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La lettre de Malango
N°
78
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Mardi 25 Novembre 2008
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Société |
Mayotte : la Défenseure des enfants dénonce les 'nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants'
Vendredi 21 Novembre 2008 |
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En annexe de son rapport d'activité annuel remis le 20 novembre au président de la République et au Parlement, la Défenseure des enfants, Dominique Versini, consacre vingt pages à la situation particulière de Mayotte. Un rapport accablant.
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La Défenseure des enfants, Dominique Versini, s'était rendue à Mayotte du 6 au 8 octobre. |
Lors de son déplacement à Mayotte du
6 au 8 octobre derniers, Dominique
Versini n'avait pas mâché ses mots face aux nombreuses atteintes au
droit des enfants constatées sur place. Elle n'en avait pas parlé
lors de sa conférence de presse, mais son coup de gueule lors d'une
réunion avec les responsables sanitaires de l'île, au cours de
laquelle elle avait mis en cause "l'âme et la conscience"
de ses interlocuteurs et avait évoqué le régime de Vichy pour
dénoncer le fait que certains enfants sans papiers sont refusés à
l'entrée des dispensaires, raisonne encore dans les couloirs du
Centre hospitalier de Mayotte.
Le rapport qu'elle a remis à Nicolas
Sarkozy et au Parlement jeudi 20 novembre est du même acabit. En
annexe de son rapport d'activité annuel, elle consacre 20 pages à
l'île, intitulées "Regard de la Défenseure des enfants sur la
situation des mineurs à Mayotte".
"Lors de son déplacement à
Mayotte", indique le document, Mme Versini "a pu constater
les nombreuses difficultés rencontrées dans la prise en charge des
mineurs. Certaines problématiques ont interpellé la Défenseure des
enfants au regard notamment de la Convention internationale des
droits de l’enfant". "Les exceptions, de fait ou de
droit, ne manquent pas à Mayotte, (…) et font apparaître de
nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants",
ajoute-t-il.
La Défenseure des enfants dénonce en
premier lieu la situation des français mahorais en attente de la
révision de leur état civil. "Le délai de traitement des
demandes est très long, de l’ordre de 3 à 4 ans pour obtenir un
acte révisé. (…) Cette situation est apparue à la Défenseure
des enfants extrêmement préjudiciable (…) Le fait que des
français n’arrivent pas à établir leur nationalité française
constitue une discrimination particulièrement grave notamment pour
les mineurs qui sont pénalisés dans l’exercice de leurs droits
fondamentaux (accès aux soins, à des bourses scolaires ou aux
autres prestations, passage d’examens, liberté de circulation…)."
Récemment
soulevée par les députés français, la question de
l'état-civil nécessite selon Mme Versini une réflexion sur
"l'optimisation des moyens matériels et humains" qui sont
alloués à la Commission de révision de l'état-civil (CREC).
Autre difficulté dénoncée par la
Défenseure des enfants : l’accès des enfants aux soins du
secteur public – notamment les enfants issus de l'immigration
clandestine. "Le filtrage administratif opéré lors de l’accès
à l’hôpital dissuade les personnes d’y présenter les enfants
en dehors de situations extrêmes (urgence) et expose indéniablement
les enfants à des risques de santé d’autant que Mayotte se
caractérise par un niveau préoccupant de maladies
infectieuses", indique Mme Versini, qui rappelle
qu'il s'agit d'un droit élémentaire. Selon elle, l'Etat ne respecte
pas à Mayotte la Convention internationale des droits de l'enfant et
à la décision du Conseil d'Etat du 7 juin 2006 "qui a énoncé
clairement (…) que les enfants ne peuvent être soumis à aucune
restriction d'accès aux soins". Elle regrette "que les
recommandations de l’ARH [sur les dispositifs d'urgence et
l'accueil des enfants] ne semblaient pas toujours suivies d’effet
dans la réalité de terrain pour les enfants et les femmes
enceintes."
Plus loin, le rapport indique que
l’admission des enfants au sein du système scolaire est
trop souvent entravée. "Les moyens déployés par l’Education
Nationale en matière de scolarisation des enfants sont aujourd’hui
très importants pour pouvoir répondre à la croissance
exponentielle des effectifs", écrit-elle, tandis que "le
niveau général des élèves demeure inférieur au niveau
métropolitain" et que "les difficultés restent
préoccupantes (déscolarisation précoce et échec scolaire
important)." Dans ce contexte, elle "regrette que des
mineurs, étrangers ou non, se voient soumis à une évaluation
sélective. Devant le retard scolaire et le taux d’échec élevé
des élèves étrangers, il conviendrait d’envisager pour une
certaine partie d’entre eux une insertion scolaire spécifique par
la mise en place d’un enseignement spécialisé plutôt que de les
maintenir en classe de primaire malgré un âge avancé ou de les
orienter vers des CAP/BEP."
Sur la situation des enfants placés
au Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi, elle
dénonce la pratique de la Police aux frontières (PAF) "consistant
à inscrire les mineurs comme étant nés le 1er janvier
de l’année permettant de fixer leur majorité (en 2008, tous les
mineurs sont inscrits avec la date de naissance du 01/01/90), alors
même que certains de ces mineurs faisaient l’objet d’un suivi
éducatif ou pénal auprès du Juge des Enfants de Mayotte".
Cette pratique est également dénoncée par la Cimade, qui a
enregistré un certain nombre de cas de ce type ces derniers mois. La
Défenseure des enfants rappelle en outre que "les enfants qui
n’ont pas commis d’infraction n’ont pas être placés dans un
lieu privatif de liberté".
Enfin, dernier point – sur lequel Mme
Versini est la plus critique : la prise en charge des enfants en
difficulté, notamment les mineurs isolés, dont l'association
Tama estime le nombre à 755 au 1er semestre 2008. "Il
s’agit essentiellement de mineurs de moins de 12 ans (dont près de
la moitié aurait moins de 5 ans). Dans 66% des cas recensés par
l’association, les mères sont revenues sur le territoire dans un
délai de 10 jours à un mois après leur reconduite à la
frontière", rapporte la Défenseure des enfants, qui regrette
"que les pouvoirs publics alertés depuis plusieurs années par
les professionnels de terrain n’aient pas pu mobiliser les moyens –
au demeurant modestes – nécessaires pour qu'un véritable
dispositif de prévention et de traitement de l'enfant en danger et
de la délinquance des mineurs ait pu se mettre en place".
Sur cette question, le Conseil général
et l'Etat en prennent pour leur grade. "A partir du moment où
ces mineurs isolés sont repérés, ils font l’objet d’un
signalement et devraient être pris en charge par le Conseil général
dans le cadre d’une mesure judiciaire de placement qui n’est
manifestement pas exercée (…) Si le Conseil général de Mayotte a
effectivement mis en place un service d’aide sociale à l’enfance,
force est de constater que les moyens mis en oeuvre (personnel,
structures…) n’apparaissent pas adaptés à la situation".
Quant à la PJJ, elle "souffre d'une absence de moyens (7
éducateurs seulement) qui ne lui permet pas de répondre à ses
missions et a des conséquences importantes puisque en juin 2008, 265
mesures ordonnées par le Parquet ou le Juge des Enfants étaient en
attente d'exécution."
Selon le rapport, "la question des
mineurs étrangers abandonnés sur le territoire de Mayotte revêt un
caractère particulier. Dans la plupart des cas, il s’agit
d’enfants confiés à un adulte (un parent, un proche de la
famille, un voisin…) dans l'attente du retour de leur parent (mère
le plus souvent) qui a été expulsé. Le retour du parent est très
fréquent puisque 80% des mères reviennent à Mayotte auprès de
leur(s) enfant(s) dans un délai de moins de 6 semaines après leur
reconduite à la frontière. Dès lors, on peut considérer que ces
enfants ne relèvent pas d'une situation de danger manifeste au sens
juridique du terme et font rarement l'objet d'une ouverture de
tutelle. En revanche, ces enfants sont exposés à des difficultés
importantes sur le plan financier, sanitaire et en termes d’insertion
sociale (scolarisation notamment)." Et de conclure : "Le
renforcement de la politique d’immigration entraînera
mécaniquement un retour plus difficile des parents à Mayotte et
exposera de ce fait les enfants abandonnés à des risques accrus,
les solidarités familiales et sociales étant dans les faits limitée
dans le temps."
RC
Télécharger le rapport de la Défenseure des enfants
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COMORES INDEPENDANTES |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Violents affrontements à Moroni entre vendeurs ambulants et forces de l'ordre
Mardi 25 Novembre 2008 |
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Une opération de "nettoyage" des rues de la capitale a tourné à de violents heurts tout le week-end entre les forces de l’ordre et les marchands ambulants de Moroni, faisant de nombreux blessés et interpellations parmi les vendeurs à la criée.
Un policier a dû recevoir plusieurs
points de suture au niveau du nez après avoir été victime d’un
jet de pierres. Selon le commissaire Athoumani Ali, les fauteurs de
troubles seront déférés devant le parquet les jours à venir.
Les affrontements font suite à une
opération de désengorgement des trottoirs de la capitale. Les
forces de l’ordre estiment "anormale" la présence de ces
marchands sur les bas-côtés de la chaussée après l’ouverture
d’un nouveau marché au sud de Moroni, destiné à accueillir les
vendeurs ambulants.
Cependant, d’après ces derniers, ce
nouvel espace de vente n’arrive pas à contenir tout le monde d’où
la décision de certains d’entre eux de reconquérir les trottoirs.
Les affrontements viennent de prendre
des tournures inquiétantes et les déclarations des autorités de
l’île de Ngazidja ne sont pas pour apaiser la tension.
La communauté anjouanaise de Moroni,
qui constitue l’essentiel des marchands ambulants, s’estime
victime d’une "discrimination" de la part du pouvoir de
Ngazidja, l’île qui accueille la capitale de l’Union des
Comores.
"La police ne tabasse pas comme ça
des citoyens qui essaient de gagner leur vie honnêtement",
s’est plaint un marchand ambulant.
Le ministre de la sécurité intérieure
de Ngazidja, Mohamed Abdou Mhadjou, a déclaré que tout Anjouanais
désirant s’installer sur l’île devrait désormais se munir
d’une carte de séjour, suscitant ainsi la réprobation chez une
partie de l’opinion comorienne.
(APA)
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MAYOTTE |
Economie |
Mayotte : le GIR, nouvel outil 'contre l'économie souterraine'
Mardi 25 Novembre 2008 |
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Le Groupement d'intervention régional (GIR) de Mayotte a été officiellement créé lundi 24 novembre, sous la houlette du préfet Denis Robin et du procureur de la République, Marc Brisset-Foucault.
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La création du GIR a été actée lundi 24 novembre par le préfet Denis Robin (à droite) et le procureur Marc Brisset-Foucault. |
Annoncée par le secrétaire d'Etat à
l'Outremer Yves Jégo lors de sa
dernière visite à Mayotte les 26 et 27 septembre, la
naissance du Groupement d'intervention régional (GIR) de Mayotte a
été officialisée lundi 24 novembre, à la case Rocher à Dzaoudzi,
en présence des représentants des services concernés.
"C'est un moment important pour
les services de l'Etat et, je l'espère, sombre pour la délinquance",
a déclaré à cette occasion le lieutenant Gérard Gautier, qui
prend la direction de ce Groupement, sous la houlette conjointe du
préfet et du procureur de la République. "Le GIR devrait
apporter beaucoup de solutions positives", a estimé M.Robin.
"Il devrait s'avérer plus performant que le GIM", a de son
côté affirmé M. Brisset-Foucault.
Le GIR, qui succède à son embryon, le
Groupement d’intervention de Mayotte (GIM) créé en 2003,
permettra à l’ensemble des administrations de collaborer dans la
lutte contre l’immigration clandestine, avait indiqué M. Jégo en
septembre. Il "sera un outil important notamment dans la lutte
contre le travail non déclaré", avait-il ajouté.
Le principe de cette structure est de
réunir des fonctionnaires de tous horizons : gendarmes, policiers
(sécurité civile et PAF), mais aussi douaniers, agents de la
direction du Travail, de la Caisse de sécurité sociale, des
Services fiscaux, de la Trésorerie générale, etc…, qui ont à
faire avec le travail dissimulé, l'immigration clandestine, les
réseaux de trafics… "L'objectif est de renforcer le travail
fait dans la prévention de la délinquance qui est liée à
l'immigration clandestine, car la politique de l'Etat ne doit pas se
cantonner aux reconduites à la frontière, il est également urgent
de s'attaquer aux différents réseaux et à leurs complices", a
indiqué M.Robin.
"La mise en place du GIR répond
aux besoins de lutte contre l'économie souterraine. Elle répond à
la nécessité de mettre en œuvre une action pluridisciplinaire
engageant non seulement la police et la gendarmerie mais également
les services déconcentrées ayant une mission général de
contrôle", indique un document de la préfecture.
"L'idée du GIR, qui est une
structure inter-institutionnelle, est de créer une synergie de
renseignements et de compétences", a poursuivi M.
Brisset-Foucault, qui a rappelé que "nous ne créons pas
quelque chose, nous avons déjà l'expérience du GIM." Le
procureur a également noté que "le GIR n'agit pas seulement au
plan pénal, mais aussi fiscal, douanier et administratif".
Imaginé par le ministère de
l'Intérieur en 2002, le Groupement d'intervention régional a été
mis en œuvre dès cette date dans les départements d'outremer. "A
Mayotte, la réflexion sur la mise en place du GIR a eu lieu dès
2002. Il a dans un premier temps été décidé de créer le GIM, en
février 2003, essentiellement composé de gendarmes", a
expliqué Denis Robin, pour qui le GIM a répondu aux attentes, qui
étaient "la lutte contre l'immigration clandestine, la lutte
contre la délinquance, et le développement d'une coopération
judiciaire et policière dans la zone".
Peu avant la signature, le lieutenant
Gautier a énuméré les dernières opérations du GIM, qui a
notamment abouti à l'arrestation (et la condamnation) d'opérateurs
de BLU et d'un réseau de kwassa, au démantèlement de
deux officies de faux papiers (lien vers article : ), et à la saisie
de 4
kg de cocaïne ainsi que plusieurs tonnes de tabac.
RC
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MAURICE |
Economie |
La Bourse de Maurice se reprend après deux journées noires
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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Le marché officiel de la Bourse de Maurice s'est quelque peu ressaisi mardi matin après deux journées de forte baisse, vendredi (-5%) et lundi (-5,8%). Une heure avant la clôture de la séance de ce jour, les indices SEMDEX et SEMTRI avaient enregistré un gain de 4,03% alors que le SEM-7 affichait une progression de 5,73%. Le marché mauricien suit en cela la tendance sur les marché s internationaux qui effectuent depuis hier une remontée à la faveur du plan de sauvetage par Washington du géant bancaire Citigroup qui épargne au système financier mondial un nouveau d ésastre, et par les perspectives d'un plan de relance massif aux Etats-Unis. La Bourse de Maurice a été toutefois très volatile à son ouverture à 10h00, beaucoup de valeurs, en particulier les grosses cylindrées, faisant le yo-yo pendant la première moitié de la séance. A 12h30, les indices SEMDEX et SEMTRI avaient atteint 1 157,03 points et 3 133,59 points respectivement par rapport à 1 112,17 points et 3 012,12 points à la fermeture du marché lundi après- midi. Quant au SEM-7, il était passé de 245,90 points à 259,98 points. Au premier quart d'heure, les trois indices s'affichaient en hausse, un mouvement à la base duquel se trouvaient les deux principaux groupes bancaires, la Mauritius Commercial Bank et la State Bank, et le groupe IBL. Pour ce qui est des interventions sur le marché officiel, les observateurs ont remarqué que lors des dernières séances, les investisseurs institutionnels locaux ont passé des ordres d'achat intéressants, voulant probablement prendre avantage de la baisse des cours de certaines valeurs les plus prisées. Du côté des investisseurs étrangers, il y a eu à la fois des achats et des ventes même si celles-ci ont été plus conséquentes. Les spécialistes notent, par ailleurs, que le marché officiel, avec un Price Earnings Ratio (PER) moyen de 6,5 lundi après-midi -- taux représentant la capitalisation du marché par rapport à la totalité des bénéfices nets des sociétés cotées -- paraît très attrayant. "Avec un tel niveau de valorisation, le marché offre des opportunités aux investisseurs qui ont une vision à long terme", fait ressortir un analyste financier.
(Xinhua)
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MADAGASCAR |
Economie |
Les entreprises malgaches peu touchées par la crise financière
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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L'actuelle crise financière mondiale n'a pas d'effet direct sur les entreprises de Madagascar, a estimé un haut responsable malgache du monde des affaires.
Jacky Radavidra, président du groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), a déclaré qu'aucune société privée n'a été fermée à Madagascar, malgré la perte de postes dans ces sociétés, a rapporté mardi le journal local Les Nouvelles. Radavidra a indiqué que de nouveaux marchés étaient disponibles à Madagascar. Le chômage technique existe chaque année de novembre à février pour certaines entreprises malgaches, en particulier celles qui fabriquent des chandails exportés vers l'Europe, a-t-il rappelé. Plusieurs sociétés ont profité de l'adhésion de Madagascar à différentes communautés régionales pour obtenir de nouveaux marchés pendant la basse saison de production permettant la réduction du chômage technique, a-t-il ajouté. (avec Xinhua)
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MAURICE |
Peuples autochtones |
Maurice continue à revendiquer les îles Chagos
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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Le Premier ministre mauricien Navinchandra Ramgoolam a déclaré mardi que Maurice maintient ses revendications concernant la souveraineté mauricienne sur les îles Chagos en partant de l'argument que l'archipel a été détaché illégalement du territoire mauricien en violation de deux résolutions adoptées aux Nations unies.
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L'île de Diego Garcia dans l'archipel des Chagos (photo www.atopia.tk) |
Il a
fait cette remarque en répondant à une question du député Eric
Guimbeau au Parlement.
Navin
Ramgoolam a également indiqué que le Premier ministre britannique,
Gordon Brown, a accepté d'ouvrir des discussions sur les Chagos à
compter du 1er janvier de l'année prochaine.
Le
Premier ministre Ramgoolam a souligné avoir déjà évoqué la
question des Chagos avec son homologue britannique, Gordon Brown. Ce
dernier avait proposé que des consultations aient lieu au niveau des
techniciens, ce que le chef du gouvernement mauricien a affirmé
avoir refusé.
Il a
réclamé que des discussions aient lieu au moins au niveau du
ministère des Affaires étrangères. Cette proposition a été
agréée par Londres.
Il a
dit espérer qu'une solution soit trouvée dans le cadre des
législations internationales. Il a cependant affirmé que les
conseils donnés par les hommes de loi du gouvernement sont des "
privilégiées".
A
une autre question pour savoir si le gouvernement soutient le projet
des Chagossiens de porter l'affaire devant le Tribunal de droits
humains européen pour "crime contre l'humanité", le
Premier ministre affirme que les Chagossiens doivent comprendre
qu'ils font entièrement partie de la nation mauricienne et doivent
aborder l'affaire en tant que Mauricien.
Par
ailleurs, M. Ramgoolam a ajouté que le document des conférences
constitutionnelles concernant les Chagos est désormais à la
disposition du public aux archives londoniennes.
Pour
accéder à l'indépendance en 1968, Maurice a dû faire l'impasse
sur l'archipel des Chagos, une cinquantaine d'îles situées au Nord
de Maurice. Les Chagos sont donc restées sous administration
britannique qui ont « loué » l'île de Diego Garcia aux
américains qui en ont fait une base militaire utilisée notamment au
cours des deux guerres du Golfe.
Les
chagossiens luttent depuis cette date pour recouvrer leur terre.
Lire
à ce sujet les
Chagos - Le
scandale des Chagos
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MADAGASCAR |
Faits divers |
Vingt prisonniers se sont évadés à Madagascar
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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Vingt prisonniers se sont évadés de prison dimanche dernier à Ambositra, une ville située à 258 km au sud de la capitale de Madagascar, rapportait mardi la presse malgache. Les prisonniers ont profité des heures de visite de leurs proches pour courir vers la porte de sortie et ont jeté des briques contre les gardes avant de prendre la clé et échapper, selon le journal Les Nouvelles. Il s'agit de la quatrième évasion de prisonniers en moins de huit jours à Madagascar. Une grande délégation de la capitale, dirigée par le directeur de sécurité des prisons Rasolomanga Rakotonirina s'est rendu à la prison d'Ambositra pour renforts et enquêtes. Selon un haut fonctionnaire de l'administration pénitentiaire qui a requis l'anonymat, les prisons à Madagascar n'ont pas été rehabilités depuis leur construction pendant l'époque coloniale à partir de 1896 à 1960.
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COMORES INDEPENDANTES |
Histoire - Patrimoine |
29ème anniversaire de l'assassinat d'Ahmed Abdallah
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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Le 26 novembre 1989, Ahmed Abdallah, président des Comores, était assassiné par des mercenaires français et sud-africains.
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A Moroni, on peut encore visiter le bureau du président Abdallah, où rien n'a été touché depuis son assassinat le 26 novembre 1989. (Photo Malango) |
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Originaire de Domoni, sur la côte Est d'Anjouan, Ahmed Abdallah y est encore très populaire. Le mausolée construit à sa mémoire est l'un des plus imposant monument de l'archipel.
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Lors de son procès à propos de cet assassinat, le mercenaire français Bob Denard évoquera un "quiproquo d'armes automatiques" pour toute explication à la mort de celui qu'il avait lui-même porté au pouvoir en organisant un coup d'état en 1978. Ahmed Abdallah est, avec Ali Soilih, le chef d'état le plus emblématique des Comores. C'est lui qui, le 6 juillet 1975, déclarera l'indépendance des Comores alors que la France venait de donner la possibilité à Mayotte de rester française en faisant un décompte des voix île par île lors du référendum sur l'indépendance des Comores. L'ensemble des îles était pour l'indépendance à 95%, mais Mayotte, où Ahmed Abdallah était particulièrement impopulaire, votait à 65% contre. Le 3 août de la même année, Bob Denard opérait son premier coup d'état aux Comores en aidant Ali Soilih à s'emparer du pouvoir en écartant Abdallah. E.T.
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COMORES INDEPENDANTES |
Sciences & Technologies |
Karthala : le Kenya prêt à aider les Comores
Lundi 24 Novembre 2008 |
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Les ressources du Karthala sont assez suffisantes pour répondre aux besoins en énergie des Comores, a déclaré vendredi 21 novembre à Moroni le Dr Simeo, responsable de la centrale de KenGen du Kenya, faisant part de la disponibilité de sa structure à aider les autorités comoriennes pour la mise en valeur de ce massif volcanique.
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Le sommet du Karthala domine l'île de Grande Comore à 2361 mètres d'altitude. |
"L'importance de la géothermie n'est plus aujourd'hui à démontrer", a soutenu le représentant résident du PNUD à Moroni, Opia Mensah Kuma, principal artisan du colloque international sur le volcan Karthala qui a pris fin vendredi dans la capitale comorienne. D'après le Dr Simeo, la capacité de production d'énergie du géant Karthala est estimée à 19 mégawatts, alors que les besoins réels en énergie géothermique pour l'ensemble de l'archipel des Comores, aujourd'hui, seraient de 5 MW. L'expert kenyan s'est appuyé sur l'exemple d'une ville kenyane de 800.000 habitants qui consomme la même quantité, grâce à la technologie développée par la centrale KenGen, alors que la population comorienne est estimée à environ 700.000 habitants. Aux dires des experts kenyans, l'exploitation géothermique pour une production de 10 à 15 MW nécessite un investissement de 30 millions de dollars US, soit 10 milliards de francs comoriens. (Panapress)
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COMORES INDEPENDANTES |
Sciences & Technologies |
COMORES: EXPEDITION INTERNATIONALE SUR LE COELACANTHE
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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Du 25 octobre au 2O novembre 2008 s’est déroulé aux Comores une expédition internationale du Max Plank Institute d’Allemagne sous la supervision du Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique.
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Le coelacanthe, poisson des profondeurs extrêmes, emblématique des Comores. |
L’expédition a eu pour objet de faire un comptage de la population des coelacanthes de la Grande Comore et d’évaluer l’impact éventuel de l’activité humaine sur les coelacanthes. Le coelacanthe image de marque des Comores et patrimoine mondial a été connu du monde scientifique en 1938 après capture d’un spécimen en Afrique du sud. Les captures suivantes aux Comores depuis 1952 et les observations in situ montrent que les eaux territoriales des Comores abritent le biotope et la population la plus viable et la mieux connue du monde. Les observations ont été réalisées en mer avec le sous marin GEO et Yago dont la capacité de plonger va jusqu’à 400 m depuis 1988. Sur terre, des enquêtes socioéconomiques ont eu lieu dans tous les villages côtiers de l’île avec l’accompagnement d’un technicien de l’Association de Préservation du coelacanthe. Les échanges ayant eu lieu, d'une part, entre le Ministre chargé de la pêche, agriculture environnement de l'Union des Comores, son excellence Mr Anissi Chamssidine et celui de la communication et de la justice, son exellence Mr Mmadi Ali, et d'autre part, les scientifiques. Ces échanges ont permis de noter une stabilité de la population des coelacanthes du sud ouest de la Grande Comore qui est estimé à environ 500 individus. Ceci remet en cause l’hypothèse avancée par certains selon laquelle l’activité de concassage sur le site d'Itsoundzou aurait causé un déplacement des coelacanthes vers la Tanzanie. Selon le professeur Hans Fricke de l’Institut Max Plank, les analyses génétiques et la photo identification prouvent que leseaux territoriales de la Tanzanie auraient abritaient des coelacanthes depuis plusieurs milliers d’années. Cependant selon lui, les autorités du pays doivent veiller au respect des mesures d’atténuation proposées dans l’étude d’impact de cette activité de concassage en vue de réduire l’impact de la poussière sur la santé publique des populations locales environnantes. L’expédition se poursuit en Tanzanie pour l’estimation de la population des coelacanthes récemment découverte dans ce pays. (www.mediaterre.org) A propos du Coelacanthe
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AFRIQUE DU SUD |
Sciences & Technologies |
Un deuxième satellite pour l'Afrique du Sud en mars 2009
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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L'Afrique du Sud lancera son deuxième satellite le 25 mars 2009, a affirmé mardi la ministre sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
Dlamini-Zuma a fait cette annonce mardi à Durban lors de la 5ème session du Comité intergouvernemental conjoint du commerce et de la coopération économique entre l'Afrique du Sud et la Russie. Elle a précisé toutefois que le lancement dépendrait des conditions météorologiques, rapporte l'agence de presse sud- africaine SAPA. Le satellite de 80 kg, d'une valeur de 25 millions de rands (, 25 millions de dollars) sera mis en orbite par une fusée russe. Le premier satellite de l'Afrique du Sud a été lancé en 1999 par la NASA.
(Xinhua) |
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OCEAN INDIEN |
Sciences & Technologies |
Les découvertes s’enchaînent sur l'île de Tromelin
Mardi 25 Novembre 2008 |
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L’équipe du Groupe de recherche en archéologie navale (Gran) actuellement sur l’île de Tromelin va de découverte en découverte. Après avoir mis à jour un premier squelette, elle en a déterré un autre et plus de 300 objets, révèle le Journal de l'île de la Réunion dans son édition du 23 novembre.
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L'île de Tromelin, découverte en 1722 par le navire français La Diane, est située 450 km à l'est de Madagascar et à 535 km au nord de la Réunion. L'île est longue d'environ 1 700 m et large au plus de 700 m. |
"La deuxième campagne de fouilles
du Groupe de recherche en archéologie navale (Gran), entièrement
terrestre à la différence de la première de 2006, à Tromelin a
démarré le 27 octobre et doit s’achever le 1er décembre",
rapporte dans son édition du 23 novembre le JIR.
"Les conditions de survie et de
vie des 90 naufragés de l’Utile en 1.761 livre peu à peu ses
secrets. L’équipe du Gran, qui a déjà mis à jour en 2006 les
premiers vestiges de l’habitat, se concentre là dessus. Et trois
jours seulement après leur arrivée, elle mettait à jour les
premiers ossements humains. (…) Depuis, les découvertes
s’enchaînent. Le 13 novembre, Max Guérout écrit dans le journal
de bord de l’expédition : “Surprise : le sommet d’un
crâne apparaît très rapidement, confirmant notre hypothèse.
D’autres ossements, appartenant probablement au même corps,
apparaissent bientôt, confirmant, là aussi, que les restes ont été
perturbés par les travaux d’aménagement de la station météo”.
Il poursuit : “Nous avons encore
du mal à comprendre la présence de restes humains aussi près des
lieux d’habitation, ce qui semble contraire aux pratiques
malgaches, mais aussi à savoir où exactement se situaient les
sépultures et ce qui leur est advenu”.
(…) Désormais, l’équipe du Gran a
déterré de l’oubli plus de 300 objets : des récipients en
cuivre, largement rapiécés au fil des années, un bracelet en
cuivre…
(…) 212 naufragés prirent pied sur
l’île en 1.761. L’équipage (122 hommes) repart sur une barque
de fortune le 23 septembre abandonnant à leur sort les esclaves
malgaches. Personne ne viendra les rechercher et ils doivent
s’organiser pour survivre dans une île hostile. Plusieurs navires
les aperçoivent au fil des ans mais sans pouvoir accoster. Ce n’est
que quinze ans plus tard que le chevalier de Tromelin récupérera
sept femmes et un bébé.
(Le Journal de l'île de la Réunion,
www.clicanoo.com)
Pour en savoir plus sur ce sujet,
lire Kashkazi n°58 (décembre 2006), www.kashkazi.com
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OCEAN INDIEN |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Mobilisation régionale pour lutter contre la piraterie
Mercredi 26 Novembre 2008 |
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Les pays arabes riverains de la mer Rouge se sont engagés jeudi au Caire à joindre leurs efforts pour combattre la piraterie en mer. Dans le même temps, des pays de l'Afrique de l'est ont créé une brigade de réserve forte de 7 000 personnes pour répondre aux conflits et aux autres crises, et en particulier pour lutter contre la piraterie dans la région.
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Pirates sur la côte somalienne (photo Reuters). |
Les pays arabes
riverains de la mer Rouge vont coopérer pour combattre la piraterie
Lors d'une réunion extraordinaire co-présidée par l'Egypte et le Yemen, les représentants de la Jordanie, du Soudan, de l'Arabie saoudite, la Somalie, Djibouti ainsi que ceux de la Ligue arabe ont discuté des moyens pour faire face à la menace croissante de la piraterie, rapporte l'agence de presse égyptienne MENA. Les pays arabes riverains de la mer Rouge se sont engagés jeudi au Caie à joindre leurs efforts pour combattre la piraterie en mer. Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe Ahmed ben Helli a indiqué qu'il est important d'avoir une coordination politique, légale et sécuritaire entre les Etats arabes et africains dans la surveillance de la mer Rouge. Dans une déclaration publiée après la réunion, les délégués ont condamné la piraterie dans la mer Rouge qui règne près des côtes somaliennes, soulignant la responsabilité des pays riverains de la mer Rouge pour assumer la sécurité de la région. L'Afrique de l'est crée une force régionale de réponse rapide pour lutter contre la piraterieLe ministre kenyan des Affaires étrangères Moses Wetang'ula a déclaré que la force de réponse rapide protégerait les routes commerciales critiques de l'Océan Indien pour faire diminuer le nombre d'actes de piraterie, en hausse actuellement, dès qu'elle deviendra pleinement opérationnelle. "Ce que nous essayons de faire actuellement est de créer une situation où l'Afrique n'ira pas frapper à toutes les portes dans le monde pour demander de l'aide. En effet, nous le pouvons, car un pays comme le Kenya envoie des troupes de maintien de la paix dans le monde", a-t-il déclaré. La force disposera d'un quartier général multinational amariné de 65 personnes, et d'une unité de soutien de signal qui comptera 120 personnes. (Xinhua)
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Yves Jégo 'très triste'
Mardi 25 Novembre 2008 |
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Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, s’est déclaré vendredi "très frappé et très triste de constater qu’à nouveau des clandestins attirés par Mayotte sont morts en mer", jeudi soir.
"Cela ne fait que renforcer notre
détermination de pousser la coopération avec l’Union des Comores
et de solliciter l’Union des Comores pour que des contrôles soient
faits au départ sur les frontières d’Anjouan et pour qu’on
évite que des malheureux attirés par Mayotte aillent mourir en
mer", a déclaré M. Jégo à l’AFP.
"Ma rencontre récente avec le
président (comorien) Sambi, à l’occasion du sommet de la
Fancophonie, m’a permis de lui réaffirmer que nous souhaitions
passer un accord et trouver une formule de coopération pour éviter
cette pression migratoire et des morts. Il en va de la vie des
ressortissants comoriens", a-t-il ajouté.
Selon M. Jégo, "ce drame doit
inciter l’Union des Comores à renforcer encore les mesures de
contrôle pour éviter que des personnes en difficulté ne viennent
mourir sur les côtes françaises".
"Pour sa part, le gouvernement
français a mis en place des dispositifs extrêmement puissants de
contrôle et de récupération en mer, mais on le voit bien, malgré
nos efforts, on n’empêche pas des morts trop nombreuses",
a-t-il dit.
(AFP)
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Outremer DOM TOM |
Tourisme |
Yves Jégo annonce un plan d’action pour dynamiser le tourisme Outre-Mer
Lundi 24 Novembre 2008 |
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Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer, Yves Jégo, a annoncé vendredi 21 novembre la mise en place d’un "plan d’action global" pour dynamiser le tourisme outre-mer, qui vit des temps difficiles selon les professionnels, notamment en Polynésie.
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Des compagnies low cost outre-mer ? |
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Le gouvernement veut inciter les compagnies aériennes à bas coûts à desservir l’outre-mer afin de faire baisser les prix des billets vers ces destinations, a indiqué Yves Jégo dans un entretien au journal français Les Echos vendredi 21 novembre.
M. Jégo annonce qu’il va "démarcher les compagnies low-cost sur toutes les destinations d’outre-mer". Cet appel "n’est pas dirigé contre les compagnies régulières. Cela relève de la même logique de transparence qui a prévalu en Corse", a-t-il déclaré. Cette annonce intervient alors que le gouvernement a entamé des négociations avec les compagnies aériennes desservant l’outre-mer pour faire baisser les prix des billets, notamment pendant les périodes de pointe. Il négocie avec ces compagnies une convention permettant "la mise en place d’un contingent d’au moins 5% de places par vol, y compris les plus chargés, au prix le plus bas de leur grille tarifaire annuelle, hors offre promotionnelle".
(AFP) |
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Lors des premières assises du tourisme
outre-mer, M. Jégo a promis un "engagement fort de l’Etat"
pour définir un véritable positionnement "marketing" des
douze destinations ultra-marines.
Pour chaque département et
collectivité d’Outre-mer, l’Etat financera la réalisation de
projets de plans d’actions par le groupement d’intérêt public
ODIT France, sur le modèle d’une étude réalisée à La Réunion.
Une plate-forme de promotion et de
commercialisation en ligne voyageoutremer.com., opérationnelle en
2009, est destinée à pallier l’absence "presque totale"
des destinations ultra-marines des grands sites de réservation en
ligne.
M. Jégo a également promis
l’"alignement" de l’outre-mer sur la métropole en
terme de délivrance des visas : réduction des délais (de 15
jours à 3 jours en moyenne) et simplification des procédures.
Cet assouplissement concernera les
croisiéristes qui se voyaient parfois refuser l’accès des ports
antillais, au motif que leur visa n’était pas spécifique aux DOM.
En Polynésie, qui reste selon les
sondages la destination d’outre-mer qui fait le plus rêver les
Français, devant la Réunion, une procédure dérogatoire sera mise
en place pour le mariage des étrangers, à Bora Bora notamment, afin
de relancer le tourisme nuptial.
M. Jégo compte aussi mettre en place
une nouvelle filière de formation aux métiers du tourisme au sein
de l’Agence nationale pour l’insertion et la promotion des
travailleurs d’Outre-mer (A.N.T) et au Service Militaire Adapté.
Pour faire venir les touristes, un
travail de démarchage de toutes les compagnies " low cost "
du monde sera entrepris afin de faire baisser les prix (lire
ci-contre).
L’Etat financera en 2009 par la
défiscalisation le nouvel avion d’Air Caraïbes desservant la
Guyane et fera du tourisme un secteur prioritaire des futures zones
franches d’activité (réduction de 80% des bases d’imposition).
La future loi-programme prévoit par
ailleurs une subvention pour la rénovation des hôtels de moins de
100 chambres. Après sa promulgation les exonérations de charges
sociales patronales sont totales jusqu’à 1,6 SMIC (dégressives
ensuite jusqu’à 4,5 SMIC).
Le secteur du tourisme constitue la
première recette d’exportation dans la plupart des départements
et collectivités d’Outre-mer.
(AFP)
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AFRIQUE |
Tourisme |
Un député pour Saint-Martin, un autre pour Saint Barthélémy
Lundi 24 Novembre 2008 |
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Le vote de la loi sur le redécoupage des circonscriptions dans l'hexagone et dans l'outremer jeudi 20 novembre a confirmé que Saint-Martin et Saint-Barthélémy, deux îles des Antilles françaises, disposeront chacune d'un représentant à l'Assemblée nationale lors de la prochaine législature, en 2012.
Si les députés avaient adopté un
amendement qui proposait un unique député pour Saint-Martin et
Saint-Barthélemy, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo,
s'était fortement opposé à cette décision, la jugeant
"anticonstitutionnelle". "Le gouvernement ne change
pas sa position, la Constitution est claire, il y aura un député
pour Saint-Martin et un député pour Saint-Barth car tout simplement
c’est constitutionnel", a déclaré M. Jégo.
"La position du gouvernement est
très claire, il n y a pas de collectivités particulières parce
qu’elles seraient plus petites que les autres ou plus éloignées
que les autres de Paris, toutes les collectivités de la République,
c’est constitutionnel, ont un sénateur et un député",
a-t-il ajouté.
Les deux nouvelles collectivités
d’outre-mer, créées en 2007, sont représentées aujourd’hui
par Victorin Lurel (PS), député de la Guadeloupe, de Saint-Martin
et Saint-Barthélémy. Elles ont élu en septembre chacune un nouveau
sénateur.
Saint-Barthélémy, qui compte 8.450
habitants (chiffres Insee de 2006), et Saint-Martin, dont le dernier
recensement en 1999 situe la population à 29.112 habitants, auront
donc un député chacun. Autant que Mayotte, qui comptait au dernier
recensement de 2007 plus de 186.000 habitant.
RC (avec AFP)
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