme du continent  africain.

Selon l'auteure, c'est dans le but d'éclairer le président  Sarkozy, mais aussi son entourage et plus généralement, le grand  public sur la réalité de l'histoire africaine qu'elle a lancé en  septembre 2007 un appel remarqué à la communauté des historiens.

L'oeuvre est répartie en quatre parties: "Qui a dit que  l'Afrique n'avait pas d'histoire?", "Un discours d'un autre âge?", "Qui est responsable des difficultés actuelles de l'Afrique?" et " Qui a parlé de Renaissance africaine?".

Au nombre des contributions figurent celles de l'anthropologue  française Catherine Coquery-Vidrovitch, de l'historien malien  Drissa Diakité, de l'archéologue malien Kléna Sanogo et de  l'historien congolais et collaborateur de Radio France  internationale (RFI) Elikia M'Bokolo.

La mise en vente du Précis débutera le 16 octobre prochain à  Bamako.

(Xinhua)

KENYA

Ecologie - Environnement et ressources naturelles

Plus de 40 ONG protestent à Nairobi contre les OGM  
Samedi 18 Octobre 2008
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L'inquiétude à propos des OGM touche tous les pays.

Plus de 40 organisations non gouvernementales (ONG) des groupes communautaires et des associations de consommateurs, placées sous l’égide de la Coalition pour la diversité biologique au Kenya, ont manifesté pacifiquement, jeudi à Nairobi, pour protester contre la décision du gouvernement d’introduire les Organismes génétiquement modifiés (OGM) dans le pays.

Il a été prouvé que les OGM, que le gouvernement veut introduire dans le pays, sont nocifs pour la santé humaine, a indiqué, dans une déclaration à la presse, le porte-parole des ONG, Paul Mutuku.

Selon M. Mutuku, le gouvernement devrait plutôt investir massivement dans l’agriculture pour accroître la productivité au lieu de chercher à introduire des aliments dangereux dans le pays.

Le mois dernier, le ministre de l’agriculture, William Ruto, avait fait état de l’intention du gouvernement kenyan d’introduire les OGM dans le pays pour faire face à la menace des pénuries alimentaires.

(APA)

AFRIQUE DU SUD

Ecologie - Environnement et ressources naturelles

Une vente internationale d’ivoire est organisée en Afrique du Sud  
Samedi 18 Octobre 2008
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Pour la première fois en près de 10 ans, une vente internationale d’ivoire provenant d’éléphants a été approuvée par la CITES (Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction), soutenue par les Nations-Unies. Dans quinze jours, près de 108 tonnes de stocks d’ivoire, représentant les défenses de plus de 10.000 éléphants, seront mises aux enchères en provenance de quatre pays de l’Afrique australe.

L'Afrique australe et de l'Est a toujours été la tête de pont du trafic d'ivoire, comme à Zanzibar au début du siècle dernier.
La 57ème session du Comité Permanent de la CITES s’est prononcée il y a quelques mois en faveur d’un partenariat commercial avec la Chine pour la vente d’ivoire, alors que le Japon avait déjà reçu son approbation précédemment. Ces deux pays sont connus pour être les plus grands marchés illicites d’ivoire au monde. De multiples saisies de plusieurs tonnes ont été réalisées dans les ports chinois ces dernières années. Le manque d’application des systèmes d’enregistrement de tous les commerçants spécialisés dans l’ivoire dans les deux pays offre également une faille très pratique aux trafiquants
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AFRIQUE

Politique

Des experts appellent à une lutte globale contre la corruption en Afrique  
Samedi 18 Octobre 2008
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Une conférence de trois jours sur la corruption en Afrique a pris fin vendredi à Addis-Abeba par un consensus sur la nécessité de réaliser, par un groupe représentatif d’acteurs, un ensemble d’interventions pour s’attaquer systématiquement au fléau de la corruption en Afrique.

La corruption : un des fléaux de l'Afrique.
"La lutte contre la corruption ne peut pas simplement se limiter à l’Etat", a déclaré Okey Onyejekwe, directeur du département de la gouvernance et de l’administration publique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), ajoutant qu’" il doit également y avoir un engagement politique "."Jusqu’à ce qu’elle devienne un combat qui engage toutes les parties prenantes, les interventions individuelles, telles que la création de commissions nationales de lutte contre la corruption, ne changeront rien", a-t-il ajouté
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AFRIQUE

Faits divers

Des pirates somaliens retirent leurs menaces de bombarder le cargo ukrainien détourné  
Samedi 18 Octobre 2008
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Les pirates Somaliens à bord du bateau ukrainien détourné à 200 miles au large de la côte somalienne, ont retiré leur menace de bombarder le navire si la rançon n’était pas payée, a annoncé la presse locale sur place jeudi.

Les pirates modernes somaliens.
A travers leur porte-parole, Sugule Alia, les pirates avaient donné la semaine dernière un ultimatum de 72 heures pour le paiement de la rançon, sinon, ils bombarderaient le navire, ses cargos et son équipage le mardi matin.Cependant, Ali a indiqué que les négociations étaient toujours en cours pour la rançon, sans d’autres détails.Les pirates qui ont détourné le MV Faina avaient réclamé au départ 35 millions de dollars mais ont continuellement réduit le montant à 8 millions puis récemment à 2 millions de dollars
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AFRIQUE

Ecologie - Environnement et ressources naturelles

L’Ethiopie signe un accord d’exploitation pétrolière avec une entreprise canadienne  
Samedi 18 Octobre 2008
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L’Ethiopie a signé jeudi, à Addis-Abeba, un accord avec une entreprise pétrolière canadienne pour l’exploration de pétrole à plusieurs endroits du pays.

Le ministère éthiopien des Mines et de l’énergie et la société canadienne Calvalley Petroleum Inc, ont signé l’accord qui permet à l’entreprise d’explorer du pétrole et de développer des produits pétroliers dans les Etats éthiopiens de l’Amhara, de Tigray, d’Oromia, et de Benishangul Gumuz.L’accord a été signé par le ministre éthiopien des Mines et de l’énergie, Alemayehu Tegenu, et le directeur général de la société, Edmund M. Shimon, qui représente la compagnie.La société explorera le pétrole sur plus de 46
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KENYA

Economie

Les chefs d’Etat d’Afrique Australe et de l’Est en conférence la semaine prochaine  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Les Chefs d’Etat des pays membres des Communautés sous régionales et Marché commun d’Afrique de l’Est (EAC et COMESA) et d’Afrique australe (SADC) attendus à Kampala, en Ouganda, les 22 et 23 octobre, pour une rencontre au sommet, devraient annoncer des mesures portant réorganisation des relations commerciales dans ces parties de l’Afrique, ont annoncé, mercredi des sources officielles à Nairobi.

Vingt-six Présidents de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), du Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA) et de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), prendront part à la conférence, indique un communiqué de presse publié dans la capitale kenyane. Les points inscrits à l’agenda des Chefs d’Etat ont trait à l’examen de la question de la libéralisation des échanges inter et intra zones sous régionales, l’état des infrastructures régionales, dans l’espace considéré et les dispositions juridiques et institutionnelles du groupe tripartite COMESA-EAC-SADC
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AFRIQUE

Médias, Information

Un journaliste libéré après 14 ans de prison au Rwanda  
Jeudi 16 Octobre 2008
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L’ancien journaliste de la station publique Radio Rwanda, Dominique Makeli, incarcéré depuis 1994, a été remis en liberté le 13 octobre 2008, après avoir passé quatorze années dans les prisons rwandaises.

Dominique Makeli.

Sa libération est une excellente nouvelle et un soulagement. Comme sa consœur Tatiana Mukakibibi avant lui, Dominique Makeli a subi une épreuve invraisemblablement longue, durant laquelle il lui était impossible de se défendre alors même qu’on le calomniait. Nous formons le vœu qu’il puisse désormais vivre en paix, après ces quatorze années de séparation et d’injustice”, a déclaré Reporters Sans Frontières en annonçant la nouvelle.

Dominique Makeli, chroniqueur de Radio Rwanda, a été acquitté par un tribunal populaire gacaca du district de Nyarugenge (Kigali), le 5 octobre, et remis en liberté après l’annonce du verdict, le 13 octobre.

Dominique Makeli était détenu au Rwanda depuis le 18 septembre 1994. Transféré à plusieurs reprises, il était dernièrement détenu à la prison centrale de Kigali (PCK), dite “1930″. En octobre 2001, le procureur de la République avait affirmé à Reporters sans frontières que Dominique Makeli était accusé d’avoir “incité au génocide dans ses reportages”. En mai 1994, il avait couvert une apparition de la Vierge à Kibeho (ouest de Butare) et rapporté sa supposée déclaration : “Le parent est au ciel”. Selon le procureur, la population aurait interprété ce message comme un soutien de Dieu à l’ancien président Habyarimana et, par extension, à la politique d’extermination des Tutsis. Une version contestée par l’accusé et par de nombreux observateurs sur place.

Au cours de missions au Rwanda, Reporters sans frontières a plusieurs fois rencontré Dominique Makeli sur son lieu de détention. L’état de santé de ce journaliste très pieux, qui a toujours clamé son innocence, s’est peu à peu dégradé au cours de ses années de détention. En 2007, il avait été transféré à Arusha, où il avait comparu comme témoin devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), avant d’être renvoyé au Rwanda.  

AFRIQUE

Faits divers

Somalie: les forces de sécurité libèrent un cargo capturé par les pirates  
Jeudi 16 Octobre 2008
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Les forces de sécurité de la région somalienne du nord-est ont libéré mardi un cargo transportant des produits pour les commerçants somaliens capturés par les pirates le 9 octobre, a annoncé un responsable local.

"Après un long combat, nos forces ont réussi à maîtriser les  pirates et pris le contrôle du cargo qui se dirigeait vers le port de Bossaso", a déclaré Farah Ai, vice-ministre de la Sécurité.

M. Ali a dit qu'il y avait des victimes chez les deux parties,  refusant de donner des chiffres précis.

Le cargo a été capturé le 9 octobre par les pirates au large  des côtes somaliennes.

C'est la deuxième fois que les forces de sécurité de la cette  région somalienne ont réussi à libérer un bateau des mains des  pirates, qui sont bien entraînés et mieux équipés que les forces  de sécurité locales.

Des pays étrangers ont été autorisés par le Conseil de sécurité de l'ONU à envoyer des bâtiments de guerre dans les eaux  somaliennes pour combattre la piraterie maritime.

Des dizaines de bateaux étrangers sont aux mains des pirates  somaliens, dont un cargo ukrainien chargé de 33 chars russes destinés au Kenya. Les  pirates réclament des rançons pour libérer les bateaux.

(Xinhua)

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