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La lettre de Malango N°78

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 78 :
Mayotte : la Défenseure des enfants dénonce les 'nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants'
Violents affrontements à Moroni entre vendeurs ambulants et forces de l'ordre
Mayotte : le GIR, nouvel outil 'contre l'économie souterraine'
La Bourse de Maurice se reprend après deux journées noires
Les entreprises malgaches peu touchées par la crise financière
Maurice continue à revendiquer les îles Chagos
Vingt prisonniers se sont évadés à Madagascar
29ème anniversaire de l'assassinat d'Ahmed Abdallah
Karthala : le Kenya prêt à aider les Comores
COMORES: EXPEDITION INTERNATIONALE SUR LE COELACANTHE
Un deuxième satellite pour l'Afrique du Sud en mars 2009
Les découvertes s’enchaînent sur l'île de Tromelin
Mobilisation régionale pour lutter contre la piraterie
Yves Jégo 'très triste'
Yves Jégo annonce un plan d’action pour dynamiser le tourisme Outre-Mer
Un député pour Saint-Martin, un autre pour Saint Barthélémy

La lettre de Malango
78

Mardi 25 Novembre 2008

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MAYOTTE

Société

Mayotte : la Défenseure des enfants dénonce les 'nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants'  
Vendredi 21 Novembre 2008
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En annexe de son rapport d'activité annuel remis le 20 novembre au président de la République et au Parlement, la Défenseure des enfants, Dominique Versini, consacre vingt pages à la situation particulière de Mayotte. Un rapport accablant.

La Défenseure des enfants, Dominique Versini, s'était rendue à Mayotte du 6 au 8 octobre.

Lors de son déplacement à Mayotte du 6 au 8 octobre derniers, Dominique Versini n'avait pas mâché ses mots face aux nombreuses atteintes au droit des enfants constatées sur place. Elle n'en avait pas parlé lors de sa conférence de presse, mais son coup de gueule lors d'une réunion avec les responsables sanitaires de l'île, au cours de laquelle elle avait mis en cause "l'âme et la conscience" de ses interlocuteurs et avait évoqué le régime de Vichy pour dénoncer le fait que certains enfants sans papiers sont refusés à l'entrée des dispensaires, raisonne encore dans les couloirs du Centre hospitalier de Mayotte.

Le rapport qu'elle a remis à Nicolas Sarkozy et au Parlement jeudi 20 novembre est du même acabit. En annexe de son rapport d'activité annuel, elle consacre 20 pages à l'île, intitulées "Regard de la Défenseure des enfants sur la situation des mineurs à Mayotte".

"Lors de son déplacement à Mayotte", indique le document, Mme Versini "a pu constater les nombreuses difficultés rencontrées dans la prise en charge des mineurs. Certaines problématiques ont interpellé la Défenseure des enfants au regard notamment de la Convention internationale des droits de l’enfant". "Les exceptions, de fait ou de droit, ne manquent pas à Mayotte, (…) et font apparaître de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants", ajoute-t-il.

La Défenseure des enfants dénonce en premier lieu la situation des français mahorais en attente de la révision de leur état civil. "Le délai de traitement des demandes est très long, de l’ordre de 3 à 4 ans pour obtenir un acte révisé. (…) Cette situation est apparue à la Défenseure des enfants extrêmement préjudiciable (…) Le fait que des français n’arrivent pas à établir leur nationalité française constitue une discrimination particulièrement grave notamment pour les mineurs qui sont pénalisés dans l’exercice de leurs droits fondamentaux (accès aux soins, à des bourses scolaires ou aux autres prestations, passage d’examens, liberté de circulation…)."

Récemment soulevée par les députés français, la question de l'état-civil nécessite selon Mme Versini une réflexion sur "l'optimisation des moyens matériels et humains" qui sont alloués à la Commission de révision de l'état-civil (CREC).

Autre difficulté dénoncée par la Défenseure des enfants : l’accès des enfants aux soins du secteur public – notamment les enfants issus de l'immigration clandestine. "Le filtrage administratif opéré lors de l’accès à l’hôpital dissuade les personnes d’y présenter les enfants en dehors de situations extrêmes (urgence) et expose indéniablement les enfants à des risques de santé d’autant que Mayotte se caractérise par un niveau préoccupant de maladies infectieuses", indique Mme Versini, qui rappelle qu'il s'agit d'un droit élémentaire. Selon elle, l'Etat ne respecte pas à Mayotte la Convention internationale des droits de l'enfant et à la décision du Conseil d'Etat du 7 juin 2006 "qui a énoncé clairement (…) que les enfants ne peuvent être soumis à aucune restriction d'accès aux soins". Elle regrette "que les recommandations de l’ARH [sur les dispositifs d'urgence et l'accueil des enfants] ne semblaient pas toujours suivies d’effet dans la réalité de terrain pour les enfants et les femmes enceintes."

Plus loin, le rapport indique que l’admission des enfants au sein du système scolaire est trop souvent entravée. "Les moyens déployés par l’Education Nationale en matière de scolarisation des enfants sont aujourd’hui très importants pour pouvoir répondre à la croissance exponentielle des effectifs", écrit-elle, tandis que "le niveau général des élèves demeure inférieur au niveau métropolitain" et que "les difficultés restent préoccupantes (déscolarisation précoce et échec scolaire important)." Dans ce contexte, elle "regrette que des mineurs, étrangers ou non, se voient soumis à une évaluation sélective. Devant le retard scolaire et le taux d’échec élevé des élèves étrangers, il conviendrait d’envisager pour une certaine partie d’entre eux une insertion scolaire spécifique par la mise en place d’un enseignement spécialisé plutôt que de les maintenir en classe de primaire malgré un âge avancé ou de les orienter vers des CAP/BEP."

Sur la situation des enfants placés au Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi, elle dénonce la pratique de la Police aux frontières (PAF) "consistant à inscrire les mineurs comme étant nés le 1er janvier de l’année permettant de fixer leur majorité (en 2008, tous les mineurs sont inscrits avec la date de naissance du 01/01/90), alors même que certains de ces mineurs faisaient l’objet d’un suivi éducatif ou pénal auprès du Juge des Enfants de Mayotte". Cette pratique est également dénoncée par la Cimade, qui a enregistré un certain nombre de cas de ce type ces derniers mois. La Défenseure des enfants rappelle en outre que "les enfants qui n’ont pas commis d’infraction n’ont pas être placés dans un lieu privatif de liberté".

Enfin, dernier point – sur lequel Mme Versini est la plus critique : la prise en charge des enfants en difficulté, notamment les mineurs isolés, dont l'association Tama estime le nombre à 755 au 1er semestre 2008. "Il s’agit essentiellement de mineurs de moins de 12 ans (dont près de la moitié aurait moins de 5 ans). Dans 66% des cas recensés par l’association, les mères sont revenues sur le territoire dans un délai de 10 jours à un mois après leur reconduite à la frontière", rapporte la Défenseure des enfants, qui regrette "que les pouvoirs publics alertés depuis plusieurs années par les professionnels de terrain n’aient pas pu mobiliser les moyens – au demeurant modestes – nécessaires pour qu'un véritable dispositif de prévention et de traitement de l'enfant en danger et de la délinquance des mineurs ait pu se mettre en place".

Sur cette question, le Conseil général et l'Etat en prennent pour leur grade. "A partir du moment où ces mineurs isolés sont repérés, ils font l’objet d’un signalement et devraient être pris en charge par le Conseil général dans le cadre d’une mesure judiciaire de placement qui n’est manifestement pas exercée (…) Si le Conseil général de Mayotte a effectivement mis en place un service d’aide sociale à l’enfance, force est de constater que les moyens mis en oeuvre (personnel, structures…) n’apparaissent pas adaptés à la situation". Quant à la PJJ, elle "souffre d'une absence de moyens (7 éducateurs seulement) qui ne lui permet pas de répondre à ses missions et a des conséquences importantes puisque en juin 2008, 265 mesures ordonnées par le Parquet ou le Juge des Enfants étaient en attente d'exécution."

Selon le rapport, "la question des mineurs étrangers abandonnés sur le territoire de Mayotte revêt un caractère particulier. Dans la plupart des cas, il s’agit d’enfants confiés à un adulte (un parent, un proche de la famille, un voisin…) dans l'attente du retour de leur parent (mère le plus souvent) qui a été expulsé. Le retour du parent est très fréquent puisque 80% des mères reviennent à Mayotte auprès de leur(s) enfant(s) dans un délai de moins de 6 semaines après leur reconduite à la frontière. Dès lors, on peut considérer que ces enfants ne relèvent pas d'une situation de danger manifeste au sens juridique du terme et font rarement l'objet d'une ouverture de tutelle. En revanche, ces enfants sont exposés à des difficultés importantes sur le plan financier, sanitaire et en termes d’insertion sociale (scolarisation notamment)." Et de conclure : "Le renforcement de la politique d’immigration entraînera mécaniquement un retour plus difficile des parents à Mayotte et exposera de ce fait les enfants abandonnés à des risques accrus, les solidarités familiales et sociales étant dans les faits limitée dans le temps."

RC


Télécharger le rapport de la Défenseure des enfants



COMORES INDEPENDANTES

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Violents affrontements à Moroni entre vendeurs ambulants et forces de l'ordre  
Mardi 25 Novembre 2008
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Une opération de "nettoyage" des rues de la capitale a tourné à de violents heurts tout le week-end entre les forces de l’ordre et les marchands ambulants de Moroni, faisant de nombreux blessés et interpellations parmi les vendeurs à la criée.

Un policier a dû recevoir plusieurs points de suture au niveau du nez après avoir été victime d’un jet de pierres. Selon le commissaire Athoumani Ali, les fauteurs de troubles seront déférés devant le parquet les jours à venir.

Les affrontements font suite à une opération de désengorgement des trottoirs de la capitale. Les forces de l’ordre estiment "anormale" la présence de ces marchands sur les bas-côtés de la chaussée après l’ouverture d’un nouveau marché au sud de Moroni, destiné à accueillir les vendeurs ambulants.

Cependant, d’après ces derniers, ce nouvel espace de vente n’arrive pas à contenir tout le monde d’où la décision de certains d’entre eux de reconquérir les trottoirs.

Les affrontements viennent de prendre des tournures inquiétantes et les déclarations des autorités de l’île de Ngazidja ne sont pas pour apaiser la tension.

La communauté anjouanaise de Moroni, qui constitue l’essentiel des marchands ambulants, s’estime victime d’une "discrimination" de la part du pouvoir de Ngazidja, l’île qui accueille la capitale de l’Union des Comores.

"La police ne tabasse pas comme ça des citoyens qui essaient de gagner leur vie honnêtement", s’est plaint un marchand ambulant.

Le ministre de la sécurité intérieure de Ngazidja, Mohamed Abdou Mhadjou, a déclaré que tout Anjouanais désirant s’installer sur l’île devrait désormais se munir d’une carte de séjour, suscitant ainsi la réprobation chez une partie de l’opinion comorienne.

(APA)

MAYOTTE

Economie

Mayotte : le GIR, nouvel outil 'contre l'économie souterraine'  
Mardi 25 Novembre 2008
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Le Groupement d'intervention régional (GIR) de Mayotte a été officiellement créé lundi 24 novembre, sous la houlette du préfet Denis Robin et du procureur de la République, Marc Brisset-Foucault.

La création du GIR a été actée lundi 24 novembre par le préfet Denis Robin (à droite) et le procureur Marc Brisset-Foucault.

Annoncée par le secrétaire d'Etat à l'Outremer Yves Jégo lors de sa dernière visite à Mayotte les 26 et 27 septembre, la naissance du Groupement d'intervention régional (GIR) de Mayotte a été officialisée lundi 24 novembre, à la case Rocher à Dzaoudzi, en présence des représentants des services concernés.

"C'est un moment important pour les services de l'Etat et, je l'espère, sombre pour la délinquance", a déclaré à cette occasion le lieutenant Gérard Gautier, qui prend la direction de ce Groupement, sous la houlette conjointe du préfet et du procureur de la République. "Le GIR devrait apporter beaucoup de solutions positives", a estimé M.Robin. "Il devrait s'avérer plus performant que le GIM", a de son côté affirmé M. Brisset-Foucault.

Le GIR, qui succède à son embryon, le Groupement d’intervention de Mayotte (GIM) créé en 2003, permettra à l’ensemble des administrations de collaborer dans la lutte contre l’immigration clandestine, avait indiqué M. Jégo en septembre. Il "sera un outil important notamment dans la lutte contre le travail non déclaré", avait-il ajouté.

Le principe de cette structure est de réunir des fonctionnaires de tous horizons : gendarmes, policiers (sécurité civile et PAF), mais aussi douaniers, agents de la direction du Travail, de la Caisse de sécurité sociale, des Services fiscaux, de la Trésorerie générale, etc…, qui ont à faire avec le travail dissimulé, l'immigration clandestine, les réseaux de trafics… "L'objectif est de renforcer le travail fait dans la prévention de la délinquance qui est liée à l'immigration clandestine, car la politique de l'Etat ne doit pas se cantonner aux reconduites à la frontière, il est également urgent de s'attaquer aux différents réseaux et à leurs complices", a indiqué M.Robin.

"La mise en place du GIR répond aux besoins de lutte contre l'économie souterraine. Elle répond à la nécessité de mettre en œuvre une action pluridisciplinaire engageant non seulement la police et la gendarmerie mais également les services déconcentrées ayant une mission général de contrôle", indique un document de la préfecture.

"L'idée du GIR, qui est une structure inter-institutionnelle, est de créer une synergie de renseignements et de compétences", a poursuivi M. Brisset-Foucault, qui a rappelé que "nous ne créons pas quelque chose, nous avons déjà l'expérience du GIM." Le procureur a également noté que "le GIR n'agit pas seulement au plan pénal, mais aussi fiscal, douanier et administratif".

Imaginé par le ministère de l'Intérieur en 2002, le Groupement d'intervention régional a été mis en œuvre dès cette date dans les départements d'outremer. "A Mayotte, la réflexion sur la mise en place du GIR a eu lieu dès 2002. Il a dans un premier temps été décidé de créer le GIM, en février 2003, essentiellement composé de gendarmes", a expliqué Denis Robin, pour qui le GIM a répondu aux attentes, qui étaient "la lutte contre l'immigration clandestine, la lutte contre la délinquance, et le développement d'une coopération judiciaire et policière dans la zone".

Peu avant la signature, le lieutenant Gautier a énuméré les dernières opérations du GIM, qui a notamment abouti à l'arrestation (et la condamnation) d'opérateurs de BLU et d'un réseau de kwassa, au démantèlement de deux officies de faux papiers (lien vers article : ), et à la saisie de 4 kg de cocaïne ainsi que plusieurs tonnes de tabac.

RC

MAURICE

Economie

La Bourse de Maurice se reprend après deux journées noires  
Mercredi 26 Novembre 2008
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Le marché officiel de la Bourse de Maurice s'est quelque peu ressaisi mardi matin après deux journées de forte baisse, vendredi (-5%) et lundi (-5,8%).

Une heure avant la clôture de la séance de ce jour, les indices SEMDEX et SEMTRI avaient enregistré un gain de 4,03% alors que le  SEM-7 affichait une progression de 5,73%.  

Le marché mauricien suit en cela la tendance sur les marché s  internationaux qui effectuent depuis hier une remontée à la faveur du plan de sauvetage par Washington du géant bancaire Citigroup  qui épargne au système financier mondial un nouveau d ésastre, et  par les perspectives d'un plan de relance massif aux Etats-Unis.  

La Bourse de Maurice a été toutefois très volatile à son  ouverture à 10h00, beaucoup de valeurs, en particulier les grosses cylindrées, faisant le yo-yo pendant la première moitié de la  séance.

A 12h30, les indices SEMDEX et SEMTRI avaient atteint 1 157,03 points et 3 133,59 points respectivement par rapport à 1 112,17  points et 3 012,12 points à la fermeture du marché lundi après- midi.  

Quant au SEM-7, il était passé de 245,90 points à 259,98 points. Au premier quart d'heure, les trois indices s'affichaient en  hausse, un mouvement à la base duquel se trouvaient les deux  principaux groupes bancaires, la Mauritius Commercial Bank et la  State Bank, et le groupe IBL.

Pour ce qui est des interventions sur le marché officiel, les  observateurs ont remarqué que lors des dernières séances, les  investisseurs institutionnels locaux ont passé des ordres d'achat  intéressants, voulant probablement prendre avantage de la baisse  des cours de certaines valeurs les plus prisées. Du côté des  investisseurs étrangers, il y a eu à la fois des achats et des  ventes même si celles-ci ont été plus conséquentes.

Les spécialistes notent, par ailleurs, que le marché officiel, avec un Price Earnings Ratio (PER) moyen de 6,5 lundi après-midi -- taux représentant la capitalisation du marché par rapport à la  totalité des bénéfices nets des sociétés cotées -- paraît très  attrayant.

"Avec un tel niveau de valorisation, le marché offre des  opportunités aux investisseurs qui ont une vision à long terme",  fait ressortir un analyste financier.

(Xinhua)

MADAGASCAR

Economie

Les entreprises malgaches peu touchées par la crise financière  
Mercredi 26 Novembre 2008
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L'actuelle crise  financière mondiale n'a pas d'effet direct sur les entreprises de  Madagascar, a estimé un haut responsable malgache du monde des affaires.

Jacky Radavidra, président du groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), a déclaré qu'aucune société privée n'a été fermée à Madagascar, malgré la perte de postes dans ces sociétés, a rapporté mardi le journal local Les Nouvelles.

Radavidra a indiqué que de nouveaux marchés étaient disponibles à Madagascar.

Le chômage technique existe chaque année de novembre à février pour certaines entreprises malgaches, en particulier celles qui fabriquent des chandails exportés vers l'Europe, a-t-il rappelé.

Plusieurs sociétés ont profité de l'adhésion de Madagascar à différentes communautés régionales pour obtenir de nouveaux marchés pendant la basse saison de production permettant la réduction du chômage technique, a-t-il ajouté.

(avec Xinhua)



MAURICE

Peuples autochtones

Maurice continue à revendiquer les îles Chagos  
Mercredi 26 Novembre 2008
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Le Premier ministre mauricien Navinchandra Ramgoolam a déclaré mardi que Maurice maintient ses revendications concernant la souveraineté mauricienne sur les îles Chagos en partant de l'argument que l'archipel a été détaché illégalement du territoire mauricien en violation de deux résolutions adoptées aux Nations unies.

L'île de Diego Garcia dans l'archipel des Chagos (photo www.atopia.tk)

Il a fait cette remarque en répondant à une question du député Eric Guimbeau au Parlement.

Navin Ramgoolam a également indiqué que le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a accepté d'ouvrir des discussions sur les Chagos à compter du 1er janvier de l'année prochaine.

Le Premier ministre Ramgoolam a souligné avoir déjà évoqué la question des Chagos avec son homologue britannique, Gordon Brown. Ce dernier avait proposé que des consultations aient lieu au niveau des techniciens, ce que le chef du gouvernement mauricien a affirmé avoir refusé.

Il a réclamé que des discussions aient lieu au moins au niveau du ministère des Affaires étrangères. Cette proposition a été agréée par Londres.

Il a dit espérer qu'une solution soit trouvée dans le cadre des législations internationales. Il a cependant affirmé que les conseils donnés par les hommes de loi du gouvernement sont des " privilégiées".

A une autre question pour savoir si le gouvernement soutient le projet des Chagossiens de porter l'affaire devant le Tribunal de droits humains européen pour "crime contre l'humanité", le Premier ministre affirme que les Chagossiens doivent comprendre qu'ils font entièrement partie de la nation mauricienne et doivent aborder l'affaire en tant que Mauricien.

Par ailleurs, M. Ramgoolam a ajouté que le document des conférences constitutionnelles concernant les Chagos est désormais à la disposition du public aux archives londoniennes.


Pour accéder à l'indépendance en 1968, Maurice a dû faire l'impasse sur l'archipel des Chagos, une cinquantaine d'îles situées au Nord de Maurice. Les Chagos sont donc restées sous administration britannique qui ont « loué » l'île de Diego Garcia aux américains qui en ont fait une base militaire utilisée notamment au cours des deux guerres du Golfe.

Les chagossiens luttent depuis cette date pour recouvrer leur terre.


Lire à ce sujet les Chagos - Le scandale des Chagos

MADAGASCAR

Faits divers

Vingt prisonniers se sont évadés à Madagascar  
Mercredi 26 Novembre 2008
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Vingt prisonniers se sont évadés de prison dimanche dernier à Ambositra, une ville située à 258 km au sud de la capitale de Madagascar, rapportait mardi la presse malgache.

Les prisonniers ont profité des heures de visite de leurs  proches pour courir vers la porte de sortie et ont jeté des  briques contre les gardes avant de prendre la clé et échapper,  selon le journal Les Nouvelles.

Il s'agit de la quatrième évasion de prisonniers en moins de  huit jours à Madagascar.  

Une grande délégation de la capitale, dirigée par le directeur de sécurité des prisons Rasolomanga Rakotonirina s'est rendu à la prison d'Ambositra pour renforts et enquêtes.  

Selon un haut fonctionnaire de l'administration pénitentiaire  qui a requis l'anonymat, les prisons à Madagascar n'ont pas été  rehabilités depuis leur construction pendant l'époque coloniale à  partir de 1896 à 1960. 

COMORES INDEPENDANTES

Histoire - Patrimoine

29ème anniversaire de l'assassinat d'Ahmed Abdallah  
Mercredi 26 Novembre 2008
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Le 26 novembre 1989, Ahmed Abdallah, président des Comores, était assassiné par des mercenaires français et sud-africains.

A Moroni, on peut encore visiter le bureau du président Abdallah, où rien n'a été touché depuis son assassinat le 26 novembre 1989. (Photo Malango)


Originaire de Domoni, sur la côte Est d'Anjouan, Ahmed Abdallah y est encore très populaire. Le mausolée construit à sa mémoire est l'un des plus imposant monument de l'archipel.

Lors de son procès à propos de cet assassinat, le mercenaire français Bob Denard évoquera un "quiproquo d'armes automatiques" pour toute explication à la mort de celui qu'il avait lui-même porté au pouvoir en organisant un coup d'état en 1978.

Ahmed Abdallah est, avec Ali Soilih, le chef d'état le plus emblématique des Comores. C'est lui qui, le 6 juillet 1975, déclarera l'indépendance des Comores alors que la France venait de donner la possibilité à Mayotte de rester française en faisant un décompte des voix île par île lors du référendum sur l'indépendance des Comores. L'ensemble des îles était pour l'indépendance à 95%, mais Mayotte, où Ahmed Abdallah était particulièrement impopulaire, votait à 65% contre.

Le 3 août de la même année, Bob Denard opérait son premier coup d'état aux Comores en aidant Ali Soilih à s'emparer du pouvoir en écartant Abdallah.

E.T.

COMORES INDEPENDANTES

Sciences & Technologies

Karthala : le Kenya prêt à aider les Comores  
Lundi 24 Novembre 2008
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Les ressources du Karthala sont assez suffisantes pour répondre aux besoins en énergie des Comores, a déclaré vendredi 21 novembre à Moroni le Dr Simeo, responsable de la centrale de KenGen du Kenya, faisant part de la disponibilité de sa structure à aider les autorités comoriennes pour la mise en valeur de ce massif volcanique.

Le sommet du Karthala domine l'île de Grande Comore à 2361 mètres d'altitude.

"L'importance de la géothermie n'est plus aujourd'hui à démontrer", a soutenu le représentant résident du PNUD à Moroni, Opia Mensah Kuma, principal artisan du colloque international sur le volcan Karthala qui a pris fin vendredi dans la capitale comorienne.

D'après le Dr Simeo, la capacité de production d'énergie du géant Karthala est estimée à 19 mégawatts, alors que les besoins réels en énergie géothermique pour l'ensemble de l'archipel des Comores, aujourd'hui, seraient de 5 MW.

L'expert kenyan s'est appuyé sur l'exemple d'une ville kenyane de 800.000 habitants qui consomme la même quantité, grâce à la technologie développée par la centrale KenGen, alors que la population comorienne est estimée à environ 700.000 habitants.

Aux dires des experts kenyans, l'exploitation géothermique pour une production de 10 à 15 MW nécessite un investissement de 30 millions de dollars US, soit 10 milliards de francs comoriens.

(Panapress)

COMORES INDEPENDANTES

Sciences & Technologies

COMORES: EXPEDITION INTERNATIONALE SUR LE COELACANTHE  
Mercredi 26 Novembre 2008
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Du 25 octobre au 2O novembre 2008 s’est déroulé aux Comores une expédition internationale du Max Plank Institute d’Allemagne sous la supervision du Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique.

Le coelacanthe, poisson des profondeurs extrêmes, emblématique des Comores.

L’expédition a eu pour objet de faire un comptage de la population des coelacanthes de la Grande Comore et d’évaluer l’impact éventuel de l’activité humaine sur les coelacanthes.

Le coelacanthe image de marque des Comores et patrimoine mondial a été connu du monde scientifique en 1938 après capture d’un spécimen en Afrique du sud.  Les captures suivantes aux Comores depuis 1952 et les observations in situ montrent que les eaux territoriales des Comores abritent le biotope et la population la plus viable et la mieux connue du monde.

Les observations ont été réalisées en mer avec le sous marin GEO et Yago dont la capacité de plonger va jusqu’à 400 m depuis 1988.  Sur terre, des enquêtes socioéconomiques ont eu lieu dans tous les villages côtiers de l’île avec l’accompagnement d’un technicien de l’Association de Préservation du coelacanthe.

Les échanges ayant eu lieu, d'une part, entre  le Ministre chargé de la pêche, agriculture environnement de l'Union des Comores,  son excellence Mr Anissi Chamssidine et celui de la communication et de la justice, son exellence Mr Mmadi Ali, et d'autre part, les scientifiques.  Ces échanges  ont permis de noter une stabilité de la population des coelacanthes du sud ouest de la Grande Comore qui est estimé à environ 500 individus.

Ceci remet en cause l’hypothèse avancée par certains selon laquelle l’activité de concassage sur le site d'Itsoundzou aurait causé un déplacement des coelacanthes vers la Tanzanie.

Selon le professeur Hans Fricke de l’Institut Max Plank, les analyses génétiques et la photo identification prouvent que leseaux territoriales de la Tanzanie auraient abritaient des coelacanthes depuis plusieurs milliers d’années.  Cependant selon lui, les autorités du pays doivent veiller au respect  des mesures d’atténuation proposées dans l’étude d’impact de cette activité de concassage en vue de réduire l’impact de la poussière sur la santé publique des populations locales environnantes.

L’expédition se poursuit en Tanzanie pour l’estimation de la population des coelacanthes récemment découverte dans ce pays.

(www.mediaterre.org)


A propos du Coelacanthe


AFRIQUE DU SUD

Sciences & Technologies

Un deuxième satellite pour l'Afrique du Sud en mars 2009  
Mercredi 26 Novembre 2008
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L'Afrique du Sud lancera  son deuxième satellite le 25 mars 2009, a affirmé mardi la  ministre sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Dlamini-Zuma a fait cette annonce mardi à Durban lors de la  5ème session du Comité intergouvernemental conjoint du commerce et de la coopération économique entre l'Afrique du Sud et la Russie.
Elle a précisé toutefois que le lancement dépendrait des  conditions météorologiques, rapporte l'agence de presse sud- africaine SAPA.
Le satellite de 80 kg, d'une valeur de 25 millions de rands (, 25 millions de dollars) sera mis en orbite par une fusée russe.
Le premier satellite de l'Afrique du Sud a été lancé en 1999  par la NASA.

(Xinhua)

OCEAN INDIEN

Sciences & Technologies

Les découvertes s’enchaînent sur l'île de Tromelin  
Mardi 25 Novembre 2008
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L’équipe du Groupe de recherche en archéologie navale (Gran) actuellement sur l’île de Tromelin va de découverte en découverte. Après avoir mis à jour un premier squelette, elle en a déterré un autre et plus de 300 objets, révèle le Journal de l'île de la Réunion dans son édition du 23 novembre.

L'île de Tromelin, découverte en 1722 par le navire français La Diane, est située 450 km à l'est de Madagascar et à 535 km au nord de la Réunion. L'île est longue d'environ 1 700 m et large au plus de 700 m.

"La deuxième campagne de fouilles du Groupe de recherche en archéologie navale (Gran), entièrement terrestre à la différence de la première de 2006, à Tromelin a démarré le 27 octobre et doit s’achever le 1er décembre", rapporte dans son édition du 23 novembre le JIR.

"Les conditions de survie et de vie des 90 naufragés de l’Utile en 1.761 livre peu à peu ses secrets. L’équipe du Gran, qui a déjà mis à jour en 2006 les premiers vestiges de l’habitat, se concentre là dessus. Et trois jours seulement après leur arrivée, elle mettait à jour les premiers ossements humains. (…) Depuis, les découvertes s’enchaînent. Le 13 novembre, Max Guérout écrit dans le journal de bord de l’expédition : “Surprise : le sommet d’un crâne apparaît très rapidement, confirmant notre hypothèse. D’autres ossements, appartenant probablement au même corps, apparaissent bientôt, confirmant, là aussi, que les restes ont été perturbés par les travaux d’aménagement de la station météo”.

Il poursuit : “Nous avons encore du mal à comprendre la présence de restes humains aussi près des lieux d’habitation, ce qui semble contraire aux pratiques malgaches, mais aussi à savoir où exactement se situaient les sépultures et ce qui leur est advenu”.

(…) Désormais, l’équipe du Gran a déterré de l’oubli plus de 300 objets : des récipients en cuivre, largement rapiécés au fil des années, un bracelet en cuivre…

(…) 212 naufragés prirent pied sur l’île en 1.761. L’équipage (122 hommes) repart sur une barque de fortune le 23 septembre abandonnant à leur sort les esclaves malgaches. Personne ne viendra les rechercher et ils doivent s’organiser pour survivre dans une île hostile. Plusieurs navires les aperçoivent au fil des ans mais sans pouvoir accoster. Ce n’est que quinze ans plus tard que le chevalier de Tromelin récupérera sept femmes et un bébé.

(Le Journal de l'île de la Réunion, www.clicanoo.com)


Pour en savoir plus sur ce sujet, lire Kashkazi n°58 (décembre 2006), www.kashkazi.com

OCEAN INDIEN

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

Mobilisation régionale pour lutter contre la piraterie  
Mercredi 26 Novembre 2008
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Les pays arabes riverains de la mer Rouge se sont engagés jeudi au Caire à joindre leurs efforts pour combattre la piraterie en mer. Dans le même temps, des pays de l'Afrique de l'est ont créé une brigade de réserve forte de 7 000 personnes pour répondre aux conflits et aux autres crises, et en particulier pour lutter contre la piraterie dans la région.

Pirates sur la côte somalienne (photo Reuters).

Les pays arabes riverains de la mer Rouge vont coopérer pour combattre la piraterie

Lors d'une réunion extraordinaire co-présidée par l'Egypte et le Yemen, les représentants de la Jordanie, du Soudan, de l'Arabie saoudite, la Somalie, Djibouti ainsi que ceux de la Ligue arabe ont discuté des moyens pour faire face à la menace croissante de la piraterie, rapporte l'agence de presse égyptienne MENA.

Les pays arabes riverains de la mer Rouge se sont engagés jeudi au Caie à joindre leurs efforts pour combattre la piraterie en mer.

Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe Ahmed ben Helli a indiqué qu'il est important d'avoir une coordination politique, légale et sécuritaire entre les Etats arabes et africains dans la surveillance de la mer Rouge.

Dans une déclaration publiée après la réunion, les délégués ont condamné la piraterie dans la mer Rouge qui règne près des côtes somaliennes, soulignant la responsabilité des pays riverains de la mer Rouge pour assumer la sécurité de la région.

L'Afrique de l'est crée une force régionale de réponse rapide pour lutter contre la piraterie

Le ministre kenyan des Affaires étrangères Moses Wetang'ula a déclaré que la force de réponse rapide protégerait les routes  commerciales critiques de l'Océan Indien pour faire diminuer le  nombre d'actes de piraterie, en hausse actuellement, dès qu'elle  deviendra pleinement opérationnelle.

"Ce que nous essayons de faire actuellement est de créer une  situation où l'Afrique n'ira pas frapper à toutes les portes dans  le monde pour demander de l'aide. En effet, nous le pouvons, car  un pays comme le Kenya envoie des troupes de maintien de la paix  dans le monde", a-t-il déclaré. 

La force disposera d'un quartier général multinational  amariné de 65 personnes, et d'une unité de soutien de signal qui  comptera 120 personnes.

(Xinhua)

MAYOTTE

Immigration clandestine

Yves Jégo 'très triste'  
Mardi 25 Novembre 2008
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Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, s’est déclaré vendredi "très frappé et très triste de constater qu’à nouveau des clandestins attirés par Mayotte sont morts en mer", jeudi soir.

"Cela ne fait que renforcer notre détermination de pousser la coopération avec l’Union des Comores et de solliciter l’Union des Comores pour que des contrôles soient faits au départ sur les frontières d’Anjouan et pour qu’on évite que des malheureux attirés par Mayotte aillent mourir en mer", a déclaré M. Jégo à l’AFP.

"Ma rencontre récente avec le président (comorien) Sambi, à l’occasion du sommet de la Fancophonie, m’a permis de lui réaffirmer que nous souhaitions passer un accord et trouver une formule de coopération pour éviter cette pression migratoire et des morts. Il en va de la vie des ressortissants comoriens", a-t-il ajouté.

Selon M. Jégo, "ce drame doit inciter l’Union des Comores à renforcer encore les mesures de contrôle pour éviter que des personnes en difficulté ne viennent mourir sur les côtes françaises".

"Pour sa part, le gouvernement français a mis en place des dispositifs extrêmement puissants de contrôle et de récupération en mer, mais on le voit bien, malgré nos efforts, on n’empêche pas des morts trop nombreuses", a-t-il dit.

(AFP)

Outremer DOM TOM

Tourisme

Yves Jégo annonce un plan d’action pour dynamiser le tourisme Outre-Mer  
Lundi 24 Novembre 2008
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Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer, Yves Jégo, a annoncé vendredi 21 novembre la mise en place d’un "plan d’action global" pour dynamiser le tourisme outre-mer, qui vit des temps difficiles selon les professionnels, notamment en Polynésie.

Des compagnies low cost outre-mer ?
Le gouvernement veut inciter les compagnies aériennes à bas coûts à desservir l’outre-mer afin de faire baisser les prix des billets vers ces destinations, a indiqué Yves Jégo dans un entretien au journal français Les Echos vendredi 21 novembre.
M. Jégo annonce qu’il va "démarcher les compagnies low-cost sur toutes les destinations d’outre-mer". Cet appel "n’est pas dirigé contre les compagnies régulières. Cela relève de la même logique de transparence qui a prévalu en Corse", a-t-il déclaré. Cette annonce intervient alors que le gouvernement a entamé des négociations avec les compagnies aériennes desservant l’outre-mer pour faire baisser les prix des billets, notamment pendant les périodes de pointe. Il négocie avec ces compagnies une convention permettant "la mise en place d’un contingent d’au moins 5% de places par vol, y compris les plus chargés, au prix le plus bas de leur grille tarifaire annuelle, hors offre promotionnelle".
(AFP)

Lors des premières assises du tourisme outre-mer, M. Jégo a promis un "engagement fort de l’Etat" pour définir un véritable positionnement "marketing" des douze destinations ultra-marines.

Pour chaque département et collectivité d’Outre-mer, l’Etat financera la réalisation de projets de plans d’actions par le groupement d’intérêt public ODIT France, sur le modèle d’une étude réalisée à La Réunion.

Une plate-forme de promotion et de commercialisation en ligne voyageoutremer.com., opérationnelle en 2009, est destinée à pallier l’absence "presque totale" des destinations ultra-marines des grands sites de réservation en ligne.

M. Jégo a également promis l’"alignement" de l’outre-mer sur la métropole en terme de délivrance des visas : réduction des délais (de 15 jours à 3 jours en moyenne) et simplification des procédures.

Cet assouplissement concernera les croisiéristes qui se voyaient parfois refuser l’accès des ports antillais, au motif que leur visa n’était pas spécifique aux DOM.

En Polynésie, qui reste selon les sondages la destination d’outre-mer qui fait le plus rêver les Français, devant la Réunion, une procédure dérogatoire sera mise en place pour le mariage des étrangers, à Bora Bora notamment, afin de relancer le tourisme nuptial.

M. Jégo compte aussi mettre en place une nouvelle filière de formation aux métiers du tourisme au sein de l’Agence nationale pour l’insertion et la promotion des travailleurs d’Outre-mer (A.N.T) et au Service Militaire Adapté.

Pour faire venir les touristes, un travail de démarchage de toutes les compagnies " low cost " du monde sera entrepris afin de faire baisser les prix (lire ci-contre).

L’Etat financera en 2009 par la défiscalisation le nouvel avion d’Air Caraïbes desservant la Guyane et fera du tourisme un secteur prioritaire des futures zones franches d’activité (réduction de 80% des bases d’imposition).

La future loi-programme prévoit par ailleurs une subvention pour la rénovation des hôtels de moins de 100 chambres. Après sa promulgation les exonérations de charges sociales patronales sont totales jusqu’à 1,6 SMIC (dégressives ensuite jusqu’à 4,5 SMIC).

Le secteur du tourisme constitue la première recette d’exportation dans la plupart des départements et collectivités d’Outre-mer.

(AFP)

AFRIQUE

Tourisme

Un député pour Saint-Martin, un autre pour Saint Barthélémy  
Lundi 24 Novembre 2008
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Le vote de la loi sur le redécoupage des circonscriptions dans l'hexagone et dans l'outremer jeudi 20 novembre a confirmé que Saint-Martin et Saint-Barthélémy, deux îles des Antilles françaises, disposeront chacune d'un représentant à l'Assemblée nationale lors de la prochaine législature, en 2012.

Si les députés avaient adopté un amendement qui proposait un unique député pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, s'était fortement opposé à cette décision, la jugeant "anticonstitutionnelle". "Le gouvernement ne change pas sa position, la Constitution est claire, il y aura un député pour Saint-Martin et un député pour Saint-Barth car tout simplement c’est constitutionnel", a déclaré M. Jégo.

"La position du gouvernement est très claire, il n y a pas de collectivités particulières parce qu’elles seraient plus petites que les autres ou plus éloignées que les autres de Paris, toutes les collectivités de la République, c’est constitutionnel, ont un sénateur et un député", a-t-il ajouté.

Les deux nouvelles collectivités d’outre-mer, créées en 2007, sont représentées aujourd’hui par Victorin Lurel (PS), député de la Guadeloupe, de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Elles ont élu en septembre chacune un nouveau sénateur.

Saint-Barthélémy, qui compte 8.450 habitants (chiffres Insee de 2006), et Saint-Martin, dont le dernier recensement en 1999 situe la population à 29.112 habitants, auront donc un député chacun. Autant que Mayotte, qui comptait au dernier recensement de 2007 plus de 186.000 habitant.

RC (avec AFP)

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