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La lettre de Malango N°74

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 74 :
Mayotte : le gouvernement anjouanais suspend les reconduites à la frontière
Départementalisation de Mayotte : les députés français soulignent la nécessité d'un état civil fiable
Aly : 'Tous les partis sont unanimes'
Affaire Simbikangwa : la demande d'extradition reportée
Mayotte : les instituteurs suspendent leur mouvement de grève
Comores : le gouvernement accuse Mohéli de mauvaise gestion
Le Parlement comorien condamne 'l’occupation française à Mayotte'
Journée Maore : le gouvernement comorien veut des actions
Comores : les Mohéliens s'inquiètent du projet de réforme constitutionnelle
Mayotte : plusieurs cas de personnes atteintes de la gale dans un kwassa
Les Comores se rapprochent de la Russie
Adoption du budget de l’Outre-Mer
Les routes de la Réunion bloquées par les transporteurs
Zimbabwe : accusations du pouvoir contre l'opposition avant un sommet crucial
La BAD accorde un prêt de 41,8 dollars à Zanzibar

La lettre de Malango
74

Mardi 11 Novembre 2008

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MAYOTTE

Immigration clandestine

Mayotte : le gouvernement anjouanais suspend les reconduites à la frontière  
Mardi 11 Novembre 2008
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Le gouvernement anjouanais a suspendu vendredi 7 novembre les reconduites à la frontière des Comoriens refoulés de Mayotte par les autorités françaises. Il dénonce le non respect de certaines conditions fixées récemment.

Les reconduites à la frontière sont suspendues depuis le 7 novembre, par voie maritime comme par voie aérienne (ici des Comoriens expulsés vers l'aéroport de Ouani).
Au CRA, \"une situation difficile\"
Malgré la suspension des reconduites à la frontière le 7 novembre, les personnes retenues au Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi n'ont pas été libérées - seuls certains qui y étaient depuis plus de cinq jours sont sortis, conformément à la loi. Lundi 10 novembre, l'on comptait 143 personnes retenues, dont une vingtaine d'enfants, alors que la capacité d'accueil du centre est de 60 personnes. Joint par téléphone mardi 11, l'un des retenus décrivait "une situation difficile". "Nous sommes trop nombreux. Certains n'ont pas d'endroit pour dormir" expliquait-il alors qu'il entamait son cinquième jour de rétention.

L'arrêté du ministère des Transports de l'île autonome d'Anjouan (1), daté du 7 novembre, stipule que "la reconduite aux frontières des expulsés de Mayotte vers l'île autonome d'Anjouan est suspendue jusqu'à nouvel ordre pour non respect de la note verbale (…) du 27 octobre 2008" (article 1). L'article 2 indique que l'arrêté "prend effet à compter de sa date de signature". Depuis, aucun Comorien en situation irrégulière à Mayotte n'a été reconduit à la frontière.

La note verbale évoquée dans l'article 1 avait été rédigée, selon le ministre des Transports d'Anjouan Fadul Ahamed, lors d'une rencontre, le 27 octobre dernier, entre ce dernier, le ministre de la Défense de l'Union des Comores, Mohamed Dossar, et l'ambassadeur de France à Moroni, Luc Hallade. "Nous avions discuté d'un certain nombre de conditions à respecter de la part des autorités françaises de Mayotte", indiquait mardi 11 novembre M. Ahamed. "Mais une fois de plus, nous avons constaté qu'elles n'ont pas été respectées. C'est pour cela que j'ai décidé de suspendre les reconduites à la frontière".

Les autorités anjouanaises exigent désormais que les autorités françaises présentent "une liste détaillée des Comoriens refoulés 24 heures avant leur reconduite à la frontière" ; qu'il soit permis aux refoulés de "s'habiller dignement" et de "récupérer leurs affaires personnelles" ; que les mineurs "soient accompagnés d'un adulte ayant un statut adéquat". "Nous avions demandé que les personnes soient acheminées le plus près  de leur domicile, mais l'ambassadeur avait refusé", ajoute M. Ahamed.

Deux avertissements avaient été lancés aux autorités françaises ces trois dernières semaines : le 21 octobre, des refoulés de Mayotte "dépenaillés" ou originaires des deux autres îles de l'Union avaient été interdits de descendre du navire Maria Galanta ; le 5 novembre, une cinquantaine de Comoriens refoulés du territoire mahorais avaient dû retourner à Mayotte car ils n'étaient pas inscrits sur la liste fournie par la préfecture.

Le ministre anjouanais regrette que "l'ambassadeur était d'accord sur les autres points ce jour-là", mais que "la préfecture de Mayotte n'a pas respecté" la note, continuant à "renvoyer des gens dépenaillés". Il ne cache pas son irritation quant à l'attitude de l'administration en place à Mayotte.

Selon lui, "nous demandons simplement que ces personnes soient habillées dignement et qu'elles puissent récupérer leurs biens personnels. Ces deux points nous suffiront.  Mais c'est toujours la même chose : les autorités françaises ne respectent pas nos conditions.  Il y a pourtant des codes, des droits, de l'homme, de l'enfant…" "Cette fois, nous ne nous laisserons pas faire", conclut-il.

"Le gouvernement anjouanais ne fait que demander le respect des droits de l'Homme", indique de son côté Houmadi Abdallah, ministre par interim des Relations extérieures, qui confirme que le gouvernement de l'Union soutient celui d'Anjouan. "Parmi les expulsés, on trouve des femmes enceintes, des enfants isolés, des gens qui vivaient à Mayotte depuis plus de dix ans. C'est inacceptable !"

Cette "petite crise" devrait cependant vite trouver une issue, assurait-il le 11 novembre. "L'ambassadeur a donné une réponse favorable. Nous savons que nous pouvons discuter avec le gouvernement de Nicolas Sarkozy. L'objectif n'est pas de rompre les relations avec la France. Mais cela ne doit pas nous empêcher de revendiquer un minimum de dignité." Et de conclure : "Cette fois, nous ne nous laisserons pas faire par la préfecture de Mayotte."

Du côté de l'ambassade de France à Moroni comme de la préfecture de Mayotte, on laisse au Quai d'Orsay – où le service de presse était injoignable mardi 11 novembre – le soin de répondre à la presse. "Un processus diplomatique est en cours", indique-t-on à Mamoudzou.

RC

(1) Plus précisément : ministère de l'Equipement, de l'Energie, des Mines, de l'Industrie, des Transports, des Postes et Télécommunications, de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat.



MAYOTTE

Statut de Mayotte

Départementalisation de Mayotte : les députés français soulignent la nécessité d'un état civil fiable  
Dimanche 9 Novembre 2008
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Plusieurs députés français soulignent la nécessité pour la collectivité départementale de Mayotte de disposer d'un état civil fiable dans la perspective de sa départementalisation, qui fera l'objet d'une consultation en mars.

Pour M. Dosières, "la départementalisation est impensable si l'on n'a pas préalablement établi un état civil fiable".

"La départementalisation est impensable, je répète, impensable, si l'on n'a pas préalablement établi un état civil fiable", a mis en garde vendredi 7 novembre  le député (apparenté PS) René Dosière, lors de l'examen du budget de l'outre-mer à l'Assemblée nationale. "Entre la réalité qui existe sur le terrain et la perception que l'on a de cette réalité à Paris, il y a un gouffre", a déclaré M. Dosière. "Si nous faisons la départementalisation de Mayotte sans avoir réglé au préalable le problème de l'état civil, nous irons à la catastrophe", a-t-il averti.

La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie a reconnu le 21 octobre devant la commission des Lois que "l'état civil n'est valablement établi que pour environ la moitié de la population", ajoutant que le gouvernement allait "essayer d'accélérer le travail de la commission de révision de l'état civil".

Même si l'attribution du RMI "n'interviendra pas à court terme" selon elle en cas d'un oui, plus que probable, lors du referendum, "il est nécessaire que l'identité des demandeurs soit connue avec certitude".

Or, souligne Didier Quentin (UMP), dans un rapport pour avis, la commission de révision de l'état civil ne dispose que d'une quarantaine de rapporteurs et d'un secrétariat de "cinq agents". Selon Victorin Lurel (PS), "25.000 actes seulement ont été produits depuis 2000", dans un territoire où coexistent deux types d'état civil, un musulman et un classique.

La révision de l'état civil engagée il y a quelques années par la CREC (Commission de révision de l'état civil) tourne aujourd'hui au ralenti. Certaines personnes attendent 3 à 4 ans pour que leur état civil soit régularisé – un laps de temps durant lequel ils sont pénalisés dans leurs démarches administratives. "La commission a été incapable, en sept années, de répondre à la demande des Mahorais", a souligné le député de Mayotte Abdoulatifou Aly.

"L'Insee nous dit que Mayotte compte 190.000 habitants [186.000 plus exactement, ndlr]. Mais on se demande comment on peut recenser la population de Mayotte", a relevé M. Dosière, qui a présidé une mission d'information sur l'immigration à Mayotte en 2005. Selon lui, "dès qu'un fonctionnaire ou quelqu'un représentant l'ordre public met les pieds dans les bidonvilles ou les favelas, tout le monde fuit partout". En réalité, affirme M. Dosière, le nombre de clandestins, dont la plupart viennent de l'île voisine d'Anjouan (Comores) "augmente chaque année". Il représente "en gros un tiers de la population".

"La commission de révision de l'état civil obtient des résultats qui me laissent perplexe", a affirmé le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, qui a demandé au nouveau préfet de Mayotte un rapport avant la fin de l'année.

Lors de leur déplacement à Mayotte début septembre, les membres de la commission des Lois du Sénat avaient eux aussi pointé du doigt ce problème. "Le premier des chantiers dans la perspective de la départementalisation est l'état civil", avait estimé le sénateur Jean-Jacques Hyest. "La situation actuelle n'est pas acceptable car elle enferme chez eux certains de nos concitoyens, qui ne peuvent même pas sortir de Mayotte."

RC (avec AFP)


Lire également : Départementalisation de Mayotte : le débat parlementaire ne devrait pas avoir lieu

MAYOTTE

Statut de Mayotte

Aly : 'Tous les partis sont unanimes'  
Mardi 11 Novembre 2008
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Joint par téléphone lundi 10 novembre, le député de Mayotte Abdoulatifou Aly (MoDem) a affirmé que "tous les partis représentés à l'Assemblée nationale sont unanimes sur la question de l'état civil des Mahorais".

Abdoulatifou Aly a déposé un amendement (rejeté) demandant de tripler les crédits alloués à la révision de l'état civil.

"C'est une question qui préoccupe les députés. Il y a unanimité pour dire que le problème de l'état civil est une question importante qui est à la base de la citoyenneté", a-t-il assuré.

Lors de l'examen à l'Assemblée nationale du budget de l'outremer vendredi 7 novembre, M.Aly a demandé à ce que les crédits pour la révision de l'état civil (entamée en 2000), d'un montant initial de 300.000 euros, soient multipliés par trois. Une proposition rejetée par le gouvernement. "M. Jégo m'a cependant confirmé qu'il était d'accord avec mon analyse sur l'échec de la CREC et qu'il avait demandé au préfet un rapport qui doit lui arriver en décembre. Il est d'accord avec moi que ce n'est pas seulement un problème de moyens, mais aussi de méthodes", indique le député.

Selon lui, "c'est une question fondamentale et je suis heureux que le gouvernement ai pris conscience de la gravité de la situation et de la nécessité de trouver au plus vite une solution." M. Aly a cependant précisé que cette solution se trouverait dans le respect de la loi, et non dans des directives comme celle envoyée la semaine dernière aux préfets métropolitains : "Depuis l'adoption de la loi DSIOM du 21 février 2007, nous sommes entrés, en matière d'état civil, dans le droit commun. La CREC, qui est une exception mahoraise, n'a donc plus de raison d'être. Les Mahorais doivent pouvoir établir leur état civil comme n'importe quel autre français."

"La CREC a échoué", poursuit-il. "Par ses retards – certains attendent 3, 4 voire 5 ans avant que leur dossier soit traité – mais aussi par ses méthodes. De nombreux Mahorais se sont fait imposés un nom qu'ils ne voulaient pas. Ils ont rejeté cette décision", indique-t-il.

RC

MAYOTTE

Justice

Affaire Simbikangwa : la demande d'extradition reportée  
Lundi 10 Novembre 2008
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L'examen de la demande d'extradition de Pascal Simbikangwa, adressée par le Rwanda à la France et présentée lundi 10 novembre à la Chambre d'instruction du Tribunal supérieur d'appel (TSA) de Mamoudzou, a été reporté au vendredi 14 novembre à 8h30.

Pascal Simbikangwa, identifié par la police comme un responsable présumé du génocide des Tutsi, perpétré au Rwanda en 1994.

Interpellé le 28 octobre dans le cadre du démantèlement d'un réseau de fabrication de faux papiers, ce Rwandais, qui vit à Mayotte depuis 2005, avait été identifié par la police comme un responsable présumé du génocide des Tutsi, perpétré au Rwanda en 1994. Poursuivi par la justice de son pays qui a émis contre lui un mandat d'arrêt international, il est recherché par Interpol.

Lundi matin, l'avocate du prévenu, Me Sylvie Prat, a demandé un renvoi à la cour, arguant qu'elle avait disposé de trop peu de temps pour préparer la défense de son client. Le Procureur général, Marc Brisset-Foucault, s'est associé à sa requête, avançant plusieurs raisons : "La cour n'est pas en possession des éléments nécessaires", a-t-il expliqué. "L'affaire est gravissime et les faits supposés établis sont monstrueux, puisque l'on parle d'un génocide, qualifié comme tel par les Nations Unies" a-t-il poursuivi, avant de rappeler que l'on "estime à environ 800.000 le nombre de personnes systématiquement éliminées en raison de leur appartenance à l'ethnie Tutsi ou de leur opposition" au pouvoir en place à l'époque.

Le Procureur a également précisé qu'une note avait été adressée par ses services au Tribunal pénal international pour le Rwanda, dont le mandat doit se terminer en 2010. "Ce tribunal est en phase terminale, c'est la raison pour laquelle M. Simbikangwa n'a pas fait l'objet d'une poursuite du TPIR." Cependant, dans le cadre de sa stratégie de fin de mandat, le tribunal d'Arusha se réserve la possibilité de demander le transfert de certains accusés dans un pays où les juges estimeront que les conditions d'un procès équitable seront rassemblées.

Autre sujet de préoccupation du Parquet : la situation politique qui prévaut au Rwanda, qui fait que "les témoins à décharge que M. Simbikangwa pourrait appeler lors de son éventuel procès dans son pays, ne font pas partie des amis du pouvoir actuel, et pourraient pour cela hésiter à témoigner." La peine encourue au Rwanda par le présumé génocidaire - la prison à perpétuité assortie de 20 ans en cellule d'isolement - a aussi été évoquée. Marc Brisset-Foucault a enfin cité "d'autres aspects plus gênants : il manque des éléments essentiels dans le dossier de demande d'extradition, et notamment les textes applicables dans le pays au cas où M. Simbikangwa serait jugé dans son pays".

Silencieux tout au long des échanges, excepté lorsqu'il a confirmé que Me Prat était l'avocate qu'il s'était choisie, Pascal Simbikangwa a été à l'issue de l'audience réembarqué dans la camionnette de gendarmerie qui l'avait conduit de la maison d'arrêt de Majicavo au tribunal. "Il reste sous écrou extraditionnel, et se trouve de toutes façons emprisonné pour d'autres faits", a indiqué le président du tribunal.

Au fond de la salle, quelques jeunes Rwandais étaient venus assister à l'audience. Visiblement gênés par les accusations portées contre leur compatriote, ils ont préféré taire leur origine devant les journalistes présents.

LG

MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Mayotte : les instituteurs suspendent leur mouvement de grève  
Dimanche 9 Novembre 2008
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Dans un communiqué envoyé à la presse vendredi 7 novembre, l'intersyndicale annonce la suspension du mouvement de grève des enseignants du 1er degré, débuté le 27 octobre.

"Nous voulons réfléchir à de nouveaux modes d'actions, notamment à l'occasion de la venue de Jégo", indique M. Rakotondravelo.
"Après deux semaines de grève, l’opération escargot du 29 octobre et les manifestations du 28 octobre et du 4 novembre, nous pouvons estimer que notre force n’a pas été ébranlée et que notre capacité de mobilisation est restée intacte. Ainsi, nous suspendons le mouvement de grève non pas parce que nous espérons que l’administration a saisi la leçon et qu’elle va revoir sa copie, mais pour reprendre du souffle et surtout réétudier avec les instituteurs les actions que nous devons mettre en place pour être, dans un avenir proche, plus puissant et plus efficace", indiquent le SE-CGT-Ma et le Sima-Snudi-FO.

Selon ce communiqué, "personne ne pensait que les instituteurs allaient démontrer telle mobilisation et autant de détermination. Le disfonctionnement dans les écoles se fait ressentir à un point tel que les parents d’élèves, dont la FCPE, sont montés au créneau pour soutenir les instituteurs en grève et surtout pour réclamer en vain l’ouverture des négociations entre les syndicats et l’administration. Face à la stratégie de l’intimidation et de la terreur de l’administration, les instituteurs grévistes ont silencieusement démontré qu’ils pouvaient perturber gravement le fonctionnement de l’école".

Selon les syndicalistes, une grande partie des classes étaient fermées ces derniers jours, quand l'administration annonce un taux de grévistes de l'ordre de 10 à 20%.

D'après Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire général du SE, "nous allons profiter de cette suspension pour bien préparer la grève du 20 novembre" à laquelle appellent également les syndicats du 2nd degré – et qui pourrait rassembler l'ensemble des agents de la fonction publique. "Nous voulons également réfléchir à de nouveaux modes d'actions, notamment à l'occasion de la venue de Jégo", le secrétaire d'Etat à l'Outremer, qui doit se rendre à Mayotte début décembre.

Cette suspension doit également permettre aux syndicalistes de rédiger et faire signer leur plainte au sujet de la DSI qu'ils comptent déposer au tribunal administratif dans les prochains jours

RC

COMORES INDEPENDANTES

Politique

Comores : le gouvernement accuse Mohéli de mauvaise gestion  
Mardi 11 Novembre 2008
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Le courant ne passe plus depuis 48 heures entre les autorités centrales des Comores et celles de l'île autonome de Mohéli, à en croire un communiqué publié lundi 10 novembre par le gouvernement comorien, qui se dit "obligé de faire respecter les procédures de gestion et de comptabilité, compte tenu de la gestion des sociétés publiques à Mohéli".

Mohamed Ali Saïd, président de l'Ile de Mohéli (photo Al Watwan)

"Mohéli ne verse plus rien au Trésor public pour cette année 2008", a relevé le communiqué, soulignant que 14 millions de francs (28.455 euros) seulement y ont été versés alors que le gouvernement central a décaissé plus de 80 millions (162.601,6 euros) chaque mois pour le fonctionnement et le versement des salaires à Mohéli.

"Les recettes sont détournées pour des dépenses extrabudgétaires", a accusé le gouvernement central sans, pour autant, envisager d'entreprendre des poursuites judiciaires.

"Nous ne parlons pas de détournement. Il s'agit plutôt de dysfonctionnement", a dit Nourdine Bourhane, le Secrétaire général du gouvernement, disant souhaiter "engager le dialogue avec les autorités de Mohéli pour mettre de l'ordre dans la gestion des affaires de l'île".

"C'est un prétexte pour déstabiliser le gouvernement de l'île", a déclaré le directeur de Cabinet du président de l'île de Mohéli, Mzé Cheikh Ben Mzé Cheikh joint au téléphone par la PANA.

Selon M. Mzé Cheikh, les autorités fédérales projetant une révision de la Constitution, voudraient supprimer la clause relative à l'élection présidentielle tournante au détriment de Mohéli en 2010.

"S'il est vrai que la loi de l'Union à la primauté sur celle des îles, en cas de mauvaise gestion, mais il faut que cela soit constaté conformément aux règles établies, ce qui n'est pas le cas", a dit le directeur de Cabinet du président de Mohéli, Mohamed Ali Saïd.

(Panapress)

COMORES INDEPENDANTES

Statut de Mayotte

Le Parlement comorien condamne 'l’occupation française à Mayotte'  
Dimanche 9 Novembre 2008
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Un projet de résolution de la Commission des affaires étrangères du Parlement comorien exigeant l'arrêt du projet d'organisation d'une consultation des Mahorais sur le statut de Mayotte sera soumis aux députés, probablement cette semaine, pour adoption.

Dans ce projet, la Commission des affaires étrangères exige l’arrêt du projet d’organisation d'une consultation à Mayotte sur le statut de département, "dont la tenue entérinerait définitivement la départementalisation de cette île par la France".

Dans le même texte, les députés comoriens condamnent "la décision du gouvernement comorien d’autoriser la reprise des expulsions de Mayotte des ressortissants des autres îles des Comores", exigeant "l’arrêt de ces expulsions".

"Pour nous", a déclaré Ibrahim Mohamed Sidi, vice-président de l’Assemblée nationale, "le projet d’organiser un référendum dans l’île comorienne de Mayotte constitue en soi une déclaration de guerre".

Dans son projet, le Parlement appelle le gouvernement des Comores à faire réactiver "le comité ad hoc dit Comité des 7 de l’Union africaine sur la question de Mayotte", pour surseoir au projet de la France "d’occupation illégale d’une partie du territoire comorien".

Ce projet de résolution pourrait être soumis aux députés peu avant le 12 novembre, date anniversaire de l’admission des Comores aux Nations unies en 1975, célébrée aux Comores depuis 2005 à la demande des députés.

(Panapress)

COMORES INDEPENDANTES

Statut de Mayotte

Journée Maore : le gouvernement comorien veut des actions  
Dimanche 9 Novembre 2008
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Dans le cadre de la célébration de la Journée nationale du 12 novembre consacrée à l'île de Mayotte depuis 2005, le conseil des ministres de l'Union des Comores a proposé la semaine dernière, en collaboration avec le Comité Maore, des actions de mobilisation de la population.

Depuis 2005, cette journée – qui marque l'adhésion des Comores à l'ONU, en 1975 - s'inscrit dans le cadre "de la défense de notre intégrité territoriale et la réintégration de l’île comorienne de Mayotte dans son giron naturel", précise le gouvernement. Elle aura cette année une valeur importante en raison de la prochaine consultation des Mahorais sur le statut de département, annoncée par le gouvernement français pour le mois de mars 2009.

Plusieurs manifestations devraient être organisées par les associations militant pour le retour de l'île dans l'ensemble comorien : à Moroni, mais aussi en France.

Les médias seront sollicités "à y prendre part", affirme le gouvernement, qui a également prévu qu'une "Lettre du fond du cœur à mon frère maorais", écrite par Madjuwani Hassane, un journaliste d'Al-Watwan, soit lue dans toutes les classes du pays (lire ci-dessous des extraits de la lettre).

Par ailleurs, le conseil des ministres a décidé de saisir à nouveau le Comité de l’Union africaine et de "réactiver le dossier [mahorais] au sein des instances internationales comme à la Cour  internationale de la Haye".

Au cours de ce même conseil des ministres, le président Sambi s'est félicité de l'élection de Baraka Obama à la présidence des Etats-Unis. "Le gouvernement de l’Union des Comores se joint au reste du monde et présente ses vives et sincères félicitations au peuple américain et au sénateur Obama qui vient de réaliser la deuxième révolution américaine. Le gouvernement souhaite le renforcement des relations et de  la coopération comoro-américaine et une réussite au nouveau président élu Barak Obama pour  le bien être du peuple américain et la paix dans le monde", a indiqué le conseil des ministres.

RC


Lettres du fond du cœur à mon frère maorais (extraits)

"(…) C’est cette immense joie d’avoir une terre pour soi que les Algériens ont ressentie en 1962 après avoir libéré leur pays de la colonisation et que les Français ont ressentie en 1944 en entrant dans Paris libéré de la domination raciste nazie. C’est dans l’espoir de ressentir, un jour heureux, cette immense joie d’avoir une terre pour soi, que les Palestiniens se battent tous les jours au prix de leur vie depuis plus d’un demi-siècle. Cette immense joie tu ne pourras jamais l’avoir en dehors des Comores, ta terre, ton pays, ta patrie.

Evidemment, cher frère, la quête de cette sensation ne suppose pas qu’on haïsse les autres pays et les autres peuples. Elle n’empêche même pas de les aimer. En effet, on peut aimer la langue française, être convaincu que la révolution française est l’une des tous plus grands évènements de toute l’histoire de l’humanité, ou encore avoir envie d’aller passer le restant de ses jours en France – comme de très nombreux Français vivent dans des pays étrangers – sans, pour autant, se sentir obligé de céder à la France une partie de son propre pays. Car aimer quelqu’un ou un pays ne peut signifier disparaître en lui faisant cadeau d’une partie vitale de soi-même. Sinon ce ne serait pas de l’amour, mais un suicide.

Pour tout cela, il ne faut pas que quelqu’un, quel qu’il soit, puisse te voler, nous voler cette sensation unique, parce qu’on est rien sans elle. (…)"

Madjuwani Hassane

COMORES INDEPENDANTES

Politique

Comores : les Mohéliens s'inquiètent du projet de réforme constitutionnelle  
Dimanche 9 Novembre 2008
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La volonté du président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, exprimée depuis plusieurs mois, de changer la Constitution du pays, est très critiquée à Moroni (lire ci-contre) mais surtout à Mohéli, où le président parle d'un "coup d'Etat administratif"

Mohamed Ali Saïd (au centre) évoque "un coup d'Etat administratif".
\"Une monarchie dont on ne sait de quel droit\"
En tête du camp du refus de la réforme constitutionnelle figure la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) de l'ex-président Azali Assoumani. Dans un communiqué publié la semaine dernière, la CRC dénonce la proposition faite par M. Sambi "d’étendre son mandat ainsi que celui de Mohamed Abdouloihab, Président de l’Ile Autonome de Ngazidja d’une année pour les aligner à celui de Moussa Toyb, qui s’achève en 2013." Pour la CRC, "le deal que propose le Président Sambi consiste à rallonger son mandat de quatre années." "En fait sa reforme constitutionnelle ne vise en tout et pour tout qu’à étendre son mandat, ses fameuses reformes ne visant qu’à installer une monarchie dont on sait de quel droit", juge la CRC.
Après la visite de travail du président Sambi à Fomboni il y a dix jours, le président de l'île autonome de Mohéli, Mohamed Ali Said, a protesté contre les décisions de limogeage d’un certain nombre de hauts responsables de l’île par le gouvernement central. Le cabinet de la présidence de l’île estime dans un communiqué que Sambi veut "changer la Constitution pour repousser la tournante revenant à Mohéli" (programmée en 2010 après la Grande Comore en 2002 et Anjouan en 2006), dans le but selon lui de "s’accrocher au pouvoir et installer sa dictature".

Intitulée "Coup d’Etat Administratif à Mwali", le communiqué exhorte le président de l'Union à "respecter la Constitution" et demande à la communauté internationale "de faire valoir les règles de la démocratie et les principes des droits humains".

Mohamed Ali Said dénonce en outre la décision du gouvernement central de procéder unilatéralement à des changements à la tête des directions régionales des entreprises publiques et administrations financières de l’île autonome, en violation selon lui de l’article 9 de la Constitution de l’Union et de la loi organique stipulant que la gestion des antennes régionales des sociétés d’Etat renvient aux exécutifs des îles autonomes.

Voilà des mois que Mohamed Ali Saïd ne rate pas une occasion de rappeler à l'ordre le président comorien afin "qu'il respecte le principe de la tournante". Récemment il a fait planter sur le rond-point de la route principale qui mène à Fomboni, la capitale de l'île, un panneau géant qui rappelle qu'en 2010, c'est au tour des Mohéliens de prendre les rênes du pays.  

Lors de sa visite de travail dans l'île il y a dix jours, le chef de l'Etat avait tenu à rassurer ses compatriotes. "Si certains pensent que je veux m'éterniser au pouvoir, je tiens à les rassurer que ce n'est pas dans mes intentions. Je suis prêt s'il le faut à me retirer dès cette année si les présidents des îles sont d'accord pour organiser de nouvelles élections présidentielles. Je le répète ici, le prochain président des Comores sera issu de cette île et je m'en tiendrais à cet engagement" a lancé Sambi. Une déclaration destinée, a-t-il souligné, à faire taire "les mensonges colportés par [ses] opposants".

Le président comorien plaide pour une "harmonisation du calendrier électoral" et souhaite que toutes les élections présidentielles, celles du président de l’Union et celles des trois présidents des îles autonomes, se déroulent le même jour ; de même que pour les élections législatives des assemblées insulaires et de l'Assemblée de l'Union, ainsi que pour les élections municipales. Par ailleurs, M. Sambi voudrait modifier les appellations actuelles : les présidents des îles porteraient le titre de Gouverneurs alors que les députés deviendraient des Conseillers.

Le référendum voulu par Sambi concernant ce projet de réforme pourrait se dérouler au premier trimestre 2009, selon le secrétaire général du gouvernement.

NK (avec HZK)

MAYOTTE

Santé

Mayotte : plusieurs cas de personnes atteintes de la gale dans un kwassa  
Mardi 11 Novembre 2008
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Une embarcation de type kwassa en provenance d’Anjouan a été interceptée dimanche 9 novembre avec à son bord une quarantaine de passagers, fait savoir la préfecture dans un communiqué datant du 10 novembre..

La gale est une maladie de peau contagieuse, provoquée par la femelle du sarcopte, un acarien microscopique, qui creuse dans l'épiderme des galeries où elle dépose ses œufs, provoquant de vives démangeaisons nocturnes. (photo Enviro2be)

Parmi ces passagers se trouvaient quatre enfants et deux femmes porteurs d’une parasitose contagieuse : la gale, indique la préfecture.

"Cette affection cutanée se manifeste par des démangeaisons extrêmement gênantes mais ne présente pas de danger pour les fonctions vitales de l’homme. Ces six personnes ont été immédiatement acheminées et prises en charge à l’hôpital de Mamoudzou pour y être soignées. Elles sont néanmoins susceptibles d’avoir contaminé l’ensemble des passagers du "kwassa-kwassa" depuis leur départ d’Anjouan, de même que les fonctionnaires qui ont participé à leur interception", poursuit le communiqué, qui ajoute que "toutes les personnes étant entrées en contact avec les malades doivent donc être traitées, à titre préventif."

COMORES INDEPENDANTES

Diplomatie - Relations internationales

Les Comores se rapprochent de la Russie  
Dimanche 9 Novembre 2008
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L’ambassadeur de la Fédération de Russie, Vladmir Goncharenko, et le ministre comorien Houmadi Abdallah, assurant l’intérim de son homologue des Relations Extérieures, ont procédé, jeudi 6 novembre, à la signature d’un protocole sur les "consultations" entre les deux pays, indique le quotidien Al-Watwan.

Ce protocole vise à développer et à renforcer la coopération entre les deux pays notamment sur des questions bilatérales, régionales et  internationales. Une harmonisation des positions par rapport aux enjeux présentant des intérêts réciproques. Ce qui va favoriser des contacts permanents à travers les missions diplomatiques et consulaires entre la Russie et les Comores. Selon le directeur général Europe/Amérique au ministère des Relations extérieures, Ahmed Abdallah Youssouf, "l’objet de ce protocole qui vient d’être signé est de renforcer la paix, la sécurité, favoriser davantage  la coopération bilatérale dans les domaines politiques, culturels et scientifiques. Il permettra aussi de favoriser le développement des contacts entre organismes gouvernementaux".

(…) Dans son intervention, l’ambassadeur de la Fédération de Russie a émis le souhait de voir se renforcer les relations de coopération entre les deux pays. Le ministre Houmadi Abdallah, a souhaité, de son côté, la "diversification" des relations entre la Fédération de Russie et l’Union des Comores. Selon des cadres du ministère des Relations extérieures, "la signature de ce protocole de consultations n’était qu’une formalité obligatoire. Mais depuis 2007, les deux parties se rencontrent et échangent à travers la représentation russe, basée à Madagascar".

(Al-Watwan)

Outremer/DOM TOM

Economie

Adoption du budget de l’Outre-Mer  
Lundi 10 Novembre 2008
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L’Assemblée nationale a adopté vendredi soir le projet de budget de la mission outre-mer pour 2009, qui s’élève à 1,879 milliard d’euros, en hausse de 9,2% par rapport au 1,72 milliard de la loi de finances initiale pour 2008.

Cette somme ne représente qu’une partie de l’effort global de l’Etat pour l’outre-mer, qui s’élèvera à 16,7 milliards d’euros en 2009, selon les documents budgétaires, contre 15,6 milliards en 2008, selon les documents de l’an passé.

Les députés ont par ailleurs adopté une disposition très controversée du projet de loi de finances réformant les exonérations de cotisations patronales, permettant une économie pour l’Etat de 138 millions en année pleine. Devant l’opposition, à la fois sur le fond et sur la forme, de députés de gauche et de droite, dont celle de l’ancien ministre UMP de l’outre-mer Hervé Mariton, le ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, a dû prendre un "engagement formel", après être remonté "solennellement" à la tribune. Elle a promis que cette réforme sera mise en oeuvre non pas le 1er avril comme prévu mais "à la date de promulgation" de la future loi pour le développement de l’outre-mer. Elle a ajouté que "s’il apparaît entre le vote de cette loi et la prochaine loi de finances qu’il y a des ajustements nécessaires, ces ajustements seront inclus dans le projet de loi de finances pour 2010".

Victorin Lurel (P.S.) et Gabrielle Louis-Carabin (UMP) ont défendu des amendements de suppression, qui ont été rejetés. M. Mariton a affirmé que "cette petite économie peut provoquer des effets de désorganisation du marché de l’emploi outre-mer et du développement de l’emploi qui ne sont pas très heureux".

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a fait valoir qu’"en échange de 138 millions d’euros de diminution de baisse de charges accordée aux entreprises (le gouvernement) allait apporter plus de 300 millions d’euros avec les zones franches globales d’activités" dans les DOM.

M. Lurel a dénoncé "un budget d’illusions et d’économies faites sur le dos des outre-mers", citant des baisses de 13 millions pour l’éducation nationale, 22 pour l’université, 14 pour la prévention des risques ou 92 pour les collectivités locales.

(AFP)

REUNION

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Les routes de la Réunion bloquées par les transporteurs  
Dimanche 9 Novembre 2008
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Les principaux axes routiers de la Réunion ont été à nouveau bloqués vendredi par des barrages filtrants dressés par les professionnels de la route qui réclament une baisse du prix du gazole.

"La rue est à nous. On bloque partout", a lancé l’un des principaux meneurs du mouvement, Joël Mongin, président de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), lors d’un rassemblement devant le conseil régional. Il s’en est pris vivement à Pierre Vergès, vice-président de la Région, qu’il a accusé d’"insulter" les grévistes en refusant de satisfaire leurs revendications.

Les professionnels de la route (transporteurs de passagers et de marchandises, ambulanciers, auto-écoles, etc.) se sont mis en grève jeudi pour réclamer une baisse de 20 centimes du prix du gazole.

Pour se faire entendre, ils ont bloqué les principaux carrefours routiers un peu partout dans l’île avec leurs véhicules, n’autorisant que les voitures particulières et les véhicules de secours à passer au compte goutte. Plusieurs kilomètres de bouchons ont été observés en début de matinée dans l’île où la plupart des stations-service étaient en rupture de gazole, faute d’approvisionement. Le principal réseau de bus était également interrompu. De nombreux automobilistes ayant déserté les routes, la circulation est redevenue plus fluide en fin de matinée.

Une table ronde est prévue en milieu d’après-midi à la préfecture entre les grévistes, les services de l’Etat et les collectivités locales pour tenter de trouver une solution au conflit.

A la Réunion, le litre de gazole vaut 1,25 euro et le sans plomb 1,54 euro. Toutes les stations-service pratiquent le même prix. Les taxes sur l’essence sont perçues par le conseil régional et non par l’Etat. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a annoncé jeudi avoir demandé l’envoi d’une mission de l’administration pour faire "des propositions en vue de maîtriser l’évolution des prix du carburant". "La structure des prix du carburant suscite régulièrement des incompréhensions que justifie en partie son opacité", a-t-il indiqué dans un communiqué.

(AFP)

ZIMBABWE

Politique

Zimbabwe : accusations du pouvoir contre l'opposition avant un sommet crucial  
Dimanche 9 Novembre 2008
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Le parti au pouvoir au Zimbabwe a accusé une nouvelle fois dimanche l'opposition de bloquer un accord de gouvernement d'unité, qui achoppe sur la répartition de ministères clés, alors que s'ouvrait à Johannesburg un sommet régional de la dernière chance.

Morgan Tsvangirai, le leader de l'opposition au Zimbabwe.

Selon le négociateur en chef de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), Patrick Chinamasa, le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai est revenu sur le principe d'un partage du contrôle du puissant ministère de l'Intérieur, dont dépend la police.

"Soyons très clairs: cette proposition (de partage), que la Zanu-PF a acceptée comme compromis, émane de Tvangirai lui-même", a affirmé M. Chinamasa au quotidien d'Etat The Herald, voix du pouvoir.

"Il est depuis revenu sur sa propre proposition", a-t-il ajouté. "Celle-ci reste sur la table, la balle est maintenant dans le camp de Tsvangirai."

Chaque partie campait ainsi sur ses positions alors que s'ouvrait à Johannesburg un sommet de l'Afrique australe destiné à les contraindre à un accord qui sorte le Zimbabwe de la crise où le pays est plongé depuis la défaite historique du régime aux élections générales du 29 mars.

Fin juin, le chef de l'Etat Robert Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, a été réélu président lors d'un scrutin contesté, entaché de violences.

La Zanu-PF et les deux composantes du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) ont signé mi-septembre un accord de gouvernement d'unité mais échouent depuis à s'entendre sur le contrôle de l'appareil de répression.

Le camp du plus vieux président d'Afrique ne laisse guère d'espoir sur les chances de la région d'exercer une quelconque influence sur l'issue des pourparlers, accusant le chef du MDC d'être à la solde de l'ancienne puissance coloniale britannique.

"Le problème est que nous savons que Tsvangirai n'est pas libre de ses décisions", a une nouvelle fois dit M. Chinamasa au Herald.

"Il n'a aucun respect pour les dirigeants de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ni pour le bloc régional parce qu'il est convaincu que le pouvoir qu'il tient des pays occidentaux est supérieur à celui de la région", a-t-il argué.

(AFP)

ZANZIBAR

Développement

La BAD accorde un prêt de 41,8 dollars à Zanzibar  
Mercredi 12 Novembre 2008
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Les efforts visant à améliorer l'approvisionnement en eau et l'assainissement à Zanzibar ont reçu le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), qui a approuvé un prêt combiné avec une subvention d'environ 41,8 millions de dollars US, pour financer le projet d'assainissement de l'eau sur l'île.

Le projet vise à améliorer l'approvisionnement en eau et les services d'assainissement dans les communautés rurales et urbaines grâce à une gestion des ressources en eau en vue de l'amélioration de la santé et le bien-être de la population par le biais de la fourniture équitable de l'eau et des services d'assainissement à un coût abordable et sur une base durable.

Les bénéficiaires du projet seront les zones urbaines de Chake Chake, Wete, et Mkoani qui compte une population urbaine totale de 70.832 habitants et de Pemba Ugunja avec 95.214 habitants.

En outre, 276.000 élèves des écoles rurales à Ugunja et Pemba bénéficieront dans les écoles de l'eau et de l'assainissement.

Enfin, le projet devrait apporter des améliorations en matière de santé publique dans les zones concernées par le projet, réduire les maladies d'origine hydrique, et d'assurer la durabilité de l'environnement.

Il contribuera également à l'élimination de la pauvreté et contribuera à la réalisation des Objectifs de développement du Millénaire.

Le projet s'inscrit dans le cadre du projet "Zanzibar, Vision 2020" et de son plan de réduction de la pauvreté (ZPRP 2007-2010), qui met l'accent sur le développement de services sociaux et l'amélioration des moyens de subsistance par le biais de l'amélioration de l'accès sûr et abordable à l'eau et à l'assainissement.

Le prêt et la subvention de la BAD permettront de financer 84% des coûts du projet.

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