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La lettre de Malango N°71

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 71 :
Mayotte : les instituteurs érigent des barrages dans l'île
Mayotte : un Congrès départementaliste, cinquante ans après
Projet de citoyenneté économique aux Comores : la mission parlementaire favorable
Les Comoriens devront débourser plus pour se rendre à la Mecque
Les assises de la presse francophone auront lieu à Madagascar en 2010.
Niche fiscale outre-mer : vers le plafonnement souhaité par les professionnels
La France a accompagné deux navires en transit dans le golfe d’Aden
Alpha Blondy en concert à Madagascar
Des femmes-prêtres à l’Ile Maurice
Accord de défense entre la Tanzanie et le Burundi
Le Kenya va achever son programme de modernisation des bidonvilles
Formation des travailleurs sociaux à la lutte contre la traite des êtres humains
Le Centre africain pour les politiques commerciales se lance dans de nouvelles activités

La lettre de Malango
71

Vendredi 31 Octobre 2008

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MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Mayotte : les instituteurs érigent des barrages dans l'île  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Les enseignants grévistes du premier degré ont, au cours de leur troisième jour de mobilisation, érigé des barrages aux principaux axes routiers de Mayotte mercredi 29 octobre, bloquant sensiblement la circulation dans la matinée.

Au troisième jour de grève, les négociations n'ont avancé sur aucune des cinq revendications des instituteurs. "Nous avons appris que la DSI [Dotation spéciale des instituteurs, ndlr] a été budgétisée par les conseillers généraux en juin 2008. Il ne reste donc plus qu'à la verser. Mais pour des raisons inconnues, cela n'est pas fait. Le président du Conseil général n'applique pas les délibérations", a accusé M. Rakotondravelo. Concernant les quatre autres points, qui relèvent de l'Etat - la titularisation des contractuels embauchés depuis 2003, l'indexation des salaires, la construction d'écoles et l'intégration dans le corps des Professeurs des écoles -, "la préfecture nous affirme que cela se décidera à Paris", soutient le secrétaire général du SE.

Vers 6 heures du matin mercredi 29 octobre, des dizaines d'enseignants en grève depuis lundi 27 octobre ont érigé des barrages à Tsararano (Sud), Combani (Centre) et Dzoumogne (Nord), soit les quatre principaux axes routiers qui mènent au chef-lieu, Mamoudzou. Alors que dans un premier temps, les manifestants ne laissaient aucune voiture passer, ils ont par la suite ouvert leurs barrages, laissant passer les véhicules au compte-goutte. Aucun heurt n'a été enregistré. "On n'a pas envie d'avoir des problèmes avec les forces de l'ordre, on a demandé aux gars d'être très vigilants et de ne pas laisser le mouvement dégénérer", indiquait mercredi soir un des principaux leaders syndicaux.

Cette "opération escargot" a sensiblement perturbé la circulation des élèves et des travailleurs, dont beaucoup se sont fait portés absents, dans les administrations comme dans les entreprises et les établissements scolaires. Ceux qui ont pris leur mal en patience sont arrivés en milieu de matinée à Mamoudzou. "J'ai mis trois heures pour arriver à Mamoudzou, alors qu'habituellement il m'en faut une", a indiqué un habitant de Bouéni. A Mamoudzou, les rues ont été anormalement désertes durant une bonne partie de la matinée.

Dans un communiqué envoyé à la presse mercredi, la préfecture rappelle que "le droit de manifester est un droit constitutionnellement reconnu et protégé (…) Néanmoins ce droit a des limites : les libertés des citoyens, le libre exercice et la continuité du service public. La préfecture ne peut donc pas accepter que des citoyens soient empêchés de se rendre à leur travail ou que des enfants ne puissent pas se rendre à l'école et prendra les mesures nécessaires pour faire respecter ces droits".

Après cette opération, les leaders syndicaux se sont donnés rendez-vous devant la préfecture, à Mamoudzou, afin de demander une audience au préfet. Sans suite. "Nous n'avons pas été reçus", se désolait mercredi soir Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire général du SE-CGT-Ma, l'un des deux syndicats qui appellent à la grève – avec le Sima-Snudi-FO.

En fin de matinée, les grévistes ont décidé en assemblée générale de reconduire le mouvement pour le jeudi 30 octobre. "Aucune de nos revendications n'a été entendue pour l'heure", expliquait M. Rakotondravelo.

Le dialogue est donc au point mort. Alors que dans un communiqué, le préfet de Mayotte "rappelle qu'en accord avec l'ensemble des organisations syndicales concernées, une réunion avec le préfet de Mayotte, le vice-recteur, le président du conseil général a été fixée, dès la mi-octobre, au 4 novembre 2008 pour initier un débat", les syndicats rétorquent que cette réunion "a été reportée plusieurs fois depuis septembre". Ils ajoutent que ce sont ces multiples reports "qui nous ont poussé à déposer un préavis de grève" dans lequel ils dénonçaient l'attitude de l'administration.

"Si le préfet a des choses à nous dire le 4 novembre, il peut nous donner les prémisses de ses intentions dès aujourd'hui", indique M. Rakotondravelo. "Mais aujourd'hui il n'a pas souhaité nous rencontrer. Le préfet a démontré qu'il veut qu'on reste dans la rue jusqu'au 4 [novembre]."


30 octobre

Le mouvement de grève des instituteurs s'est poursuivi jeudi 30 octobre.

Dans un communiqué envoyé à la presse, le SE-CGT-Ma et le Sima-Snudi-FO dénoncent l'attitude du préfet "qui a refusé de recevoir le 29 octobre une délégation de l’intersyndicale qui voulait lui présenter une proposition de sortie de crise". Les deux syndicats qui appellent à la grève regrettent "qu’il ait fallu un durcissement du mouvement pour que le Préfet réagisse" ; ils critiquent également l'absence des parlementaires à la réunion programmée le 4 novembre entre les services de l'Etat et les syndicats. Le député comme les deux sénateurs se sont déclarés solidaires de leur mouvement.

Le communiqué des deux syndicats conclut qu'"avec la grève des transports scolaires et celle des enseignants du second degré qui réclament, eux aussi, l’indexation des salaires, le système éducatif risque d’être fortement paralysé la semaine prochaine". Le mouvement devrait donc se poursuivre ces prochains jours.

RC



MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Mayotte : un Congrès départementaliste, cinquante ans après  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Le député de Mayotte, Abdoulatifu Aly (MDM apparenté Modem), organise les samedi 1er et dimanche 2 novembre un Congrès sur la départementalisation de l'île, à l'occasion du cinquantième anniversaire du Congrès de Tsoundzou.

Abdoulatifu Aly (ici devant Marcel Henry) compte remémorer le Congrès de 1958 tout en ouvrant le débat.

Le 2 novembre 1958 se tenait à Tsoundzou un Congrès au cours duquel les notables de l'île revendiquaient pour la première fois la départementalisation de Mayotte. Organisé par Georges Nahouda, ce rassemblement où s'étaient réunies "plus de 1.000 personnes" selon l'ancien sénateur Marcel Henry, est considéré comme l'acte fondateur de la revendication départementaliste des Mahorais – revendication qui aboutira à la séparation avec les autres îles de l'archipel en 1975.

Pour fêter le cinquantième anniversaire de cette date et à l'approche de la consultation des Mahorais sur le statut de DOM (Département d'outremer), programmée en mars 2009, le fils politique de Marcel Henry et leader du MDM-Force de l'alternance, le député Abdoulatifu Aly, organise un Congrès des élus sur la départementalisation de l'île. "L'objectif est que toutes les familles politiques se retrouvent, quelle que soit leur opinion sur la question, afin d'échanger sur cette question", explique M.Aly.

Tous les élus locaux (plus de 600) ont été invités, de même que les représentants des partis politiques (dont le Front démocratique, indépendantiste). François Bayrou, président du Modem et ancien candidat à l'élection présidentielle, sera également présent, ainsi que des élus réunionnais, dont le vice-président du conseil régional, Wilfrid Bertile et le vice-président du Conseil général, Thierry Robert.

"J'ai invité M. Bayrou car il a été président d'un Conseil général. Il a également été député européen, or la question de la départementalisation amène à se poser la question de l'intégration de Mayotte dans le statut de Région ultra-périphérique [RUP] de l'Union européenne", explique M. Aly. "Il pourra nous apporter son savoir et son expérience alors que jusqu'à présent, aucune d'impact n'a été réalisée sur cette question". De même, "les élus réunionnais nous apporteront leur expérience, puisque la Réunion a fêté récemment les 60 ans de la départementalisation [intervenue en 1946]".

Trois ateliers seront animés samedi soir sur le plateau de M'gombani (à Mamoudzou), autour des thèmes suivants : évolutions institutionnelles de Mayotte ; développement économique de Mayotte ; mutations sociales et sociétales inhérentes à la départementalisation. "L'idée est que chacun puisse s'exprimer librement, à la manière d'un débat à la française, ouvert à tous", indique M. Aly, qui assure que "ceux qui sont contre le département pourront expliquer pourquoi", même s'il ajoute que "l'objectif de ce rassemblement est de montrer au gouvernement notre résolution à devenir département, et de démontrer que ce n'est pas une lubie, mais un combat de 50 ans menée par une volonté inébranlable". Le lendemain matin, dimanche 2 novembre, après un maoulida y chengé (chants et danses traditionnels), les différentes personnalités politiques interviendront publiquement.

Considéré par certains comme un congrès visant à lancer le Modem à Mayotte et à faire la publicité d'un député plus que jamais isolé, M. Aly assure qu'il ne s'agit "ni du congrès du Modem ni de celui du MDM". "C'est le Congrès de tous les élus et de toute la population", assure-t-il. Un congrès qu'il affirme avoir financé de sa poche.

RC

COMORES INDEPENDANTES

Société

Projet de citoyenneté économique aux Comores : la mission parlementaire favorable  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Une mission parlementaire constituée de députés comoriens vient de rendre un rapport favorable au projet décrié du président Sambi d'offrir la nationalité comorienne à des investisseurs arabes.

Les "bidouns" (les sans) constituent 30 % de la population koweìtienne et désignent ceux qui sont nés au Koweìt ou y résident sans avoir la nationalité koweïtienne ni, dans la plupart des cas, détenir une autre nationalité. De ce fait, ils n’ont ni accès à l’université, ni droit à un passeport. Leur nombre dépasserait les 120.000 personnes.

L'affaire avait fait grand bruit en juillet dernier, lorsque les députés de l'Assemblée de l'Union des Comores s'étaient prononcés contre le projet du président Ahmed Abdallah Sambi de naturaliser un grand nombre de familles koweïtiennes susceptibles d'investir dans le pays.

Retournement de situation cette semaine : dans son rapport de mission, la délégation parlementaire qui s'est rendue au Koweït pour s'enquérir du programme de citoyenneté économique entre les Comores et l'Emirat recommande l'adoption du projet, présenté comme ''une opportunité historique'' pour relancer le développement de l'archipel.

Selon le quotidien Al-Watwan, "entre le 10 et le 13 octobre, une mission parlementaire composée de onze personnes s’est rendue au Koweït pour s’informer des dessous du projet de loi portant naturalisation de plusieurs centaines de ressortissants koweitiens (généralement appelés des Bidouns) dans le cadre d’un programme dit de citoyenneté économique".

D'après le rapport, les principales interrogations de la délégation comorienne ont porté sur la sécurité des Comoriens (cohésion sociale, religieuse et culturelle,…) devant la naturalisation d’un nombre aussi important de Bidouns, mais aussi sur la crédibilité de ces investisseurs potentiels, la gestion de la manne financière qui découlera de ce programme, le rôle des opérateurs économiques comoriens dans les projets envisagés, etc.

Le rapport indique que toutes ces inquiétudes ont été levées : "Il est certain que les enjeux économiques et financiers du programme de citoyenneté économique sont importants et que s’il réussissait, les Comores pourraient bénéficier d’infrastructures viables et fiables qui seraient un atout pour attirer d’autres investisseurs en vue d’un développement de grande envergure".

Toujours selon Al-Watwan, le rapport précise que le programme de citoyenneté économique n’est pas une demande officielle du Koweït, mais plutôt un souhait du gouvernement comorien.

Le projet comporte deux volets : d’une part, des investisseurs (toutes nationalités confondues) qui désirent investir aux Comores mais demandent de "solides garanties de sécurité de leurs investissements" ; d’autre part, les Bidouns (lire encadré) qui veulent, à travers ce projet, pouvoir disposer d’un titre de voyage et d’une carte d’identité. "Il n’y a aucun lien entre les deux catégories d’investisseurs", précise-t-on toujours dans le rapport de mission.

Alors que ce projet de citoyenneté économique est actuellement en débat à l’assemblée, une polémique fait rage à Moroni sur l'éventuelle corruption dont se seraient rendus coupables les députés – pour la plupart des adversaires du projet de loi en juillet. Outre que leur voyage a été organisé par la société arabe Comoro Gulf Holding, les députés sont tous revenus du Koweït munis d'un ordinateur portable.

RC (avec Al-Watwan)

COMORES INDEPENDANTES

Religion

Les Comoriens devront débourser plus pour se rendre à la Mecque  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Les Comoriens candidats au pèlerinage à la Mecque devront débourser 2400 euros, soit une augmentation de 20 pour cent par rapport à la précédente édition, a appris APA, mercredi auprès de la commission nationale chargée du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.

Cette somme couvrant notamment les frais de voyage et d’hébergement.

Le ministère de la justice et des affaires islamiques a mis en place une commission nationale de neuf personnes chargée de superviser les opérations du pèlerinage (départ, séjour des candidats comoriens en Arabie Saoudite et leur rapatriement).

Cette année, la commission table sur un nombre de 650 candidats au pèlerinage à la Mecque, soit un peu moins que l’année dernière.

A défaut d’une compagnie aérienne nationale, quatre agences de voyages, choisies selon des critères d’expérience et de crédibilité, doivent assurer le transport des pèlerins comoriens.

« Si tout se déroule comme prévu, le départ du premier contingent devra intervenir le 14 novembre par Yémenia Airways et le dernier vol est prévu quatre jours plus tard » a confié à APA un membre de la commission nationale.

(APA)

MADAGASCAR

Médias, Information

Les assises de la presse francophone auront lieu à Madagascar en 2010.  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Les Assises de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) se tiendront en 2010 en marge du 13ème Sommet de la Francophonie à Antananarivo.

C’est au cours des dernières Assises qui se sont tenues au Canada du 16 au 18 octobre dernier que les membres de l’UPF en ont pris la décision à l’unanimité.

150 journalistes originaires de plus de 35 pays sont attendus à ce rendez-vous de la presse internationale francophone à Madagascar.

Des journalistes européens venus de France, de la Croatie et de la Roumanie, ainsi des journalistes africains, ont déjà confirmé leur participation auprès de leurs collègues journalistes malgaches, Alphonse Maka et Johary Ravoajanahary respectivement Président et secrétaire général de la section malgache de l’UPF.

avec APA

Outremer/DOM TOM

Economie

Niche fiscale outre-mer : vers le plafonnement souhaité par les professionnels  
Vendredi 31 Octobre 2008
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Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer Yves Jégo a laissé entendre mercredi 29 octobre que le plafonnement de la principale niche fiscale outre-mer prévu par le projet de budget, concernant les investissements productifs, correspondrait au souhait des socio-professionnels.

Jégo écrit aux députés
Selon la Lettre de l'océan Indien, Yves Jégo a écrit aux députés UMP pour leur demander d'être présents à l'Assemblée nationale les 30 et 31 octobre en vue de l'examen de l'article 63 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, qui vise à réformer le mécanisme d'indemnité temporaire de retraite (ITR). Selon la LOI, dans sa missive datée du 27 octobre, le secrétaire d'Etat précise aux députés : "Pour défendre l'équilibre de ce texte (de réforme de l'ITR, ndlr), j'ai personnellement besoin de votre présence cette semaine" au parlement. L'article 63 veut supprimer d'ici vingt ans l'indemnité temporaire de retraite créée en 1952, qui concerne 34.000 fonctionnaires établis dans les DOM-TOM.

"Nous sommes en train d'arriver au bon format, qui était celui souhaité par les socio-professionnels, pour permettre de garder un outil économique efficace tout en ayant l'objectif d'éviter qu'il soit trusté par quelques contribuables" (aisés), a déclaré mercredi M. Jégo à l'AFP.

Comme on lui demandait si la réduction fiscale serait ramenée à 40.000 ou 50.000 euros, ou 15% du revenu du contribuable, "après rétrocession", il a répondu : "On est vraiment sur ces montants-là et sur des raisonnements nets de rétrocession" (d'une partie de l'avantage fiscal aux opérateurs ultra-marins).

Le président de la Fédération des entreprises d'outre-mer (FEDOM) Guy Dupont a écrit le 24 octobre à Nicolas Sarkozy pour lui dire qu'"un plafonnement de la niche DOM, qui serait inférieur à 40.000 euros et 10 à 12% du revenu imposable après rétrocession, réduirait considérablement le flux d'investissements" dans les collectivités d'outre-mer.

Afin que des tours de table puissent être constitués pour ces investissements, malgré le plafonnement de l'avantage fiscal, M. Jégo a proposé de modifier les règles d'appel public à l'épargne, pour que le seuil de 100 contribuables à partir duquel elles s'appliquent, soit relevé.

M. Jégo a par ailleurs indiqué à propos de la réforme des surpensions versées aux fonctionnaires d'Etat dans certains territoires d'outre-mer (ITR) qu'"un certain nombre d'amendements parlementaires seraient retenus". Il s'agit notamment de l'entrée en vigueur du dispositif au 1er janvier 2009 et non pas "dès le vote de la loi", comme le projet de loi de finances le proposait.

(AFP)

OCEAN INDIEN

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

La France a accompagné deux navires en transit dans le golfe d’Aden  
Mercredi 29 Octobre 2008
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La France a au cours des dernières 24 heures « accompagné avec succès deux navires battant pavillon néerlandais et norvégien en transit dans le golfe d’Aden », a-t-on appris du ministère français des Affaires Etrangères.

«Tout au long de cette opération, nous sommes restés en contact étroit avec les autorités de ces deux pays qui ont exprimé leur satisfaction pour cette action de la France conduite dans un cadre européen. », précise le communiqué.

Lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne du 18 septembre, présidé par Bernard Kouchner, une cellule de coordination européenne chargée de soutenir les actions de surveillance et de protection menées par certains Etats membres au large des côtes de la Somalie (EUNAVCO) a été mise en place. Commandée par un officier de marine espagnol, elle est composée d'officiers des marines des Etats membres travaillant au sein du centre d'opérations de l'Union européenne.

Dans l'attente de la décision prochaine de l'Union européenne de déployer une opération de PESD navale, cette cellule assure la liaison entre la communauté des armateurs dont les navires transitent dans le Golfe d'Aden et les autorités des Etats membres ayant déployé sur zone des moyens afin de lutter contre la piraterie.

MADAGASCAR

Culture

Alpha Blondy en concert à Madagascar  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Le chanteur ivoirien Alpha Bondy se produira en concert le dimanche 2 novembre à Antananarivo.

Des dizaines de milliers de fans malgaches de cette star africaine du reggae sont attendues, dans le plus grand lieu de loisirs de la capitale malgache, Antsonjombe.

En prélude à ce rendez-vous musical, des représentants de la musique malgache, Lianah, Lola ainsi que Dondolah & Tahiry animeront également la scène dans la capitale malgache.

MAURICE

Religion

Des femmes-prêtres à l’Ile Maurice  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Le diocèse de l’Eglise anglicane de Maurice a approuvé mardi, à l’issue d’une réunion spéciale de son synode, l’ordination de femmes à la prêtrise, a appris l’Agence de Presse Africaine mardi, de sources religieuses à Port Louis.

L’Evêque anglican de Maurice, par ailleurs Archevêque de la province anglicane de l’Océan Indien, Ian Ernest a indiqué que cette décision intervient après deux années de réflexion.

Dans une correspondance adressée à tous les chefs de paroisses, aux membres du Conseil des Eglises anglicanes du pays et à tous les paroissiens, le prélat a annoncé que le processus d’ordination de femmes prêtres a été lancé et prendra le temps qu’il faudra.

Le "synode qui s’est longuement penché sur tous les aspects de cette décision, après avoir pris en compte les points de vue des uns et des autres et après de sérieuses discussions recommande à l’Evêque d’ouvrir le diaconat et la prêtrise aux femmes candidates, au même titre que les hommes", a indiqué l’Evêque dans sa lettre pastorale.

Ian Ernest a par ailleurs indiqué que la motion a été adoptée à la majorité, par la Chambre laïque et la Chambre du clergé.

Selon l’Evêque, les femmes, beaucoup plus que par le passé, jouent actuellement un rôle plus important dans la vie de l’Eglise et que la décision prise par le synode est un pas dans la bonne direction.

Il a en outre indiqué que chacun des membres de la communauté anglicane du pays a eu suffisamment de temps de réfléchir sur la question et avant de se prononcer.

La Province anglicane de l’Océan indien regroupe Madagascar, Maurice et les Seychelles. Alors que le diocèse de Maurice réunit, en plus de l’Ile Maurice, l’ile de Rodrigues et le département français voisin de la Réunion.

(APA)

TANZANIE

Défense - Conflits

Accord de défense entre la Tanzanie et le Burundi  
Mercredi 29 Octobre 2008
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La Tanzanie et le Burundi ont signé un accord de partenariat concernant l'entraînement conjoint des soldats et l'échange d'informations militaires, a rapporté mercredi la presse locale.

L'accord a été signé à Dar es Salaam mardi par le ministre tanzanien de la Défense Hussein Mwinyi et son homologue burundais German Niyoyankana.

Les activités communes favoriseront le partage des expérience, a annoncé un communiqué militaire, cité par le journal local le « Daily News ».

La Tanzanie et le Burundi sont tous deux des pays membres de la Communauté de l'Afrique de l'Est qui comprend également le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda.

Avec Xinhua

KENYA

Société

Le Kenya va achever son programme de modernisation des bidonvilles  
Mercredi 29 Octobre 2008
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Le Premier ministre kenyan Raila Odinga a indiqué mardi que le gouvernement achèvera la construction de 30.000 logements pour les habitants des quartiers pauvres à Nairobi dans trois ans.

Le bidonville de Kibera, à proximité de Nairobi, est considéré comme le plus grand bidonville d'Afrique.

Le Premier ministre a déclaré que ceci était en conformité avec le Programme de modernisation des bidonvilles, en ajoutant que ce sera fait à un rythme très accéléré.

Prenant la parole lors de sa visite du projet, en compagnie des responsables de l'entreprise malaisienne en charge de la construction d'une partie de ces imposants immeubles, Odinga a indiqué que des projets similaires seront étendus dans des grandes villes comme Kisumu, Nakuru, Mombassa et Eldoret.

Le Premier ministre a affirmé que le plan de logement était viable et a souligné que plus de 10.000 logements à des coûts abordables seront bientôt achevés à Kibera, l'un des bidonvilles à Nairobi.

Le Premier ministre a aussi estimé que le projet sera fait selon le modèle des logements de masse à Kuala Lumpur en Malaisie après l'approbation de l'initiative par une délégation gouvernementale au début de cette année.

Odinga a indiqué que pendant son voyage officiel en Chine pendant le week-end à la Conférence de l'Habitat (logement) à Nanjing, le Kenya recherchera des partenariats et des constructeurs privés afin d'aider à sortir un plan pour loger les plus d'un million d'habitants des bidonvilles dans les zones urbaines.

Le gouvernement kenyan et le Programme des Nations unies pour les établissements humains (UN-Habitat) se sont assignés la tâche de transformer Kibera , un bidonville de 500.000 habitants, dans une région où les gens peuvent vivre dignement.

Souvent présenté comme "le plus grand bidonville d'Afrique", le quartier, qui couvre la superficie de 235 hectares, est situé à la péripherie de Nairobi.

Le Programme kenyan de modernisation des bidonvilles, démarré en janvier 2003, comprendra la construction de 14 blocs d'appartements et 770 logements à Kibera. Il assureara aussi l'approvisionnement des services de base tels que l'eau et des systèmes sanitaires.

Des améliorations dans d'autres établissements informels à travers le pays seront fait de même, dans un processus qui devra durer entre 10 et 15 ans.

Il faudra environ 8 millions de dollars pour construire des logements pour le seul quartier de Kibera -- dont 5 millions seulement du montant ont été obtenus. L'espoir est que des donateurs interviendront pour fournir le reste du financement.

(Xinhua)

MOZAMBIQUE

Justice

Formation des travailleurs sociaux à la lutte contre la traite des êtres humains  
Samedi 1 Novembre 2008
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Une série de formations de l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) commencera la semaine prochaine au Mozambique et à Maurice pour les agents des services répressifs, les fonctionnaires de l'immigration et les travailleurs sociaux. Il vise à aider les participants à la lutte contre la traite des êtres humains et à protéger les victimes, y compris les enfants.

La formation au Mozambique est une suite de l’aide apportée à la diffusion d’informations sur la loi contre la traite, récemment adoptée de lutte contre la traite loi, élaborée avec l'assistance de l'OIM. Les participants, sélectionnés dans quatre provinces du sud du Mozambique, apprendront également comment interpréter et appliquer la loi correctement.

À Maurice, la formation, financé par le British High Commission, est la première de ce type de coopération entre l'OIM et les forces de police mauriciennes. Elle mettra au point et, éventuellement, accueillera de telles manifestations à travers le pays. Les participants comprendront des représentants de chaque division et du district des forces de police, ainsi que des fonctionnaires du ministère du Travail, du Ministère des droits de la femme, de la protection de l'enfance et la protection de la famille, le State Law Office et le bureau de l'Ombudsman pour les enfants.

Dans les deux pays, les travailleurs sociaux seront dotés des qualifications nécessaires pour identifier l’immigration irrégulière, à un stade précoce, et en particulier de détecter et d'aider les victimes potentielles de la traite.

Il est prévu que la formation conduise à la création de nouveaux liens de coopération et de mécanismes d'aiguillage entre les différents organismes chargés de l'application de cette loi. Ce sera essentiel pour garantir une action coordonnée et active pour lutter contre la traite des êtres humains.

Source : Office international des migrations

AFRIQUE

Economie

Le Centre africain pour les politiques commerciales se lance dans de nouvelles activités  
Samedi 1 Novembre 2008
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La seconde phase des activités du Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC II) a été lancée et comporte des missions de programmation au secrétariat de la communauté de l’Afrique de l’Est les 8 et 9 septembre 2008 et à celui de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC ) les 25 et 26 septembre 2008.

Une mission similaire est prévue à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) d’ici à la fin de 2008. Ces visites d’études par le personnel du CAPC chez des parties prenantes et partenaires clefs est un signal fort de la nouvelle orientation stratégique adoptée par le Centre, qui se lance désormais dans une approche régionale globale vis-à-vis de la création de capacités en matière de politiques commerciales.Alors que la démarche utilisée pendant la première phase des activités du CAPC pour fournir une assistance technique, notamment en entreprenant des études d’évaluation d’impact pour les différents pays africains a obtenu des résultats positifs, la stratégie globale du Centre a évolué et associe désormais les institutions panafricaines et les organismes sous-régionaux dans le processus de formulation des politiques commerciales en Afrique
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