|
La lettre de Malango
N°
82
|
|
Mardi 9 Décembre 2008
|
|
Vous êtes
16261 lecteurs à recevoir aujourd'hui
" La Lettre de Malango"
|
| |
|
|
|
MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation : le Néma dénonce le 'mépris' vis-à-vis des Mahorais
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Dans un communiqué envoyé à la presse samedi 6 décembre, le Nouvel élan pour Mayotte (Néma) dénonce l'actuel processus de départementalisation de l'île, jugé trop lent, et appelle à un véritable débat entre les responsables politiques.
|
|
"Devrions-nous accepter les termes de cette départementalisation progressive et adaptée ?" s'interroge le parti de Saïd Omar Oili. |
|
Quelle unité ? |
|
|
|
Dans son communiqué, le Néma s'interroge : "M. Ahamed Attoumani Douchina (…) appelle à l’unité des partis politiques pour parler d’une même voix lors de la rencontre du 16 décembre prochain entre les responsables politiques locaux et le chef de l’Etat. Soit, mais ne serait-il pas judicieux de connaître la base réelle de cette unité et nous rappeler les contours du département de Mayotte que nous devrions défendre auprès du chef de l’Etat et qu’attendent les Mahorais depuis plusieurs décennies". |
|
Après les révélations du sénateur Soibahaddine Ibrahim Ramadani sur le "pacte de la départementalisation" – révélations contestées par le président du Conseil général de Mayotte Ahmed Attoumani Douchina – le Nouvel élan de Mayotte a tenu à réagir. Si "de prime abord", le parti dirigé par l'ancien président du Conseil général Saïd Omar Oili se dit "satisfait de la confirmation par [M. Sarkozy] de la tenue de la consultation [des Mahorais] au mois de mars et des autres engagements qui résulteraient de la consultation", il craint une période d'adaptation des textes trop longue. "Certaines des six matières [encore régies par la spécificité législative] nous paraissent incontestablement un préalable à l'accès de Mayotte au statut de département d'outre-mer de droit commun. Or, leur extension ne serait prévue qu'à compter du 1er janvier 2014." Inadmissible selon le Néma, qui prône la fin des spécificités avant la fin de l'année 2010. Le parti de SO. Oili revendique également "l'existence de deux organes délibératifs à l'échelle de l'île" (un Conseil général et un Conseil régional) à l'image des autres DROM. Le "pacte" présenté par M. Soibahaddine ainsi que le rapport sur la départementalisation de la commission des lois du Sénat récemment publié, privilégieraient une assemblée unique aux compétences regroupées. Le Néma demande également à ce que les Mahorais bénéficient le plus rapidement possible des "mêmes droits sociaux, des mêmes obligations, des mêmes salaires, de la même égalité entre les citoyens, de la même solidarité nationale" et donc, entre autres, des mêmes minima sociaux (dont le RSA) que l'ensemble des Français. "Il est intolérable que certaines de ces prestations sociales (…) ne soient prévues que sur une période de 20 à 25 ans. Cet échéancier marque le signe d'un véritable mépris des Mahorais", estime le parti qui se situe au centre gauche de l'échiquier politique mahorais. D'autre part, le Néma pense que "le délai de 2014 envisagé par le gouvernement, délai à partir duquel Mayotte pourra prétendre devenir RUP [Région ultrapériphérique de l'Union européenne] n'est pas une mesure propre à apporter la paix sociale, l'équilibre économique et la stabilité dont Mayotte a besoin vis-à-vis des Comores". "Devrions-nous de ce fait accepter comme certains semblent le dire les termes de cette départementalisation progressive et adaptée qui sera naturellement un modèle d'expérimentation pour le gouvernement, avec toutes les contraintes qu'elle pourrait induire pour les Mahorais ou au contraire, devrions-nous en tant que responsables des partis politiques et représentants d'une population, oser, savoir et pouvoir défendre d'abord les causes et les intérêts des Mahoraises et des Mahorais, quel que soit le prix à payer, dans le seul et unique cadre départemental tel qu'il existe ailleurs en Outre-mer ou dans l'Hexagone", conclut le communiqué. RC
|
|
COMORES INDEPENDANTES |
Diplomatie - Relations internationales |
France-Comores : dernière ligne droite pour le GTHN
Lundi 8 Décembre 2008 |
|
|
Dans un entretien accordé au quotidien comorien Al-Watwan, l'ambassadeur Mahamoud Soilih annonce que la prochaine rencontre du GTHN programmée à Moroni du 10 au 12 décembre sera consacrée aux discussions devant aboutir à la rédaction de l’Accord global qui sera soumis à la signature, début 2009, des présidents comorien et français.
|
|
MM. Leysenne et Soulaimana, les 17 et 18 septembre à Mamoudzou pour le troisième round des négociations du GTHN. |
Initialement programmée fin novembre,
le quatrième round de négociations franco-comoriennes dans le cadre
du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) avait
été ajourné en raison des tensions entre les deux pays,
notamment au sujet des reconduites à la frontière. Il devrait
finalement se tenir les 10, 11 et 12 décembre à Moroni.
Selon Mahamoud Soilih, ce round devrait
permettre d'avancer sur la voie d'un Accord global de coopération,
qui devrait être signé dans le courant du premier trimestre 2009
par Nicolas Sarkozy et Ahmed Aballah Sambi, lors de la venue annoncée
du premier dans l'archipel.
Ce round sera également l’occasion
selon M. Soilih de procéder au démarrage d’un nouveau sous groupe
dénommé "Circulation de biens et développement économique",
qui devra se pencher sur les échanges commerciaux en présence des
représentants des entrepreneurs, des syndicats et des chambres de
commerce des quatre îles, dont ceux du Medef-Mayotte et de la
Chambre de commerce et d'industrie de Mayotte. "Nous avons la
volonté d'impliquer les acteurs économiques", indiquait il y a
quelques semaines le secrétaire général de la préfecture, M. du
Payrat.
Le 12 décembre, les membres du GTHN
devraient en outre se rendre à Anjouan pour procéder à la remise
des diplômes à l’Ecole professionnelle de Ouani, à la pose de la
première pierre de la construction de l’internat de l'ENTP,
financé par la France, et surtout à la signature de conventions
fixant les conditions des évacuations sanitaires entre les trois
îles indépendantes et Mayotte. Il sera également question de la
réouverture du Consulat français à Mutsamudu, fermé quelques
semaines avant le débarquement des troupes comoriennes et
africaines, en mars 2008.
NK (avec Al-Watwan)
|
|
MAYOTTE |
Economie |
Mayotte : le BTP souffre, l'ylang revit
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Selon le bulletin trimestriel de conjoncture de l'Institut d'émission des départements d'outremer (Iedom), le secteur de la construction entrevoit les premiers signes de ralentissement de son activité, tandis que les exportations d'essence d'ylang sont relancées.
|
|
Les exportations d'essence d'ylang semblent relancées. |
|
Pas de crise financière |
|
|
|
"A ce jour, les signes d'une crise financière à Mayotte ne sont pas perceptibles", indique l'Iedom. "La qualité du portefeuille des banques reste bonne" et "les banques continuent de jouer leur rôle de financement de l'économie, en laissant ouvert le 'robinet du crédit'", tandis que "la consommation des ménages et les investissements des entreprises" restent "dynamiques", toujours selon l'Iedom. |
|
Si la crise financière internationale
n'a pour l'heure pas
de conséquences sensibles
sur l'économie mahoraise – les entreprises continuent d'investir
et le secteur du commerce se porte bien, tandis que les banques
continuent de prêter (lire ci-contre) -, les premiers signes d'un
ralentissement de l'activité dans le secteur de la construction se
sont fait sentir durant le troisième trimestre 2008, indique
l'Ideom.
"Les professionnels (…) font
état d'un net ralentissement de l'activité (…) se traduisant par
une réduction sensible des effectifs d'employés", indique le
Bulletin n'°136 de l'institut. "De plus, les entrepreneurs se
montrent soucieux pour les trimestres à venir et anticipent une
dégradation du volume d'affaires."
Ce début de récession était attendu.
Les chefs d'entreprises avancent la baisse de la commande publique,
prévue depuis plusieurs mois en raison de la
situation
financière délicate du Conseil général, ainsi que la
mue annoncée par le gouvernement de la défiscalisation vers le
logement social, pour expliquer ce début de ralentissement. "Les
chefs d'entreprise s'inquiètent de l'absence de projets de gros
chantiers publics", et "les chantiers privés suscitent des
inquiétudes, du fait des interrogations sur le projet de Loi pour le
développement économique de l'outremer", indique l'Iedom. Ils
continuent en outre de dénoncer les délais de paiement des
collectivités locales jugés trop long.
Cependant, note l'institut, "les
importations de ciment ont considérablement augmenté au cours du
3ème trimestre, s'établissant à 47.000 tonnes, en
hausse de 146% par rapport au 2ème trimestre, et de 111%
en glissement annuel."
A contrario des inquiétudes du secteur
du BTP, celui de l'ylang revit. "Les exportations d'essence
d'ylang-ylang semblent relancées", indique le bulletin. C'est
peu de le dire : avec 3,2 tonnes d'huiles d'essence exportées au
cours du 3ème trimestre, pour un montant de près de
300.000 euros, le secteur voit ses exportations augmenter de 300% par
rapport au trimestre précédent, et de 44% en glissement annuel. 400
kilos avaient été exportés au premier trimestre (pour un montant
de 35.000 euros), et 360 kilos au deuxième trimestre (28.500 euros).
L'aquaculture elle aussi retrouve le
sourire. Les exportations ont doublé entre le 2ème et le
3ème trimestre, pour atteindre plus de 30 tonnes
exportées – soit une valeur de 219.000 euros. Sur les neuf
premiers mois de l'année, elles restent cependant encore inférieures
(-16%) à celles de l'année dernière.
RC
Télécharger le Bulletin
trimestriel de conjoncture de L'IEDOM
|
|
COMORES INDEPENDANTES |
Médias, Information |
Comores : deux journalistes d'Albalad licenciés abusivement selon l'OCPE
Lundi 8 Décembre 2008 |
|
|
Dans un communiqué publié la semaine dernière, l'Organisation comorienne de la presse écrite (OCPE) dénonce le licenciement "abusif" de deux journalistes de l'hebdomadaire Albalad.
"L’Organisation comorienne de la
presse écrite a appris avec stupéfaction la rupture unilatérale du
contrat qui liait le journal Albabal aux deux journalistes Ahmed
Abdallah Mgueni et Mme Nafissa Ahmada", indique le communiqué.
"Les motifs invoqués pour mettre fin aux emplois des
journalistes sont révoltants, parce qu’il ne s’agit pas d’une
faute professionnelle grave commise dans le journal qui les emploie,
mais d’une pression politique du pouvoir, sanctionnant des
journalistes qui ont quitté les médias d’Etat et dont l’un
deux, correspondant de RFI, diffuse des informations sur Radio France
qui ne sont pas du goût du pouvoir", accuse l'association, qui
fait office de syndicat des journalistes de la presse écrite aux
Comores.
Selon l'OCPE, "la confusion
regrettable entre les intérêts du groupe industriel Comoro Golf
Holding et le journal Albalad dont ils sont uniques propriétaires
est non seulement inadmissible mais tout aussi dangereux pour la
démocratie (…) Le silence des membres éminents de l'OCPE qui
dirigent la rédaction du journal Alblad inquiète l’organisation."
Lancé en septembre dernier par le
groupe arabe Comoro Golf Holding, porteur d'un grand nombre de
projets dans le pays et proche du président Sambi, l'hebdomadaire
Albalad est dirigé par M. Moindjié, correspondant de l'AFP aux
Comores et ancien rédacteur du journal gouvernemental Al-Watwan.
Imprimé au Liban, Albalad, un journal
de 32 pages en couleur pour l'heure distribué gratuitement, devrait
prochainement être réalisé dans la nouvelle imprimerie que compte
installer Comoro Golf Holding, à Moroni.
Ce groupe est, depuis plusieurs mois,
accusé de collusion avec le pouvoir en place, notamment dans
l'affaire de la
loi sur la citoyenneté économique.
RC
|
|
COMORES INDEPENDANTES |
Aide internationale |
Les Comores espèrent une aide de 14 millions d'euros du FMI
Lundi 8 Décembre 2008 |
|
|
Le FMI doit dire le 15 décembre prochain s'il accorde ou non une aide budgétaire aux Comores dans le cadre de l'Assistance d'urgence post-conflit.
|
|
Selon Pierre Van Den Boogaerde (photo datant de 2006), l'Assistance d'urgence post-conflit serait "une aubaine pour relancer l'économie comorienne". |
|
Le "oui mais" des exécutifs insulaires |
|
|
Il a fallu de nombreuses tractations entre les ministres des Finances des trois îles autonomes et celui de l'Union pour que les premiers signent le protocole d'accord avec le FMI, après avoir menacé de le boycotter, estimant ne pas avoir été associés à la démarche.
En acceptant d'apposer leur signature au bas du document, les gouvernements des îles ont contraint les autorités fédérales à des concessions qui faisaient l'objet d'un bras de fer depuis plusieurs mois. Le gouvernement de l'Union s'est engagé à réactiver le mécanisme des recettes à partager et promet de reverser aux îles leur quote-part du fonds d'entretien routier. Le gouvernement s'est aussi engagé à rétablir le comité de transfert des compétences.
|
|
Après quatre mois de négociations, le
Fonds monétaire international (FMI) a accepté d'inscrire l'Union
des Comores parmi les pays susceptibles de bénéficier de
l'Assistance d'urgence post-conflit, un dispositif réservé aux pays
confrontés à des conflits armés.
Rien n'est toutefois acquis. C'est le
15 décembre, jour de l'Assemblée générale du FMI, que
l'institution financière se prononcera sur la recevabilité de la
demande comorienne. Le représentant du FMI à Madagascar (qui gère
également les Comores affiche un certain optimisme : "C'est une
aubaine pour relancer l'économie comorienne" a déclaré à
Moroni Pierre Van Den Boogaerde lors d'un séjour de travail la
semaine dernière.
En cas d'accord, le FMI prévoit
d'injecter près de 7 milliards de francs comoriens (14 millions
d'euros) dans les caisses du Trésor comorien. De l'argent qui
permettra au gouvernement de "payer quatre mois d'arriérés de
salaires", a annoncé le ministre des Finances du gouvernement
de l'Union, Mohamed A. Soilih.
Au-delà de la bouffée d'oxygène
qu'apporterait une telle aide, l'obtention de cette assistance
post-conflit aux Comores ouvrirait la voie à un accord dans les six
prochains mois au titre de la FRPC (Facilité de réduction de la
pauvreté et la Croissance), ainsi qu'à un allègement de la dette
extérieure, qui s'élève à 90 milliards de francs comoriens (180
millions d'euros).
Le protocole signé le 28 novembre
dernier entre le ministre des Finances du gouvernement de l'Union et
le représentant du FMI est un premier pas dans ce sens. Il détaille
les réformes budgétaire et politiques que le gouvernement s'engage
à mettre en œuvre dans les six prochains mois, parmi lesquelles une
baisse du personnel politique et une meilleure maîtrise de la masse
salariale de la fonction publique.
Une étape qualifiée d'"historique"
par M. Soilih, selon lequel elle "démontre la crédibilité
retrouvée de notre pays au niveau des institutions internationales".
M. Van Den Boogaerde estime pour sa part que les Comores ne peuvent
pas rater "le résultat de quatre années d'efforts et de
sacrifices".
NK
|
|
COMORES INDEPENDANTES |
Diplomatie - Relations internationales |
France-Comores : la FCDH appelle à la dissolution du GTHN
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Deux jours avant l'ouverture du quatrième round de négociations du GTHN, la Fondation comorienne des droits de l’Homme (FCDH) réclame dans un communiqué de presse la "dissolution" de ce "machin".
Alors que le Groupe de travail de haut
niveau doit se retrouver mercredi 10 décembre à Moroni pour
la quatrième fois depuis le mois de juin, la Fondation
comorienne des droits de l'Homme basée à Mutsamudu a appelé lundi
8 décembre à la "dissolution de ce 'machin'".
Selon la FCDH, la tenue de cette
réunion, à Moroni et à Mutsamudu, est "inopportune"
après l'affaire des naufragés du kwassa qui a chaviré le 20
novembre dernier – naufragés enterrés dans une fosse commune au
mépris des rites musulmans – et alors que se profile la
consultation des Mahorais sur le statut de département.
"La FCDH trouve inopportune la
tenue à Mutsamudu le mercredi 10 décembre 2008, jour du
60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme, d’une réunion du fameux… GTHN, qui n’a d’autres
visées que la légitimation du condamnable référendum que les
autorités coloniales comptent imposer dans l’île comorienne
toujours sous leur occupation militaire."
La FCDH demande en outre "d’arrêter
faire la bise à Jégo et consorts" et exige "la fin des
expulsions [des Comoriens vivant à Mayotte] dans des conditions
dégradantes".
Depuis ses débuts, le GTHN souhaité
par les président Sarkozy et Sambi est décrié, à Mayotte par les
sceptiques de la coopération régionale comme dans l'Union des
Comores par les partisans du retour de l'île dans l'ensemble
comorien.
RC
|
|
Outremer DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Prix carburants en Guyane : levée des barrages, nouvelle baisse de 20 centimes attendue
Lundi 8 Décembre 2008 |
|
|
La Guyane, touchée par un mouvement de protestation contre la cherté des carburants depuis le 24 novembre, est sortie vendredi de onze jours de paralysie après l'accord intervenu la veille entre Etat et élus sur une nouvelle baisse des prix à la pompe.
Tous les barrages routiers dressés
pour obtenir une baisse de 50 centimes du prix des carburants ont été
levés dans la matinée "sans incident", selon la
préfecture. On en comptait 26 ou 27 jeudi.
Les camions qui bloquaient le
rond-point stratégique de Balata sont partis, permettant d'entrer de
nouveau dans Cayenne et d'emprunter les routes menant à Kourou et au
Brésil.
La plupart des stations service de
Cayenne et de sa périphérie ont rouvert, affichant 1,47 euro pour
le litre de super et 1,25 euro pour le gazole.
C'est 30 centimes de moins qu'au 1er
novembre, correspondant à la baisse que le gouvernement a obtenu le
28 novembre de Total, principal actionnaire de la Sara (Société
anonyme de la raffinerie des Antilles), qui approvisionne la Guyane.
De longues files d'automobilistes
attendent de pouvoir être servis en essence.
Le protocole signé jeudi soir par le
préfet, la région, le département et l'association des maires de
Guyane prévoit une nouvelle baisse de 20 centimes, permettant
d'atteindre les 50 centimes de baisse à la pompe revendiqués par le
mouvement de protestation.
Selon le texte, le préfet de Guyane
"prendra toutes les dispositions nécessaires pour fixer par un
nouvel arrêté le prix des carburants à la pompe intégrant une
nouvelle baisse de 20 centimes par litre, à compter de lundi, sous
réserve d'un accord formel avec la Sara, ou autres, obtenu par la
négociation voulue et menée par le conseil général".
En attendant, le département et la
région se sont engagés à prendre en charge le coût de cette
mesure pendant un mois sur leurs fonds propres.
C'est le conseil régional qui fixe et
perçoit les taxes sur l'essence, dont il reverse une partie du
produit aux autres collectivités.
Le conseil régional et le conseil
général doivent se réunir avant dimanche pour dégager chacun un
million d'euros.
En cas d'échec des négociations, la
seule autre voie possible "serait une baisse de 20 centimes des
taxes régionales", a réaffirmé jeudi le secrétaire d'Etat à
l'outre-mer Yves Jégo.
Le président du conseil régional
Antoine Karam (Parti socialiste guyanais) s'y refuse.
"Si, d'une manière ou d'une
autre, la baisse de 20 centimes est obtenue pour les Guyanais",
l'Etat débloquera 10 millions d'euros de crédits d'investissements
sur le fonds exceptionnel prévu dans le projet de budget pour 2009,
précise encore le protocole
Cinq millions seront affectés au seul
conseil général "pour financer des projets d'investissements
programmés en 2009".
De quoi en fait combler pendant trois
mois les pertes de recettes des collectivités entraînées par la
nouvelle baisse de 20 centimes.
Cette période servira à une mission
d'inspection pour étudier la formation des prix des carburants en
Guyane et proposer des réformes pour les faire diminuer.
M. Jégo se rendra "prochainement"
en Guyane, a-t-il dit à l'AFP. Il compte "apporter un certain
nombre d'éléments financiers nouveaux aux élus", au-delà des
6 millions d'euros que rapportera le relèvement des prix du tabac.
Il compte trouver 14 autres millions
d'euros de recettes supplémentaires permanentes pour les
collectivités.
(AFP)
|
|
Outremer DOM TOM |
Politique |
Consensus à Matignon entre les signataires de l'accord de Nouméa
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Les signataires de l'accord de Nouméa, qui a instauré en 1998 une décolonisation par étapes de la Nouvelle-Calédonie, sont parvenus lundi 8 décembre à un consensus notamment sur le transfert des compétences, à l'issue du VIIe comité réuni pour la deuxième année consécutive à Matignon.
Le Premier ministre François Fillon,
qui a ouvert et clôturé les travaux, a annoncé aux participants
qu'il se rendrait dans la collectivité du Pacifique en 2009 sans
préciser de date. Selon des sources concordantes, le voyage du chef
du gouvernement devrait avoir lieu en janvier.
A l'occasion de ce nouveau bilan
d'étape de l'accord de Nouméa, qui intervient avant la tenue en
avril des élections provinciales suivies de la mise en place d'un
nouveau gouvernement local, plusieurs sujets ont été abordés dont
le principal est le transfert des compétences de l'Etat au pouvoir
local, qui a pris du retard sur le calendrier.
Le comité des signataires se "félicite
de la qualité des travaux qui ont permis d'aboutir à des scénarios
de transfert de compétences réalistes dont la progressivité permet
d'assurer la continuité et la qualité du service" aux
néo-calédoniens, en particulier sur le sujet sensible de
l'enseignement secondaire public, indique le relevé des conclusions
adopté à l'unanimité. Une loi organique devrait être votée en
mars par le Parlement.
Selon M. Fillon, qui s'exprimait à
huis clos, "le consensus qui s'est dégagé sur chacun des
domaines de compétence à transférer est un signe fort, très
encourageant et porteur d'espoir".
"Il n'y avait que des points de
convergence", s'est aussi réjoui le secrétaire d'Etat à
l'Outremer, Yves Jégo, justifiant le décalage du transfert de
certaines compétences (sécurité civile, droit civil et commercial
par exemple) par la nécessité d'"une expertise préalable".
Autres sujets sur la table:
l'introduction de l'euro souhaité par le gouvernement, ou bien
encore le prix du nickel, une importante richesse de l'île mais dont
le cours a fortement baissé en raison de la crise mondiale.
"Ce comité des signataires s'est
très bien passé", a affirmé Harold Martin, actuel président
du gouvernement de Nouvelle Calédonie (parti l'Avenir Ensemble).
"L'Etat nous soutient à fond", a-t-il ajouté.
Pour Paul Néaoutyine qui menait la
délégation du FLNKS (indépendantiste), "la magie de
l'éloignement" a permis, comme l'an passé, de "dépasser
les différentes sensibilités". "Nous partons rassurés
sur les intentions de l'Etat", a expliqué à la presse Pierre
Frogier pour le Rassemblement-UMP.
(AFP)
|
|
AFRIQUE |
Agriculture - Elevage - Pêche |
La France inquiète de certains investissements agraires en Afrique
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
L'exploitation de terres en Afrique par des investisseurs étrangers ne doit pas exposer les populations locales à des crises alimentaires, a souligné lundi le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet.
"L'arrivée
d'investissements extérieurs ne peut pas se faire sans une
protection des populations locales contre d'éventuelles crises
alimentaires", a estimé M. Joyandet lors d'une conférence de
presse à l'occasion d'un forum intitulé "Investir pour
l'agriculture en Afrique sub-saharienne".
M. Joyandet était
interrogé notamment sur le projet du groupe sud-coréen Daewoo
Logistics d'acquérir 1,3
millions d'hectares de terres à Madagascar, pour y
produire du maïs et de l'huile de palme, destinés à l'exportation.
Constatant qu'"achat
de terres et baux de longue durée semblent avoir la préférence des
investisseurs étrangers", le directeur général de
l'organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO),
Jacques Diouf, s'était alarmé l'été dernier du risque de voir
émerger "un pacte néo-colonial pour la fourniture de matières
premières sans valeur ajoutée dans les pays producteurs".
"Avant qu'il ne
devienne massif il faut que ce phénomène soit bien réglé", a
encore affirmé le secrétaire d'Etat français. "On a vu se
développer depuis un an un mouvement de spéculation international
sur les matières premières alimentaires qui est préoccupant,
nouveau", a souligné de son côté le ministre français de
l'Agriculture Michel Barnier. "Je pense que cela pose un
problème de gouvernance", a-t-il ajouté.
MM. Barnier et Joyandet
ont réaffirmé la nécessité de relancer une agriculture vivrière
en Afrique, à l'occasion de ce forum qui a réuni plus de trente
ministres européens et africains des représentants d'institutions
financières et d'organisations régionales ainsi que des
entrepreneurs et des producteurs.
(AFP)
|
|
MADAGASCAR |
Développement |
10.000 nouveaux raccordements à l'électricité prévus l'année prochaine à Madagascar
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
La JIRAMA, société d'Etat malgache de distribution de l'eau et d'eléctricité, Jiro sy Rano Malagasy, a annoncé un plan de 10.000 nouveaux branchements au réseau d'électricité pour l'année prochaine. Le directeur générale du Jirama, Bernard Rohman, a déclaré lundi lors d'une conférence de presse à Antananarivo que parmi les 10.000 nouveaux branchements électriques, 3.000 seront entrepris dans la capitale, a rapporté mardi le journal local "Midi Madagascar". Les 97% des travaux, qui ont été réalisés, sont financés par l'Agence française de développement (AFD). La Jirama totalise 114 centres de production électrique, et intervient dans 66 des 232 communes urbaines de Madagascar.
|
|
MADAGASCAR |
Défense - Conflits |
Madagascar signe la Convention sur les armes à sous-munitions
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Madagascar a signé la Convention sur les armes à sous-munitions à Oslo, en Norvège, a affirmé samedi le ministère malgache des Affaires étrangères dans un communiqué de presse. Au nom du président malgache Marc Ravalomanana, le ministre des Affaires étrangères Marcel Ranjeva a signé la convention mercredi à Oslo, indique le communiqué, ajoutant que Madagascar a été parmi les premiers signataires de cette convention. La Convention sur les armes à sous-munitions, négociée et adoptée lors de la Conférence diplomatique de Dublin le 30 mai de cette année par 107 pays, est un traité international juridiquement contraignant qui interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert d'armes à sous-munitions.
|
|
MAURICE |
Immigration clandestine |
Plusieurs dizaines de Pakistanais en situation irrégulière recherchés par la police mauricienne
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Sur ordre du bureau du Premier ministre, des dizaines de Pakistanais en situation irrégulière sont recherchés par la police mauricienne dans le souci d'assurer la sécurité du territoire mauricien et des touristes de passage, a rapporté mardi le journal mauricien L'Express. Cette démarche, estime-t-on, survient dans le sillage des attentats de Bombay, en Inde, qui ont poussé les autorités mauriciennes à faire le point sur les ressortissants étrangers ne détenant pas ou plus de permis de séjour. Plusieurs ressortissants pakistanais, venus en touristes ou en voyage d'affaires pour la plupart, dont le permis de séjour devaient expirer au bout de deux semaines, n'auraient pas quitté le pays. Au cours du week-end dernier, quatre ouvriers bangladeshis en situation irrégulière ont été expulsés. Par ailleurs, le bureau des Passeports et de l'immigration signale que de nombreux Européens, et plus particulièrement des Français, seraient également sans permis de séjour valable. Les ressortissants des pays de l'Union européenne, les pays scandinaves, les Etats-Unis, plusieurs pays du Pacifique et des Caraïbes, l'Inde, la Chine, l'Australie et les pays de la Communauté d'Afrique australe (SADC) sont exemptés de visa sur l'île Maurice. Un touriste de ces pays bénéficie d'un permis de séjour de trois à six mois alors qu'un hommes d'affaires obtient un permis de 90 jours. Un ressortissant du Pakistan, du Bangladesh, de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), de l'Irak, des pays de l'Afrique de l'Ouest, excepté le Ghana, des pays du Maghreb, de l'Amérique du Sud, ou de l'Europe de l'Est doit obtenir un visa avant de venir à Maurice. Il doit en faire la demande dans la mission diplomatique mauricienne de son pays ou auprès d'un bureau de la compagnie nationale aérienne mauricienne, Air Mauritius. avec Xinhua
|
|
ZIMBABWE |
Santé |
La Tanzanie vient au secours du Zimbabwe
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
La Tanzanie a fait don de médicaments d'une valeur de 60.000 dollars américains au Zimbabwe pour l'aider à lutter contre l'épidémie de choléra qui sévit dans le pays depuis plusieurs mois.
|
|
Dans les rues d'Harare, des conditions d'hygiène déplorables favorisent la propagation de la maladie. |
Le ministère tanzanien de la Santé et du Bien-être social a fait ce don lundi à Dar-es-Salaam par le biais de l'ambassade du Zimbabwe, ont annoncé mardi des sources du ministère. Des chiffres officiels affirment que l'épidémie de choléra au Zimbabwe a touché 12.546 malades et fait 565 morts depuis août. avec Xinhua et l'ONU
|
|
KENYA |
Médias, Information |
Le Premier Ministre du Kenya prône la concertation
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, a appelé lundi à plus de discussions et de consultations autour du projet de loi controversé sur les médias avant que le parlement ne prenne une décision finale. Odinga l'a déclaré aux officiels du Conseil kenyan des médias ( MCK), qui l'a demandé d'intervenir sur ce projet de loi, qui, selon eux, paralysera la presse. Le Premier ministre a indiqué qu'il est favorable à une presse libre, mais qu'il y avait une préoccupation croissante par rapport à l'impunité, aux faux reportages, et à des déformations délibérées au sein des médias. Il a demandé davantage de débats, particulièrement sur les parties jugées problématiques par les propriétaires de médias. Les responsables du Conseil kenyan des médias ont indiqué qu'ils étaient inquiets par rapport aux clauses contenues dans le projet de loi qui permettent au gouvernement d'interrompre des émissions à tout moment et de saisir et même détruire les équipements. M. Odinga a convenu que certaines parties du projet de loi pourraient être utilisées de façon abusive et nécessitent d'être formulées avec plus de précision en concertation avec les professionnels. Des critiques affirment que la loi proposée, appelée Projet de loi sur les TIC, cherche à restreindre la liberté des médias à travers une commission désignée par le gouvernement, qui aura le pouvoir de délivrer ou non les licences.
Le parlement du pays a reporté les débats sur un projet de loi controversé qui accorderait le pouvoir au gouvernement de contrôler les entreprises médiatiques ainsi que le contenu de leurs programmes. avec Xinhua
|
|
MOZAMBIQUE |
Médias, Information |
Mozambique : vol de 400 passeports dans les bureaux de l'administration
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
Le ministre mozambicain de l'Intérieur Jose Pacheco a admis que 400 passeports aviaent été volés de l'Administration nationale de l'immigration à Maputo, a rapporté dimanche l'agence de presse mozambicaine AIM.
M. Pacheco a confirmé cet incident, mais a précisé qu'environ 400 passeports avaient été volés, au lieu de 700 comme l'indiquait la rumeur. "Nous travaillons pour éclaircir cette situation, notamment pou identifier les mouvements des citoyens détenant de faux passeports ", a déclaré M. Pacheco. Il a affirmé que certains officiels avaient été tenus pour responsables de la perte de ces passeports, mais sans préciser s'ils ont été arrêtés. Les faux passeports sont essentiellement destinés aux étrangers résidant illégalement au Mozambique.
|
|
ZIMBABWE |
Politique |
Mugabe, poussé vers la sortie, contre-attaque
Mardi 9 Décembre 2008 |
|
|
A l'heure où la plupart des capitales du monde réclament le départ de Mugabe, au pouvoir depuis 1987, son gouvernement s'en prend aux britanniques, aux américains et à l'Europe, accusés de "manipuler la propagation du choléra en faveur d'une réaction internationale contre son administration et de viser un changement du régime", comme le rapporte "The Sunday Mail".
|
|
Mugabe, âgé de 84 ans, au pouvoir depuis 24 ans au Zimbabwe, refuse de sortir. |
Samedi, le Premier ministre britannique Gordon Brown a affirmé que "la propagation du choléra et l'appel à l'aide internationale ont démontré que le système du gouvernement (zimbabwéen) s'était effondré". M. Brown a également exhorté à la mise en place d'une "structure de direction et de contrôle" au Zimbabwe, tout en appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir "de toute urgence" pour discuter de la situation au Zimbabwe. Le porte-parole du président zimbabwéen et le secrétaire à l'Information et la Publicité, George Charamba, a affirmé qu'"il est clair que le centre de diection auquel M. Brown se réfère n'a rien à voir avec le choléra. Il s'agit uniquement d'un différent en cours entre le Zimbabwe et la Grande Bretagne sur le sol. Il s'agit de la politique visant au changement du régime. Il demande une invasion au Zimbabwe". M. Charamba a souligné que le Zimbabwe a observé toute la semaine ce qu'il prend comme une tentative d'établir une psychologie de guerre contre le Zimbabwe. Il a noté que "les épidémies de choléra au Zimbabwe ne sont pas nouvelles. "Nous avons subi plusieurs épidémies de choléra dans le passé. Ce qui rend cette propagation anormale c'est parce qu'elle s'est produite dans le contexte de durcissement des sanctions contre le Zimbabwe". "Ce sont ces sanctions qui réduisent la capacité de réponse du gouvernement à cette épidémie", a-t-il martelé. L'europe est également accusée par Harare d'aggraver la crise sanitaire par les sanctions imposées au Zimbabwe. Interrogé à ce sujet, le ministre français des Affaires Etrangères à rappelé que "plus de 9 millions d'euros provenant du "plan global humanitaire" de la Commission européenne en faveur du Zimbabwe ont été débloqués au profit d'agences relevant des Nations unies et d'organisations non-gouvernementales présentes au Zimbabwe afin de soutenir leurs actions dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, de lutter contre l'épidémie et de fournir des médicaments essentiels." Tout en précisant que "Les autorités zimbabwéennes, en l'occurrence M. Mugabe - dont nous rappelons qu'elles ne représentent pas celles qui ont obtenu une majorité politique légitime issue du premier tour des dernières élections législatives au Zimbabwe - déclarent que des sanctions pénalisent la population civile, mais ceci est faux. La situation actuelle du Zimbabwe est largement due à des problèmes de gouvernance ces dernières années, alors que le surnom du Zimbabwe était auparavant le "grenier de l'Afrique". La situation dramatique que vivent les populations civiles au Zimbabwe qui sont désormais touchées par l'épidémie de choléra aujourd'hui, n'est pas la conséquence de causes naturelles." Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, qui préside l'Union européenne jusqu'à la fin du mois, a lui aussi, appelé lundi à la démission de Robert Mugabe, comme le diplomate en chef de l'UE Javier Solana. E.T.
|
|
|