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La lettre de Malango
N°
80
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Mardi 2 Décembre 2008
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : une délégation sera reçue à l'Elysée
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Une délégation d'élus de Mayotte – actuels et anciens – devrait être reçue par le président de la République française, Nicolas Sarkozy, le 16 décembre prochain, en vue de la départementalisation de l'île, a annoncé le président du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina.
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"A l'heure actuelle, personne ne peut dire ce qu'il y a dans la feuille de route, et personne ne sait ce que Nicolas Sarkozy nous dira", a affirmé M. Douchina. |
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Le Congrès reporté ? |
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Lundi 1er décembre s'est tenue une réunion au Conseil général entre les représentants de la collectivité et des membres de divers syndicats et associations. Ces derniers ont demandé à être consultés avant que la délégation ne parte à Paris rencontrer M. Sarkozy. Le report du Congrès initialement programmé le 7 décembre a également été évoqué. Ce rassemblement qui vise à réunir l'ensemble des familles politiques en vue de la départementalisation pourrait se tenir après la rencontre avec le président français, comme le souhaite M. Douchina. |
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Le président de la Collectivité départementale de Mayotte a annoncé lundi 1er décembre qu'il serait reçu par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en compagnie d'une quinzaine de personnalités locales. La rencontre est programmée le 16 décembre à 17 heures, à l'Elysée, à Paris. Elle fait suite à une demande officielle de la part de M. Douchina : "Le 29 octobre, j'avais demandé un rendez-vous afin d'avoir enfin la feuille de route du gouvernement" en vue de la départementalisation de l'île. Cette feuille de route est attendue depuis le mois de septembre par les élus mahorais. M. Douchina souhaite en outre se faire une idée plus précise de ce que M. Sarkozy appelle une départementalisation "progressive et adaptée" – terme qu'il a récemment employé devant les élus ultramarins. "Je veux savoir quelle est sa définition de l'adaptation et de la progressivité", a-t-il indiqué. Lors d'une conférence de presse, M. Douchina (UMP) a assuré avoir invité à l'accompagner les parlementaires actuels (les sénateurs Giraud et Soibahaddine et le député Aly) et anciens (les députés Hory, Jean-Baptiste et Kamardine, le sénateur Henry), ainsi que deux anciens élus à l'Assemblée territoriale des Comores (Ben Ali et Adinani), un membre des quatre partis représentés au Conseil général (Néma, PS, UMP, MDM) et la conseillère économique et social Anziza Moustoifa. "Je voulais une délégation la plus consensuelle possible", a-t-il affirmé, ajoutant qu'il irait personnellement voir Marcel Henry avant son départ. "Pour des raisons de santé, il m'a dit qu'il ne viendrait certainement pas. Mais je tiens à dire que je l'ai invité", a indiqué le président, dans le but de faire taire toute polémique – lors d'une première mission à Paris en avril, l'absence du sénateur honoraire lui avait valu des critiques. Lors de cette même conférence de presse, M. Douchina a tenu à calmer "l'engouement de certains". Les comparant aux déclarations "intempestives" de quelques syndicats en juillet dernier concernant la soi-disant opposition de M. Jégo à la départementalisation, il a démenti les révélations du sénateur Ibrahim Soibahaddine Ramadani concernant la feuille de route du gouvernement. Le "pacte pour la départementalisation" dont le sénateur Soibahaddine a révélé une partie du contenu la semaine dernière relève selon M. Douchina de "l'excès d'enthousiasme" : "A l'heure actuelle, personne ne peut dire ce qu'il y a dans la feuille de route, et personne ne sait ce que Nicolas Sarkozy nous dira. Les déclarations [du sénateur] sont nulles et non avenues". "De même", a ajouté Ahmed Attoumani Douchina, "personne ne peut dire quelle sera la question posée aux Mahorais" lors de la consultation du mois de mars 2009. Affirmant être régulièrement informé, il a cependant ajouté qu'elle "devrait être claire". RC
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Mayotte : les naufragés enterrés 'comme des zébus' selon des proches
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Douze des quatorze victimes du naufrage d'un kwassa le 20 novembre au large de Mayotte ont été enterrées dans une fosse commune mercredi 26 novembre à Mamoudzou, en secret et au mépris des rites religieux. Repêchés dans la commune de Bouéni, au large de la plage de N'gouja, le vendredi 21 novembre, suite au naufrage de leur kwassa en provenance d'Anjouan dans la nuit du 20 au 21, les corps des quatorze victimes – il y eut douze rescapés et sept disparus selon le bilan officiel - auraient dû être enterrés dans celle-ci, comme le stipule la loi. Informée de son devoir lundi 24 novembre, la mairie de Bouéni a refusé de se plier à la loi. "Ils ont argué qu'ils n'étaient pas en mesure d'assurer financièrement cette charge", indique un haut fonctionnaire. Une situation qui aurait provoqué le courroux du préfet, qui a immédiatement convoqué le 1er adjoint au maire. "Il m'a rappelé la loi", indique Ahmed Madi, "je lui ai répondu que s'il fallait l'appliquer, nous l'appliquerions, mais que la situation était très tendue dans le village". Selon lui, "nous ne pouvions assurer cet enterrement pour trois raisons. La première, c'est que les cimetières de la commune sont saturés. La deuxième, c'est que nous n'avons pas le budget pour payer les frais de déplacement des corps entreposés à Mamoudzou – cela nous revenait à environ 1.400 euros par corps. La troisième, c'est que nous n'avons pas d'engin pour creuser une fosse commune." La première raison invoquée a amené des femmes du village de Bouéni à manifester lundi pour que les corps soient inhumés ailleurs. "L'Etat renvoie les Anjouanais vivants, il peut bien renvoyer les Anjouanais morts", a déclaré l'une d'elles. "Quand des Mahorais meurent en métropole, ils sont renvoyés à Mayotte. Pourquoi ne fait-on pas pareil avec les Anjouanais ?" s'est interrogée une autre. Face à cette impasse, la mairie de Mamoudzou a accepté de procéder à l'inhumation, qui s'est déroulée mercredi 26 novembre au cimetière de Mgombani. Un choix critiqué par la communauté des ressortissants des autres îles de l'archipel, selon lesquels leurs proches ont été enterrés "comme des zébus". Empêchés selon eux par les forces de l'ordre de pénétrer dans le cimetière, ils n'ont pu procéder aux traditionnelles ablutions et lectures de prières. "On n'a pu rentrer dans le cimetière qu'après que les corps aient été enterrés. Ce qui signifie que nous n'avons pas pu leur faire les ablutions nécessaires, ni même lire les prières habituelles. Ils ont été enterrés sans avoir été nettoyés selon le rite musulman. On n'a lu les versets du Coran qu'après qu'ils aient été enterrés et que le tractopelle soit parti avec ses hommes !", regrette un membre de la Coordination pour la concorde, la convivialité et la paix (CCCP), une association qui s'occupe régulièrement de l'enterrement des victimes de naufrages. Autre critique : "Ils ont été enterrés dans une fosse commune creusée par un tractopelle, dans le plus grand secret." En effet, les personnes venues assister à l'enterrement ainsi qu'un journaliste auraient été refoulés. "Quand je suis arrivé pour assister à l'enterrement, j'ai vu des policiers à l'entrée du cimetière qui interdisaient l'entrée aux personnes", indique l'un d'eux. "Il y avait des agents autour de la fosse. Mais un homme, habillé en légionnaire, nous a interdit de prendre des photos et nous a demandé de partir", affirme un autre. Faïd Souhaili, journaliste à Mayotte Hebdo, confirme : "On m'a dit que je ne pouvais pas prendre de photos. Des agents de la mairie se sont énervés ; j'ai insisté auprès de leur supérieur, qui les a calmés. Mais après, deux policiers m'ont dit que si je ne partais pas, il n'y aurait pas d'enterrement. J'ai encore insisté, jusqu'à ce qu'un homme habillé en légionnaire me dise : 'Il est 16h02, si à 16h07 vous êtes encore là, les corps ne seront pas enterrés et ce sera de votre faute. Nous ne voulons pas être photographié, c'est notre droit à l'image'." En fait de légionnaire, l'homme en question est Jean L'Huillier, directeur de Transport posthume de Mayotte mais également réserviste de l'armée – d'où sa tenue. "L'argument avancé par M. L'Huillier pour justifier son refus est que le transport des morts est difficile à Mayotte, et que ses agents sont régulièrement indexés. Ils demandent donc à ne pas être filmés ou photographiés", indique Faïd Souhaïli. RC
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COMORES INDEPENDANTES |
Politique |
Comores : la polémique enfle autour de la loi sur la citoyenneté économique
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Le débat fait rage à Moroni quant à la légalité ou non de l'adoption, jeudi 27 novembre par les députés de l'Union, de la loi sur la citoyenneté économique. Officiellement adoptée le 27 novembre
par une majorité des députés de l'Union des Comores,
la loi sur la citoyenneté économique n'a pas fini de créer la
polémique. Ses opposants estiment en effet l'avoir rejetée à
l'issue du premier vote sur l'exception d'irrecevabilité, dirigé
par le président de l'Assemblée, M. Bounou. Pour la CRC (Convention
pour le renouveau des Comores), l'assemblée "s'est prononcée
dans une large majorité pour 'l'exception d'irrecevabilité' du
projet de loi relatif à la citoyenneté économique en Union des
Comores". Le parti Dudja, qui rejette également ce vote,
regrette pour sa part que "la minorité battue à l’issue d’un
vote contradictoire tient, au pied levé, une prétendue séance
plénière, qui n’a été ni programmée, ni convoquée par les
organes statuaires de l’Assemblée".
Les partisans de la loi affirment quant
à eux l'avoir adoptée dans les règles, lors d'un second vote
dirigé par le vice-président Sidi, alors que certains députés
dont le président avaient quitté la salle.
Comme le rapporte le quotidien
gouvernemental Al-Watwan dans sa livraison du 1er
décembre, "la loi sur la citoyenneté économique, en plénière,
voyait deux camps opposés. Un premier camp, les partisans de la loi,
disposant de quatorze députés présents et de quatre procurations
et les députés hostiles à son examen et à son adoption disposant
de treize députés présents et deux procurations. Le décompte des
voix laissait supposer une adoption sans difficulté de la loi."
"Le député Ben Cheikh soulève
alors la question de la conformité des procurations et demande un
examen par le président des lettres de motivation présentées,
lequel invalidera quatre procurations émanant des partisans de la
loi, en raison selon lui de 'non respect des motifs invoqués par le
règlement intérieur''', poursuit Al-Watwan.
"Pourquoi cette procédure
exceptionnelle aujourd'hui, alors que durant quatre ans de
législature, personne n'a jugé bon d'être regardant sur la
conformité des procurations ?", se sont alors interrogés les
partisans de la loi qui, après le départ du président Bounou, ont
décidé sous la houlette du vice-président Sidi de procéder au
vote - "qui finira par 18 voix pour, soit les quatorze députés
présents et quatre procurations", rapporte Al-Watwan.
Après cet imbroglio législatif, des
députés proches du pouvoir n'écartent pas l'idée de déposer le
président Bounou, révèle Al-Watwan ; les opposants à la loi
appellent eux le gouvernement à accepter leur vote.
"La vie parlementaire comorienne
sombre brutalement dans une turbulence manifestement grave, jamais
connue dans l’histoire parlementaire comorienne", estime le
parti Dudja. "Les deux logiques vont droit à un affrontement et
risquent dans l'immédiat de bloquer le fonctionnement de l'assemblée
si la Cour constitutionnelle n'est pas saisie par l'un des deux
partis pour interpréter les textes liés au fonctionnement interne
de l'assemblée et aux conditions dans lesquelles les deux votes sont
intervenus", analyse de son côté le rédacteur en chef
d'Al-Watwan, Ahmed Ali Amir.
RC
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Mayotte : un pacte pour la départementalisation en dix points
Lundi 1 Décembre 2008 |
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Le sénateur UMP de Mayotte Ibrahim Soibahaddine Ramadani a révélé la semaine dernière une partie de la feuille de route fixée par le gouvernement en vue de la départementalisation de l’île.
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Ibrahim Soibahaddine Ramadani, sénateur de Mayotte, a révélé une partie de la feuille de route en vue de la départementalisation de l’île. |
Ce « pacte pour la départementalisation » dont le sénateur Soibahaddine a révélé une partie du contenu la semaine dernière, qui devra servir de base aux négociations entre les élus mahorais et le gouvernement français, s'articule autour de dix étapes qui s'étalent sur une durée indéterminée. Etape 1 : les Mahorais seront consultés sur le statut de département en mars 2009. La date exacte et l'intitulé de la question qui leur sera posée ne sont toujours pas fixés. Etape 2 : à la suite du vote des Mahorais, présumé favorable au département, le gouvernement présentera au Parlement dans le courant de l'année un projet de loi organique érigeant Mayotte en département d'outremer en vue d'une entrée en vigueur au plus tard le 1er janvier 2010. Etape 3 : le gouvernement présentera un projet de loi ordinaire définissant les modalités d'application des six matières encore régies par la spécialité législative, parmi lesquelles le droit des étrangers, le droit du travail, la fiscalité… Etape 4 : en 2011, les conseillers issus du renouvellement électoral siègeront dans une assemblée rassemblant les compétences d'un département et d'une région. Contrairement aux autres DOM, il n'y aura qu'une assemblée à Mayotte. Il devrait également y avoir plus de conseillers – ils sont actuellement 19. Etape 5 : la fiscalité directe des communes entrera en vigueur le 1er janvier 2014. Etape 6 : le gouvernement aidera Mayotte à « intégrer les valeurs républicaines françaises ». Il s'agira d'avoir un état-civil fiable, une seule justice (fini la justice cadiale), une meilleure maîtrise du français, le respect de l'égalité hommes-femmes, le contrôle de l'immigration clandestine… Etape 7 : les minima sociaux ne seront pas étendus à Mayotte dans les premières années. Aucune date n'a été officiellement fixée. Etape 8 : en 2014, le Code général des impôts et le Code des douanes entreront en vigueur. Etape 9 : un Fonds de développement économique verra le jour, avec pour objectif le développement économique de l'île. Etape 10 : Mayotte pourra prétendre devenir Région ultra-périphérique (RUP) de l'Union européenne à partir de 2014 – pas avant. Ce plan ne fait pas l'unanimité à Mayotte, où certains élus souhaiteraient une départementalisation effective plus rapide. NK
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MAYOTTE |
Politique |
Yves Jégo reporte d'un mois son voyage à Mayotte
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Dans un communiqué publié mardi 2 décembre, le secrétariat d'Etat à l'Outremer indique qu'Yves Jégo ne se rendra pas à Mayotte en décembre, comme prévu, mais en janvier prochain.
Lors de sa dernière visite à Mayotte en septembre dernier,
le secrétaire d'Etat à l'Outremer avait annoncé qu'il reviendrait
dans l'île en décembre. Mais "en raison du calendrier
parlementaire particulièrement chargé (vote du budget de
l’Outre-Mer au Sénat, plafonnement des niches fiscales, volet
Outre-Mer de la loi audiovisuelle), le secrétaire d’Etat se voit
contraint de reporter son déplacement prévu cette semaine dans
l’océan Indien", indique le communiqué officiel, selon
lequel "Yves Jégo se rendra à Mayotte et à La Réunion les 8
et 9 janvier prochains".
Le report de cette visite était connu
depuis plusieurs jours.
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MAYOTTE |
Médias, Information |
8 nouvelles radios à Mayotte
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Le paysage audiovisuel de Mayotte va pouvoir s'enrichir de huit nouvelles radios. Le Conseil du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel), à la suite de l’appel à candidatures lancé le 19 décembre 2006 pour la diffusion de radios à Mayotte, et après avoir sollicité l’avis du conseil général de Mayotte, a délivré une autorisation d'émettre aux huit radios suivantes : Radio Parole, RMJ, La Voix du Nord, Radio Est, Radio Baraka, Radio Ntsika, Radio Chimengoma et La Voix musulmane.
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Outremer DOM TOM |
Emploi |
Service Militaire Adapté : Yves Jégo établit des partenariats avec deux fédérations professionnelles
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Le Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer a ouvert ce matin à Paris les premiers Etats Généraux du Service Militaire Adapté (SMA).
Près de cinquante ans après sa naissance, le SMA est implanté dans sept territoires et en métropole. Il forme chaque année 3 000 jeunes ultramarins à cinquante métiers différents, avec un taux d'insertion exceptionnel, 79% en 2007. « Le Service Militaire Adapté Outre-mer est un formidable outil au service de l’insertion des jeunes les plus en difficulté et je souhaite, en trois ans, soutenir sa montée en puissance pour passer de 2900 jeunes formés chaque année aujourd’hui à 5000 jeunes formés » a déclaré Yves Jégo, Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer. Pour faciliter l’insertion durable des volontaires, Yves Jégo a signé ce matin deux conventions de partenariat avec la Fédération Française du Bâtiment (F.F.B.) et l'Union des métiers et industries de la métallurgie (U.I.M.M.). Les deux fédérations se sont engagées à proposer dès 2009 des contrats d'apprentissage, des formations en alternance ou des embauches directes aux jeunes du SMA.
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Outremer DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Neuvième jour de paralysie en Guyane
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Elus et services de l'Etat continuaient à discuter mardi en Guyane, paralysée pour le neuvième jour consécutif par des barrages routiers destinés à obtenir une baisse de 50 centimes des prix de l'essence à la pompe.
Selon la préfecture, on comptait 27
barrages mardi matin, contre 24 lundi.
A Paris, le Premier ministre, François
Fillon, en a appelé de nouveau au conseil régional présidé par
Antoine Karam (Parti socialiste guyanais) pour que la baisse du prix
des carburants aille au-delà des 30 centimes par litre obtenus par
le gouvernement des compagnies pétrolières.
"La seule possibilité pour aller
plus loin dans la baisse serait que le conseil régional accepte de
réduire la taxe spéciale sur les carburants qu'il perçoit. Il n
y'a pas d'autres marges de manoeuvre", a écrit M. Fillon à la
députée PRG de Guyane Christiane Taubira.
"Les collectivités locales
guyanaises doivent maintenant participer à la résolution de ce
conflit très pénalisant pour toute l'économie guyanaise, dans un
esprit de responsabilité", affirme le Premier ministre dans ce
courrier.
A l'Assemblée nationale, le secrétaire
d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo a souligné que les taxes sur les
carburants en Guyane, perçues par la région, avant redistribution
partielle aux autres collectivités locales, "sont 50% plus
élevées que dans les régions voisines".
Sur place, les élus guyanais semblent
avoir pris la main d'un mouvement qui reste populaire tandis que les
chefs d'entreprise ne cachent plus les difficultés économiques
provoquées par le mouvement.
Le Medef Guyane a appelé acteurs du
mouvement et services de l'Etat à trouver rapidement une solution.
Le président de la Chambre de commerce a souligné l'urgence d'une
"sortie de crise".
Le préfet de Guyane, Jean-Pierre
Laflaquière, a jugé la situation "gravissime" et en a
appelé à "la responsabilité des uns et des autres" pour
sortir d'un conflit "qui coûte entre 13 et 15 millions d'euros
par jour à l'économie".
"Plus le mouvement dure et plus
les risques de débordements augmentent. Il y a un risque de
débordements graves que nous regretterions tous", a déclaré
le préfet.
Les établissements scolaires sont
fermés mais Cayenne semble connaître un regain d'activité depuis
lundi. Les épiceries tenues par des commerçants d'origine chinoise
sont ouvertes car ils peuvent franchir les barrages.
M. Karam a réitéré son refus de
"toucher à la taxe sur les carburants fixée par la région",
précisant qu "une contre-proposition sera faite mardi à
l'Etat".
M. Jégo a demandé dimanche à la
région de faire un effort de 20 centimes, qui serait compensé par
une subvention de "10 millions d'euros" de l'Etat. Le temps
"qu'une mission d'inspection se prononce sur le prix du
carburant en Guyane", les conclusions étant attendues pour la
"mi-février", selon le préfet.
D'après une estimation des services de
l'Etat, à partir de la consommation de carburants en 2008, 10
millions compenseraient le manque à gagner pour les collectivités
pendant environ 6 mois seulement. "Que fera-t-on après? nous
n'avons pas la réponse", s'est interrogé Fabien Canavy,
vice-président du conseil général et membre d'un parti
indépendantiste, le MDES (Mouvement de Décolonisation et
d'Emancipation Sociale).
Le député socialiste de Guadeloupe
Victorin Lurel a souligné mardi que les 10 millions seraient puisés
dans un fonds qui n'a pas encore vu le jour.
Une marche de manifestants sur Cayenne
a été confirmée pour mercredi.
(AFP)
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Outremer DOM TOM |
Economie |
Carburants en Guyane : Yves Jégo annonce une baisse de 30 centimes
Mardi 2 Décembre 2008 |
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Le secrétaire d’Etat à l’Outremer Yves Jégo a annoncé vendredi 28 novembre une baisse de 30 centimes des prix des carburants dès le 1er décembre en Guyane, paralysée depuis cinq jours par des manifestants qui exigent une baisse des prix.
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La baisse de 30cts annoncée par Y. Jégo calmera-t-elle les guyanais? |
M. Jégo "a obtenu, après négociations avec les compagnies pétrolières concernées, qu’elles acceptent une baisse de 30 centimes au litre de carburant de l’essence comme du gasoil", indique le ministère dans un communiqué. "Cette baisse, qui se traduira par un arrêté du préfet de Guyane, prendra effet ce lundi soit le 1er décembre". "On est à 30 cts. Si la région fait un effort (pour baisser elle aussi) on sera à 40 cts de baisse. La demande (des manifestants) était à 50 cts (…) De tout conflit il faut savoir sortir", a déclaré le ministre devant la presse. Il a précisé qu’il était partisan d’un "système clair et lisible", souhaitant qu’on n’ait "pas le sentiment que certains s’en mettent plein les poches sur le dos des autres". "Il y a eu un effort supplémentaire de la part des pétroliers, parce que nous avons fait pression et parce qu’ils ont conscience qu’il y a une situation en Guyane qui ne peut pas rester bloquée et qui peut dériver vers une situation d’ordre public inquiétante", a-t-il dit. M. Jégo a également proposé de réserver une enveloppe exceptionnelle de 5 millions d’euros au profit des projets d’investissement des collectivités de Guyane si le Conseil régional consent à son tour un effort temporaire, "au moins du tiers de celui des pétroliers", sur le niveau des taxes qu’il perçoit sur les carburants. Par ailleurs, M. Jégo a demandé aux préfets de Martinique et de Guadeloupe d’"examiner sans délai les moyens d’obtenir une baisse significative des prix des carburants dans ces deux départements, qui pourrait s’appliquer elle aussi, dès le début du mois de décembre". Le secrétaire d’Etat a enfin demandé à une mission d’inspection d’étudier les conditions d’une harmonisation durable des tarifs des carburants entre les départements des Antilles et de la Guyane. (AFP)
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MAURICE |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Deux Mauriciens parmi les résidents de l'hôtel cible de l'attentat à Bombay
Lundi 1 Décembre 2008 |
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Deux Mauriciens se trouvaient dans le Taj Mahal Hotel de Mumbai où une attaque terroriste a fait plus de 100 morts mercredi soir, a rapporté jeudi la presse mauricienne.
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Taj Mahal Hotel à Bombay. |
Le président directeur de la State Bank of Mauritius (SBM), deuxième banque de l'île Maurice, Chaitlall Gunness, et sa femme seraient sortis de l'attaque sains et saufs. Le ministre mauricien des Affaires étrangères, Arvin Boolell, a annoncé jeudi que Mme Guness, qui pouvait être jointe au téléphone, était saine et sauve, et que son mari serait bloqué dans sa chambre d'hôtel, mais serait sauf. Mme Gunness a été prise en charge par des proches. Lors d'un échange avec des contacts à Maurice dans la matinée, elle aurait laissé entendre en substance: "J'ai pu entrer en contact téléphonique avec mon époux, qui se trouvait dans sa chambre". Le chef de la diplomatie a déclaré avoir établi une cellule de crise au ministère des Affaires étrangères pour suivre de très près l'évolution de la situation. "J'ai obtenu des derniers renseignements également de la haute commission indienne à Port-Louis. Les derniers développements sont que l'armée et les commandos de sécurité de l'Inde sont passés à l' action. L'objectif de l'armée en pénétrant dans les deux hôtels, dont le Taj, est de créer un corridor de sécurité pour l' évacuation des clients, qui y sont bloqués depuis hier soir. Force est de constater que des terroristes se trouvent également dans ces hôtels, mais les autorités indiennes affirment avoir la situation en main", a ajouté le ministre mauricien. Selon les media mauriciens, le haut commissaire mauricien à Mumbai, Mukeshwar Choonee, a affirmé que de nombreux Mauriciens font du tourisme actuellement à Mumbai mais qu'il n'avait pas connaissance de leur situation. Le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam a adressé un message à son homologue indien Manmohan Singh, condamnant les actes terroristes visant le peuple innocent et a exprimé sa solidarité pour les efforts de l'Inde dans la lutte contre le terrorisme. D'autres personnalités politiques mauriciens ont également condamné en des termes très forts les attentats commis à Mumbai qui a coûté des vies humaines et a présenté ses sympathies aux familles affectées. Maurice entretient des relations étroites avec l'Inde. Plus de 60% de Mauriciens ont des racines directes ou indirectes avec la Grande Péninsule.
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MAURICE |
Tourisme |
Maurice : progression des arrivées touristiques
Lundi 1 Décembre 2008 |
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L'île Maurice a accueilli en octobre 83.524 touristes, ce qui représente hausse légère (+2,8% ) par rapport à 81.244 de la même période de l'année dernière, selon des statistiques publiés vendredi à Port-Louis. Malgré les conditions économiques défavorables découlant de la crise financière internationale, une croissance positive a été enregistrée sur les marchés suivants: France (+8,3%), Inde (+21,1%) , Réunion (+2,1%) et Afrique du Sud (+6,4%). Le nombre total de touristes ayant visité le pays de janvier à octobre s'élève à 757.688, contre 726.065 durant la même période l' année dernière, soit une hausse de 4,4%. Les statistiques publiées par le ministère mauricien du Tourisme concernent le nombre d'arrivées et non les nuitées ou le taux d'occupation des hôtels. (Xinhua)
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KENYA |
Défense - Conflits |
Un village kenyan attaqué par ses voisins ougandais : neuf morts
Mercredi 3 Décembre 2008 |
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Neuf personnes ont été tuées et cinq autres grièvement blessées, mardi, après que des assaillants venus d’Ouganda voisin ont franchi la frontière avec le Kenya et attaqué le village de Loringit, localité à environ 400 km de Nairobi, la capitale du Kenya. L’information est du chargé des relations publiques de la Croix Rouge kenyane, M Titus Mungo’ou, qui a déclaré à la presse qu’au moins quatre des assaillants ont perdu la vie durant ce raid, dans le district de Turkana, dans le nord du Kenya. Il a révélé en outre que la bande venue d’Ouganda avait pu emporter du bétail et des biens, sans toutefois pouvoir fournir davantage de détails, ni sur le nombre de bêtes volées. Selon des sources contactées par des médias kenyans, quelque 2000 moutons auraient été emportés, de même que des vaches et des ânes. « Déjà rendues vulnérables par une alternance de sécheresse et d’inondations, les populations victimes de la razzia sont actuellement confrontées à un besoin urgent de vivres », a déclaré Mungo’ou, ajoutant que la Croix-Rouge kenyane était en train d’évaluer l’impact humanitaire causé par le raid. Des secours alimentaires ont été acheminés dans la plupart des localités du district de Turkana, selon la source. (APA)
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TANZANIE |
Transports |
Reprise des vols entre Dar es Salaam et Le Caire
Mercredi 3 Décembre 2008 |
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La compagnie aérienne Egyptair envisage de reprendre, à compter du 29 juin 2009, ses vols à destination de la Tanzanie, après une suspension de prés de cinq ans pour des raisons économiques, a appris APA de source informée mardi à Dar Es salaam. Cette décision a été prise à l’issue de la visite
d’Etat effectuée en Egypte le 27 novembre dernier par le Vice président
tanzanien, Ali Mohamed Shein, au cours de laquelle, il a, avec le
Président Hosni Moubarak, conclu un accord relatif à reprise des vols
d’Egyptair pour ‘’stimuler les relations cultuelles et d’affaires entre
les deux pays’’.
Dans un entretien exclusif à APA mardi à Dar es Salaam,
M. Salah Mansour, le Directeur général d’Egyptair chargé des Affaires
internationale a déclaré que sa compagnie allait mettre dans le circuit
quatre nouveaux Boeing 737/800 pour assurer les vols Dar es Salaam - le
Caire-Dar es Salaam quatre fois par semaine, au lieu d’une seule
rotation hebdomadaire, comme cela avait été le cas. Dar es Salaam et le
Caire seront à nouveau reliés, avec une escale à l’aéroport
international d’Entebbe en Ouganda.
Egyptair a été créée en 1932, faisant d’elle la
compagnie aérienne la plus ancienne en Afrique et au Moyen-Orient, mais
elle a eu, par la suite des difficultés financières qui l’avaient
contrainte à suspendre ses activités.
Les vols d’Egyptair à destination de Dar es Salaam auront lieu tous les lundi, mercredi, vendredi et samedi. (APA)
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TANZANIE |
Tourisme |
300 experts du tourisme mondial se réunissent en Tanzanie
Mercredi 3 Décembre 2008 |
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Plus de 300 hauts responsables du tourisme et de la conservation de la nature vont se rencontrer à Arusha (nord de la Tanzanie) en milieu de cette semaine pour discuter du rôle que l’industrie touristique pourrait jouer pour soutenir directement les efforts des communautés locales, a appris APA mardi, auprès des organisateurs. Parmi ces experts mondiaux figurent d’éminentes personnalités connues dans le monde pour leur lutte contre la dégradation de la nature, des acteurs du monde touristique et des organisations de bienfaisance. Ils vont se retrouver pour discuter des meilleurs choix pour les touristes de faciliter les initiatives locales de réduction de la pauvreté et de lutte contre le VIH/Sida, entre autres maux de la société. Cette conférence organisée par le Centre sur l’ écotourisme et le développement durable (CESD) de l’Université de Stanford (Californie, aux Etats-Unis), est la première du genre à se tenir en Afrique et la seconde dans la monde. La première ayant été organisée en 2004 à l’Université de Stanford. (APA)
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AFRIQUE |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Le Conseil de sécurité de l'ONUproroge d'un an l'autorisation de lutter contre les pirates en somalie
Mercredi 3 Décembre 2008 |
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Pour mieux réprimer les actes de piraterie et les vols à main armée commis au large des côtes somaliennes, le Conseil de sécurité a prorogé mardi pour une période de 12 mois l'autorisation donnée aux États qui coopèrent avec le gouvernement fédéral de transition de Somalie à entrer dans les eaux territoriales de ce pays à condition que ce dernier ait au préalable communiqué leur nom au Secrétaire général de l'ONU.
Dans cette résolution 1846 votée à l'unanimité, le Conseil reprend les termes de la résolution 1816 (2008), adoptée le 2 juin dernier pour une période de six mois. Il « condamne et déplore » tous ces actes de piraterie et vols à main armée et « décide » que les États qui coopèrent avec le gouvernement fédéral de transition doivent entrer dans les eaux somaliennes « d'une manière conforme à l'action autorisée, en haute mer, en application du droit international applicable » et utiliser « tous moyens nécessaires ». Le Conseil réaffirme que ces autorisations « s'appliquent à la seule situation en Somalie » et souligne en particulier que la résolution « ne peut être regardée comme établissant un droit international coutumier ». Il « note avec inquiétude » les conclusions du rapport du Groupe de contrôle sur la Somalie daté du 20 novembre 2008, selon lesquelles le versement de rançons de plus en plus élevées encourage en fait la piraterie. L'adoption de la résolution fait suite à une réunion que le Conseil a tenue le 20 novembre à laquelle avait notamment participé le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Efthimios Mitropoulos, qui avait dressé un état de la piraterie sévissant aux larges des côtes somaliennes. À cette occasion, le représentant de la France avait annoncé la création par l'Union européenne d'une opération navale conjointe devant opérer à compter du 8 décembre dans la région, en plein accord avec le gouvernement fédéral de transition somalien. Prévue pour une durée de 12 mois, cette opération vise à protéger les convois maritimes du Programme alimentaire mondial (PAM) qui acheminent l'aide humanitaire en Somalie ainsi que d'autres navires vulnérables. |
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ZIMBABWE |
Santé |
L'épidémie de choléra au Zimbabwe a fait presque 500 morts
Mercredi 3 Décembre 2008 |
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L'épidémie de choléra au Zimbabwe touche à présent 12.000 personnes et a fait 484 morts, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
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Une tente de l'UNICEF pour le traitement du choléra. |
A ce stade, le taux de décès est de 4% des cas, ce qui est considéré
comme élevé par l'agence, a rapporté la porte-parole du Secrétaire
général de l'ONU, Michèle Montas, lors de son point de presse
quotidien, au siège des Nations Unies, à New York.
Il faudrait que ce taux soit inférieur à 1% pour que l'épidémie soit
jugée comme étant maîtrisée, a dit la porte-parole. Ce sont surtout la
capitale Harare et d'autres zones urbaines qui sont touchées, là où il
n'y a pas ou peu d'hygiène.
L'OMS a présenté un plan de contrôle de l'épidémie, qui a été accepté
par le ministère de la santé du Zimbabwe, a-t-elle ajouté.
L'agence des Nations Unies agit en coopération avec 10 partenaires dans
le pays. Le plan prévoit une action d'urgence rigoureuse de 4 mois pour
intensifier les efforts destinés à protéger les enfants non seulement
du choléra, qui menace 42% des provinces du Zimbabwe, mais aussi à
répondre à l'effondrement total des systèmes éducatif et de santé dans
le pays.
Les agences humanitaires construisent à l'heure actuelle des latrines
d'urgence et de l'eau potable est transportée par camion vers les zones
affectées. Des trous de forage sont aussi réhabilités, des activités de
promotion de l'hygiène sont en cours, affirme le Bureau de la
coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Des égouts non contrôlés, un manque d'assainissement dans les zones
surpeuplées et un manque général d'hygiène de la part des commerçants
et restaurants constituent un problème dans plusieurs régions. Il est
aussi difficile d'accéder à de l'eau en quantité suffisante à Harare,
la capitale, selon l'OCHA.
Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l'ingestion d'eau
ou d'aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae. La durée
d'incubation est courte, de moins d'un jour à cinq jours. Le bacille
provoque une diarrhée abondante, indolore pouvant aboutir rapidement à
une déshydratation sévère et à la mort du sujet si le traitement n'est
pas administré rapidement. La plupart des patients présentent aussi des vomissements. (ONU)
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KENYA |
Transports |
Kenya Airways suspend ses vols vers Bangkok
Lundi 1 Décembre 2008 |
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Kenya Airways suspend ses vols vers Bangkok en raison des troubles qui paralysent l'aéroport international Suvarnabhumi International Airport de Bangkok.
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L'aéroport de Bangkok est toujours aux mains des protestataires. |
La compagnie kenyane a fait cette annonce jeudi alors que l'aéroport de Bangkok est toujours aux mains des opposants au gouvernement en place. Le président de Kenya Airways, Titus Naikuni, a affirmé dans un communiqué publié à Nairobi que la compagnie suivait de près la situation et "travaille pour assurer la sécurité de toutes nos personnes sur le terrain". Kenya Airways maintient les vols pour Hong Kong, Guangzou et Bombay. A propos de Bombay, où ont eu lieu mercredi soir des attaques terroristes, M. Naikuni a précisé: "Nous sommes en communication constante avc nos équipes sur le terrain et sommes prêts à prendre toutes les mesures nécesaires si la situation devient dangereuse pour nos opérations".
Ce matin, lundi, les avions ont été autorisés à décoller, mais à vide. La France a, par ailleurs, envoyé un avion gros porteur afin de rapatrier ses ressortissants qui ont fait une demande de rapatriement auprès de l'ambassade de France à Bangkok.
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AFRIQUE |
Justice |
Quinze ans de prison pour le chanteur rwandais Bikindi
Mercredi 3 Décembre 2008 |
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Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a condamné mardi le chanteur rwandais Simon Bikindi pour incitation au génocide en 1994, rapporte l'ONU.
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Bikindi, lors d'une audience de son procès à Arusha, le 6 Novembre 2005. |
Simon Bikindi était directeur d'un ballet, l'Irindiro, compositeur et chanteur célèbre au moment du génocide qui a fait plus de 800.000 morts parmi les Tutsis et les Hutus opposants aux violences. Simon Bikindi a été condamné pour génocide, incitation publique et directe au génocide, meurtre et persécution, tous constitutifs de crimes contre l'humanité. Il est accusé d'avoir été responsable d'attaques spécifiques dans la préfecture de Gisenyi, perpétrées par des membres des Interahamwe, dont certains appartenaient à sa troupe. Trois chansons sont visées spécifiquement dans l'acte d'accusation, Twasezereye, Nanga Abahutu et Bene Sebahinzi, parce qu'elles manipulaient l'histoire du Rwanda pour créer une solidarité hutue et incitaient à la violence. Le chanteur s'était installé en juin 1994 dans un véhicule équipé de haut-parleurs sur la route entre Kivumu et Kavoye, pour inciter la population au meurtre et à l'extermination des Tutsis. Le fait qu'il ait aussi abusé de sa position, c'est-à-dire de sa célébrité, pour commettre ces actes a été considéré par le Tribunal comme un facteur aggravant. Simon Bikindi a été arrêté aux Pays-Bas le 12 juillet 2001 et transféré au TPIR le 27 mars 2002. Les années de détention préventive sont décomptées du total de sa peine. |
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