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La lettre de Malango
N°
70
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Mardi 28 Octobre 2008
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" La Lettre de Malango"
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| Brèves |
Hausse de 17% de la production de céréales au Mozambique La production de céréales pour la saison agricole 2008/2009 pourrait atteindre 2,6 millions de tonnes contre 2,3 millions la saison précédente au Mozambique, soit une hausse 17 pour cent, a rapporté lundi la radio nationale. Le Kenya parle de l'échec du gouvernement somalien de transition Le ministre kenyan des Affaires étrangères, Moses Wetangula a fait part lundi de ses craintes, face à l'échec du gouvernement somalien de transition (TFG) qui n'a pas réussi à réaliser les objectifs définis dans la charte adoptée cinq ans plus tôt. Effort ultime de la SADC pour sauver le fragile accord au Zimbabwe Des dirigeants des Etats membres de la Communauté de développement de l'Afrique Australe (SADC) se retrouvent lundi à Harare, la capitale du Zimbabwe, pour un sommet régional, destiné à sauver l'accord de partage du pouvoir signé par les principaux partis politiques zimbabwéens. Accord de paix entre le GFT et l'Alliance pour la Re-libération de la Somalie L'Alliance pour la Re-libération de la Somalie (ARS), a signé dimanche à Djibouti un accord de paix capital avec le Gouvernement Fédéral de Transition (GFT) de Somalie dans la perspective du retrait des troupes éthiopiennes en début de l'année prochaine. L'USAID promet une aide économique de 200 millions de dollars à la Tanzanie Le bureau de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) a décidé, avant la fin de l'année 2008, d'accorder à la Tanzanie, 200 millions de dollars pour soutenir sa croissance économique. Shell introduit un carburant "révolutionnaire" à l'île Maurice L'Île Maurice est le premier pays africain où la compagnie pétrolière Shell a lancé son carburant sans plomb "Shell Unleaded Extra" (SUE) samedi en présence d'une équipe de l'entreprise mère.
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les instituteurs poursuivent la grève
Lundi 27 Octobre 2008 |
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Environ 150 instituteurs ont manifesté lundi 27 octobre dans les rues de Mamoudzou. Ils comptent poursuivre leur mouvement jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues.
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Selon Rivomalala Rakotondravelo (au 1er plan), "l'administration coloniale dira toujours non, même si ce sont nos droits que nous revendiquons !" |
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Lors de l'assemblée générale des grévistes, Rivomalala Rakotondravelo a fait un long discours. En voici des extraits.
"Nous devons continuer car si nous faisons par à-coups, nous n'obtiendrons rien. L'administration coloniale dira toujours non, même si ce sont nos droits que nous revendiquons ! A nous de démontrer que nous sommes des citoyens à part entière. Sinon, en 2020, on sera toujours dans la même situation. (…) On a pu faire quatre mois [de grève, en 2007], nous savons le faire. Nous pouvons le faire. (…) Vous pouvez vous dire qu'ils vous tueront en touchant à votre salaire. Aujourd'hui, vous avez perdu entre 40 et 55 euros. Mais ce n'est pas avec le salaire qu'ils vous tueront. C'est dans la tête ! si vous ne vous battez pas (…) car ce système nous écrase."
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Les manifestants, près de 150, se sont retrouvés en début de matinée lundi 27 mars devant le vice-rectorat, à Mamoudzou. Leurs revendications portent sur trois points principaux : le rétablissement de l'indexation des salaires ; la majoration de la DSI à 25% ; et la titularisation de tous les instituteurs contractuels engagés depuis 2003. "Sur ces trois points, nous ne faisons que réclamer l'application de la loi", indique Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire général du SE-CGT-Ma, syndicat majoritaire dans le premier degré de l'Education nationale à Mayotte. "C'est là la différence avec les mouvements précédents. Nous sommes vraiment dans notre bon droit." Selon lui, "l'indexation est un droit accordé par une loi datant des années 50 toujours en vigueur". Quant à la DSI (Dotation spéciale pour le logement des instituteurs), l'ensemble des instituteurs la touchent, mais les grévistes réclament à ce que la majoration de 25% en cas d'enfants soit appliquée, "comme le stipule le code de l'enseignement, applicable à Mayotte depuis le 1er janvier 2008". Enfin, la situation des contractuels est la plus grave : engagés depuis 2003, ils ne peuvent plus êtres intégrés, "mais la loi reconnaît à tout agent contractuel le droit d'être intégré au bout de deux ans", assure Answifoudine Port Saïd, cadre du SE. Les syndicalistes ont d'abord été reçus par deux collaborateurs du vice-recteur : une rencontre qualifiée par les représentants syndicaux de "décevante" : "Notre rencontre avec l'administration n'a pas été concluante. Ils nous ont répété ce qu'ils nous disent depuis des mois : qu'ils ne sont pas compétents, et que nous devons nous diriger vers le gouvernement pour l'indexation et le Conseil général pour la DSI. Ils renvoient la balle aux autres, comme d'habitude", se désole M. Port Saïd. L'administration, que nous avons cherché à joindre, n'a pas répondu à notre sollicitation. Les grévistes se sont ensuite invités à la permanence du député, Abdoulatifu Aly (MDM), qui les a pleinement soutenus. "Dans la mesure où ils réclament l'application de la loi, je ne peux que me déclarer solidaire de leur mouvement", a expliqué le député. Qui a poursuivi : "Je ne comprend pas pourquoi le Conseil général et l'Etat refusent d'appliquer la loi ! En France, tout travail mérite salaire, et tout salaire doit être payé. Cela fait 10 mois, depuis le 1er janvier 2008, qu'une partie des salaires des instituteurs, en l'occurrence la DSI, ne leur est pas payé. Concernant les contractuels, leur situation est illégale : ils doivent être, toujours selon la loi, intégrés. Le vice-rectorat refuse d'appliquer la loi ! Et on est en France ! La loi est la loi ! Elle existe…" M. Aly a annoncé qu'il allait demander au préfet des comptes, en compagnie des autres parlementaires de l'île ainsi que du président du Conseil général et du président de l'association des maires de Mayotte. En fin de matinée, les manifestants ont investi l'hémicycle du Conseil général où ils ont décidé de poursuivre le mouvement. "Nous n'avons rien obtenu de concret, nous poursuivons donc notre mouvement de grève", a indiqué lundi après-midi Rivomalala Rakotondravelo. Selon le secrétaire général du Syndicat des enseignants, "il y a face à nous une administration qui ne nous écoute pas, ou ne veux pas nous entendre. Tant qu'il n'y aura pas de réponse à la hauteur de la gravité de la situation, nous ne pourrons pas faire d'efforts de notre côté." Si certains manifestants se sont prononcés contre la poursuite de la grève, la majorité ont voté pour sa reconduction. "Un jour ne suffit pas", a déclaré M. Rakotondravelo (lire ci-contre). "On veut du concret, et tout de suite ! On en a marre des paroles !" a crié une enseignante. "Arrêtons d'aller voir des personnes qui n'ont aucune crédibilité comme le député. Allons voir les bonnes personnes" a proposé un autre. Qui a conclu : "Ou on met le feu comme en 1991, ou on arrête le mouvement." La grève doit se poursuivre mardi 28 octobre. Lundi, le taux de grévistes a oscillé entre 13% (selon l'administration) et 30% (selon les syndicats). RC
Mardi 28 octobre, les instituteurs ont poursuivi leur mouvement de grève. Plus nombreux que la veille (ils étaient environ 200), ils ont manifesté devant le vice-rectorat avant de bloquer la circulation au rond-point Passot, le cœur névralgique de Mamoudzou. Réunis en assemblée générale en fin de matinée, ils ont voté la reconduction du mouvement pour le lendemain. Les grévistes semblent particulièrement remontés face à l'absence d'intérêt de la part des autorités. "Ce n'est pas à nous d'aller les chercher, c'est à eux de venir", estime un des leaders du mouvement. "Maintenant, on ne calcule plus. C'est à eux de calculer", a déclaré un manifestant. |
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Le CRA de Mayotte 'oublié' par le ministère de l'Immigration
Mardi 28 Octobre 2008 |
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La réforme engagée par le ministère français de l'Immigration "concernant l’information, en vue de l’exercice de leurs droits, des étrangers maintenus dans les centres de rétention administrative", ne prend pas en compte le Centre de rétention de Pamandzi, à Mayotte. La Cimade s'insurge contre cet "oubli".
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Le Centre de rétention de Pamandzi, en Petite Terre, n'est pas concerné par l'appel d'offre du ministère de l'Immigration. |
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Pas budgétisé |
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Si cet "oubli" du ministère ne remet pas en cause la présence à l'intérieur du CRA d'associations - le règlement intérieur du Centre le permet selon la Cimade –, il signifie qu'aucune d'entre elles ne sera financée par le ministère pour informer les étrangers de leurs droits, "puisqu'il n'aura pas été budgétisé", indique Flore Adrien. Ce sera le seul CRA du territoire français à ne pas proposer ce service aux étrangers en instance de reconduite à la frontière. |
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"On a appris que le Centre de rétention administrative
[CRA] de Mayotte ne fait pas partie de cet appel d'offre. C'est le seul CRA de
France à ne pas être concerné", s'étonne Flore Adrien, présidente du
groupe Cimade implanté dans l'île depuis un an. Alors que cette réforme a
provoqué un tollé en France, elle se dit "scandalisée par cet oubli".
L'appel d'offre du ministère,
lancé en août et qui était ouvert jusqu'au 22 octobre, est relatif "au
marché pour l’information, en vue de l’exercice de leurs droits, des étrangers
maintenus dans les centres de rétention administrative". Il s'agit de
mettre fin au monopole dans ce domaine de la Cimade, présente dans tous les CRA
de France – sauf à Mayotte – afin d'informer les retenus de leurs droit. "Le
présent marché prendra effet à compter du 1er janvier
2009", stipule l'appel d'offre, auquel ont répondu six associations
(Cimade, France Terre d'Asile, Forum Réfugiés, ASSFAM, Ordre de Malte et le
Collectif Respect).
L'"oubli" du CRA de Mayotte est d'autant plus
étonnant qu'il est celui qui accueille chaque année le plus de personnes :
16.000 en 2006 et en 2007, très certainement autant en 2008. "En
comparaison, la Réunion a comptabilisé 64 éloignements en 2006, et 56 en
2005", indique un cadre de la Cimade à Paris. "Pourtant, le CRA du
Chaudron [à la Réunion], qui a une capacité d'accueil de six personnes
seulement, contre 60 au CRA de Mayotte, est bien présent dans l'appel
d'offre". Il fait partie du lot n°5, qui concerne l'outremer et dans
lequel figurent également les CRA des Abymes en Guadeloupe (dont la capacité
d'accueil est de 40 personnes), et de Matoury en Guyane (dont la capacité
d'accueil est de 38 personnes).
Contacté par nos soins, le ministère de l'Immigration n'a
pas jugé opportun d'expliquer cette absence. Du côté de la préfecture de
Mayotte, on affirme que ce n'est qu'une question de temps. "A terme, le
CRA de Mayotte sera concerné" indique-t-on, sans préciser de date.
Pour la Cimade, il ne peut s'agir d'une simple étourderie.
"Cela semble d'autant plus étonnant que c'est la deuxième fois que le CRA
de Mayotte est oublié : jusqu'en 2007, il n'était pas répertorié par le
ministère des Affaires sociales qui finançait les associations intervenant dans
les CRA. C'est notamment pour cela que la Cimade ou d'autres associations en
sont absentes. On a en outre du mal à se dire que ce CRA désormais bien connu
des pouvoirs publics soit oublié", déclare Flore Adrien.
Alors qu'il a fait l'objet d'une visite du secrétaire d'Etat
à l'Outremer, Yves Jégo, en mars dernier, plusieurs rapports ont, cette année,
critiqué les conditions d'accueil déplorables du Centre de rétention de
Pamandzi ; la Commission nationale de déontologie de la sécurité a même parlé
en avril dernier d'un bâtiment "indigne de la République". "Il
est conçu pour accueillir 60 personnes, mais régulièrement, on en compte 100,
150, voire 200", affirme Flore Adrien. Lundi 20 octobre, après
l'interception de plusieurs kwassa par les forces de l'ordre, ils étaient 182 à
s'y entasser.
RC
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Rétention : les associations dénoncent une "marchandisation de l'humanitaire"
Mardi 28 Octobre 2008 |
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Alors qu'elles déposaient parallèlement un recours devant le Conseil d'Etat contre un décret du ministère de l'Immigration, plusieurs associations, dont la Cimade, ont dénoncé jeudi dans le projet de réforme de l'information des étrangers placés en centre de rétention administrative (CRA) une "marchandisation de l'humanitaire" et une volonté de les "museler".
L'ACAT-France, l'ADDE, l'ANAFE, la Cimade (Service
oecuménique d'entraide), le Comede, ELENA-France, le Gisti, la Ligue des droits
de l'Homme, le Syndicat des avocats de France et le Secours Catholique ont
indiqué jeudi qu'elles déposaient un recours devant le Conseil d'Etat contre un
décret du 22 août qui remet en cause, à partir du 1er janvier 2009, le système
d'information des étrangers dans les 27 CRA sur le territoire français, assuré
jusqu'ici depuis plusieurs années par la seule Cimade.
D'après elles, les termes de l'appel d'offre instauré par ce
décret signifient "une marchandisation de l'humanitaire". "On ne
prend plus en considération les hommes et les femmes qui sont retenus, on en
fait de la marchandise qui peut être traitée par n'importe quelle personne
morale, y compris des sociétés commerciales", a dénoncé notamment Stéphane
Maugendre, président du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés)
lors d'une conférence de presse avec la Cimade et d'autres associations parties
prenantes de l'action juridique.
L'appel d'offre, ouvert sur un "principe libéral"
pour attribuer huit "lots" de centres de rétention, impose également
des clauses de "confidentialité" et de "neutralité", que
les associations ont jugé très "dangereuses", craignant leur
"muselage".
"Ce que veut très vraisemblablement le ministère de
l'Immigration, c'est que la société civile n'ait plus aucun droit de regard sur
ces lieux d'enfermement d'étrangers", a estimé M. Maugendre.
D'autres associatifs vont jusqu'à penser que le gouvernement
voudrait privilégier des associations, non seulement moins compétentes, mais
surtout moins revendicatives des droits des immigrés.
Pour la Cimade, à laquelle Brice Hortefeux reproche de
détenir le "monopole" de l'information des étrangers, seule sa
dimension nationale permet une véritable efficacité dans son travail, et sa
mission actuelle se fait déjà en "collaboration régulière" avec
d'autres associations, comme le Secours Catholique.
"Nous sommes déjà dans un partage de responsabilités et
nous sommes prêts à l'étendre", a revendiqué Patrick Peugeot, président de
la Cimade, soulignant la nécessité de la "complémentarité des
expertises" -juridique, sociale ou médicale- de chaque association.
"Or, ce décret et cet appel d'offre interdisent ce travail conjoint",
a-t-il reproché.
De plus, les sommes promises par le ministère dans l'appel
d'offre ont aiguisé les appétits d'associations indépendantes de la Cimade, et
favorisé des candidatures non concertées. Selon le ministère de l'Immigration,
près 3,88 millions d'euros ont été consacrés en 2008 à la présence associative
dans les CRA et l'appel d'offre prévoit des crédits annuels entre 3 et 7
millions d'euros.
(AP)
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COMORES INDEPENDANTES |
Economie |
Forum économique : les Comores tête de pont pour gagner le Golfe
Dimanche 26 Octobre 2008 |
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Le 4ème Forum économique des îles de l’océan Indien a pris fin jeudi 23 octobre après trois jours de rencontres et débats au Palais du peuple, à Moroni.
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A Mayotte en 2009 |
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Après les Comores indépendantes, c'est Mayotte qui recevra la prochaine édition (la 5ème) du Forum économique des îles de l'océan Indien en 2009. Ce Forum s'est déjà tenu à la Réunion, Maurice et Madagascar. |
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"Les participants au forum de Moroni ont fait des propositions qui vont permettre de capitaliser le positionnement des Comores sur les axes les plus importants des échanges commerciaux internationaux que sont le passage sud de l'océan Indien, le canal du Mozambique et le Golfe arabo-persique", rapporte le quotidien Al-Watwan dans son édition du 24 octobre. Il a été envisagé lors de ce Forum de faire des Comores "la porte d'entrée des pays du Golfe" dans la région, et vice-versa. "Au cours de la présentation de la thématique "Les Comores : porte d'entrée des pays du Golfe", les opportunités d'affaires avec le monde arabe ont été largement abordées", indique Al-Watwan. Dans le même temps, Bashar Kiwan, le patron de Comoros Golf Holding, société arabe qui investit dans tous les domaines aux Comores, était en déplacement à Anjouan. Après une visite au dépôt des Hydrocarbures et au port de Mutsamudu, une rencontre improvisée avec des opérateurs économiques a été organisée à l'hôtel Al-Amal, rapporte Ndzuani Hebdo. Selon le numéro 3 de ce journal, "Bashar tenait à sensibiliser ces opérateurs des opportunités d'affaires de notre pays avec le monde arabe". Parmi les projets en cours dans l'île, figure la construction d'un port flottant à Bimbini, près de Sima (ouest d'Anjouan), qui devrait permettre de développer les liaisons maritimes entre les îles, mais qui inquiète les militants écologistes. Ces derniers "se demandent si on a évalué les impacts environnementaux de ce projet dans un site classé zone protégée par sa biodiversité maritime fragile", rapporte Ndzuani Hebdo. NK (avec Al-Watwan et Ndzuani Hebdo)
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COMORES INDEPENDANTES |
Défense - Conflits |
Les troupes tanzaniennes quittent les Comores
Lundi 27 Octobre 2008 |
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Les militaires tanzaniens (plus de 160) qui avaient participé à l’opération de rétablissement de l’ordre à Anjouan en mars dernier, devaient regagner leur pays lundi soir après une cérémonie d’adieu organisé par les autorités comoriennes. Au cours d’une cérémonie organisée à cette occasion, le
directeur de cabinet du président des Comores, chargé de la Défense, a
Mohamed Bacar Dossar, a rendu un vibrant hommage aux troupes
tanzaniennes, saluant leur « professionnalisme ».
M. Dossar a surtout insisté sur les relations «
historiques » entre les Comores et la Tanzanie, notamment au niveau de
la coopération militaire. Il a rappelé à cette occasion les nombreux
apports de la Tanzanie dans le patrimoine culturel des Comores et
l’appui de Dar-es-Salam à la formation des premiers officiers
comoriens, au lendemain de l’indépendance comorienne.
M. Kossi Abassa, qui assure l’intérim du chef du Bureau
de liaison de l’Union africaine aux Comores, a fait part de la
gratitude de l’organisation panafricaine à l’endroit de la Tanzanie,
après sa participation au débarquement militaire d’Anjouan.
Il a également salué « l’attachement de la Tanzanie aux
idéaux de l’Union africaine » et appelé les parties comoriennes à
s’entendre. avec APA
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OCEAN INDIEN |
Transports maritimes |
Un transport maritime de courte distance dans l’Océan Indien
Mardi 28 Octobre 2008 |
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Le service maritime NEMO irriguait jusqu’à ce jour l’ensemble des ports de l’Océan Indien pour le transport des conteneurs. La refonte de ce service qui deviendra NEW NEMO à partir du mois de novembre abandonnait les dessertes de Port Louis à l’Ile Maurice et de Port Réunion pour rallier directement l’Europe (Via Damiette, en Egypte) à l’Australie.
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Les nouvelles lignes maritimes dans les Mascareignes. |
Cette nouvelle, peu rassurante pour l'économie locale, devait être accompagnée par une autre déclaration de CMA-CGM qui gérait ce service : le groupe Franco-Libanais, 3e au rang mondial, s'apprêtait à lancer un service régional sur l'Océan Indien. C'est chose faite avec le lancement, via sa Filiale DELMAS, du service MASCAREIGNES EXPRESS. Ce service desservira Port Victoria (Seychelles), Port Réunion (Ile de la Réunion), Port-Louis (Ile Maurice) Port Toamasina (Madagascar) et Port Longoni (Mayotte) via le nouveau hub CMA-CGM de Djibouti. Ce service hebdomadaire sera opéré avec 4 navires. Le hub de Djibouti permet des connexions rapides avec les ports de la Méditerranée et asiatiques, ainsi que ceux du sous-continent indien et du Pakistan gérées par le même groupe maritime. D'autres liaisons sont prévues desservant le Golfe Persique via le port émirati de Khor Fakkan. Cette ligne locale pourrait aussi évoluer vers l'Afrique du Sud et desservir Durban. La rotation serait alors la suivante: Durban, Fort Dauphin (Madagascar) dont le port sera opérationnel en mars 2009, Port Toamasina (Madagascar), Port Réunion, Port Louis (Maurice), Durban (Afrique du Sud). Le groupe de réflexion sur la maritimité dans l'Océan Indien « IOCL/GGA Etudes », chargé de mener une réflexion qui a abouti à ces nouvelles liaisons maritimes régionales éditera dans les prochaines semaines une étude portant sur le nécessité de l'existence d'un port relais dans les Mascareignes: « Port Louis, Port Réunion, Port Toamasina : vers l'émergence d'un pôle portuaire dans l'Océan Indien » aux Editions « Arab Printing Press ». E.T.
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SEYCHELLES |
Diplomatie - Relations internationales |
Les Seychelles se proposent pour des discussions entre Bogota et les Farc
Dimanche 26 Octobre 2008 |
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Le président des Seychelles, James Michel, a proposé son territoire à son homologue colombien Alvaro Uribe pour d'éventuelles discussions avec la guérilla des Farc, a affirmé jeudi 23 octobre à Oviedo (Espagne) l'ex-otage franco-colombienne des Farc Ingrid Betancourt. "Il y a quelques mois j'ai parlé avec le président Uribe et je lui ai remis des lettres du président des Seychelles" dans lesquelles "il proposait à la Colombie son territoire (...) pour que les premiers contacts avec les Farc se fassent dans un endroit merveilleux", a déclaré Ingrid Betancourt lors d'une conférence de presse, à la veille de recevoir à Oviedo le Prix Prince des Asturies 2008 de la Concorde. Dans ces îles, "l'ambiance est propice à la paix", "elles sont loin de tout le monde" et "cette invitation est dans les mains du président Uribe", a poursuivi l'ex-candidate à l'élection présidentielle colombienne. "Ce serait très bien de régler le problème de la Colombie (...) dans un lieu qui signifie simplement repos, paix et tranquillité", a-t-elle encore déclaré. Lors d'un entretien avec l'AFP, Ingrid Betancourt a assuré que le président Uribe s'était "montré très réceptif" à l'offre du président des Seychelles. "Nous avons lu sa lettre ensemble. Cela a été un très beau moment. Je crois que cela lui a fait très plaisir qu'un pays aussi lointain et si peu lié à l'Amérique latine" lui fasse cette proposition, a-t-elle ajouté. (AFP)
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SEYCHELLES |
Economie |
Les Seychelles vont reprendre les négociations pour entrer à l’OMC
Lundi 27 Octobre 2008 |
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Le Directeur général du Commerce au ministère seychellois des Finances, Charles Morin, a annoncé récemment que son pays allait reprendre les discussions pour son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Selon Morin, les Seychelles procèdent à de profondes
réformes économiques tout en menant des pourparlers avec le Fonds
monétaire international (FMI).
Il a indiqué que les Seychelles recevaient une aide de
l’OMC dans la formation du personnel de la Division commerce du
ministère des Finances, chargée de préparer les discussions.
Un groupe de travail comprenant des représentants des
secteurs public et privé, de l’Assemblée nationale et des organisations
non gouvernementales (ONG) a également été mise en place pour étudier
l’ensemble processus de négociation.
Pour M. Morin, le pays a beaucoup à gagner dans une
adhésion à l’OMC qui devrait également rendre les milieux d’affaires
plus confiants dans la réglementation du commerce et dans le système de
taxation mis en place aux Seychelles.
Il a ajouté que les négociations pourraient être
longues et difficiles. Elles pourraient durer plusieurs années avant
que les Seychelles n’adhèrent à cette organisation de 153 états membres. (APA)
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AFRIQUE |
Développement |
Péril sur l'aide au développement
Lundi 27 Octobre 2008 |
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L'aide publique française au développement (APD) est-elle menacée par des coupes claires ? Selon l'ONG Oxfam, qui s'est procuré une copie du projet de budget de l'APD, l'Afrique va être sacrifiée sur l'autel du budget. Mais Alain Joyandet, secrétaire d'Etat en charge de ces dossiers, dément toute réduction des enveloppes. Extraits de l'article publié par Le Journal du Dimanche sur son site lundi 27 octobre.
"En matière de développement, je souhaite que la France
contribue plus activement à la lutte contre la pauvreté en Afrique (...) Elle
maintiendra son engagement financier dans ce domaine." Lors de son
discours du Cap, le 28 février 2008, Nicolas Sarkozy a rappelé l'engagement de
la France en matière d'aide publique au développement. Une promesse non tenue,
estime aujourd'hui Oxfam.
La branche française de l'ONG britannique s'est procuré une copie du projet du volume
de l'aide publique au développement (APD) prévu dans la loi de finance.
Selon ce texte, le gouvernement prévoit des coupes claires
dans le budget de l'aide publique au développement en raison de la crise
financière et des menaces de récession qui planent sur l'économie française.
"La limitation des autorisations d'engagement disponibles dans la loi de
finances 2009-2010 va conduire l'AFD [Agence française de développement, qui
gère l'APD, ndlr] à suspendre sine die l'instruction d'un certain nombre de
financements de projets de subvention, dont l'octroi était prévu entre
aujourd'hui et 2009", peut-on lire dans ce document.
Toujours selon ce texte, 55 programmes sont directement menacés. Il s'agit pour
l'essentiel de projets réalisés en Afrique. Selon Oxfam, pour la seule Afrique
de l'Ouest, les suppressions de subventions entre 2008 et 2009 représentent 49
millions d'euros. Pour l'Afrique centrale, ce montant est de 19 millions
d'euros. Interrogé par leJDD.fr, Jean Merckaert, coordinateur de la plateforme
Dette et Développement et chargé du programme "Financement du
développement" au CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le
développement), rappelle que cette région est aussi "celle qui bénéficie
le plus des subventions françaises".
L'information a fait l'effet d'une bombe dans le petit monde du développement.
A tel point que le secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la
Francophonie, Alain Joyandet, a dû intervenir pour calmer le jeu. Dans un
communiqué diffusé aux rédactions dimanche soir, il annonce exactement
l'inverse: "Dans le budget dont les députés vont débattre dans dix jours,
les crédits de paiement de la Mission APD passent de 3 090 millions en 2008 à 3
166 millions en 2009."
Et d'insister : "Nous ferons tout pour que les pays
pauvres ne soient pas la variable d'ajustement du règlement de la crise
financière", assurant que "les engagements de Nicolas Sarkozy seront
respectés". Réponse d'Oxfam : oui, les aides en cours vont bien augmenter
de 2% l'an prochain mais les autorisations d'engagement de nouveaux projets
vont elles diminuer de 24%. Selon l'ONG, les pays prioritaires en termes d'APD
française sont désormais l'Afghanistan, Haïti, le Pakistan et les Comores, et
ce, au détriment de l'Afrique subsaharienne.
(…) Oxfam craint par ailleurs un remplacement des
subventions publiques par un déploiement global de prêts et de garanties
dirigés vers le privé. Une crainte partagée par le CCFD, qui redoute "des
effets d'annonce" de la part du gouvernement, en lançant par exemple
"des octrois massifs de prêts pour gonfler artificiellement l'aide
publique au développement". Dans son communiqué, Alain Joyandet écrit en
effet "qu'au lieu de dons systématiques, la France souhaite aider
l'Afrique à produire sa propre richesse et les entreprises africaines à se
créer ou à se développer, notamment en apportant des garanties au financement
du secteur bancaire." (…)
(Le Journal du Dimanche, www.lejdd.fr)
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MADAGASCAR |
Santé |
Madagascar : la peste fait quatre morts dans l'est
Dimanche 26 Octobre 2008 |
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Au moins quatre personnes seraient mortes de la peste depuis le 6 octobre à Moramanga, à 115 km à l'est de la capitale malgache, Antananarivo, rapporte jeudi 23 octobre L'Express de Madagascar. "La peste s'est réveillée", indique le quotidien national selon lequel quatre personnes ont succombé des suites de la peste à Ambohidray gare, commune rurale de Morarano, dans le district de Moramanga. Victorien Randriamaherison, âgé de 20 ans, fut la première victime le 6 octobre. Il a attrapé la maladie en gardant les bœufs de ses parents. Des rats des champs, fréquents dans cette région, sont à l'origine de la maladie. Dans l'ignorance de la maladie, la famille l'a enterré dans le caveau familial. L'alerte a été déclenchée en apprenant la mort du père du défunt, deux jours après. "J'ai dû avertir le responsable du CSB de Morarano, puisque deux décès successifs suscitent l'inquiétude", déclare dans L'Express Julienne Harimanana, un agent communautaire d'Ambohidray. Puis, la série noire a continué. La mère de Victorien a agonisé sur le lit où son mari a rendu l'âme dans la matinée. Le test à la bandelette pour confirmer qu’il s’agit bien de la peste était positif. "A notre arrivée, elle était dans un si mauvais état que la première dose de médicament n'a pas pu la retenir. Elle a présenté les symptômes de la peste pulmonaire avec des toux à crachats sanguinolents", révèle le docteur Mamitiana Raveloarijaona, médecin-chef du CSB de Morarano. Il rajoute que la peste pulmonaire provoque aussi des douleurs thoraciques, de la fièvre, parfois des vomissements ou le coma. La psychose a gagné la population au moment où un autre jeune homme de 16 ans a trouvé la mort le 15 octobre. Il habitait le quartier d'Ampandrana, près d’Ambohidray gare. "Je n'oublierai jamais ce qui s’est passé. Jamais personne n’est mort de cette manière dans notre village", témoigne Hélène Raveloarisoa dans les colonnes du quotidien. Les dépouilles des trois dernières victimes ont été ensevelies dans une fosse commune se trouvant à un kilomètre du village. Deux autres sujets atteints de peste sont encore sous traitement en moment. Actuellement, la peste a arrêté de tuer, mais la vigilance reste de mise, conclut l'article. (L'Express de Madagascar) |
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Outremer/DOM TOM |
Politique |
Annulation du voyage d'Yves Jégo en Guyane
Lundi 27 Octobre 2008 |
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Le Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer a annulé le déplacement qu'il devait faire en Guyane pour la 14ème conférence des présidents des régions ultrapériphériques de l'Union européenne (RUP).
Dans un communiqué de presse, Yves Jégo s'est dit "retenu à Paris pour différentes réunions autour de l'examen du PLFSS (Le projet de loi de financement de la sécurité sociale) qui a lieu cette semaine à l'Assemblée Nationale". Son directeur de cabinet le représentera néanmoins et lira en son nom une intervention. Il sera également chargé de saluer la commissaire européenne chargée de la politique régionale, Danuta Hübner. Un nouveau déplacement du ministre en Guyane sera de nouveau reprogrammé, "afin de poursuivre son dialogue avec les enseignants et confirmer son engagement de lutte contre l'orpaillage clandestin". Fin novembre, Yves Jégo se rendra également aux Iles Caïman à la conférence de pays et territoires d'Outre-Mer (PTOM) associée à l'Union européenne.
La conférence des présidents des régions ultrapériphériques de l'Union européenne (RUP) s'est ouverte lundi à Cayenne sous la présidence d'Antoine Karam, président du conseil régional de Guyane, et en présence de Danuta Hübner, commissaire européenne chargée de la politique régionale.
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AFRIQUE DU SUD |
Santé |
Afrique du Sud : un mystérieux virus foudroyant
Lundi 27 Octobre 2008 |
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Dans son édition du 27 octobre, le Journal de l'île de la Réunion révèle qu'une Zambienne est décédée à Johannesbourg après avoir contracté une maladie inconnue et que l’équipe soignante qui l’a prise en charge a également succombé à une fièvre hémorragique, tandis qu’une infirmière est dans un état critique depuis dix jours. Extraits.
Le 12 septembre, une employée d’une société organisant des
safaris en Zambie a été transférée en Afrique du Sud après avoir développé une
mystérieuse maladie. Deux jours plus tard, elle est décédée dans un hôpital de
Johannesbourg. Durant son évacuation sanitaire, un auxiliaire médical a été
contaminé par la victime et a succombé à la maladie en moins de cinq jours, le
2 octobre dernier. Une des infirmières qui a pris en charge la malade
hospitalisée en Afrique du Sud n’a pas échappé à l’infection. Elle est décédée
le 5 octobre.
Ces trois cas ont présenté des symptômes de fièvre, maux de
tête, diarrhée, douleurs musculaires, éruptions cutanées, dysfonctionnement
hépatique, suivis d’une aggravation rapide de l’état du malade avant la mort.
Comme l’indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les résultats
préliminaires des tests effectués par la National institute for communicable
diseases (Johannesbourg) et par les Centers for disease control d’Atlanta
(Etats-Unis) indiquent que l’agent responsable de cette série de fièvres
hémorragiques est un virus de la famille des arenaviridés ou arenavirus. Une
famille connue des épidémiologistes dont il existe 20 espèces, dont seulement 7
sont pathogènes pour l’homme, et qui sont véhiculées par des rongeurs,
réservoirs naturels de ces virus. "C’est la première fois qu’on observe
l’arenavirus en Afrique australe", constate le Dr Philippe Renault,
médecin épidémiologiste à la cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire)
Réunion-Mayotte. "En Afrique de l’Ouest, il y a une centaine de cas de
fièvre de Lassa (maladie de la même famille, ndlr) chaque année.”
(…) Les scientifiques n’ont pas encore réussi à caractériser
complètement le virus. “Cela peut-être une pathologie animale qui est passée
chez l’homme, une forme mutante d’un virus ou bien une nouvelle espèce
d’arenavirus”, précise le Dr Renault.
(…) Environ 150 personnes qui ont été en contact avec les
victimes sont actuellement sous surveillance en Afrique du Sud. Entre-temps,
une quatrième personne a contracté la maladie. Il s’agit d’une infirmière qui
avait été en contact étroit avec l’un des sujets décédés. “Elle est
hospitalisée depuis 10 jours en soins intensifs et placée sous Ribavirine (un
médicament, ndlr). Son état est critique mais stable”, nous apprend le Dr
Renault. Les arenavirus passent des rongeurs à l’homme par contact direct avec
les excréments de l’animal, par ingestion de nourriture contaminée ou par
inhalation de particules elles aussi souillées par l’urine ou la salive du
rongeur. Certains ont la capacité de passer ensuite d’homme à homme au cours de
contacts proches et prolongés, comme dans le cas du personnel médical. (…)
(Le Journal de l'île de la Réunion, www.clicanoo.com)
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TANZANIE |
Economie |
Tanzanie : la dévaluation du shilling tanzanien a entraîné une augmentation de la dette
Mardi 28 Octobre 2008 |
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La Banque de Tanzanie a annoncé que la dette publique en Tanzanie était passée de 7,47 milliards de dollars au mois de mai dernier à 7,58 milliards de dollars en juin. D'après la Banque Centrale, ce serait la dévaluation du shilling tanzanien qui serait à l'origine de l'augmentation de la dette. La Banque a indiqué dans un rapport que la dette extérieure du pays représentait 77,1% (5,84 milliards de dollars) de sa dette totale, tandis que la dette intérieure était de 22,9% (1,74 milliard de dollars). La Tanzanie a connu en juin dernier une diminution de sa dette intérieure, qui était composée principalement des fonds d'Etat, dont des bons du trésor et des bons qui représentaient 99,6% des réserves nationales. Avec Xinhua
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MAURICE |
Economie |
Des services bancaires via internet et SMS à l'Ile Maurice
Lundi 27 Octobre 2008 |
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La banque mauricienne, Mauritius Posts and Cooperative Bank (MPCB) (MPCB) a lancé le weekend des opérations bancaires via internet et SMS pour les entreprises et des privés. Selon M. Sayyad Khodabocus, responsable du département
des technologies de l’information, les clients auront la possibilité de
transférer en quelques secondes de l’argent sur d’autres comptes
domiciliés à la banque et également sur les comptes d’autres titulaires.
Le système permettra aux clients de régler leurs
factures par SMS, commander un nouveau chéquier ou demander à la banque
de bloquer immédiatement le paiement d’un chèque, a rassuré M.
Khodabocus.
Pour la sécurité des opérations, il a souligné que les
clients auraient une procédure d’authentification à deux facteurs,
notamment un nom d’utilisateur et un code d’accès.
Le code d’accès, a-t-il précisé, expire dans deux mois et les clients devront le renouveler auprès de la banque. (APA)
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OCEAN INDIEN |
Transports maritimes |
Somalie : les compagnies de transport maritime inquiètes
Mardi 28 Octobre 2008 |
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« 87 attaques de pirates ont été signalées au large de la Somalie depuis le début de l'année », a indiqué samedi le coordinateur du Programme d'assistance aux marins en Afrique de l'Est (SAP), Andrew Mwangura, qui a appelé à une action internationale sérieuse contre la piraterie.
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Une des dernières attaques des pirates solamiens : l'arraisonnement du Faina, un cargo ukrainien toujours entre leurs mains. |
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Arrestation de 9 pirates par la marine française |
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La marine française, après avoir procédé à leur arrestation au large du Golfe d’Aden, dans les eaux internationales, a transféré aux autorités somaliennes 9 pirates qui étaient à bord d’un bateau dans lequel ont été découverts à la fois de l’armement individuel et anti-chars et du matériel d’abordage. |
Pour les autorités françaises « il n’y a aucun doute sur l’objectif des occupants de ce bateau». Le Ministère français des Affaires Etrangères estime que « Même si cette arrestation n’a pas été menée en situation de flagrant délit, l’action de la marine française est en conformité avec le droit international pour quatre raisons : d’abord parce que la marine française a appliqué les dispositions de la convention sur le droit de la mer, qui prévoit dans son article 105 qu’un Etat peut intervenir contre un navire en haute mer s’il soupçonne celui-ci de se livrer à des actes de piraterie, ce qui est exactement la situation qui s’est produite. Quand il y a à bord à la fois de l’armement individuel, de l’armement anti-chars et du matériel d’abordage, cela laisse peu d’ambiguïtés sur les intentions de l’équipage. »
La convention sur le droit de la mer laisse le choix à l’Etat qui intercepte des pirates en haute mer de les poursuivre lui-même ou de les remettre aux autorités d’un Etat tiers. Ils ont donc été remis aux autorités de la Somalie.
Un accord juridique a été passé entre la France et la Somalie. Le ministère a précisé que « cet accord prévoit que les autorités somaliennes s’engagent à les poursuivre en justice dans le respect du droit international humanitaire et des Droits de l’Homme. Il est en particulier convenu que la peine de mort ne pourra être demandée ou appliquée contre ces pirates. »
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"La situation est tellement sérieuse que les
principales compagnies de transport maritime, réfléchissent à éviter de passer
par le golfe d'Aden, la mer Rouge et le canal de Suez, pour détourner leurs
bateaux vers le Cap de Bonne-Espérance", a confié M. Mwangura à l'agence
de presse Xinhua.
"Cela ajoutera plusieurs semaines à la durée des
voyages (…) et aura de graves conséquences sur le commerce international, (…)
le prix des combustibles et des matières premières", a-t-il relevé.
"Cela touchera non seulement les pays auxquels les
cargos sont destinés, mais également le commerce maritime global. Une conséquence
qui, dans le climat économique actuel, doit être évitée à tout prix", a
souligné M. Mwangura.
L'Europe se réveille
Après la décision de l'OTAN d'intervenir dans la région afin de lutter contre les actes de piraterie, le Parlement Européen décide d'intervenir.
Il a adopté une résolution,
présentée par le Groupe Socialiste, sur la piraterie en mer. Plus de 280 cas de
piraterie ont été relevées au cours de l’année 2007, notamment dans les eaux
territoriales de la Somalie et les eaux internationales de Horn et du Golfe
d’Aden.
La Vice-présidente de la Commission “Pêche”, la députée
espagnole Rosa Miguélez, s’est félicitée de l’activation de l’opération navale,
baptisée « EU NAVCO » : “Maintenant nous attendons que
le Conseil informe régulièrement le Parlement sur les résultats des trois
missions octroyées à la Cellule de Coordination Européenne: la protection des
navires du Programme Alimentaire Mondial, la défense des intérêts européens
dans le Golfe d’Aden et l’assurance de la sécurité des bateaux de pêche communautaires
qui travaillent sur la zone”.
Après les votes, le Coordinateur du Groupe Socialiste à la
Commission des Transports, Brian Simpson, s’est montré satisfait de cette
nouvelle initiative du Parlement Européen en faveur d’une lutte plus efficiente
contre la piraterie vu que 90% du commerce extérieur se fait par la mer “mais,
par dessus tout, sachant que le plus important sont les vies des travailleurs
de la mer, mises en danger par de telles actions criminelles”. E.T.
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MAYOTTE |
Culture |
L’agenda de Mayotte 2009 est sorti
Mardi 28 Octobre 2008 |
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Au fil des ans, il est devenu une véritable événement culturel. Pourtant, il ne s’agit que d’un simple agenda.
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Une réédition attendue : l'agenda historique de Mayotte. |
Evoquant une année les villages de Mayotte, une autre sa
faune, sa flore, sa philatélie, une autre encore les principaux faits
historiques, « l’Agenda de Mayotte » offre chaque année la
possibilité d’en savoir un peu plus sur l’Ile au Lagon. C’est cette somme
d’informations, parfois inédites, qui en a fait son succès. Plus tout à fait un
agenda, pas tout à fait un livre spécialisé, c’est un livre d’images que l’on
parcourt au fil des jours ou au rythme du hasard.
Cette année, les Editions du Baobab ont choisi de reprendre
un thème qui avait été particulièrement apprécié en 2002 : les événements
qui ont fait l’histoire de Mayotte. « Nous n’avions pas envisagé un tel
succès. Tout le tirage a été épuisé en quelques semaines », précise
l’éditeur pour justifier son choix thématique pour cette livraison 2009. Il
ajoute : « Nous avons décidé de faire mieux qu’une réimpression,
une véritable réédition assortie de nouvelles données, d’images historiques
parfois inédites et de commentaires enrichis ou modifiés chaque fois qu’il
était nécessaire ».
Cet agenda est également un ambassadeur de Mayotte. En
effet, pour de nombreux acheteurs, c’est l’occasion de faire un cadeau qui
permet à ceux qui sont restés ou partis « là-haut » d’en savoir un
peu plus sur « leur » île, et, peut-être, de leur donner l’envie de
venir voir de plus près cet exotique et paradoxal morceau de France tropical.
E.T.
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MONDE |
Météo, Climat, Catastrophes naturelles |
Exercice de simulation de tsunami par plus de 20 pays riverains du Pacifique
Mardi 28 Octobre 2008 |
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Plus de 20 pays riverains du Pacifique participent de mardi à jeudi à un exercice de simulation de tsunami destiné à tester et évaluer le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans le Pacifique (PTWS) lancé par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).
L’objectif est également d’augmenter le niveau de préparation et d’améliorer la coordination dans toute la région, a précisé l’UNESCO dans un communiqué. L’exercice «Vague du Pacifique 2008 » simule une situation d’alerte aux tsunamis, obligeant les pays à prendre les décisions et toutes les mesures préliminaires nécessaires mais sans alerter le public. Selon le scénario, un puissant tremblement de terre survenu au large de la côte nord-orientale du Japon génère un gigantesque tsunami. Celui-ci se propage en temps réel dans tout le Pacifique, et il lui faut environ 24 heures pour aller du Japon jusqu’aux côtes de l’Amérique du Sud. Des bulletins sont émis par le Centre international d’avis pour le Pacifique Nord-Ouest (NWPTAC) à Tokyo (Japon), le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) à Hawaï (Etats-Unis), et le Centre d’alerte aux tsunamis de la côte Ouest et de l’Alaska (WCATWC) en Alaska (Etats-Unis), et transmis aux points focaux chargés d’organiser les réponses aux tsunamis dans les pays concernés. Même si en réalité, un véritable tsunami n’atteindrait probablement qu’un sous-ensemble de pays dans la région, tous ont été encouragés à prendre part à cette opération. Ce test n’implique pas les populations mais permet de vérifier les procédures des systèmes d’alerte existants et de déterminer les forces et les faiblesses opérationnelles de chaque pays. Les ravages causés par le tsunami survenu dans l’océan Indien en décembre 2004 ont cruellement rappelé la nécessité d’être bien préparé à ces catastrophes, certes peu fréquentes, mais potentiellement dévastatrices, en particulier dans le Pacifique où les tsunamis destructeurs se produisent le plus souvent. La simulation est le second exercice de ce type; le premier ayant eu lieu en mai 2006. Les pays participant à la simulation sont le Canada, le Chili, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, El Salvador, les Etats-Unis, la Fédération de Russie, la France (Polynésie française et Nouvelle-Calédonie), les Iles Cook, le Nicaragua, le Japon, la Malaisie, Nioué, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, la République de Corée, Samoa, Singapour et la Thaïlande. Il faut y ajouter l’île de Yap, appartenant aux Etats fédérés de Micronésie.
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AFRIQUE |
Francophonie |
Le Rwanda justifie le choix de l’anglais à la place du français dans les écoles
Mardi 28 Octobre 2008 |
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Le Rwanda a démenti lundi les accusations selon lesquelles, les relations diplomatiques exécrables avec le France, suite à l’inculpation d’officiels rwandais par un juge français, seraient la raison qui a poussé Kigali à utiliser désormais l’anglais à la place du français comme langue d’enseignement.
"La décision a été prise pour uniformiser et apporter de la qualité dans le système éducatif", a déclaré le ministre de l'Information, Louise Mushikiwabo lors d'une conférence de presse à Kigali, la capitale rwandaise. Selon elle, la décision d'utiliser l'anglais a été davantage motivée par le souci du Rwanda de préserver ses intérêts, surtout après son entrée dans la Communauté de l'Afrique de l'Est. Elle a en outre estimé que l'anglais était la principale langue dans toutes les transactions internationales, ajoutant cependant que le français n'est pas interdit dans le pays. "Le Rwanda ne peut pas interdire la langue française tout simplement parce qu'un juge français a décidé d'inculper des dirigeants rwandais. Le français a une longue histoire dans la pays et chacun est libre d'utiliser n'importe laquelle des trois langues du pays, mais le gouvernement a également le droit de choisir une langue utilisée sur le plan international et qui peut profiter à ses citoyens", a-t-elle précisé. En 2006, un juge français avait lancé des mandats d'arrêt contre dix proches collaborateurs du Président Paul Kagame, qui seraient impliqués dans le mystérieux accident d'avion qui avait coûté la vie à l'ancien Président Juvénal Habyarimana en 1994. Au cours de la même conférence de presse, le ministre de l'Education, Daphrose Gahakwa a expliqué que l'anglais était largement utilisé et que la seule façon pour les Rwandais de faire leurs preuves sur le marché international du travail était de permettre à leurs enfants d'apprendre dans une langue internationalement utilisée. Pour le ministre de l'Enseignement primaire et de l'Enseignement supérieur, Theoneste Mutsindashyaka, le changement entrera en vigueur à compter de la prochaine rentrée académique qui commence en janvier 2009. Il a indiqué qu'environ 4.000 des 10.000 enseignants prévus ont déjà été formés pour démarrer le programme avec l'enseignement des mathématiques. Il a en outre expliqué que le gouvernement envisageait aussi de faire passer les matières enseignées dans le primaire de huit à quatre en 2012, lorsque le programme d'enseignement en anglais aura couvert tout le pays. (APA)
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