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La lettre de Malango
N°
75
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Vendredi 14 Novembre 2008
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" La Lettre de Malango"
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| Brèves |
Le président rwandais en Allemagne sur fond de crise
Le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, parti de Kigali
mardi matin est arrivé à Frankfurt, alors que dans son pays, la colère enfle,
après l’arrestation dimanche dernier, de Mme Rose Kabuye, chef du protocole,
qui préparait en Allemagne, la visite présidentielle.
Le gouvernement du Rwanda a donné à l’Ambassadeur
d’Allemagne, Christian Clages, 48 heures pour quitter le pays, à titre «
temporaire », et rappelé en même temps son Ambassadeur à Berlin, pour consultation,
a indiqué mardi la ministre des Affaires Etrangères, Rosemary Museminari, dans
un message à la télévision publique.
Le gouvernement kenyan invité à mettre en oeuvre les rapports sur les
violences électorales
11-11-2008 - Le Kenya risque de ne pas connaître une
guérison et une réconciliation nationale si le gouvernement ne parvient pas à
mettre en oeuvre le rapport de la Commission d’enquête sur les violences
post-électorales (CIPEV), ainsi que celui sur l’élection présidentielle
contestée, a indiqué mardi la section de la Commission internationale de
juristes (CIJ).
La compagnie aérienne mauricienne enregistre de lourdes pertes au premier
semestre
11-11-2008 - La
compagnie aérienne Air Maurice (AM) a enregistré une lourde perte de 13,4
millions d’euros au premier semestre de l’exercice 2008, selon des chiffres
publiées mardi.
Le Mozambique cherche à attirer 10 millions de touristes par an
11-11-2008 - Le
gouvernement Mozambicain a fait part de sa décision d’attirer annuellement 10
millions de touristes et de transformer le pays en une destination touristique
de classe internationale en perspective de la Coupe du monde de football prévue
en 2010 en Afrique du Sud.
La faible demande des USA et du Japon provoque la baisse des exportations
de café en Afrique de l’est
11-11-2008 - Les producteurs de café de la Tanzanie et du
Kenya risquent de perdre le sourire cette année suite à une baisse des
exportations du produit.
Les forces de sécurité kenyanes sur les traces des religieuses enlevées
11-11-2008 - L’armée
et la police kenyane sont sur les traces des bandits somaliens qui ont enlevé
deux religieuses catholiques kenyanes et volé deux véhicules civils et un de la
police, dimanche soir dans la ville d’Elwak, dans le centre du pays, à 1500 km
au nord-est de Nairobi.
La CEA et la BAD organisent à Tunis la 3ème Conférence économique africaine
11-11-2008 - La
Troisième conférence économique africaine, organisée conjointement par la
Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Groupe de la
Banque Africaine de Développement (BAD) se tiendra du 12 au 14 novembre 2008 à
Tunis,
Des hommes d’affaires italiens en mission exploratoire au Zimbabwe
11-11-2008 - Une
délégation commerciale italienne, forte de 20 membres est arrivée mardi au
Zimbabwe pour chercher des opportunités d’affaires dans ce pays d’Afrique
Australe, rapporte la radio gouvernementale, Radio Zimbabwe.
Les insurgés prennent le contrôle d’une ville du nord de la Somalie
11-11-2008 - Les
insurgés du mouvement islamiste somalien Al-Shabab ont déclaré mardi qu’ils
avaient pris le contrôle de la localité de El-Dheer, située à 340 km au nord de
Mogadiscio la capitale. La prise de la ville intervient après des affrontements
consécutifs à l’interdiction imposée par la milice islamique de l’usage du
Khat, une plante dont les feuilles sont utilisées comme stupéfiant.
L’opposition décide vendredi de sa participation ou non au gouvernement
d’unité au Zimbabwe
11-11-2008 - La
principale opposition au Zimbabwe se réunit vendredi pour décider de la
conduite à tenir après l’échec du sommet extraordinaire de la SADC qui a cependant
exigé des deux factions politiques du pays la formation immédiate d’un
gouvernement d’unité, a annoncé le parti de Morgan Tsvangirai.
Le sommet du COMESA reporté à cause de la crise au Zimbabwe
13-11-2008 - Le
13ème sommet des pays membres du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de
l’Afrique Australe (COMESA) a été reporté au premier semestre de 2009 en raison
de l’impasse politique dans les négociations pour la formation d’un
gouvernement d’unité au Zimbabwe, a appris APA jeudi, de sources officielles à
Harare.
Kibaki invite Obama à une visite officielle au Kenya
12-11-2008 - Le
Président Mwai Kibaki a invité le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, à
effectuer une visite officielle au Kenya.
Pretoria et Maputo vont construire une centrale thermique de 1,3 milliards
de dollars
14-11-2008 - Les
compagnies nationales d’électricité d’Afrique du Sud et du Mozambique,
respectivement Eskom et EDM, se sont engagées à construire ensemble une
centrale électrique d’un coût de 1,3 milliard de dollars au Mozambique.
Le FMI loue les bonnes performances de l’économie rwandaise
14-11-2008 - Le
Fonds monétaire international (FMI) a salué les bonnes performances de
l’économie rwandaise au cours des six derniers mois, faisant une projection de
la croissance économique d’environ de 5,5% à la fin de l’année, indique un
communiqué diffusé vendredi.
Un bateau de pêche chinois arraisonné au large des côtes du Kenya
14-11-2008 - Un
bateau de pêche chinois a été saisi au large des côtes kenyanes par des
inconnus avec 24 personnes à bord, révèle vendredi la presse à Nairobi.
Annan conduit une délégation d’éminentes personnalités au Zimbabwe
14-11-2008 - Une
mission d’éminentes personnalités conduite par l’ancien secrétaire général des
Nations unies, Kofi Annan est attendue la semaine prochaine au Zimbabwe pour
éviter au pays de sombrer dans une crise humanitaire plus profonde,
L’Afrique du Sud décrète un deuil
national en hommage à Miriam Makeba
14-11-2008 - Le
Président sud africain, Kgalema Motlanthe a décrété un deuil national en la
mémoire de Miriam Makeba, à compter de jeudi jusqu’au jour de son incinération.
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COMORES INDEPENDANTES |
Statut de Mayotte |
Des centaines de Comoriens manifestent contre la départementalisation de Mayotte
Jeudi 13 Novembre 2008 |
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Des centaines de Comoriens ont dénoncé le projet du gouvernement français d'ériger Mayotte en département, lors de la célébration mercredi 12 novembre à Moroni de la "Journée nationale Maoré".
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Plusieurs centaines de manifestants ont participé à la marche contre la départementalisation de Mayotte à Moroni (crédit : DR) |
1.500 personnes selon les différents médias présents sur place, 300 selon un confrère indépendant, se sont rassemblées place de l'Indépendance à Moroni mercredi 12 novembre, afin de célébrer la "Journée nationale Maoré", instituée en 2005 pour revendiquer le retour de Mayotte dans l'ensemble comorien, et de manifester contre la consultation des Mahorais sur le statut de département, prévue par le gouvernement français pour mars 2009. Selon Al-Watwan, l'on pouvait lire sur les pancartes : "Non à la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte", "Le visa Balladur responsable de 6.000 morts", "La France complice des crimes de Mohamed Bacar", "La France doit plier bagages", etc… Toujours selon Al-Watwan, Idriss Mohamed, principal animateur du comité Maore, association qui milite pour la réintégration de Mayotte dans l'ensemble comorien, "s'est réjoui de l'adhésion de plus en plus forte des jeunes comoriens à cette cause et a dénoncé les conditions dans lesquelles les ressortissants des autres îles sont expulsés de cette île". Il a également souligné "la discrimination dont sont aujourd'hui victimes les Mahorais, traités comme des Français de seconde zone". "La situation à Maore renvoie aux pires heures de l'Apartheid en Afrique du Sud, avec des quartiers blancs et des quartiers pour les Mahorais qui sont devenus des étrangers chez eux", a-t-il déclaré. "Notre union sacrée pourra faire surseoir le projet français d'accomplir son projet de départementalisation de Mayotte", a-t-il conclu avant d'appeler "à un front uni pour l'indépendance totale des Comores". Dans un communiqué publié à l'issue du rassemblement, une vingtaine de partis politiques et d'organisations de la société civile invitent le "gouvernement français à renoncer à sa consultation dans un souci d'apaisement et à ouvrir de véritables négociations avec le gouvernement comorien pour parvenir à un règlement juste de la question de l'île comorienne de Mayotte". Ils demandent également aux autorités comoriennes "de prendre toutes les initiatives susceptibles de faire entendre raison à la France : saisine du conseil de sécurité de l'ONU, du comité Paix et Sécurité de l'Union africaine, etc". A l'issue du meeting, une marche pacifique est partie de la Place de l'Indépendance jusqu'à la Chambre du commerce ; puis une délégation a été désignée pour aller remettre un mémorandum"contre la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte" et "pour la préservation des relations d'amitié entre les Comores et la France" à l'ambassadeur de France aux Comores, Luc Hallade. En guise de précaution quant à d'éventuels débordements, l'ambassade a été fermée ; les forces de sécurité avaient pris des dispositions particulières pour empêcher les manifestants d'accéder au bâtiment. La veille, le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, avait rappelé son attachement à la lutte pour le retour de Mayotte dans le giron comorien. RC (avec Panapress et Al-Watwan)
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : la justice refuse l'extradition du "génocidaire" rwandais
Samedi 15 Novembre 2008 |
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Pascal Simbikangwa, alias Safari Senyamuhara, ne sera pas renvoyé au Rwanda, où il est poursuivi pour génocide et crime contre l'humanité. La justice française a refusé la demande d'extradition formulée par Kigali.
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Pascal Simbikangwa est poursuivi par le Rwanda pour crime de génocide. |
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Lors de l'interrogatoire préliminaire à l'audience, le prévenu, en fauteuil roulant, a révélé que sa véritable identité n'était pas celle qu'il utilisait au moment du génocide – Pascal Simbikangwa -, et sous laquelle il est recherché par Interpol. Il a indiqué s'appeler en réalité Safari Senyamuhara, un nom qu'il utilisait depuis son arrivée à Mayotte. |
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Interpellé le 28 octobre dans le cadre du démantèlement d'un réseau de fabrication de faux
papiers,
Pascal Simbikangwa, qui vit à Mayotte depuis 2005, fait l'objet d'une demande
d'extradition de la part de Kigali. Il est poursuivi par son pays pour crime de
génocide, crime contre l'humanité avec association et extermination, et
"crimes ordinaires". Les faits qui lui sont reprochés se seraient
déroulés de 1990 à 1994, période durant laquelle a été préparé et perpétré le
génocide des Tutsi rwandais.
La demande de la justice
rwandaise a été examinée vendredi 14 novembre par la Chambre d'instruction du
Tribunal supérieur d'appel (TSA) de Mamoudzou. Le président a débuté l'audience
en rappelant au prévenu que "nous sommes ici non pour vous juger, mais
pour voir si les conditions formelles pour autoriser une mesure d'extradition
sont réunies". Après avoir énoncé les faits reprochés à "Safari
Senyamuhara, alias Pascal Simbikangwa" (lire ci-contre), il a mis en doute
l'impartialité des juridictions et le respect des droits de l'Homme au Rwanda.
"Il n'est pas forcément possible de faire comparaître des témoins à
décharge dans votre pays. Certains prisonniers ont tendance à se retrouver avec
une balle dans le dos s'ils tentent de s'enfuir. D'ailleurs, le Tribunal pénal
international pour le Rwanda lui-même refuse d'extrader des prisonniers vers le
Rwanda."
Quant à la "réclusion
totale" en cellule d'isolement qu'encourt pour ses crimes présumés Pascal
Simbikangwa, le président de la cour a estimé qu'elle n'était pas
"conforme aux droits de l'Homme". "Je ne parle même pas des
gacaca, qui constituent une justice populaire à l'état pur", a-t-il
poursuivi en référence aux tribunaux populaires mis en place pour juger les milliers
d'exécutants du génocide.
Dans sa
réquisition, le Procureur général a invoqué des arguments similaires pour demander
un complément d'informations censé permettre à la partie rwandaise, qui n'avait
pas envoyé d'avocat, de démontrer sa capacité à juger le prévenu dans des
conditions équitables.
"Les
droits de l'homme ne sont pas respectés au Rwanda, ce n'est un secret pour
personne", a pour sa part soutenu Me Sylvie Prat, l'avocate du prévenu qui
s'est référée à d'autres demandes d'extraditions de Rwandais traitées par la
justice en France hexagonale."Dans tous les autres dossiers, les demandes
d'informations supplémentaires n'ont strictement rien changé", a-t-elle
affirmé.
L'avocate a
également évoqué les "gros problèmes de santé" de son client.
"Il a un traitement médical à prendre en permanence, sinon il encourt la
mort. Depuis plusieurs années, plus de 100.000 personnes sont incarcérées au
Rwanda dans des conditions épouvantables. S'il est renvoyé là-bas, j'ai peur
qu'il ne voit jamais son procès."
Après quelques minutes de
réflexion, la cour a opposé un avis défavorable à la demande d'extradition. Le
Parquet a cinq jours pour se pourvoir en cassation. Marc Brisset-Foucault, le
procureur, a indiqué à l'AFP qu'aucune décision n'avait encore été prise.
Pascal
Simbikangwa a toutefois été reconduit à la maison d'arrêt : il lui reste à
répondre de son implication dans deux affaires de faux papiers.
LG
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COMORES INDEPENDANTES |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Un conflit foncier fait plusieurs blessés à Anjouan
Vendredi 14 Novembre 2008 |
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Un conflit foncier qui avait provoqué l'intervention de la gendarmerie à Bandrani-Shironkamba le 1er novembre, a connu un nouveau rebondissement mardi 11 novembre : trois gendarmes et un civil ont été blessés dans un "guet-apens".
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Le 1er novembre, les gendarmes avaient investi le village de Bandrani-Shironkamba. (photo : Ndzuani Hebdo) |
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Déserté |
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Durant plusieurs jours, le village de Bandrani-Shironkamba a été déserté par ses habitants, qui ont fui dans les localités voisines la répression de la gendarmerie. Les premiers retours ont été enregistrés jeudi 13 novembre. Ce jour-là selon un journaliste, il ne restait qu'une demi-douzaine de gendarmes dans le village. Les autorités ont par ailleurs nié les accusations de violences et de viols émises à l'encontre des gendarmes par certains villageois et par leurs proches installés à Mayotte. |
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Mardi 11 novembre, des gendarmes postés devant la maison de
la famille Boudra à Bandrani-Shironkamba ont été selon le procureur Mohamed
Soidiki Chahassou "victimes d'un guet-apens" à Ankibani, village
situé à 2 kilomètres de Shironkamba.
Selon les autorités, les gendarmes qui assuraient la
sécurité de la propriété des Boudra auraient été prévenus par un villageois de
la présence d'un suspect à Ankibani et auraient décidé de se rendre sur les
lieux afin de l'appréhender. "Là, ils ont été attaqués par une trentaine
de personnes", a indiqué jeudi 13 novembre à des journalistes le
commandant de la gendarmerie d'Anjouan, Charif Souffou.
Dans la bagarre, certains des assaillants ont selon lui
arraché les armes des gendarmes – armes qui ont finalement été rendues le
lendemain par le ministre de la Santé de l'île d'Anjouan, originaire de cette
région.
Le bilan officiel de ce "guet-apens" est de trois
blessés parmi les forces de l'ordre, dont un par balle, et d'un blessé parmi
les riverains, également par balle. "Il s'agit de balles perdues lorsque
les assaillants ont tenté de prendre leurs armes aux gendarmes", indique
un journaliste anjouanais. Les quatre victimes étaient encore hospitalisées le
13 novembre.
Alors que l'enquête pour arrêter les meneurs de cette
attaque n'avait pas abouti jeudi soir, le commandant de la gendarmerie a avoué
ses inquiétudes quant à la présence présumée, parmi les assaillants, d'anciens
membres des Forces de la gendarmerie anjouanaise (FGA), bras armé du régime de Mohamed Bacar.
Ce "guet-apens" semble être une réponse d'une
partie des habitants de Bandrani-Shironkamba, gros bourg situé entre Sima et
Mutsamudu, à l'intervention de la gendarmerie qui avait provoqué la fuite des
villageois, le 1er novembre dernier.
Ce jour-là, les gendarmes avaient été appelés alors que des
dizaines de villageois avaient attaqué la maison des Boudra, propriétaires d'un
terrain convoité de 2 hectares situé en plein cœur du village et qui abrite le
marché, la place publique, deux épiceries et 22 cases. Durant 30 ans, cette
parcelle était restée libre et les habitants s'y étaient installés. Lorsqu'en
2006, le petit-fils du propriétaire y a fait construire sa maison, les
villageois s'y étaient opposés.
Le 26 octobre, l'un d'eux aurait tenté de mettre le feu dans
la propriété. Les propriétaires ont alors déposé une plainte qui a abouti à la
convocation de tous les "squatteurs" du terrain. "C'est pour
évoquer cette convocation qu'une réunion a été organisée par les chefs du
village le vendredi 31 octobre", indique un témoin.
A l'issue de la rencontre, des jeunes étaient partis vers la
maison des Boudra et l'avaient encerclé. "Ils ont cassé la clôture, coupé
des arbres fruitiers, tué un chien et ont défoncé une chambre. Ils ont ensuite
commencé à piller la maison, volant notamment un ordinateur, pendant que ses
habitants se cachaient dans une chambre", rapporte Kamal Ali Yahoudha, de
Ndzuani Hebdo.
Appelée sur les lieux, la gendarmerie de l'île avait procédé
à de nombreuses interpellations, qualifiées d'arbitraires par des habitants.
Durant toute la journée de samedi, "ils ont arrêté tous ceux qu'ils
trouvaient, des femmes, des enfants, et les ont amenés à la prison, sans se
demander s'ils faisaient partie ou non des pillards", indique un témoin.
"Certains disent avoir été frappés, tabassés, mais il n'y a pas eu de
blessé grave", précise un journaliste, même si, selon le journal
Al-Watwan, certains "portent la signature de l’escadron sur leurs
corps".
Selon diverses sources, près de 70 personnes auraient été
arrêtées le 1er novembre. "Elles ont rapidement été libérées
après enquête", indique le procureur Mohamed Soidiki Chahassou. Jeudi 13
novembre, il en restait dix à la brigade de Hombo, qui devaient être présentés
au juge d'instruction vendredi 14. "Ils sont suspectés d'attroupement avec
arme blanche", a informé le procureur.
RC
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MAYOTTE |
Société |
Le Médiateur de la République nomme une déléguée à Mayotte
Mercredi 12 Novembre 2008 |
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La préfecture fait savoir dans un communiqué daté du 12 novembre que "par décision du Médiateur de la République en date du 22 octobre 2008, Madame Martine Reynaud-Keisler a été désignée en qualité de déléguée du Médiateur de la République à Mayotte".
Selon la préfecture, Martine Reynaud-Keisler a pris ses fonctions depuis le 1er novembre 2008 et effectue des permanences au
sein de la Préfecture de Mayotte les lundi et vendredi de 13h30 à 17h30. La
réception du public s’effectue sur rendez-vous au 02.69.63.51.75". Elle
succède à Annie Carre-Grimaud.
La fonction de délégué du Médiateur de la République
"constitue un engagement bénévole au service du public. L’objectif de sa
mission consiste à aider le public à faire valoir ses droits face aux
administrations dans le respect de la loi, source unique de sa légitimité, et
selon les modalités définies par le Médiateur de la République", informe
l'administration.
Le communiqué précise que "dans la limite de ses
attributions, le délégué du médiateur reçoit les réclamations concernant les litiges
entre les administrés et les administrations de l’Etat, des Collectivités
publiques territoriales, des établissements publics et de tout autre organisme
investi d’une mission de service public. Il apporte aux administrés les
informations et l’assistance nécessaires à la présentation des réclamations et
participe au règlement des difficultés dans son ressort géographique".
Tous les départements métropolitains et les territoires
ultramarins comptent un(e) délégué(e) du Médiateur de la République, qui est
Jean-Paul Delevoye depuis 2004. "Depuis sa création en 1973, l’institution
du Médiateur de la République s’emploie à améliorer les relations entre
l’administration française et le citoyen", indique le site officiel de
l'institution.
Toutefois, "à la fonction initiale du Médiateur de la
République – le traitement des différends et litiges individuels entre un
citoyen et une administration – s’est greffé progressivement un engagement
actif pour la défense des droits de l’Homme dans le monde", ajoute le
site. De fait, "le Médiateur de la République se positionne aux niveaux
national et international en vue de contribuer à la promotion, protection et
défense des droits de l’Homme."
RC
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COMORES INDEPENDANTES |
Coopération régionale |
Huit conventions signées entre la France et les Comores
Mercredi 12 Novembre 2008 |
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Huit conventions destinées à financer divers projets relatifs à l’eau, à l’éducation, à l’économie ou encore aux nouvelles technologies de l’information aux Comores, ont été signées lundi 10 novembre par l’ambassadeur de France à Moroni, Luc Hallade.
Selon le quotidien Al-Watwan (édition du 11 novembre),
"ces conventions de subvention d’un montant total de 81 millions de francs
comoriens [165.000 euros] portent à quinze le nombre de projets en voie d’exécution
par le Programme de co-développement avec l’Union des Comores (Pcuc)".
Avec quinze projets à son actif, poursuit Al-Watwan, le Pcuc a "atteint sa
vitesse de croisière", selon l’expression de l’ambassadeur de France à
Moroni, Luc Hallade.
Entre autres projets, le Pcuc devrait financer la
reconstruction d'un mur de protection à Fomboni (Mohéli) pour préserver les
habitations bâties le long de la côte contre la montée des eaux ; l’adduction
d’eau du village de Dzahadju-Badjini (Grande Comore), accompagnée d'une
formation de compétences locales pour assurer le suivi et la pérennité du
projet ; l’amélioration des conditions de stockage des denrées alimentaires sur
les deux marchés de Moroni ; la construction d’une école publique et d’une
bibliothèque à Simboussa-Badjini (Grande-Comore)...
Ces huit projets, ajoutés aux sept autres en cours
d’exécution, témoignent de "l’ancrage du Pcuc dans les enjeux
multi-sectoriels du développement" des Comores, selon les propos de
l’ambassadeur rapportés par Al-Watwan.
(avec Al-Watwan)
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COMORES INDEPENDANTES |
Diplomatie - Relations internationales |
Sambi : 'La France reste un partenaire privilégié'
Jeudi 13 Novembre 2008 |
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A l’occasion de la célébration de la " Journée nationale Maoré", Ahmed Abdallah Sambi s’est adressé aux Comoriens mardi 11 novembre pour revendiquer l’appartenance de Mayotte à la nation comorienne.
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Le Président Sambi |
Le président de l'Union des Comores a réitéré la détermination de son gouvernement à s'opposer, par "tous les moyens autorisés", à la consultation que la France envisage d'organiser à Mayotte. "Nous connaissons d'avance les résultats de ce genre de consultations, et nous demandons à la France d'y renoncer", a déclaré le chef de l'Etat, estimant que la France, en tant que pays membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, se doit de "donner l'exemple en respectant le droit international". Dans le combat pour la réintégration de Mayotte dans l'ensemble comorien, "il faut se garder", a-t-il dit, "de perdre l'espoir, car nous avons le droit avec nous, et le droit finit toujours par triompher". Dans ce "combat légitime", le chef de l'Etat préconise "des moyens pacifiques, des négociations comme cela se doit entre Nations civilisées". Il a demandé aux Comoriens et aux Comoriennes de se comporter de manière responsable pour, a-t-il déclaré, "montrer au monde notre maturité de peuple civilisé". "Aucun citoyen français ne doit être maltraité ou brutalisé, la France reste un partenaire privilégié, en dépit de ce différend" qui oppose les deux pays, a-t-il dit. Le président s'est ensuite adressé ainsi aux Mahorais : "A vous frères et sœurs mahorais, je ne vous souhaite que du bien, et je vous exhorte à la réflexion, ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise". "Nous ne sommes pas contre le développement de Maore [mais nous avons un conflit avec la France] que nous entendons régler par la voie du dialogue". Il a indiqué que malgré les difficultés économiques actuelles, "nous avons la fierté d'être un peuple libre et souverain". Par ailleurs, le président de la République a démenti ce qu'il a appelé "les allégations de certains de mes détracteurs" selon lesquelles son gouvernement aurait retiré la question de Mayotte de l'ordre du jour à l'ONU. "En tant que garant de l'intégrité territoriale des Comores, il est de mon devoir de lutter pour le retour de Maore sous administration comorienne". (avec Al-Watwan)
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Outremer DOM TOM |
Politique |
A Wallis, agité par des querelles de palais, Jégo prêche la réconciliation
Mercredi 12 Novembre 2008 |
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A Wallis et Futuna, collectivité française du Pacifique qui abrite trois rois coutumiers et a été le théâtre d'âpres querelles de palais, Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a affiché mardi 11 novembre la neutralité de l'Etat et prêché la réconciliation.
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Exode |
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Sans perspective de développement économique, Wallis et Futuna, qui vit essentiellement des transferts de l'Etat (90 millions d'euros par an), souffre de l'exode de ses jeunes, surtout vers la Nouvelle-Calédonie. "Il n'y a pas d'emplois ici", a expliqué le sénateur UMP Robert Laofoaulu. Depuis 2003, l'Etat finance un programme visant à former 40 cadres wallisiens et futuniens. Chaque année, 300 jeunes sortent du système scolaire, mais seuls quinze emplois sont créés sur place. Entre 2003 et 2008, l'archipel a ainsi vu sa population fondre de près de 10%, tombant à 13.484 habitants. |
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Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer se rendait pour la
première fois dans cet archipel qui abrite les derniers rois de France : un à
Wallis et deux à Futuna. Il y a été accueilli par des brassées de colliers de
fleurs aux senteurs tropicales.
Au palais royal de Wallis, solide bâtisse en pierre
volcanique qui fait face au lagon, Yves Jégo a été reçu par le roi (Lavelua),
entouré des membres de sa chefferie, qui participent aux côtés du préfet à la
gestion du territoire.
Désigné en juillet 2008, Kapeliele Faupala, ancien
fonctionnaire de 68 ans, est un roi contesté dans un royaume agité depuis 2005
par des querelles entre familles nobles opposant le camp dit des
"conservateurs", au pouvoir, à celui des "rénovateurs". Ce
conflit engendre un climat pesant à Wallis, qui a parfois dégénéré en violences
et conduit la population à se détourner des coutumes.
Tout en remerciant l'Etat pour "sa contribution à nos
îles", le roi de Wallis a tenu à affirmer son autorité auprès de M. Jégo. "La
situation est difficile, mais comme il n'y a qu'une seule France et une seule
République, ici il n'y a qu'un seul Lavelua et qu'une seule chefferie", a
assené le Lavelua. Il y a deux semaines, les "rénovateurs" avaient
annoncé l'intronisation d'un roi séditieux, mais ils ont renoncé, en raison de
la visite ministérielle.
Alors que le statut de l'archipel interdit à l'Etat de
s'immiscer dans les affaires coutumières, sujet hautement sensible, M. Jégo
s'en est tenu à des paroles de "réconciliation". "La République
apporte son soutien et ses moyens mais en parfait respect de la coutume. Je ne
viens pas donner de leçon. Je viens seulement dire au nom de l'Etat, qui est
neutre, que la réconciliation des forces est utile pour avancer", a-t-il
déclaré.
Dans cet esprit, et malgré les récriminations du palais
royal, le secrétaire d'Etat devait rencontrer jeudi la chefferie des
"rénovateurs".
(AFP)
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Outremer DOM TOM |
Politique |
Yves Jégo va planter des arbres à Futuna pour compenser ses voyages
Samedi 15 Novembre 2008 |
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Le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer va financer la plantation de plusieurs hectares d’arbres sur la petite île de Futuna pour compenser les émissions en carbone des nombreux voyages en avion d’Yves Jégo, a-t-il indiqué mercredi 12 novembre.
A l’occasion de sa visite à Futuna, minuscule île du Pacifique,
"soeur" de Wallis, Yves Jégo a annoncé qu’une enveloppe de 50.000
euros était débloquée pour doubler cette année la superficie d’un programme de
reboisement en cours. Cette somme va permettre de planter une quinzaine
d’hectares de pins des Caraïbes et d’essence locales sur des terrains arides ou
incendiés dans le sud de Futuna, île volcanique de 4.500 habitants située à
quelques 22.000 km de la Métropole.
"Cette initiative est destinée à compenser les
émissions en carbone de mes 21 déplacements depuis huit mois, soit quelque
350.000 km", a déclaré M. Jégo, en plantant un avocatier.
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer s’est rendu jeudi à
Futuna, où il a notamment été accueilli selon les rites polynésiens par les
deux "rois" de cette île, qui forme avec Wallis un archipel où
cohabite administration française et pouvoir coutumier.
Pieds nus et en pagne, les rois, le Tuiagaïfo et le
Tuisigave, ont exprimé leur "profond attachement" à la France et leur
"gratitude" à l’égard de la solidarité qu’elle leur témoigne.
Ils lui ont cependant fait part de nombreuses doléances pour
tenter de sortir cette île oubliée de l’isolement. Les deux souverains ont
notamment demandé d’être directement rattachés à la France d’un point de vue
administratif et budgétaire car ils "ne veulent plus de la tutelle de
Wallis" (9.000 habitants).
(AFP)
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MADAGASCAR |
Diplomatie - Relations internationales |
Le PM malgache rencontre le haut législateur chinois
Jeudi 13 Novembre 2008 |
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Le Premier ministre malgache Charles Rabemananjara a rencontré mardi le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de la Chine ( Parlement), Wu Bangguo, en visite officielle à Madagascar.
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Wu Bangguo et le premier ministre malgache, Charles Rabemananjara. (Photo Xinhua) |
Le Premier ministre malgache Charles Rabemananjara a rencontré mardi le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de la Chine ( Parlement), Wu Bangguo, en visite officielle à Madagascar. Les deux hommes ont procédé à un échange de vues sur les échanges commerciaux entre les deux pays. M. Wu a déclaré à cette occasion que la Chine attatche une grande importance au développement des relations politiques avec Madagascar et à la coopération substantielle entre les deux parties. La Chine veut élargir la coopération avec Madagascar dans les domaines tels que l'énergie, l'exploitation minière, la production d'électricité, l'agriculture et les ressources humaines et elle encourage ses entreprises à établir des projets avec celles de Madagascar, a affirmé M. Wu. "La Chine adoptera des politiques d'ouverture sur le transfert de technologies, utilisera la main d'oeuvre locale et renforcera le programme de formation pour le personnel de Madagascar, dans le but de promouvoir le développement économique et social local", a- t-il affirmé. M. Rabemananjara, qui est également le ministre de l'Intérieur, a déclaré de son côté que le gouvernement malgache allait créer des conditions favorables afin d'attirer les investissements des entreprises chinoises. Il a affirmé Madagascar était prêt à renforcer la coopération avec la Chine dans les secteurs de l'agriculture, des nouvelles énergies, des infrastructures, de la santé publique et du tourisme. (Xinhua)
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SEYCHELLES |
Diplomatie - Relations internationales |
Wu Bangguo est arrivé aux Seychelles
Jeudi 13 Novembre 2008 |
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Poursuivant sa tournée africaine, le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de la Chine, Wu Bangguo, est arrivé mercredi après-midi aux Seychelles à l'invitation du président James Alix Michel et du président de l'Assemblée nationale des Seychelles.
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Wu Bangguo en présence du président des Seychelles, James Alix Michel. (Photo Xinhua) |
Dans une déclaration écrite distribuée à son arrivée, M. Wu
a mis l’accent sur le développement rapide des relations sino-seychelloises
depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, il y a
32 ans. Il a affirmé que la coopération bilatérale a apporté des bénéfices
concrets aux deux peuples.
Il a également indiqué que les deux pays doivent explorer
"de nouvelles voies et de nouvelles approches" afin d'élargir la
coopération et d’élever les relations entre les deux parties à un plus haut
niveau.
Les Sychelles sont la dernière étape de la tournée africaine
effectuée par le haut législateur chinois, qui a déjà rendu visite à l'Algérie,
au Gabon, à l'Ethiopie et à Madagascar.
Avec Xinhua
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AFRIQUE |
Défense - Conflits |
Omar El Bechir annonce un cessez-le-feu au Darfour
Jeudi 13 Novembre 2008 |
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Le président soudanais Omar el- Bechir a annoncé mercredi un cessez-le-feu immédiat dans la région soudanaise ravagée par la guerre du Darfour afin d'ouvrir la voie aux négociations de paix organisées par les arabes avec les mouvements rebelles.
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Omar el Bechir, président du Soudan. |
Bechir a fait cette déclaration durant la dernière session
du Forum de l'initiative du peuple soudanais pour le règlement du problème du
Darfour, qui a élaboré une stratégie pour renforcer la sécurité et d'autres
mesures qui permettront à de millions de déplacés et aux réfugiés de retourner
dans leurs villages au Darfour.
Le forum a été organisé par le gouvernement soudanais pour discuter
d'un plan de paix proposé par la Ligue arabe pendant une rencontre spéciale à
Doha, la capitale du Qatar, et appelant à la reprise des discussions de paix
entre le gouvernement et les mouvements rebelles au Darfour.
Prenant la parole lors du Forum, Bechir a déclaré:
"j'annonce, par conséquent, notre cessez-le-feu inconditionnel et immédiat
entre les forces armées et les factions en guerre, pourvu qu'un mécanisme
effectif de contrôle soit mis en oeuvre et observé par toutes les parties
concernées."
Le président Bechir a indiqué que le gouvernement
"mettra sur pied immédiatement une campagne de désarmement des milices et
de restriction de l'utilisation des armes entre les forces armées."
Il a aussi annoncé son adhésion au principe suggéré dans le rapport
final du Forum sur le dédomagement des victimes du conflit qui dure depuis 25
ans au Darfour, dans lequel le gouvernement du Soudan a affirmé que quelque
10.000 personnes ont été tuées et deux millions déplacées.
Le rapport final du Forum recommande un cessez-le-feu unilatéral
et immédiat et demande au gouvernement d'assurer la sécurité dans les régions
natales des personnes qui ont fui les campagnes militaires commencées au
Darfour en 2003.
La politique mentionnée dans le rapport représente un effort
de conserver l'Accord de paix du Darfour (DPA) signé le 5 mai 2006 par un
principal dirigeant rebelle, Minni Arkou Minawi, comme la base pour des futures
négociations.
Le forum a accepté le principe de dédomagement individuel
des victimes de la guerre, mais a aussi demandé au gouvernement d'accorder la
priorité aux indemnisations collectives par famille.
La rencontre a aussi suggéré de rétablir le Darfour comme une
seule région administrative au lieu de trois, ce qui est l'une des
revendications à l'origine de la rébellion.
Le rapport de 67 pages recommande également au Darfour
d'être représenté par un vice-président au sein du gouvernement national, qui
en compte déjà deux.
Ces concessions sont proches des exigences des rebelles rejettées
par Khartoum aux négociations de paix d'Abuja en 2006 dont la médiation était
assurée par l'Union Africaine.
A l'époque, les deux principaux groupes rebelles du Darfour
- Le Mouvement pour la libération du Soudan (SLM) et le Mouvement pour
l'égalité et la justice (JEM) - avaient refusé de signer un accord qui ne
reconstituait pas le Darfour en une seule région administrative et qui ne lui
confiait pas une vice-présidence. Xinhua
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KENYA |
Justice |
Kenya : l'organisme anti-corruption réclame plus de pouvoirs
Jeudi 13 Novembre 2008 |
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La Commission anti-corruption du Kenya (KACC) recherche plus de pouvoirs afin d'intensifier la lutte contre la corruption dans le pays. Le directeur de la commission Aaron Ringera a déclaré lundi lors d'une conférence de presse à Nairobi que la lenteur dans la détermination des cas de corruption à cause de la faible capacité des tribunaux a entravé leur travail. Ringera a aussi accusé les tribunaux de rendre des jugements qui ont bloqué certaines des investigations menées par la commission. "Les décisions émanant de certains tribunaux ont remis en cause le pouvoir de la commission dans l'exercice de son mandat d'investigation et l'ont empêchée de poursuivre des enqêtes sur des plus grands scandales," a-t-il estimé et a demandé l'accroissement de la capacité des tribunaux pour de rapides poursuites judiciaires. Il a rendu public des chiffres annuels montrant le recouvrement de seulement huit milliards de shillings (105 millions de dollars américain) de biens et de contrat ces douze derniers mois. La KACC reçoit une part considérable du budget annuel du gouvernement qui s'élève à 1,3 milliard de shillings (17millions de dollars américain) dans l'année en cours. Toutefois, à ce rythme de recouvrement, il va falloir 25 ans pour recouvrer les sommes qui ont été retirées de l'économie à travers la corruption. Le problème, selon Ringera, ce sont les restrictions sur la commission qui la transforment en un organe de recherche interne. Aussitôt qu'une enquête a nécesssité d'aller hors du Kenya, la commission a été bloquée. "C'est un travail frustrant, spéciallement quand vous ne pouvez pas mener des enquêtes internationales, pourtant la plupart des cas impliquent des connections mondiales," a-t-il affirmé. "Des décisions ont été rendues dans nos tribunaux que nous ne pouvons pas rechercher une assistance judiciaire de la part des gouvernements ou d'organisations étrangers. Ceci complique toutes les affaires ayant une dimension internationale", a indiqué Ringera. Il a invité le Parlement "à engager une réfonte majeure des lois anti-corruption et à arrimer la commission à la constitution" afin de faire face aux réserves exprimées par le pouvoir judiciaire sur les lois existantes. Ringera a aussi sollicité un pouvoir de poursuites judiciaires, à cause de la longévité de la procédure judiciaire dans le pays et les verdicts contradictoires. "Nous aimerions avoir un pouvoir spécifique d'investigation, un pouvoir de vérifier les déclarations de richesse, un pouvoir de recouvrer les biens acquis par le biais de la corruption et un pouvoir de prendre des mesures pour empêcher la corruption," a-t- il déclaré. La KACC a été créée en 2003 selon la Loi contre la corruption et des crimes économiques, comme le principal organisme avec un mandat statutaire de lutter contre la corruption au Kenya. Son mandat, toutefois, lui permet seulement d'envoyer les dossiers dans les services du procureur général pour poursuites judiciaires. Le dernier rapport de la commission indique qu'elle a remis des affaires concernant environ 100 milliards de shillings (1,31 milliards de dollars) au cours de la seule dernière année, signalant une montée dans les crimes économiques. (Xinhua)
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KENYA |
Diplomatie - Relations internationales |
Kenya : un entretien téléphonique assorti d’une invitation entre Kibaki et Obama
Jeudi 13 Novembre 2008 |
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Le président kenyan, Mwai Kibaki s’est entretenu par téléphone mardi soir avec le futur locataire de la Maison Blanche, Barack Obama.
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Le 5 octobre 2003, le président Kibaki avait rencontré le futur ex-président des Etats Unis. |
Selon une déclaration de la présidence kenyane, le président
Kibaki a profité de cette occasion féliciter Obama pour sa victoire à
l'élection présidentielle.
"Pendant la conversation téléphonique, le président
Kibaki a une fois de plus félicité le futur président Obama pour sa victoire
historique et bien méritée", a souligné la déclaration.
Il lui a aussi exprimé les meilleurs voeux du peuple kenyan,
affirmant que la victoire de M. Obama a été accueillie avec une immense fierté
et une grande satisfaction au Kenya, pays natal du père de M. Obama.
Kibaki a estimé que le peuple kenyan a parfaitement compris que
le nouveau président américain devait son allégeance aux Américains, mais était
aussi confiant que le Kenya aurait une place particulière dans le coeur du
président élu.
Le président Kibaki a assuré M. Obama que le Kenya attendait
le renforcement de la coopération et des liens avec les Etats-Unis.
Le dirigeant kenyan a également adressé une invitation au
président Obama à visiter le Kenya aussitôt que cela lui conviendra. Avec Xinhua
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SEYCHELLES |
Economie |
Les Seychelles ont besoin d’une mise aux normes internationales
Vendredi 14 Novembre 2008 |
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Le président du bureau des normes de Seychelles, Dr Rolph Payet, a déclaré que son pays doit se doter d’une législation appropriée, pour renforcer sa croissance économique dans le domaine du transport maritime, du tourisme et des services financiers, pour se conformer, aux normes internationales.
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Dr Rolph Payet (Photo Seychelles Weekly) |
Dr Rolph Payet a fait cette déclaration, au cours d’un
séminaire national sur les infrastructures de qualité, organisé par la
coopération technique internationale allemande, en collaboration avec le
ministère des finances des Seychelles.
L’avenir des Seychelles et de sa croissance économique
dépendront de la production de produits et des services de haute qualité, a
indiqué R. Payet.
Martin Kellermann, expert en normalisation et règlement
technique, a présenté aux participants, une vue d’ensemble des obstacles
techniques identifiés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Parmi les participants au séminaire, il y avait notamment,
des chefs d’entreprises, des administrateurs et des représentants du secteur
des services.
Par ailleurs, les séminaristes se sont également penchés,
sur les questions liées aux défis de la Commission nationale des
infrastructures de qualité pour les pays en développement et leur contribution
à la bonne gouvernance. (APA)
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MOZAMBIQUE |
Economie |
Pretoria et Maputo vont construire une centrale thermique de 1,3 milliards de dollars
Vendredi 14 Novembre 2008 |
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Les compagnies nationales d’électricité d’Afrique du Sud et du Mozambique, respectivement Eskom et EDM, se sont engagées à construire ensemble une centrale électrique d’un coût de 1,3 milliard de dollars au Mozambique. Ce projet commun vise à renforcer l’approvisionnement
de l’Afrique du Sud en électricité dans la perspective de la Coupe du
Mode de football de 20, ont annoncé ici vendredi les deux sociétés.
Selon EDM, le projet a été discuté au Mozambique, lors d’une rencontre entre de hauts responsables des deux sociétés.
Le gaz nécessaire au fonctionnement de cette centrale
proviendra des champs gaziers de Inhambane au Mozambique. La centrale
dont la production variera entre 610 et 680 mégawatts sera construite à
Moamba, à environ 60 km au nord-ouest de Maputo, a précisé EDM.
L’Afrique du Sud a vécu au cours des derniers mois une
grave crise d’approvisionnement en énergie électrique qui a amené
plusieurs observateurs à douter de la capacité de ce pays à faire face
à la forte demande en énergie que suscitera dans deux ans,
l’organisation de la Coupe du monde de football.
Le Mozambique est l’un des rares pays d’Afrique Australe à avoir une production énergétique excédentaire. (APA)
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