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La lettre de Malango
N°
68
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Mardi 21 Octobre 2008
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Relations internationales |
Mahorais bloqués à Moroni : "Il n'y a pas d'incident" selon Douchina
Mardi 21 Octobre 2008 |
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Le président du Conseil général de Mayotte, Ahmed Attoumani Douchina, a tenu lundi 20 octobre une conférence de presse au sujet de la délégation mahoraise retenue à Moroni pour des questions de papiers.
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Pour M. Douchina, "si les Comores font payer un visa aux Mahorais, c'est qu'ils reconnaissent que Mayotte est un pays étranger". |
Une équipe de handball et des musiciens mahorais ont été retenus aux Comores indépendantes ces derniers jours sous prétexte qu'ils n'avaient pas payé leur visa de 60 euros. Au cours d'une conférence de presse, M. Douchina a expliqué que la délégation mahoraise "ne se trouvait pas aux Comores dans le cadre d'une mission du Conseil Général. Ils s'y sont rendus dans le cadre strictement privé". La Collectivité départementale n'avait donc pas de rôle particulier à jouer, surtout que ce genre d'affaires est "plutôt du ressort de la diplomatie française, et en la matière, du ministère des Affaires étrangères". "Quand on va dans un pays étranger, on se renseigne avant de partir sur les règles d'entrée et de sorties qui y sont appliquées" a ajouté M. Douchina, qui a aussi tenu a dissiper certaines inquiétudes. Grâce à un contact téléphonique avec le maire de Mamoudzou, présent lui aussi à Moroni, il a précisé que les Mahorais n'avaient été "ni arrêtés, ni inquiétés" et qu'une solution avait été trouvée pour que chacun puisse payer son visa et revenir à Mayotte. L'affaire est close donc. Mais alors que jusqu'à présent, les Mahorais, considérés par les autorités comoriennes comme des Comoriens, n'avaient pas de frais de visa à payer, cette nouvelle donne réjouit M. Douchina : "Si les Comores font payer un visa aux Mahorais, c'est qu'ils reconnaissent que Mayotte est un pays étranger, donc ils reconnaissent son appartenance à la France". NB
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Futur CRA de Mayotte : les études sont en cours
Mardi 21 Octobre 2008 |
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Dans le Journal officiel de la République française du 7 octobre, le ministère français de l'Intérieur indique que les études du futur Centre de rétention administrative de Mayotte ont débuté alors que l'actuel CRA est surpeuplé.
Répondant à une question du député de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec (Gauche démocrate et républicaine) concernant les conditions d'accueil du Centre de rétention administrative (CRA) de Mayotte, le ministère de l'Intérieur indique dans une réponse publiée au Journal officiel du 7 octobre que "le projet de construction d'un nouveau centre de rétention administrative de 140 places à Mayotte a été annoncé par le secrétaire d'État à l'outre-mer, lors de sa visite à Mayotte le 16 mai dernier" et qu'il fait l'objet d'une étude de faisabilité technique et financière qui "est en cours". Selon le ministère, "la conception de ce centre répondra aux prescriptions du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France. Il sera toutefois nécessaire de prévoir une adaptation des plans habituellement retenus pour les CRA situés en métropole aux conditions climatiques locales : espaces de promenade plus étendus, aérés, et en partie couverts, utilisation de matériaux aptes à résister à la corrosion et aux vents violents". Interrogé également sur la présence de mineurs isolés dans le CRA – présence dénoncée récemment par la Défenseure des enfants (lien vers article) et le Collectif Migrants Mayotte – le ministère indique qu'"il convient de rappeler qu'à ce jour, les conditions d'entrée et de séjour des étrangers à Mayotte sont fixées par l'ordonnance n° 2000-273 du 26 avril 2000. En application des dispositions des articles 30 et 33 de cette ordonnance, l'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière. En conséquence, le placement en rétention ne peut être ordonné pour un mineur isolé". Dans sa question, Patrick Braouezec alertait la ministre de l'Intérieur sur le fait que "chaque année, près de 16.000 personnes sont retenues [au CRA], dont 3.000 mineurs". "Ce chiffre record entraîne une atteinte à la dignité humaine et des violations quotidiennes des principes de droit les plus élémentaires", estime le député. Les conditions de rétention des sans-papiers en instance de reconduite à la frontière vers Anjouan sont jugées déplorables, tant par les associations de défense des droits des étrangers que par certaines autorités indépendantes comme la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité). Conçu pour accueillir 60 personnes, le CRA situé en Petite Terre en contient régulièrement 150 à 200, parmi lesquelles de nombreux mineurs, accompagnés ou pas. RC
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COMORES |
Statut de Mayotte |
Le Comité Maoré veut 'tout faire pour empêcher' la consultation des Mahorais
Lundi 20 Octobre 2008 |
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A l'approche du 12 novembre, journée nationale aux Comores dédiée depuis 2005 à l'île de Mayotte, le Comité Maoré annonce son intention de s'opposer à la consultation des Mahorais sur leur futur statut, annoncée pour le mois de mars 2009 par le gouvernement français.
Lors d'une conférence de presse tenue à Moroni jeudi 16 octobre, Idriss Mohamed, principal animateur du Comité Maoré, association qui revendique le retour de Mayotte dans l'ensemble comorien, a déclaré que "nous devons tout faire pour empêcher [la] consultation" des Mahorais sur le statut de département d'outremer. Cette consultation est prévue par le gouvernement français pour le mois de mars 2009. Affirmant que "la question de Mayotte n’est pas l’affaire du Comité Maoré ; il s’agit d’une question nationale", M. Mohamed compte sur une forte mobilisation populaire le 12 novembre prochain afin de mettre en garde la communauté internationale contre "les graves tensions" que cette consultation pourrait selon lui provoquer. Ce jour-là, le Comité Maoré envisage "de sortir sa grosse artillerie communicante pour un plus grand retentissement de l’événement à l’échelle internationale", rapporte le quotidien Al-Watwan. La diaspora comorienne devrait notamment être de la partie. A Moroni, une manifestation est programmée, de même que la remise d’une lettre de protestation à l’ambassade de France et des conférences dans les établissements scolaires. Depuis 2005, le 12 novembre est appelé "journée Maore" aux Comores indépendantes et est consacrée à la question de Mayotte, restée sous administration française en 1975. Il s'agit également de la date anniversaire de l'admission des Comores au sein de l'Organisation des Nations unies (ONU), il y a 33 ans. L'action du Comité Maoré est soutenue par d'autres associations et des partis politiques. Jeudi 16 octobre, ils ont publié un communiqué conjoint dans lequel ils estiment que le projet de consultation sur le statut de Mayotte est "une agression caractérisée contre le peuple comorien", qui "n’est possible que parce que la France est une grande puissance qui peut se permettre de malmener un petit pays et de piétiner les résolutions de l’ONU". Le même communiqué invite Paris à renoncer à ce scrutin, "dans un souci d’apaisement et pour ouvrir de véritables négociations avec le gouvernement comorien". NK (avec Al-Watwan) |
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COMORES |
Education |
Comores : les enseignants de l'Université de Moroni en grève ?
Lundi 20 Octobre 2008 |
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Les enseignants de l’Université des Comores ont annoncé pour lundi 20 octobre une grève illimitée après avoir constaté, au terme de leur Assemblée générale réunie samedi 18 octobre à Moroni, que les négociations engagées avec les autorités nationales n’avaient "pas apporté de résultats concrets".
Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, le Syndicat des enseignants de l’Université des Comores (SNEUC) affirme regretter que les négociations ouvertes n’aient pas permis d’avancer sur la plate-forme revendicative, dont la question des salaires est un des principaux points.
Parmi les requêtes du SNEUC figure en bonne place le paiement des arriérés de salaires et des indemnités. La rentrée universitaire est fixée au 12 novembre. (APA) |
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Outremer/DOM TOM |
Transports |
Outremer : le plan d'Yves Jégo pour faire baisser les tarifs aériens
Lundi 20 Octobre 2008 |
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Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire français L'Express, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, annonce son intention de faire baisser les tarifs aériens. "La desserte aérienne est vitale pour l'ensemble de l'outre-mer, tant pour le développement économique que pour garantir le respect de l'équité", indique Yves Jégo dans L'Express. "Ces dernières années", poursuit-il, "la concurrence entre compagnies desservant l'outre-mer a permis une baisse relative des tarifs, une multiplication de l'offre et une amélioration de la qualité des services. Cependant, la hausse forte du prix des carburants n'est pas sans conséquence sur les tarifs (…) De même, l'extrême variabilité de la demande conduit à une saturation des capacités offertes en période de pointe et à une élévation des tarifs durant cette période." S'il reconnaît que " le transport aérien [est] l'un des secteurs les plus libéralisés", M. Jégo affirme que cet état de fait "ne nous prive pas pour autant de moyens d'action", parmi lesquels, afin d'instaurer "une plus grande concurrence", "l'allégement des obligations de service public (OSP) entre la métropole et les DOM", ce qui devrait permettre d'"ouvrir la desserte intercontinentale des départements d'outre-mer à toute nouvelle compagnie". Autre action : "J'ai entamé un cycle de négociations avec les compagnies aériennes, dont sortira, j'espère, une politique tarifaire spéciale pour la continuité territoriale". Par contre, M. Jégo annonce dans ce même entretien la probable baisse "des crédits destinés à diminuer le prix des billets d'avion pour les Ultramarins".
Lire l'intégralité de cet entretien sur :
http://www.lexpress.fr/region/entretien-avec-yves-jego-il-faut-s-attendre-a-des-reformes_607836.html
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COMORES |
Education |
Des enseignants comoriens bientôt envoyés au Soudan, et vice versa
Lundi 20 Octobre 2008 |
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Des professeurs comoriens "vont bientôt enseigner la langue françaises au Soudan", a révélé samedi 18 octobre le ministre de l’Education du gouvernement de Ngazidja. De retour d’une mission à Khartoum, la capitale soudanaise, Soilihi Adabi a indiqué, lors d’une conférence de presse, que les autorités soudanises avaient exprimé leur intérêt pour accueillir ces enseignants. "Il reste maintenant à Khartoum, à réunir les conditions d’hébergement", a-t-il ajouté. Selon l’autorité comorienne, "il faudra aussi nous entendre sur le nombre de professeurs dont ils ont réellement besoin". L’accord de partenariat entre les deux pays engage en outre le Soudan à envoyer prochainement six experts pour le renforcement de l’éducation islamique aux Comores. "Ces derniers temps, nous assistons à la pénétration de plusieurs courants religieux dans notre pays. Nous devons, plus que jamais, être vigilants et consolider les bases de la religion musulmane", a-t-il poursuivi. Le Soudan s’est en outre proposé de construire aux Comores un centre de formation professionnelle, où les jeunes comoriens sortis prématurément du système scolaire pourraient apprendre la mécanique et l’électricité. Le Soudan est l'un des trois pays, avec la Tanzanie et la Libye, à avoir prêté main forte à l'armée comorienne lors de l'opération "Démocratie aux Comores" du mois de mars dernier, à Anjouan. Khartoum avait envoyé un certain nombre de soldats lors du débarquement. Depuis, de nombreux soldats soudanais assurent la "sécurisation" de l'île. NK (avec APA) |
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MADAGASCAR |
Francophonie |
Madagascar accueillera le prochain Sommet de la Francophonie en 2010
Mardi 21 Octobre 2008 |
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Madagascar accueillera le prochain Sommet de la Francophonie en 2010 et la République démocratique du Congo (RDC) celui de 2012, ont annoncé dimanche 19 octobre les organisateurs à l'issue du Sommet de Québec.
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L'organisation internationale de la francophonie regroupe 56 États et gouvernements membres et 14 observateurs. |
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Deux sommets en deux ans |
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Madagascar va vivre au rythme des sommets dans les deux prochaines années, indique L'Express de Madagascar. "Après le Sommet de l'Union africaine en juillet 2009, Madagascar va abriter le Sommet de la Francophonie regroupant les pays ayant la langue française en partage." |
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Les deux pays se sont livrés une "lutte acharnée" pour accueillir le Sommet de 2010 et le choix final n'a été fait que dimanche en début d'après-midi, selon une source proche du dossier. Le président malgache, Marc Ravalomanana, a remercié la Francophonie pour sa "confiance" dans la "capacité" de son pays d'organiser ce sommet qui portera notamment sur la diversité culturelle. L'absence du président de RDC Joseph Kabila avait rendu "les discussions compliquées". Le président malgache Marc Ravalomanana avait même "menacé de retirer son pays de l'Organisation internationale de la Francophonie", a précisé une source à l'AFP. La poire a finalement été coupée en deux, chaque pays obtenant un sommet.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso avait affirmé samedi à Radio France Internationale soutenir l'organisation d'un sommet à Kinshasa, affirmant la nécessité de montrer une "solidarité" envers la RDC où des combats entre l'armée et la rébellion ont repris dans l'est du pays frontalier du Rwanda et de l'Ouganda.
Le XIIe sommet de la Francophonie s'est achevé dimanche 19 octobre après des débats largement dominés par la crise financière qui ébranlent les marchés mondiaux.
L'Organisation internationale de la Francophonie compte désormais 70 membres dont 56 Etats et gouvernements membres à part entière et 14 pays observateurs. (AFP)
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COMORES |
Relations internationales |
Comores-Chine : coopération en vue dans le domaine militaire
Mardi 21 Octobre 2008 |
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Le ministre chinois de la Défense nationale Liang Guanglie a rencontré lundi 20 octobre à Beijing le chef d'état-major de l'armée nationale de développement (AND) Salimou Mohamed Amiri, s'engageant à élargir la coopération entre les deux armées.
M. Liang, également conseiller d'Etat, a indiqué que les armées de la Chine et des Comores avaient maintenu une bonne coopération, et que la partie chinoise était prête à faire des efforts avec la partie comorienne pour renforcer les échanges et élargir la coopération entre les deux armées en vue de faire progresser les relations bilatérales militaires. La Chine a été l'un des premiers pays à reconnaître l'indépendance des Comores et à établir des relations diplomatiques avec le pays, a noté M. Liang, en ajoutant que les relations entre la Chine et les Comores étaient un exemple de relations d'égalité, de solidarité et de coopération entre un grand et un petit pays. M. Salimou a indiqué pour sa part que les armées des Comores et de la Chine partageaient une amitié très profonde et que la partie comorienne souhaitait coopérer avec la Chine dans de plus larges domaines. Il a remercié la Chine pour son soutien et son aide et a noté que les Comores continueraient à adhérer à la politique d'une seule Chine, en référence au conflit frontalier sur la question de Taïwan. Avant cette rencontre, M. Salimou s'était également entretenu pendant deux heures avec son homologue Chen Bingde. Les deux officiers ont convenu d'approfondir la coopération entre les deux armées dans des domaines variés. (Xinhua)
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OCEAN INDIEN |
Santé |
Chikungunya : des articulations qui souffrent plus d'un an après
Mardi 21 Octobre 2008 |
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Les victimes du virus du chikungunya peuvent encore se plaindre de douleurs des articulations jusqu'à un an à 18 mois après avoir manifesté les premiers symptômes de l'infection qui a sévi en 2005-2006 dans l'océan Indien, selon des enquêtes. Deux ans après la fin de l'épidémie qui a frappé La Réunion, Mayotte et les autres îles de l'océan Indien, alors que l'épidémie est toujours active en Inde, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'INVS (Institut de veille sanitaire) a publié mardi 21 octobre un numéro consacré à cette maladie. Entre 12 et 18 mois après l'infection, la proportion des formes prolongées - personnes se plaignant de symptômes articulaires (douleurs, raideur matinale, voire gonflement...) occasionnels ou chroniques - était de 57 %. En outre, 40% des personnes non guéries ont dû interrompre leurs activités quotidiennes plus de 3 mois, selon une enquête auprès de 147 participants. Une étude hospitalière sur 296 personnes confirme que le virus peut être responsable de manifestations articulaires chroniques chez 40% à 60 % des malades hospitalisés pour cette infection et suivis au minimum un an. Selon une autre enquête faite en médecine générale, un tiers des personnes présentaient, 9 mois après l'infection, des "douleurs résiduelles généralement peu invalidantes", l'âge étant "fortement lié" à cette persistance. A La Réunion, 266.000 cas de chikungunya - maladie transmise par le "moustique-tigre" et qui provoque fièvre et douleurs articulaires - ont été enregistrés lors de l'épidémie, entre le 28 mars 2005 et le 31 décembre 2006. Près de 250 cas graves (méningo-encéphalites, hépatites, atteintes cardiaques...), 44 cas de transmission de la mère à l'enfant en fin d'accouchement et plus de 250 décès étaient également dénombrés. Les pouvoirs publics ont déclaré l'épidémie officiellement terminée en avril 2007. Mayotte a compté 60.000 cas, selon une réévaluation. L'évolution génétique du virus aurait contribué à son adaptation à un moustique réunionnais (Aedes albopictus). Grâce à cette adaptation à ce moustique, présent dans les Etats du sud de l'Inde, mais aussi en Europe (sud de la France, régions côtières d'Espagne...) le virus a débarqué en 2007 en Italie via un voyageur contaminé venu d'Inde entraînant la "première" épidémie hors des tropiques. (AFP) Lire le BEH sur : www.invs.sante.fr
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Outremer/DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Première visite à Saint-Pierre-et-Miquelon mouvementée pour Yves Jégo
Mardi 21 Octobre 2008 |
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La première visite à Saint-Pierre-et-Miquelon du secrétaire d’Etat français à l’Outremer, Yves Jégo, a été mouvementée, avec deux manifestations contre le projet de réforme des sur-retraites dont bénéficient les retraités d’Etat Outre-mer.
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Le port de Saint-Pierre (photo http://daniel966.spaces.live.com/) |
Cent cinquante personnes ont défilé dimanche 19 octobre et près d’une centaine lundi 20 octobre devant la préfecture. M. Jégo a déclaré dimanche que la réforme des surpensions, baptisées parfois "retraites-cocotiers", à cause des abus qu’elle ont engendrées, ne concernait l’archipel que dans une faible mesure.
Les syndicats lui reprochent quant à eux de ne pas avoir pris en compte les spécificités locales. "Je regarde par la fenêtre et je ne vois pas de cocotiers, c’est malhonnête de la part du gouvernement de faire payer les abus de quelques fonctionnaires à tous les fonctionnaires de l’archipel", a déclaré Emmanuel Lemaillier, vice-secrétaire du SNES-FSU. Jean-Marc Dérouet, délégué syndical CGT pour la direction de l’équipement, a trouvé "dommage que le secrétaire d’Etat dise qu’on vit dans le luxe". "On va nous retirer le luxe et ça va mettre tout le monde dans la merde (...) la vie n’est pas toujours facile ici", a-t-il dit.
Sur RFO, M. Jégo a déclaré que les parlementaires de l’archipel avaient fait "de la désinformation". Comme 23 autres députés et sénateurs d’outre-mer de droite et de gauche, les deux parlementaires de Saint-Pierre-et-Miquelon ont demandé jeudi 17 octobre à être reçus par Nicolas Sarkozy afin d’obtenir la révision de la réforme des surpensions. La députée Annick Girardin (app. PS) a boycotté le départ du secrétaire d’Etat, qui est reparti lundi à la mi-journée, promettant de revenir dans le courant du premier trimestre 2009. (AFP) |
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Outremer/DOM TOM |
Médias, Information |
La publicité disparaîtra bien des chaînes publiques ultramarines
Mardi 21 Octobre 2008 |
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Le retrait du texte du Gouvernement de la partie concernant la disparition progressive de la publicité, partout où le groupe RFO est en concurrence Outre-mer, ne signifie pas pour autant l’abandon de cette perspective. Dans un communiqué de presse le secrétaire d'état l'outre mer, Yves Jégo a rappelé que "cette disposition a été retirée à la demande du Conseil d’Etat pour des questions techniques et juridiques, la consultation de chacune des collectivités d’Outre-mer n’ayant pu se faire dans les délais." Il précise malgré tout que "ce retrait technique ne remet évidemment en aucun cas en cause, la nécessité de traiter de la même manière le service audiovisuel en Outre-mer qu’en métropole." Le secrétaire d'état termine en dévoilant la position du gouvernement devant le parlement : "le gouvernement soutiendra l’amendement parlementaire qui sera déposé par M. Jean-François MANCEL, Député de l’Oise, et plusieurs autres parlementaires, afin que les téléspectateurs d’Outre-mer qui seront appelés, comme les métropolitains, à participer au financement de France télévisions, bénéficient eux aussi à terme, d’un service public de qualité sans publicité. "
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OCEAN INDIEN |
Médias, Information |
Noot Tv a débuté ses émissions, en clair, sur l'Ocean Indien
Mardi 21 Octobre 2008 |
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Toutes les îles de l'océan indien ont travaillé en étroite collaboration (Réunion, Maurice, Mayotte, Madagascar et Les Comores), pour concevoir et réaliser une toute nouvelle chaîne de télévision. Au programme, des clips, des émissions de variétés, des captations de concerts mais aussi des sketches, des sitcoms, du théâtre, des arts vivants… Créée par les producteurs Éric Fruteau et Jean-François Nauleau, Noot Tv n'a d'autre ambition que de se poser en vitrine de la production culturelle locale. L'ambition de la nouvelle chaîne est donc de développer l'offre audiovisuelle locale en ouvrant une fenêtre sur tout ce qui se passe sur l'île et aux environs en matière de culture au sens large. Il s'agit aussi d'offrir une nouvelle visibilité aux nombreux talents locaux et d'inviter tous ceux qui en ont envie à montrer ce qu'ils savent faire. Noot TV n'émet que le matin (9h00/14h00) pendant la phase test, d'une durée de 4 semaines environ, puis fonctionnera 24 heures sur 24. Noot TV émet via le satellite Eutelsat W2 (faisceau ocean indien, 11,617 GHz, pol H, SR 29950, FEC 3/4).
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AFRIQUE |
Faits divers |
Le gouvernement somalien accueille favorablement le déploiement de navires de guerre étrangers dans les eaux somaliennes
Lundi 20 Octobre 2008 |
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Le gouvernement de transition somalien a déclaré dimanche accueillir favorablement les navires de guerre étrangers déployés pour garder la côte somalienne en proie à la piraterie, où un certain nombre de navires et leurs équipages sont retenus en otage par des pirates somaliens, qui demandent des rançons pour leur libération. Le Premier ministre somalien, Nur Hassan Hussein, a déclaré au cours d'une conférence de presse à Mogadiscio, que les forces étrangères, qui comprennent des navires de guerre américains et russes, sont les bienvenues pour lutter contre la piraterie dans les eaux somaliennes. "Les navires de guerre de l'OTAN et d'autres pays sont les bienvenus pour combattre la piraterie sur notre côte", a déclaré M. Hussein à des journalistes à sa résidence dans la capitale somalienne, et de poursuivre : "Ils ont notre permission car ils répondent à notre demande adressée aux Nations Unis pour nous aider à faire face à cette menace". Il s'est dit conscient que des responsables somaliens sont inquiets que des bâtiments de guerre puissent être impliqués dans des activités illégales, mais a ajouté que "cette question sera traitée séparément". Samedi, le vice-président du Parlement fédéral de transition somalien, Omar Dalha, a déclaré à Nairobi, au Kenya, que les navires de guerre étrangers "pourraient être impliqués dans la pêche illégale" dans les eaux somaliennes, les appelant à " demander une permission du gouvernement avant de combattre les pirates au large des côtes de Somalie". L'OTAN, avec la Russie et d'autres pays, a envoyé cette semaine sept navires de guerre dans les eaux territoriales somaliennes pour lutter contre la flambée des actes de piraterie au large des côtes somaliennes, une des voix navigables les plus dangereuses du monde. (Xinhua)
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