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La lettre de Malango
N°
83
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Vendredi 12 Décembre 2008
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Inhumation des naufragés à Mayotte : les Comores demandent des explications à la France, qui dément
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Le gouvernement comorien a demandé des explications à la France quant à l'enterrement dans des conditions jugées "indécentes" le 26 novembre à Mayotte de douze des quatorze victimes d'un naufrage.
Dans un communiqué publié mardi 9 décembre, le gouvernement de l'Union des Comores s'interroge quant à la manière dont douze des quatorze corps repêchés au large de Mayotte après le naufrage de leur embarcation le 20 novembre, ont été inhumés, mercredi 26 novembre, dans le cimetière de Mgombani, à Mamoudzou. Les corps, dont des habitants et les élus de Bouéni avaient refusé qu'ils soient inhumés dans leur commune, avaient été enterrés dans une fosse du cimetière du chef-lieu, "au mépris des rites religieux" selon plusieurs témoins. "Nous n'avons pas pu leur faire les ablutions nécessaires, ni même lire les prières habituelles", avait indiqué l'un d'eux. D'après le quotidien Al-Watwan, le ministère comorien des Relations extérieures (Mirex) aurait convoqué l'ambassadeur de France aux Comores, Luc Hallade, afin de lui "demander de plus amples informations" sur cette affaire. Ce dernier, dans un message envoyé aux médias comoriens, dément les informations publiés dans la presse et dénoncées par la Fédération comorienne des droits de l'Homme (FCDH), qui s'est fendue d'une diatribe à ce sujet la semaine dernière. "Mesdames, Messieurs les membres du comité exécutif de la FCDH (…) Je pense qu'avant d'établir et de diffuser de tels communiqués "vengeurs", vous devriez aller à la source demander des explications, que l'on vous fournirait bien volontiers", indique M. Hallade. Selon lui, un rapport de police "établit clairement que, contrairement aux allégations d'une certaine presse peu fiable, l'enterrement des corps (…) s'est fait dans des conditions respectueuses des morts et des préceptes religieux". Ce rapport, rédigé le 8 décembre par la Direction centrale de la sécurité publique "à la demande de M. le Préfet de Mayotte", détaille ainsi l'enterrement du 26 novembre : "Vers 12h30 les 4 employés des services municipaux ont commencé à creuser la tranchée à l'aide d'une pelleteuse (…) A 14h30 [le directeur général des services de la mairie] nous avise de la présence de deux journalistes. Les policiers municipaux leur ont demandé, en vain, de respecter l'intimité des opérations en cours. A 15 h, les deux camionnettes transportant les cercueils sont arrivées sur place, accompagnés du responsable de la société des Transports posthumes de Mayotte (…) Ce dernier refuse, dès son arrivée, d'effectuer les enterrements devant la presse. Il justifie son refus en indiquant que ses agents, tous mahorais, ne souhaitent pas être filmés, ni photographiés. Après discussions, les journalistes, comprenant que l'enterrement n'aurait pas lieu en leur présence, décident de quitter les lieux. L'enterrement (…) a lieu à partir de 16h20, selon les règles et pratiques du service funéraire de Mamoudzou. (…) Un fundi s'est rendu sur les lieux à 17 h, en accédant par le bas du cimetière, suivi d'une quinzaine de personnes, dix femmes restant à l'extérieur. Il a alors prononcé les "fatihas" en hommage aux disparus. Durant les travaux, aucune famille ne s'est présentée." "Tout ce "bruit" autour de morts dont justement le respect qui leur est dû aurait appelé à davantage de retenue, n'honore, ni le journalisme, ni votre ONG", poursuit le message de l'ambassadeur à l'adresse de la FCDH. Un message qui ne dit rien sur le silence de la préfecture de Mayotte qui a suivi l'inhumation (lire ci-dessous). Ce n'est que mercredi 10 décembre, lors de l'ouverture à Moroni du quatrième round des négociations du GTHN, que le préfet Denis Robin a nié la version des faits relatée par la presse. RC Mise au point de la rédaction L'ambassadeur de France à Moroni évoque une presse "peu fiable". Il écrit que cette affaire et tout le "bruit" fait autour "n'honore [pas] le journalisme". Nous nous sentons évidemment visés, puisque l'article de Malango - même s'il n'a pas été le seul en la matière, Mayotte Hebdo ayant également publié un article relatant les mêmes faits - a servi de base à la presse comorienne. Nous répondrons brièvement à M. Hallade par ces quelques points : Lors de la rédaction de l'article relatant les conditions dans lesquelles ont été enterrés ces douze corps, nous avions pris le soin de contacter, lundi 1er décembre au matin, la préfecture de Mayotte afin d'avoir sa version. Celle-ci nous a rappelé quelques heures plus tard pour nous préciser qu'elle ne souhaitait pas communiquer à ce sujet. Dommage ! Peut-être aurions-nous pu prendre connaissance, sinon de ce rapport de police révélé par l'ambassadeur et rédigé près de deux semaines après les faits, du moins de la version des autorités. Version que nous aurions évidemment intégrée à l'article… Si le "bruit" évoqué par l'ambassadeur n'honore pas, selon lui, le journalisme, ce silence préfectoral sur une question aussi sensible nous semble bien plus indécent. Ainsi, il n'est pas si simple, malgré ce qu'affirme M. Hallade, d'"aller à la source demander des explications", et il est encore moins évident que cette source nous "fournirait bien volontiers" sa version. Ce n'est pas une nouveauté à Mayotte (pas plus qu'aux Comores indépendantes), où l'administration oublie souvent son devoir de transparence vis-à-vis des citoyens. Pourtant, quand il s'agit de promouvoir les actions de l'Etat (semaine de la sécurité, contrôles routiers, etc…), la préfecture sait parfaitement – et rapidement - communiquer. Ce n'est pas le cas dans la présente affaire : alors que nous avons demandé aux services de la préfecture, jeudi 11 décembre au matin, de nous indiquer quel était le "fundi" qui avait selon le rapport de la police participé aux funérailles – dans le but de le contacter pour recueillir sa version -, nous attendions toujours une réponse jeudi soir. De même, il convient de préciser que le 1er décembre au matin, nous avions contacté le responsable de la société des Transports posthumes de Mayotte par l'intermédiaire de la secrétaire de cette entreprise, dans le but d'entendre sa version. Il n'a jamais rappelé… Les élus de Bouéni, eux, avaient daigné répondre à nos questions, malgré l'embarras d'une telle situation. Enfin, au-delà de la forme, plusieurs questions restent en suspens, le rapport de police n'y répondant pas : pourquoi des membres de la communauté comorienne ont été empêchés par les autorités d'assister à l'inhumation ce 26 novembre ? pourquoi des membres de l'association CCCP, qui s'occupe à chaque naufrage de trouver un cimetière pour les corps, n'ont pu témoigner des conditions dans lesquelles elle s'est déroulée ? pourquoi la presse n'a pu y assister, alors qu'il lui était possible de respecter le droit à l'image des employés de la société en les "floutant" sur les images ? pourquoi le "fundi" évoqué par le rapport de police est arrivé après l'inhumation, par "le bas" ? Rémi Carayol
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COMORES INDEPENDANTES |
Economie |
Projet de citoyenneté économique : Sambi annonce 200 millions de dollars dès janvier
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Quelques jours après l’adoption très controversée du projet de loi sur la citoyenneté économique et alors que celui-ci attend encore sa validation par la Cour constitutionnelle, le président Sambi a annoncé le décaissement prochain d’un montant de 200 millions de dollars au profit de l’Union des Comores.
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Le président Sambi (archive) |
"On m'a annoncé que dès le mois de janvier prochain, on va nous verser la première tranche de la contrepartie du contrat. Nous aurons une somme totale de 200 millions de dollars pour deux ans" a annoncé le président de l'Union des Comores au cours d'un discours qu'il a tenu à Daru Nour, siège de la présidence de l'Union dans l'île d'Anjouan, lors de la traditionnelle présentation des vœux à l'occasion de l'Aïd El Kabir, devant plusieurs délégations venus de tous les coins du pays. "J'appelle les deux vice-président Idi Nadhoim et Ikililou Dhoinine ainsi que le chef de l'exécutif de l'île d'Anjouan à réunir au plus vite les différents cadres des îles afin d'établir les projets prioritaires à réaliser pour chaque île", a-t-il ajouté. "C'est la première fois dans l'histoire du pays que nous aurons des fonds propres à gérer", s'est-il enthousiasmé. Dans son discours, le chef de l'Etat est revenu sur le "Projet Habitat", qui fut une promesse phare lors de sa campagne électorale en 2006, mais qui peine à se concrétiser alors que son mandat tire à sa fin. "Il manque l'expertise nécessaire pour la réalisation de ce projet. C'est dans cette optique que nous allons organiser un forum international d'ici à la fin du mois de janvier ou au début du mois de février afin de trouver les solutions appropriées" a-t-il souligné. Ahmed Abdallah Sambi a signalé que vu le niveau de vie très bas de certains ménages ainsi que le manque de foncier, il faut prendre en compte plusieurs paramètres pour que ce projet soit efficace. "Il y a plusieurs formules dans ce genre de projet de construction de logements sociaux et nous devons chercher d'abord à savoir celle qui est adaptée à notre pays", a-t-il conclu. Faissoili Abdou
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Mayotte : le sénateur Soibahaddine veut plus de moyens contre l'immigration clandestine
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Lors des discussions sur la loi de finances pour 2009 le 4 décembre, le sénateur UMP de Mayotte, Soibahaddine Ibrahim Ramadani, a demandé au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux plus de moyens pour lutter contre l'immigration clandestine.
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Selon Soibahaddine Ibrahim Ramadani (à gauche), "les 16.000 reconduites aux frontières (…) n’endiguent pas le nombre de clandestins présents sur le territoire". |
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"Pas de chasse aux étrangers" selon Hortefeux |
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Répondant aux critiques de la gauche lors de cette même séance, Brice Hortefeux a rejeté le qualificatif de "chasse aux étrangers". "Quelle drôle d’idée de parler de "chasse aux étrangers" ! Ce n’est pas le cas ! Quelle drôle d’idée de prétendre que le gouvernement, en ce qui concerne les éloignements, mène une politique du chiffre ! Il n’en est rien !" |
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Regrettant une baisse des crédits alloués à la mission "Immigration, asile et intégration" dans le projet de loi de finances pour 2009, d'un montant de 513,8 millions d'euros contre 602 millions en 2008, Soibahaddine Ibrahim Ramadani a demandé le 4 décembre au ministre français de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, de prendre plus en considération le cas de Mayotte, qui présente "sans doute" selon lui "la situation la plus critique pour ce qui est des flux migratoires sur le territoire de la République". " Monsieur le ministre, quels sont les moyens budgétaires que votre ministère compte mobiliser en réponse aux inquiétudes des Mahorais ? Pour ce qui concerne Mayotte, nous avons bien noté que, dans le cadre de la mission "Outremer" du projet de loi de finances pour 2009, 23,3 millions d'euros sont prévus pour la police nationale et 14 millions pour la gendarmerie nationale. En revanche, aucun crédit, excepté ceux que nous avons adoptés hier, n'est prévu pour les programmes "Aide économique et financière au développement" et "Accueil des étrangers et intégration". S'agissant du Fonds de coopération régionale, pourriez-vous nous indiquer, monsieur le ministre, la part qui reviendrait à Mayotte sur le milliard d'euros prévu pour les quatre départements d'outre-mer et Mayotte?" a interrogé M. Soibahaddine. "Sous le bénéfice de ces observations, je voterai, dans ce projet de loi de finances pour 2009, les crédits affectés à la mission "Immigration, asile et intégration"", a-t-il ajouté. Selon lui en effet, la situation est critique. "Les 16.000 reconduites aux frontières réalisées chaque année, bien que ce nombre soit extrêmement élevé, n'endiguent pas le nombre de clandestins présents sur le territoire (…) Le centre de rétention administrative de Pamandzi ayant une capacité d'accueil de 60 personnes se trouve vite surchargé en période d'activité intense, et accueille alors plus de 200 personnes. (…) Rappelons qu'un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité a estimé que ce centre était indigne de la République. Qu'en est-il, monsieur le ministre, du projet de construction d'un nouveau centre ?" a interrogé M. Soibahaddine. Le sénateur a également évoqué la coopération régionale "en tant que levier permettant de réduire, à la source, la forte pression migratoire qui s'exerce sur Mayotte", même s'il a affirmé que "jamais les relations entre la France et les Comores n'ont été aussi chaotiques". La réponse du ministre n'a rien apporté de nouveau : "Monsieur Ibrahim Ramadani", a déclaré M. Hortefeux, "vous évoquez la pression migratoire que subit Mayotte. Sachez que c'est une préoccupation majeure pour le ministre que je suis. (…) Des efforts, certes insuffisants, ont été engagés, comme l'installation du troisième radar, que vous avez évoqué. (…) À ce jour, depuis le 1er janvier 2008, 225 kwassas-kwassas ont été interceptés. (…) Concernant le centre de rétention de Pamandzi, je proposerai dans les prochains jours de porter sa capacité d'accueil de 60 à 140 places. Les travaux devraient être achevés au cours du premier semestre de 2011." RC
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MAYOTTE |
Politique |
Mayotte : l'éviction du président du Syndicat des eaux confirmée
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Le tribunal administratif de Mamoudzou a rejeté lundi 9 décembre la demande de Madi Ahamada d'annuler le vote des conseillers municipaux de Mtsangamouji qui lui avaient retiré sa délégation au SIEAM, donc la présidence, en octobre dernier.
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Madi Ahamada présidait le SIEAM depuis 2001. |
Madi Ahamada n'est plus le président
du Syndicat intercommunal de l'eau et de l'assainissement de Mayotte
(SIEAM), un poste qu'il occupait depuis 2001. Après l'audience du
jeudi 4 décembre, le Tribunal administratif de Mamoudzou a décidé
de rejeter sa demande qui consistait en l'annulation de la décision
des conseillers municipaux de Mtsangamouji datant du 4 octobre 2008.
Ce jour-là, les élus de la commune
avaient
voté l'annulation d'une délibération qu'ils avaient
adoptée en avril dernier, nommant Madi Ahamada délégué de la
commune au SIEAM. Ce dernier, retraité de l'armée française et
président du syndicat intercommunal depuis 2001, était accusé de
faire cavalier seul, voire d'outrepasser ses pouvoirs. "Nous
avons pris cette décision car depuis les élections, il [Madi
Ahamada] se comporte comme s'il était dans l'opposition. Il voudrait
être le maire et prendre les décisions, alors que nous devons être
unis", avait alors déclaré un conseiller municipal.
M. Ahamada avait alors déposé un
recours devant le tribunal administratif. Selon son avocat, Me Thani
Mohamed, "le délai de convocation des conseillers municipaux
pour cette réunion du 4 octobre n'a pas été respecté" pour
certains élus. En outre, "il y a eu des irrégularités lors du
vote" et "le Conseil municipal n'est pas compétent pour
annuler une délibération", affirme-t-il.
Des arguments rejetés par la
Commissaire du gouvernement, qui a proposé jeudi 4 décembre de ne
pas approuver la demande de M. Ahamada. Selon elle, "le Conseil
municipal n'a pas annulé une délibération, mais l'a abrogée, ce
qui est son droit." Le tribunal l'a suivie.
Suite à cette décision, le SIEAM
devra donc élire un nouveau président, Madi Ahamada ne faisant plus
partie des 34 délégués du syndicat. Si Maoulida Soula, candidat
malheureux à la présidence en
avril dernier, part favori, certains assurent qu'un front
anti-Soula pourrait voir le jour au sein des partisans de Madi
Ahamada.
L'enjeu dépasse le cadre du SIEAM,
dont la présidence avait été négociée durant les accords de
Tsingoni en mars dernier, qui avaient décidé, sous l'égide de
Zoubert Adinani, de l'élection à la tête de la collectivité
d'Ahmed Attoumani Douchina, et de celle à la tête du SIEAM de
Maoulida Soula.
RC
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MAYOTTE |
Economie |
Mayotte : les petits commerçants ne veulent pas de la Chambre de commerce
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Plus de 300 commerçants du marché territorial de Mamoudzou ont manifesté mercredi 10 décembre dans les rues du chef-lieu. Ils refusent que le futur marché soit géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Mayotte (CCIM).
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Le nouveau marché couvert de Mamoudzou devrait ouvrir en janvier 2009. |
Après s'être rassemblés à l'entrée
du marché actuel, appelé à disparaître dans les prochaines
semaines, plus de 300 commerçants – pour la plupart des femmes –
se sont dirigés sans bloquer la circulation en direction du Conseil
général, où ils ont rencontré le président de la collectivité,
Ahmed Attoumani Douchina.
"Nous manifestons en prévision de
l'ouverture du nouveau marché", qui devrait intervenir en
janvier, a indiqué Ansoir Abdou, président du Syndicat des petits
commerçants des marchés de Mayotte. "Nous nous sommes
concertés, et nous avons décidé que nous ne pouvions plus
fonctionner comme avant. La gestion de l'ancienne structure ne nous a
pas permis de sortir des difficultés. Elle a été mauvaise. On veut
donc qu'une équipe qui ne gagne pas ne soit pas reconduite",
a-t-il ajouté.
Selon les manifestants, la CCIM, qui
gère l'actuel marché, "n'a jamais rien fait pour nous si ce
n'est nous négliger". "Les élus de la Chambre nous
méprisent", confirme M. Abdou, selon lequel "ils ont une
méconnaissance absolue des problèmes des petits commerçants".
Entre le Syndicat et la direction de la CCIM, "le dialogue
n'existe pas", assure-t-il.
Dans ce contexte, "nous ne voulons
pas que la Chambre gère le nouveau marché" comme annoncé
depuis plusieurs mois. "C'est une question vitale pour nous. Ils
ont échoué avec l'ancien, pourquoi réussiraient-ils avec le
nouveau ?" s'interroge Ansoir Abdou.
Pour les manifestants, "la
meilleure solution serait la création d'une régie ou d'un syndicat
d'économie mixte qui gèrerait ce marché, et rien d'autre", a
indiqué M. Abdou.
Selon Ahmed Attoumani Douchina, qui les
a reçus – le Conseil général est chargé de décider qui gèrera
la future structure -, "aucune décision n'a pour l'heure été
prise" quant à l'identité du gestionnaire du nouveau marché.
Mais le temps presse, a-t-il affirmé, rappelant "qu'il est
impératif que le marché ouvre le plus vite possible".
"Nous allons discuter avec la
mairie de Mamoudzou, la Chambre de commerce et d'industrie, ainsi que
nos services techniques, pour trouver une solution qui convienne à
tout le monde", a-t-il indiqué. Actuellement, la commune de
Mamoudzou n'est pas chaude à l'idée de gérer cette grosse
structure, arguant du manque de moyens ; quant à la collectivité
départementale, il semble hors de question pour son président
qu'elle s'en occupe.
RC
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Outremer DOM TOM |
Politique |
La réforme des congés bonifiés des fonctionnaires 'se fera en 2009', selon Yves Jégo
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a annoncé jeudi 11 décembre que la réforme des congés bonifiés dont bénéficient certains fonctionnaires en service dans les DOM et en métropole se ferait "en 2009", au moment où les syndicats manifestaient dans Paris contre ses réformes.
Dans un communiqué, M. Jégo a indiqué
que "la réforme des congés bonifiés, qui permettent aux
fonctionnaires d’outre-mer de rejoindre régulièrement leurs
terres natales, se fera en 2009".
Le système de "congés bonifiés",
30 jours supplémentaires accordés tous les 36 mois, donne 65 jours
de vacances au total tous les trois ans sur le lieu de la résidence
habituelle déclarée des fonctionnaires. Il aboutit à une forte
concentration des départs, faisant monter les prix des billets
d’avion.
Entre 31.000 et 33.000 personnes,
fonctionnaires et leurs ayant-droit, bénéficient chaque année de
ces congés. L’administration paie les frais de transport de
l’agent et de sa famille et la majoration de rémunération (35 à
40%) servie pendant le séjour.
M. Jégo rencontrera, "dès le
mois de janvier, les organisations syndicales avec pour objectif
d’aboutir au printemps à un texte consensuel permettant à la fois
de simplifier les conditions exigées pour bénéficier de ce
dispositif et d’offrir aux fonctionnaires ultra-marins plus de
souplesse et de facilité dans la mise en oeuvre de cet avantage".
Entre 310 (selon la police) et 2.000
personnes (selon les organisateurs) ont manifesté jeudi du Jardin du
Luxembourg (VIe) jusqu’au ministère de l’Outre-mer (VIIe) à
l’appel de la CGT, de la CFTC, de la FSU et de Solidaires pour
"conserver leurs droits", notamment les congés bonifiés
et les surpensions de retraites.
(AFP)
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Outremer DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Prix des carburants : accord en Guadeloupe, les barrages sont levés
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo a annoncé jeudi 11 décembre une baisse des prix des carburants dès lundi en Guadeloupe, où les barrages routiers ont été levés, après un accord avec les élus locaux.
Les barrages routiers qui paralysaient
la Guadeloupe depuis lundi pour obtenir une baisse du prix des
carburants ont été levés mercredi dans la soirée, a constaté
l'AFP.
Après des négociations menées avec
les pétroliers, M. Jégo a proposé aux élus et au collectif de
Guadeloupe qui bloquait le département une baisse globale du prix de
l'essence de - 31 centimes et de - 22 centimes pour le gazole par
rapport au prix du carburant qui était celui affiché au 30 novembre
dernier (essence : 1,51 et gazole à 1,29).
Il a également proposé aux
collectivités, qui perçoivent la totalité des taxes sur les
carburants, une aide exceptionnelle d'investissement de 3 millions
pour le cas où elles accepteraient à leur tour une part d'effort
sur le prix des carburants, en accord avec les pétroliers.
Sur cette base, le conseil régional et
le conseil général, présidés par la gauche, ont accepté le
financement d'une baisse temporaire de 2 mois portant sur - 4
centimes sur le prix de l'essence et - 8 centimes sur le prix du
gazole.
"Les prix pourront donc être
portés, dès le lundi 15 décembre, à 1,16 euros pour l'essence et
à 0,99 euros pour le gazoil", a souligné M. Jégo dans un
communiqué.
Le secrétaire d'Etat a proposé
d'associer les élus de Guadeloupe, comme ceux des autres DOM, aux
travaux de la mission d'inspection qui est chargée, depuis lundi, de
remettre à plat tout le système de formation des prix du carburant
outre-mer et de proposer dans les trois mois "un nouveau
dispositif plus transparent".
La Guyane avait été totalement
paralysée fin novembre début décembre par des barrages routiers de
professionnels et d'usagers, protestant eux aussi contre les prix des
carburants.
Le président du conseil régional de
Guadeloupe Victorin Lurel (PS), a exprimé dans un communiqué "sa
satisfaction", après la signature du protocole d'accord "obtenu
à l'arraché", qui "redonne de l'air aux entreprises et
redistribue du pouvoir d'achat aux Guadeloupéens".
Il souligne que la baisse est de "20
centimes pour le super, de 30 centimes pour le gazole et d'un peu
plus de 2 euros pour la bouteille de gaz, par rapport aux prix fixés
au 1er décembre".
"Par rapport aux prix au 30
novembre, cela représente une baisse 35 centimes du super, de 30
centimes du gazole et de quelque 5 euros sur la bouteille de gaz".
M. Lurel relève que les gains de
pouvoir d'achat sont "immédiats et conséquents" pour les
ménages (de 15 à 20 euros par plein d'essence en moyenne).
(AFP)
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ZIMBABWE |
Politique |
G. Bush : 'Il est temps pour Robert Mugabe de partir'
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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« Il est temps pour Robert Mugabe de partir », a déclaré le président Bush le 9 décembre en exhortant les chefs d’État africains à se joindre au nombre croissant de ceux qui demandaient « la fin de la tyrannie » du président Mugabe.
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G.W. Bush emboîte le pas des dirigeants d'état qui réclament le départ du président du Zimbabwe. |
Dans le communiqué de presse que la Maison-Blanche a diffusé ce jour-là, M. Bush déclare : « Dans tout le continent, des Africains élèvent courageusement la voix pour dire qu’il est temps qu’il se retire. Ces dirigeants ont le même désir que les Zimbabwéens moyens pour ce qui est du retour à la paix, à la démocratie et à la prospérité. Nous demandons instamment aux autres dirigeants africains de se joindre au chour croissant de ceux qui demandent la fin de la tyrannie de M. Mugabe. » Le président Bush a souligné que les États-Unis continueraient d’oeuvrer de concert avec leurs partenaires à travers le monde en vue de la cessation de la violence et de la catastrophe humanitaire que le gouvernement Mugabe infligeait à la population du pays. « Nous nous tenons prêts à contribuer à la reconstruction du Zimbabwé dès la formation d’un gouvernement légitime qui reflétera les résultats des élections de mars », a-t-il ajouté. L’ambassadeur des États-Unis au Zimbabwé, M. James McGee, avait souligné ce point la veille, lorsqu’il a reçu le prix de la diplomatie en faveur de la liberté que le département d’État lui a décerné à l’occasion de la célébration de la Semaine internationale des droits de l’homme. Les dirigeants africains doivent « tenir tête à M. Mugabe », qui « doit partir », a-t-il dit au cours de l’entretien qu’il a accordé à America.gov peu après la remise de ce prix. « Dans l’intérêt du peuple zimbabwéen, M. Mugabe doit se retirer. » Le peuple zimbabwéen, a souligné M. McGee, doit « continuer d’avoir de l’espoir. L’espoir est la seule chose qui va faire sortir ce pays de la situation très difficile dans laquelle il se trouve. Le gouvernement illégitime et illégal de Robert Mugabe doit prendre fin et ce, très rapidement. » « Comme le président Bush l’a déclaré la semaine dernière et comme nous continuons de le dire, ce n’est pas à ce gouvernement de gouverner le Zimbabwé. La population de ce pays mérite beaucoup mieux. » En réponse à une question sur ce que les États-Unis font pour aider la population zimbabwéenne, M. McGee a dit : « L’an dernier, les États-Unis ont fourni une aide de 300 millions de dollars. Environ 218 millions de ce montant représentent une aide alimentaire, et le reste consiste en une aide à des organisations telles que le Programme alimentaire mondial, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi qu’une aide directe dans le domaine de la santé. Le taux de prévalence du sida au Zimbabwé a diminué de 4 % ces trois dernières années, en grande partie grâce aux contributions du gouvernement des États-Unis. » Au sujet de l’épidémie de choléra qui sévit actuellement dans le pays, M. McGee a déclaré que la situation était très mauvaise. « Elle traduit l’incapacité et le peu d’empressement du gouvernement (Mugabe) de s’occuper du sort de la population. C’est une situation qui n’avait pas à arriver, mais le gouvernement est peu disposé à consacrer de l’argent à la santé de la population. Les hôpitaux sont fermés, les eaux usées sont évacuées dans les rues. Il n’y a pas d’eau à Harare. Bien entendu, il va y avoir le choléra. » La secrétaire d’État, Mme Condoleezza Rice, a décerné à M. McGee son prix au nom de la direction de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État, dans le cadre de la Semaine internationale des droits de l’homme. Elle a prononcé une allocution dans laquelle elle s’est de nouveau prononcée en faveur de la démission de M. Mugabe. « J’ai (récemment) dit au Danemark qu’il était grand temps que le président Mugabe parte. M. McGee, je sais que vous avez tenté de faire en sorte que les élections soient honnêtes et ensuite que l’accord de partage du pouvoir donne des résultats. « Vous oeuvrez avec le gouvernement des États-Unis et pour son compte en vue d’améliorer la vie des Zimbabwéens. Nous espérons profondément que cela se produira sous peu. Cela ne sera possible que s’il y a une réaction internationale concertée, en particulier de la part des pays africains, face à cette terrible catastrophe humanitaire (qui comprend l’épidémie de choléra) et au comportement scandaleux du gouvernement Mugabe. Vous jouez un rôle de premier plan dans ces efforts au niveau international. » « En cette période d’aggravation de la crise au Zimbabwe, a poursuivi Mme Rice, M. McGee a élaboré pour son ambassade une stratégie qui est destinée à appuyer les exigences du peuple zimbabwéen relatives au changement démocratique, à faire le jour sur le nombre croissant de violations des droits de l’homme et à faire pression en faveur d’une élection présidentielle libre et honnête. « A la suite de l’élection présidentielle du mois de mars et avant le second tour du mois de juin, le gouvernement Mugabe a déclenché la terreur contre l’opposition politique et interdit l’accès du pays à la plupart des médias étrangers. » Enfin, Mme Rice a fait l’éloge de McGee et de ses collaborateurs pour avoir pris la tête de convois qui avaient amené des diplomates d’autres pays et des membres du personnel de l’ambassade des États-Unis dans des points chauds situés en zones rurales afin qu’ils puissent s’entretenir avec des victimes de mesures de persécution et avec des témoins d’actes de violence, souvent à leurs risques et périls. « La stratégie de M. McGee consistant à faire le jour sur les actes de violence commis par le gouvernement a contribué à établir une vérité que l’on ne peut pas ignorer et à susciter des pressions internationales sur M. Mugabe et sur son pays en faveur d’un accord de partage du pouvoir. Jusqu’ici, le gouvernement Mugabe s’est refusé appliquer de bonne foi cet accord. » Source : Département d'état USA
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KENYA |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Kenya/ONU : une conférence internationale pour lutter contre la piraterie en Somalie
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Le Kenya et les Nations Unies ont convenu d’organiser du 10 au 11 décembre, une rencontre internationale à Nairobi, sur les actes de piraterie au large des côtes somaliennes, a appris APA sur place, de sources officielles.
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Depuis le début de l'année, près de 100 bateaux ont été attaqués par les pirates au large de la Somalie. |
Le premier jour de la rencontre sera consacré aux discussions entre les experts. La réunion sera suivie le lendemain par la conférence des ministres, avec une allocution du Président Mwai Kibaki du Kenya, a déclaré l’Onu dans un communiqué publié lundi. La conférence ministérielle sera co-présidée par le ministre kenyan des Affaires étrangères, Moses Wetangula et le Représentant spécial de l’Onu en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah. Selon M. Ould-Abdallah, cette rencontre est extrêmement importante et vient à point nommé, au vu de l’intensification des actes de piraterie dans les eaux somaliennes, qui menacent également la liberté de circulation et la sécurité sur les routes maritimes. 140 représentants venant de 40 pays, des Nations unies, de
compagnies maritimes, d’organisations régionales et internationales et de cabinets d'évaluation des risques
participent à la conférence de Nairobi. Le texte préparatoire
prévoit la mise en place d'un programme, estimé à 1,3 million de
dollars, visant pendant six mois à renforcer le système judiciaire et
les législations en vigueur au Kenya, à Djibouti, au Yémen et en
Tanzanie. Cette réunion survient alors que l'Union européenne
(UE) a lancé lundi la première opération navale de son histoire,
baptisée Atalante, dont la mission est de neutraliser les pirates
somaliens qui multiplient les attaques de navires et élargissent au fil
des mois leur rayon d'action dans l'océan Indien. Atalante doit notamment surmonter le casse-tête juridique autour de l'arraisonnement, l'arrestation et le jugement des pirates. Pour
l'heure, l'arrestation, le transfèrement et la poursuite devant la
justice des pirates somaliens par des pays étrangers ne se fondent sur
aucun accord bilatéral ou convention internationale, même si la
Grande-Bretagne serait sur le point de conclure un accord de ce type
avec le Kenya. Le 18 novembre, la Marine britannique a remis huit
pirates présumés aux autorités kényanes afin qu'ils soient jugés dans
ce pays. Les pirates avaient été capturés une semaine auparavant lors
d'une opération de la Marine britannique. Plus d'une centaine de
navires ont été attaqués par des pirates somaliens depuis le début de
l'année. Au moins quinze bateaux et plus de 300 membres d'équipage sont
toujours retenus par les pirates.
La piraterie est devenue un phénomène récurrent dans les eaux territoriales de la Somalie, où près de 100 attaques ont été signalées depuis le début de l’année. APA et AFP
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AFRIQUE |
Peuples autochtones |
BOTSWANA : L’exploitation de diamants en territoire bushman approuvée par le gouvernement
Jeudi 11 Décembre 2008 |
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Le gouvernement botswanais a accordé à Gem Diamonds l’autorisation d’exploiter une mine de diamants controversée en territoire bushman dans le désert du Kalahari à condition que la compagnie minière ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Le gouvernement s'est cependant gardé le droit d'utiliser les puits d'eau forés par Gem pour la faune et la flore.
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Les bushmens luttent depuis de nombreuses années pour protéger leur terre des dévastations provoquées par l'industrie du diamant. |
Le gouvernement a approuvé le rapport d’évaluation de l’impact sur
l’environnement présenté par Gem Diamonds pour la mine en question.
Les Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari central sont confrontés
à de sévères restrictions d’eau. Le gouvernement leur a en effet
interdit de faire usage de l’unique source d'eau qu’ils utilisaient
avant que le gouvernement ne les expulse en toute illégalité de leur
territoire.
Bien que Gem Diamonds prétende qu’ils sont en faveur de cette mine,
les Bushmen n’ont jamais obtenu d’informations indépendantes quant à
son probable impact [ La suite sur le site ... ] |
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