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La lettre de Malango N°86

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 86 :
Edito : Surtout pas de vagues !
CRA de Mayotte : la préfecture parle d’une situation « exceptionnelle »
L'Europe appelle la France à respecter les droits de l'homme
'Un aller simple pour Maoré' : les dessous d'un mariage arrangé
Cas de pollution aux hydrocarbures à Anjouan ?
Abdoulwahab clarifie sa position
La gendarmerie nationale veut entendre le ministre de la sécurité intérieure de Ngazidja
Programme post conflit, l’Algérie apporte sa contribution
L’AND se renforce à Anjouan
Câble inter-îles : signature du protocole d'accord
Plus de 80% des enfants de Madagascar effectuent des travaux pénibles
Les Mauriciens se battent avec deux crises
Plan de sauvetage de l'économie mauricienne
Des mesures pour stimuler l'économie mauricienne
La France et Maurice se rencontrent pour parler de Tromelin
240.000 personnes menacées de famine en Tanzanie
Le Kenya va recevoir un prêt de 37,2 millions de dollars
La réforme de l'ITR reportée au 1er avril 2009
Une province du nord de l'Afrique du Sud atteinte par le choléra
Somalie : la lutte contre la piraterie pourra s'étendre sur terre.
Nouvelle vague d'enlèvements au Zimbabwe
60,000 cas de choléra prévus au Zimbabwe à la fin de la saison des pluies

La lettre de Malango
86

Vendredi 26 Décembre 2008

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MAYOTTE

Société

Edito : Surtout pas de vagues !  
Vendredi 26 Décembre 2008
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Alors que nous aurions dû, avec ce dernier numéro de l'année nous quitter sur de simples vœux de bonne année, le télescopage, dont l'actualité a le secret, auquel nous avons assisté la semaine dernière nous amène à quelques réflexions.

A Mayotte, on préfère un lagon d'huile plutôt que les vagues...

Mardi, c'est l'euphorie à Mayotte. Les élus ont rencontré le président de la République, la départementalisation est vraiment en marche. Tout le monde a le sourire.

Jeudi, le journal Libération fait sa Une sur Mayotte, mais pas sur le thème du « 101ème département français ». C'est la douche écossaise. Le journal titre : « Centre de rétention de Mayotte : la République indigne » et diffuse sur son site une vidéo montrant les conditions de vie à l'intérieur du centre de rétention de Pamandzi. Toute la presse française lui emboîte le pas et du « Monde » à « La Gazette de Vesoul », pas un titre ne fait l'impasse sur le « scandale ». Sauf Mayotte-Hebdo qui, dans son édition de vendredi, n'en dira pas un mot, préférant délayer un petit-déjeuner politico-syndicaliste de bon ton sur six pages.

A Mayotte, ce qui est devenu un scandale national n'émeut personne : tout le monde savait. Yves Jégo lui-même avait abordé le sujet lors de son dernier passage, de même que ses prédecesseurs.

On en arrive même à se demander « pourquoi un tel tollé? ». C'est bien là qu'est le problème : cette situation, connue de tous, n'avait jusqu'à présent ému personne à Mayotte, malgré les multiples rapports et missions.

Les droits des enfants qui s'appliquent tant bien que mal partout sur le sol français sont bafoués à Mayotte? Situation exceptionnelle. Les droits des étrangers ne sont pas respectés? Situation exceptionnelle.

Va-t-on s'acheminer à Mayotte vers une législation « exceptionnelle » pour répondre à cette situation? Il y a eu des tentatives lorsque Estrosi, puis Baroin ont envisagé la remise en cause du droit du sol à Mayotte et en Guyane. Les lois d'exception ont un relent nauséabond. L'histoire nous apprend qu'il n'en sort jamais rien de bon.

La situation est « exceptionnelle », peut-être, mais imprévisible certainement pas. Quand on injecte des millions d'euros chaque année dans la lutte contre l'immigration clandestine, on doit bien s'attendre à quelques retombées. D'ailleurs la préfecture nous le rappelle : « Cette politique a porté ses fruits : en trois ans le nombre de reconduites à la fronière est passé de 7,714 en 2005 à 16,174 en 2007 et autant en 2008 ». Il suffit alors de prendre une calculette.

Un trou de quelques centaines de milliers d'euros dans un tel budget, pour préparer cette arrivée massive de « clandestins » aurait au moins permis de le faire dans des conditions dignes.

On nous annonce aujourd'hui l'ouverture d'un centre de 140 places pour 2010. 14 0 places! Quand le droit sera respecté à Mayotte et que les « clandestins » seront assistés, comme la loi l'exige, ils ne pourront plus être « éloignés » dans les vingt-quatre heures, même si « la préfecture et la police de l'air et des frontières veillent à organiser les reconduites dans les plus brefs délais pour éviter au personnes reconduites une attente inutile dans un site peu adapté ». Combien seront-ils alors à s'entasser au CRA?

Peut-on imaginer un département à part entière où le droit national ne s'appliquerait pas? Même de la part des services de l'état.

Evidemment, à Mayotte, cette vidéo et ce ramdam médiatique ont fait grincer des dents. On n'aime guère que de telles vagues viennent troubler la surface si lisse du lagon. On s'en prend alors à la presse. « Ce n'est pas rendre service à Mayotte que de diffuser de tels documents », entend-on couramment dans les couloirs mahorais. Comme si la presse était un auxiliaire du Comité du Tourisme!

Cette politique du « surtout pas de vagues » n'est pas nouvelle. En 2002, un blogueur de Mayotte avait mis sur son site des photos de la plage de Sakouli, encombrée de détritus. Malheureusement, un journaliste du magazine « Elle » était tombé par hasard sur le site et avait diffusé ces images. Scandale! « On » critique Mayotte! La honte ne venait pas d'une plage salie, mais retombait sur celui qui avait montré cette plage.

Les choses ont (un peu) changé depuis. Vendredi dernier, le Conseil Général se fendait d'une double page en couleur dans la presse, accompagnée d'une série de photos de caniveaux et de rues encombrées de détritus ménagers. Tout cela pour rappeler que les pluies de la semaine dernière auraient été moins dévastatrices si les habitants cessaient de se débarrasser de leur monstres en les jetant dans la rue et dans les canalisations. Cette méthode préventive a certainement plus d'effet que de vouloir faire le silence autour des problèmes.

Dans l'Ile au Lagon, quand on montre les choses telles qu'elles sont, au mieux on « critique » Mayotte, au pire on « n'aime pas les mahorais». De même que quand on tente l'ouverture d'un débat sur le bien-fondé du statut de département pour Mayotte, on s'en prend immédiatement au « choix des mahorais ». Poser la question relève presque déjà du délit !

Pas de discussion, pas de débat, pas de vagues.

La départementalisation, ce n'est pas seulement de nouveaux impôts, de nouveaux avantages sociaux, c'est aussi le respect de toutes les règles de la république, même dans des conditions « exceptionnelles ».

Eric Trannois



MAYOTTE

Immigration clandestine

CRA de Mayotte : la préfecture parle d’une situation « exceptionnelle »  
Lundi 22 Décembre 2008
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La préfecture de Mayotte a réagi samedi 20 décembre aux révélations du journal Libération, qui a publié un film accablant sur le Centre de rétention administrative de Pamandzi, jeudi 18 décembre.

D'après la préfecture de Mayotte, "le 22 octobre est le seul jour, sur les quatre derniers mois, où le chiffre de 200 retenus a été dépassé. Les trois jours précédents, ils étaient 42, 59 et 62. Dès le lendemain, les reconduites ont repris et le nombre de retenus est retombé à 84". Un fâcheux concours de circonstances.
Vidéo « pirate »
Dans son communiqué, la préfecture regrette le tournage d’une vidéo « pirate ». « La situation du centre de rétention de Mayotte est bien connue de tous et n’a jamais été masquée à qui que ce soit », précise la préfecture. Bien souvent cependant, lorsque des journalistes ou des personnalités obtiennent l’autorisation de pénétrer au sein du CRA, c’est après un vaste nettoyage, et quand les autorités ont l’assurance que le centre ne sera pas surchargé.

Selon la préfecture, « la période pendant laquelle a été tournée la vidéo était exceptionnelle ». Ce 22 octobre 2008, 202 personnes se trouvaient à l'intérieur du CRA, conçu pour en accueillir 60. « En période normale », poursuit le communiqué, « la préfecture et la direction de la police de l'air et des frontières veillent à organiser les reconduites dans les plus brefs délais pour épargner aux personnes reconduites une attente inutile dans un site peu adapté et pour éviter une surpopulation du centre. Cette politique est utile car on constate que le délai d'attente dans le centre est de l'ordre de 24 heures, exceptionnellement 48 heures ».

Cette célérité pour expulser les sans-papiers est à l'origine de nombreuses violations des droits des étrangers, favorisées par l'absence de recours suspensif auprès du tribunal administratif, estiment les associations qui soutiennent les étrangers à Mayotte. « Régulièrement, des personnes qui ne devraient pas être renvoyées (Français, mineurs isolés, parents d'enfants français, etc) le sont parce que les autorités ne prennent pas le temps de vérifier », indique un membre du collectif Migrants Mayotte.

La machine a été enrayée mi-octobre, expliquent les autorités préfectorales, lorsque « les autorités anjouanaises ont compliqué les opérations de reconduites en imposant des conditions supplémentaires, puis les ont même interdites à plusieurs reprises, avant qu'un déblocage soit obtenu par les autorités diplomatiques. » Le gouvernement d'Anjouan exigeait alors que les autorités françaises présentent "une liste détaillée des Comoriens refoulés 24 heures avant leur reconduite à la frontière" ; qu'il soit permis aux refoulés de "s'habiller dignement" et de "récupérer leurs affaires personnelles" ; que les mineurs "soient accompagnés d'un adulte ayant un statut adéquat", et non d'un inconnu comme ont l'habitude de le faire les autorités françaises – une attitude récemment dénoncée par la Défenseure des enfants.

« Le jour où a été tournée la vidéo », poursuit la préfecture, « correspond à la pire des situations ». Toujours selon la préfecture, « le 22 octobre est le seul jour, sur les quatre derniers mois, où le chiffre de 200 retenus a été dépassé ». La moyenne sur cette période serait de 80 retenus par jour. Témoignant sous anonymat, un agent de la PAF assure cependant que « nous dépassons encore aujourd'hui le chiffre de 200, et nous sommes la plupart du temps au-dessus de 150 ». Un autre agent de la PAF confirme que « nous comptons souvent près de 150 retenus ».

Le 10 octobre 2008, indique la Cimade-Mayotte, « il y a avait 143 personnes ». Selon une autre source pénétrant régulièrement à l'intérieur du CRA, le 18 décembre dernier, il y avait une grosse centaine de retenus, « et d'autres devaient arriver le soir ».

Au-delà des chiffres, la préfecture estime qu'il convient de replacer les images « dans le contexte particulier des enjeux de l'immigration à Mayotte ». Elle reconnaît cependant que « la situation de l'actuel CRA ne peut plus durer ». « Le constat est unanime sur la nécessité de construire un nouveau centre adapté à sa mission », estime la préfecture, qui précise que ce nouveau centre qui sera « calibré pour 140 personnes » devrait être livré « fin 2010 ».

RC


Lire sur le même sujet : « Après Mayotte, des témoignages accusateurs sur les conditions de rétention en Guyane », de Carine Fouteau, sur Mediapart

MAYOTTE

Droits de l'homme

L'Europe appelle la France à respecter les droits de l'homme  
Jeudi 25 Décembre 2008
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La Commission européenne a appelé mardi la France à respecter les droits de l'Homme dans le centre de rétention de Mayotte et à offrir des conditions de vie décentes à ses occupants.

"La Commission européenne appelle au respect des droits de l'Homme partout où des violations sont identifiées", a déclaré un de ses porte-parole.

Même si Mayotte, situé dans l'Océan indien, "ne fait pas partie de l'Union européenne", c'est "un territoire français d'outre-mer" et "les hommes, les femmes et les enfants retenus dans ce centre ont droit à des conditions de vie décentes", a insisté le porte-parole.

Plusieurs organisations non gouvernementales dont le collectif Migrants d'outre-mer (Mom) ont dénoncé les "conditions inacceptables" des migrants dans le centre de rétention administrative de Pamandzi à Mayotte.

Un responsable français, le contrôleur général des lieux de privation de liberté Jean-Marie Delarue, s'est engagé à procéder à "une analyse approfondie de la situation et à faire les recommandations qui s'imposent".

"Depuis 2006, il y a autour de 16.000 reconduites à la frontière par an, mineurs compris, à partir de Mayotte, pour une population de 187.000 habitants. Ce chiffre impressionnant ne saurait être atteint sans violations des droits de l'Homme", a souligné M. Delarue.

La France a fait approuver sous sa présidence de l'UE des règles communes pour la rétention des étrangers séjournant sans autorisation sur le territoire des pays membres de l'UE dans l'attente de leur expulsion.

"Les étrangers en situation irrégulière sur le territoire des Etats membres doivent quitter ce territoire. Chaque Etat s'engage à assurer l'application effective de ce principe dans le respect du droit et de la dignité des personnes concernées", stipule le Pacte européen pour l'immigration et l'asile défendu par le ministre français de l'Immigration Brice Hortefeux.

(AFP)

MAYOTTE

Histoire - Patrimoine

'Un aller simple pour Maoré' : les dessous d'un mariage arrangé  
Samedi 20 Décembre 2008
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Après sa diffusion durant l'été 2008 sur la chaîne de l'outre-mer en métropole, France Ô, le film d'Agnès Fouilleux, « Un aller simple pour Maoré » va sortir en salle.

Image extraite du film 'Un aller simple pour Maoré'

La première diffusion du film d'Agnès Fouilleux avait eu lieu le 15 avril et avait suscité l'intérêt de plusieurs médias spécialisés. Il a été diffusé de nombreuses fois durant tout l'été sur la même antenne, ainsi que sur Télé Réunion (RFO).

A RFO Mayotte, on ignore tout de ce film. Ni le rédacteur en chef par intérim, ni le directeur régional n'ont entendu parlé de lui. Surprenant, alors que le film a été acheté et diffusé sur les antennes métropolitaine et réunionnaise de la maison mère. Les films consacrés à l'Ile au Lagon ne sont pas si nombreux qu'on puisse les ignorer...

Le film de 84 minutes, réalisé en 2007, sortira en salle le 4 février 2009 et était présenté à la presse parisienne jeudi dernier 18 décembre.

Largement inspiré de l'ouvrage de Pierre Caminade, « Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale », le film d'Agnès Fouilleux en reprend les thèmes principaux : des conditions de la décolonisation jusqu'à la traversée de la mort des kwassa-kwassas, en passant par les intérêts géostratégiques, pas toujours avouables, de la France.

Pour Agnès Fourreux, la réalisatrice d'un film qualifié d' «indispensable brûlot » par Télérama, « l'idée de ce film est partie du fait que personne ne parle de ce qui se passe aux Comores, ou alors de façon superficielle et très incomplète. […] A tel point que même les fonctionnaires nommés là-bas peuvent vivre plusieurs années à Mayotte sans vraiment savoir ce qui s'y passe ! C'est ahurissant

Elle nous raconte sa première venue à « Mamoudzou, la capitale, qui ressemblait plus à un village de brousse qu'autre chose, il y avait sur la place centrale régulièrement des grands mouvements de foules : la plupart des jeunes clandestins vendeurs à la sauvette s'enfuyaient en courant à l'arrivée d'un fourgon de police. Ils revenaient, aussitôt le fourgon disparu au coin de la rue. Aujourd'hui la pression est plus importante, et c'est de plus en plus dur pour eux ».

La réalisatrice se souvient de ses entretiens avec les clandestins : « Les gens parlent facilement de tout ça si on prend le temps de les écouter, la rencontre se fait sans problème. Ils se sentent tellement mal compris, peu écoutés, surtout les anjouanais, ce sont des victimes à qui on n'a jamais offert la possibilité de s'exprimer, d'être reconnues comme telles. ».

L'accent est mis sur les contradictions de la situation des clandestins, comme «  Souali, le passeur d'anjouan, fils de gendarme français qui n'a jamais pu obtenir ses papiers, [ou] aux clandestins sculpteurs de Domoni, enfermés dans leur banga pour ne pas se faire arrêter, et qui toute la journée reçoivent des fonctionnaires de police ou autres qui viennent acheter des cadeaux-souvenirs sculptés chez eux ! ».

« C'est vrai que les mahorais sont actuellement en porte à faux puisqu'aujourd'hui, la majorité des habitants de Mayotte veut bien entendu rester française, sans cacher que c'est pour des raisons purement pécunières. D'un autre côté, ils ont tous de la famille aux comores, et se sentent tout à fait comoriens et musulmans ».

Agnès Fourreux se défend malgré tout d'avoir « fait un film militant avec des méchants et des gentils, poser une frontalité. Le Préfet de Mayotte m'a reçue sans problème, sa responsable de la communication m'a permis de tourner dans le bureau des étrangers à la Préfecture ».

Des témoins racontent les conditions dans lesquelles a été organisé le première référendum de 1974 et les manœuvres d'intimidation dont ils ont fait l'objet, relativisant le mythique "choix" des mahorais.

Le montage de ce film ne s'est pas fait sans difficultés : « Aucune des tentatives d'obtenir un diffuseur au préalable pour recevoir une aide du CNC et de la région n'ont abouti. Un décideur d'une chaine hertzienne du service public m'a même dit qu'il pouvait être intéressé à condition d'oublier le contenu « politique » de l'histoire… Un autre a répondu que c'était « salir la France » que de divulguer de pareilles informations… J'ai été très étonné que France O accepte de diffuser le film après postproduction. Mais ça n'a pas été sans remous notamment à Mayotte… Ca n'a tenu qu''à une volonté forte de Pierre Watrin et de Wales Kotra qui ont beaucoup aimé le film, qui ont fait ce choix éditorial fort ».

Même si ce film reste malgré tout un film « militant », au même titre que l'ouvrage de Pierre Caminade, il n'en demeure pas moins qu'il est indispensable, ne serait-ce que pour rafraîchir la mémoire mahoraise sur l'histoire récente de l'archipel, que le public de Mayotte ait la possibilité de le voir, d'aborder enfin les dessous de ce mariage arrangé entre la France et Mayotte.

La balle est dans le camp du service culturel du Conseil Général qui gère l'unique cinéma de Mayotte et décide de sa programmation. A moins que RFO Mayotte retrouve la mémoire et décide de programmer « Un aller simple pour Maoré »... dans une tranche horaire décente.

A quelques mois d'un référendum décisif pour l'avenir de Mayotte et des Comores, il paraît difficile d'envisager un avenir serein en occultant un passé aussi récent.

E.T.

COMORES

Ecologie - Environnement et ressources naturelles

Cas de pollution aux hydrocarbures à Anjouan ?  
Jeudi 25 Décembre 2008
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Vendredi 19 décembre à Chitsangani Mutsamudu, vent de panique pour les uns, miracle anjouanais pour les autres, les riverains d'une des deux plages de l’Hôtel Al Amal, viennent d’être alertés par une odeur nauséabonde qui se dégage des rochers en contact avec l’océan bordant la principale structure hôtelière d’Anjouan.

Marée noire ou "don de Dieu" ?


La couleur jaune du produit trouvé sur la plage de Mutsamudu permet d'écarter l'hypothèse d'une marée noire classique. Il s'agit plus probablement d'une pollution chimique.
A quel point le produit peut-il être nocif pour la population? C'est la question à laquelle les autorités vont devoir apporter très rapidement une réponse.
Viendra ensuite la recherche de l'origine du produit.

«  Il était sur les coups de midi. Je me rendais à la Mosquée pour la grande prière de vendredi quand j’ai senti  une odeur pas facile à respirer. Un mélange d’œufs pourris et de produits chimiques. Il a fallu que je revienne à la maison pour prendre un médicament afin d’éviter le vomissement. Mon corps ne répondait pas comme il fallait. Il y a  quelque chose qui n'allait pas dans l’air », s’inquiète Mansour, un opérateur économique qui habite à quelques pas de là. Il flotte sur l'eau un liquide jaunâtre, huileux et inflammable.

Dès la première alerte par une dame qui allait baigner son enfant dans les environs, le monde afflue de partout. Le test manuel  pour tenter de percer les mystères de ce produit, les riverains en brûlent un peu et... Nous imaginons la suite.

« C’est du pétrole. Dieu nous a bénis ». Cette parole lancée sur la petite plage rocailleuse d'où sortait du fond des rochers  un liquide qui s’enflamme et sent les hydrocarbures, fait en un éclair le tour de Mutsamudu et  de sa périphérie. On pouvait voir des jerricanes, bidons, seaux et bouteilles. Chacun s’approvisionnait, de « ce don de la nature », comme le crie une dame d’une quarantaine d’année, venue spécialement de Mirontsy pour tirer sa part de… pétrole, un bidon de 5 litres bien plein sur la tête, le surplus dégoulinant le long du corps.

Il a fallu faire appel à l’armée, après deux tentatives d'évacuation des lieux par la gendarmerie, une heure après la "découverte".

Ce lundi 22 décembre, trois jours après cette découverte mystérieuse, le doute plane toujours. Le dépôt d’Anjouan de Comores Hydrocarbures  a mobilisé une pelleteuse pour tenter de lever le mystère. Des prélèvements ont été faits et envoyé à Moroni.

L’hypothèse d’un dégazage est vite abandonnée. Selon un agent de Comores Hydrocarbures « puisqu’il n’y a pas eu de marée polluante, on ne peut pas parler de dégazage. On devrait peut être s'interroger s’il n’y aurait pas dans un dépôt d’hydrocarbures ou une réserve dans le secteur ou un entreposage de déchets. Qui sait ? Ça peut être aussi avec un faible pourcentage l’effet d’un phénomène naturel, mais ce n’est pas scientifiquement croyable. »

Le témoignage de Manssour, appuyé par deux de ses voisins, apporte bien la preuve que ce produit peut s’avérer nocif pour la santé des riverains et même contaminer toute la baie de Mutsamudu.

Ndzuani Hebdo

 

COMORES

Politique

Abdoulwahab clarifie sa position  
Jeudi 25 Décembre 2008
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Dans un long entretien accordé à nos confrères de l’hebdomadaire comorien « Albalad »n°12 du 22 décembre 2008, Mohamed Abdoulwahab, le chef de l’exécutif de Ngazidja dit être « pour un rapport de force soutenu » dans ses relations avec les autorités fédérales. Ceci après plusieurs mois de « démarches de main tendue » qui n’ont finalement « rien payé », selon lui.

« Ce n’est pas une guerre. C’est un rapport de force qui doit être soutenu », a-t-il soutenu. « Il y a beaucoup d’exemples pour illustrer que la politique de main tendue n’a pas payé. Même des tentatives d’humiliation ont été organisées en direction des autorités de l’île, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Cela nous amène à dire qu’il fallait absolument changer d’attitude quelles que soient les conséquences », a-t-il expliqué sans plus de précisions.

Ce n’est un secret pour personne, depuis plusieurs mois c’est la brouille entre les deux chefs des deux exécutifs. Le commun des Comoriens a décelé cela à travers les faits et les gestes des deux camps. Jusque là, ni l’un ni l’autre ne s’était exprimé aussi clairement sur sa position.

« Depuis mai dernier, j’avais décidé d’opérer un revirement dans nos relations avec le gouvernement de l’Union. Ceci après avoir constaté que sa position tenait peu compte de l’implication des îles dans la vie de nos institutions », a expliqué le chef de l’exécutif de Ngazidja. S’agit-il d’une simple coïncidence ou bien faut-il y voir un lien avec l’éviction de son épouse Ralia Abdou à la tête de l’office de la radio et télévision des Comores (ORTC), laquelle est curieusement intervenue durant cette même période ?

La première friction entre Sambi et son ancien directeur de cabinet Mohamed Abdoulwahab, remonte au mois d’octobre 2007, lorsque ce dernier s’était rendu dans l’île d’Anjouan où il avait passé un séjour de quatre jour à un moment où les autorités de fait de l’île était soumis à un embargo par le conseil de paix et sécurité de l’Union africaine. Le président Sambi avait alors ressenti ce geste comme un « coup de poignard dans le dos ». Et depuis les relations entre les deux hommes ne se sont pas remises. Au contraire, elles sont allées crescendo.

Le président Sambi a à plusieurs reprises critiqué le train de vie des gouvernements des îles et notamment celui de Ngazidja. Une signe de plus de cette mésentente.

Abordant la question de la révision constitutionnelle, Mohamed Abdoulwahab, estime que Sambi devait « nous [les présidents des îles Ndlr] appeler à la table des négociations. S’il a par rapport à cette constitution, des propositions, qu’il les soumette car la réforme doit être l’apanage des responsables des institutions. C’est nous qui les pratiquons et qui savons où ça coince ».

De toutes façons, pour le chef de l’exécutif de Ngazidja « le contenu de cette révision vise à ramener vers le bas les attributions des îles. Donc tout cela comporte de réels risques pour le pays », a-t-il affirmé.

Et d’ajouter «  Si le président Sambi continue dans sa démarche jusqu’en avril pour sortir de sa poche un texte à soumettre au peuple, je ferais campagne contre ce texte. Et d’une manière engagée ».

Faissoili Abdou

COMORES

Justice

La gendarmerie nationale veut entendre le ministre de la sécurité intérieure de Ngazidja  
Jeudi 25 Décembre 2008
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Abbas Mhadjou, ministre de la sécurité intérieure de l’île autonome de Ngazidja fait l’objet d’une procédure judiciaire engagé à son encontre suite à des propos tenus la semaine dernière sur le plateau d’une chaîne de télévision privée de la ville d’Iconi.

Des propos jugés « irresponsables » par une grande partie de la population. Ce jour là, le ministre aurait appelé la population de Ngazidja à s’en prendre à la communauté anjouanaise vivant en grande Comore, après que deux soldats de l’AND d’origine anjouanaise aient été soupçonnés d'avoir tabassé un policier de l’île de Ngazidja. « Des propos qui ne siéent pas à un homme de ce rang », a estimé Ibouroi Ali Toibibou, secrétaire général de la Confédération des travailleurs comoriens. En tout cas les propos du ministre traduisent encore la propension de certains à stigmatiser tout un groupe pour la faute supposée d’une ou deux personnes. Un phénomène qui semble se banaliser dans l’archipel.

Il y a quelques jours encore ce ministre avait préconisé que les anjouanais vivant en Grande Comore soient astreints à avoir une carte de séjour.

Une convocation a été donc déposée au domicile du ministre depuis samedi.

Et « le commandant de la gendarmerie nationale affirme que le motif de la convocation est bel et bien les propos « d’incitation à la haine » tenus par Abbas Mhadjou », rapporte le journal Alwatwan. Et l’officier de souligner que « les actes de violences constatés après tendent à confirmer les faits reprochés ». Parmi ses actes, on peut noter l’agression faite à des Anjouanais il y a quelques jours dans le quartier de la coulée à Moroni et la voiture du secrétaire général du gouvernement a été caillassée sur la route de Mdjwayezi dimanche dernier. Reste que le ministre aurait fait valoir son titre de ministre pour refuser de « se présenter dans les locaux de la gendarmerie sans l’autorisation du conseil des ministres ». Doit-il partager ses torts avec ses collègues ? Bénéficiera t-il de la solidarité gouvernementale dans ce cas précis ?

Il a « invité » les gendarmes à aller recueillir sa déposition dans son bureau.

Le commandant de la gendarmerie s’est demandé « s’il faudrait aussi que le juge d’instruction se rende au ministère pour les besoins de l’information judiciaire ».

Quoi qu’il en soit, les gendarmes ont fait le déplacement ce matin et, selon un témoin, ils seraient partis avec le ministre après quelques minutes de discussion. Affaire à suivre…

Faissoili Abdou

COMORES

Aide internationale

Programme post conflit, l’Algérie apporte sa contribution  
Jeudi 25 Décembre 2008
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L’Algérie va apporter une aide budgétaire de 200 000 dollars dans le cadre du programme post conflit en faveur des Comores qui vient d’être approuvé par le conseil d’administration du FMI, le 15 décembre dernier.

Une aide supplémentaire qui vient s’ajouter à la contribution des autres partenaires qui se sont déjà prononcés et qui s’élève à 17,5 millions de dollars.

C’est ce qui ressort d’un point de presse tenu cet après midi du 25 décembre au ministère des relations extérieures de l’Union des Comores.

« Je suis venu porteur d’une réponse à une requête adressée en août dernier par le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à son homologue Abdoulaziz Bouteflika », a déclaré Benali Cherif Abdelaziz, ambassadeur de la République d’Algérie auprès de l’Union des Comores avec résidence à Madagascar.

« Nous allons procéder au transfert rapide de notre enveloppe », a assuré l’ambassadeur.

Mohamed Ali Soilih, ministre des finances de l’Union des Comores, a remercié « ce geste d’amitié et de fraternité » d’un pays frère qui a toujours été à nos côtés à tous moments.

« Vous nous avez soutenu durant tout ce processus qui marque un tournant décisif pour notre pays », a encore souligné M. Soilih.

Au cours de ce point de presse, l’ambassadeur d’Algérie a tenu à féliciter «  les autorités et le peuple comorien pour la restauration de l’ordre institutionnelle après plein de péripéties».

« Cette unité retrouvée est un argument pour les partenaires à apporter leur aide à la construction du pays » a-t-il déclaré.

L’ambassadeur rappellera les liens très étroits qui unissent les deux pays, qui appartiennent au même ensemble arabo-islamique.

« Les comoriens sont accueillis en Algérie comme des Algériens », a t il soutenu.

Plusieurs cadres comoriens sont formés en Algérie, un pays avec lequel les Comores ont des relations très amicales depuis l’indépendance.

Faissoili Abdou

COMORES

Défense - Conflits

L’AND se renforce à Anjouan  
Jeudi 25 Décembre 2008
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Plus de 400 soldats de l’armée comorienne ont touché terre à Anjouan, ce lundi 22 décembre. Il s’agit d’un renforcement des effectifs à Anjouan comme prévu sur la feuille de route de l’Etat-major de l’armée, après la libération d’Anjouan.

Un nouveau camp de cantonnement a accueilli la grosse partie de ces effectifs. Il s’agit du camp d’Ongoni-Marahani. Le choix de cette localité pour installer une base de l’AND ne s’est sûrement pas fait au hasard. C’est ici qu’est parti Mohamed Bacar est une partie de ses affreux en mars dernier.

Ndzuani Hebdo

OCEAN INDIEN

Sciences & Technologies

Câble inter-îles : signature du protocole d'accord  
Dimanche 21 Décembre 2008
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Mardi dernier à Antananarivo, les cinq pays de la COI (Commission de l'Océan Indien) ont signé un protocole d'accord sur la mise en oeuvre de SEGANET, un câble reliant les différentes îles.

Le protocole d’accord « formalise l’engagement des Etats membres afin de concrétiser le projet de câble sous-marin SEGANET pour leur besoin de coopération régionale, de développement, de lutte contre les inégalités et de désenclavement. »

Le protocole d’accord permettra, entre autres, la création d’un Comité stratégique et d’une entité spécifique pour la définition, la mise en œuvre, la gestion, l’exploitation et la maintenance du projet SEGANET.

Il facilitera l’accès des États membres pour la construction des sites d’atterrissement et autres infrastructures terrestres.

L'accord prévoit également « l’accès à la bande passante des populations des États membres de la COI, dans des conditions transparentes et non discriminatoires, afin de fournir du très haut débit et une diversité de services à des coûts compétitifs et équitables ».

Il autorisera la connectivité entre les États membres de la COI et leur connectivité internationale dans des conditions compétitives, ainsi que la mise en place d’un réseau sécurisé, fiable et capable de desservir l’ensemble des Etats membres à un haut niveau de qualité;

Enfin, il prévoit « la mobilisation des capitaux provenant notamment de fonds de développement, d’acteurs publics, semi-publics et privés, ainsi que des institutions financières, pour la réalisation, la gestion, l’exploitation et la maintenance du réseau SEGANET ».

Les signataires ont considéré que les pays de la COI se trouvent dans une situation déficitaire en matière d’infrastructures sous-marines ce qui ne leur permet pas de disposer d’une connectivité internationale optimale et que l’insuffisance d’infrastructures large bande tant terrestre que sous-marine est un obstacle majeur pour leur développement économique et social. Ils ont reconnu que la conception du projet boucle des îles «SEGANET», dans le cadre d’une vision globale pour interconnecter tous les pays de la COI, est pertinente en raison de l’état actuel des économies des Etats membres de la COI et des écarts dans leur niveau de développement. Les représentants des gouvernements des Etats membres de la COI ont également reconnu que la connectivité internationale est indispensable à la réussite et à la pertinence du projet car elle est non seulement une source de revenus mais aussi une ressource pour le développement du secteur des TIC dans les pays concernés. Ils ont trouvé judicieux de placer la compétitivité, la transparence et l’accessibilité dans les décisions relatives à la rentabilité et la tarification.

Aussitôt après la signature, le ministre comorien des Postes et Télécommunications, Chargé de la Communication et de la Promotion des nouvelles technologies, qui a présidé la cérémonie de signature, Abdourahim Said Bakar, a déclaré, devant la presse, que cette signature marquait ‘‘l’ouverture d’un nouveau chantier de développement et un aboutissement de notre volonté de coopérer ensemble pour le bien des citoyens de nos pays respectifs’’.

Les pays membres de la COI espèrent également un importante baisse des tarifs sur le haut-débit.

La Commission de l'Océan Indien regroupe les cinq pays de la région : Comores, Madagascar, Maurice, France (Réunion et Mayotte) et les Seychelles.

E.T.

MADAGASCAR

Droits de l'homme

Plus de 80% des enfants de Madagascar effectuent des travaux pénibles  
Dimanche 21 Décembre 2008
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Plus de 80% des enfants âgés de 5 à 17 ans, soit 1.534.000, font des travaux pénibles à Madagascar, selon les dernières statistiques publiées vendredi par l'Institut national des statistiques malgache.

La décharge publique d'Antsiranana (Diego) au nord de Madagascar est aussi un moyen de survie pour de nombreuses personnes, jeunes ou adultes.
Ce chiffre provient d'une enquête menée par le gouvernement malgache, l'Organization internationale du Travail (OIT), l'Institut national de la statistique, le fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le département américain du travail ( USDOL), rapporte samedi le journal locale L'Express. Selon cette enquête, plus de 1,5 millions d'enfants travaillent dans l'agriculture pour aider leur famille, alors que les autres sont dans l'élevage, la pêche, l'exploitation minière, la restauration ou travaillent dans les usines
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MAURICE

Economie

Les Mauriciens se battent avec deux crises  
Jeudi 25 Décembre 2008
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Les Mauriciens, qui envisagent toujours de stimuler la croissance économique, se lancent en 2008 à la lutte contre les deux crises (énergétique et financière) qui se sont abattues sur le monde comme un tsunami.

De l'euphorie à la grise mine  En présentant fin juin le budget pour 2008-2009, le  vice-Premier ministre et ministre des Finances mauricien, Rama  Sithanen, s'est félicité des résultats de ses réformes  économiques. Il a alors annoncé une série de mesures pour les  accélérer, en mettant l'accent sur l'aspect environnemental et  privilégiant de nouvelles sources d'énergie au moment où la crise  énergétique secouait la planète.  Six mois plus tard, le trésorier mauricien a été obligé  d'avancer un mini-budget pour faire face à une autre crise : la  crise financière née aux Etats-Unis, dont l'impact a été ressenti  dans le monde entier
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MAURICE

Economie

Plan de sauvetage de l'économie mauricienne  
Jeudi 25 Décembre 2008
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Le pain, le gaz ménager et la farine coûtent moins cher à Maurice à partir de lundi, selon une décision prise par le gouvernement, décision qui fait partie d' un plan de sauvetage de l'économie mauricienne au coût de 321 millions de dollars sur fond de crise financière mondiale.

Selon un document rendu public pendant le week-end par le Premier ministre Navin Ramgoolam et le ministre des Finances, Rama Sithanen, cette somme sera étalée sur deux ans. Le Premier ministre a assuré que la priorité du gouvernement demeure la poursuite de la croissance économique, la préservation de l'emploi et le maintien du pouvoir d'achat des Mauriciens. De son côté, Rama Sithanen a estimé que la batterie de mesures devrait donner un coup de pouce de 1 à 1,5 à la croissance économique
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MAURICE

Economie

Des mesures pour stimuler l'économie mauricienne  
Jeudi 25 Décembre 2008
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Le gouvernement mauricien pourrait annoncer des mesures pour stimuler l'économie nationale et à prévenir les effets de la crise mondiale sur Maurice.

Le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam présidera samedi  une réunion spéciale du conseil des ministres, destinée à discuter des mesures économiques et budgétaires additionnelles en vue de  relancer l'économie. Cet exercice fait suite à une série de rencontres entre le  gouvernement et les opérateurs actifs dans tous les secteurs  économiques du pays et les dirigeants des institutions du secteur  privé. Le ministre des Finances Rama Sithanen avait affirmé que lors  des pourparlers avec le secteur privé pour dégager un train de  mesures incitatives, il s'est prononcé en faveur de la conclusion  d'un contrat social entre le gouvernement et le secteur privé pour la protection de l'emploi
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MAURICE

Diplomatie - Relations internationales

La France et Maurice se rencontrent pour parler de Tromelin  
Jeudi 25 Décembre 2008
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La France et l'île Maurice ont entamé un premier round de discussions sur la co-gestion de l'île Tromelin, dont la souveraineté est disputée par les deux parties, apprend-t-on lundi auprès du ministre des Affaires étrangères à Port-Louis.

L'Ile de Tromelin à 560 km au nord de Maurice est l'objet d'un contentieux entre Maurice et la France.

Une réunion a eu lieu le 17 et 18 décembre à Paris. Cette  réunion fait suite à la rencontre que le Premier ministre  mauricien Navin Ramgoolam a eue avec le président français Nicolas Sarkozy à Paris, au mois de juin.  

M. Ramgoolam a proposé à M. Sarkozy que la France et Maurice  entament des discussions sur la souveraineté de Tromelin, alors le président français a suggéré la création d'un mécanisme de co-gestion de l'île et des eaux territoriales en attendant que soit  abordée la question de souveraineté.

La réunion de Paris a permis de discuter de la création d'un  comité de co-gestion de haut niveau, de l'environnement et de la  pêche ainsi que l'octroi de permis aux chalutiers pour pêcher dans les eaux entourant l'île.

Un accord sur les décisions prises sera signé lors d'une  rencontre à La Réunion en mars prochain.

L'île Tromelin, située à 450 km à l'est de Madagascar et à  environ 560 km au nord de Maurice, est longue d'environ 1.700 m et large d'environ 700 m.  

L'île fait l'objet d'un contentieux entre la France et Maurice. Ce dernier considère que Tromelin fait partie intégrante du  territoire mauricien, tandis que la France a toujours maintenu le  contraire.

Depuis le 3 janvier 2005,l'île Tromelin est administrée par le  préfet des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF).

(Xinhua)

TANZANIE

Société

240.000 personnes menacées de famine en Tanzanie  
Dimanche 21 Décembre 2008
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Le gouvernement tanzanien a projeté de recourir à la réserve alimentaire nationale pour aider plus de 240.000 personnes menacées par la famine, rapporte samedi le quotidien local Daily News.

Stephen Wassira, ministre tanzanien de l'Agriculture, a fait savoir que la distribution de 700.000 tonnes d'aliments de la réserve centrale pourrait servir à compenser la pénurie alimentaire.

Cette pénurie est provoquée par une mauvaise récolte due à l'insuffisance des précipitations au cours de la dernière saison des pluies.

Ce sont les habitants du nord de la Tanzanie qui sont les plus exposés à la famine. Les conditions topographiques de cette région entravent l'irrigation, a expliqué le ministre Wassira.

Il a cependant indiqué que la situation alimentaire en moyenne dans le pays n'est pas inquiétante et que le gouvernement se penche maintenant sur la distribution d'engrais aux fermiers pour faciliter leur travail durant la prochaine saison agricole.

E.T. avec Xinhua

KENYA

Aide internationale

Le Kenya va recevoir un prêt de 37,2 millions de dollars  
Dimanche 21 Décembre 2008
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Le conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé l’octroi d’un prêt de 37,2 millions de dollars, au profit du gouvernement du Kenya pour le financement du projet d’appui pour la formation technique, industrielle professionnelle et en entreprenariat (TIVET).

La violente crise politique qu’a connue le pays en 2007 a mis en évidence le malaise d’une énorme population jeune non qualifiée, non formée et sans emploi dans un contexte général de grande pauvreté. C’est pourquoi le Kenya a décidé d’intensifier ses efforts visant à multiplier les opportunités de perfectionnement au profit de cette catégorie de la population.

Le programme consiste à améliorer l’accès des jeunes à une formation de qualité et bien ciblée.

Depuis le début de ses interventions au Kenya en 1967, le Groupe de la BAD a engagé 1,364 milliards de dollars US pour 87 opérations.



Outremer DOM TOM

Fonction Publique

La réforme de l'ITR reportée au 1er avril 2009  
Lundi 22 Décembre 2008
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Initialement contenue dans le PLFSS (projet de loi de financement de la securite sociale) et rejetée par le Conseil Consitutionnel, la réforme de l'ITR s'appliquera au 1er avril 2009 dans l'Océan Indien et le Pacifique.

Dans sa décision du 11 décembre, le Conseil Consitutionnel a supprimé la réforme de l'ITR du projet de loi de financement de la sécurité sociale, jugeant « que ces dispositions n'ont pas d'effet ou ont un effet trop indirect sur les dépenses des régimes obligatoires de base [...] ; que, par suite, elles ne trouvent pas leur place dans une loi de financement de la sécurité sociale ».

C'est donc par ordonnance que cette réforme sera mise en place. C'est ce qu'a décidé le Conseil des Ministres de ce vendredi 19 décembre qui a adopté un article d’un projet de loi qui permettra au Gouvernement de la mettre en œuvre dès le premier trimestre 2009.

« La réforme de l’ITR, telle qu’elle a été longuement négociée avec les organisations syndicales et votée par le Parlement, s’appliquera donc dans le Pacifique et l’Océan Indien au 1er avril 2009 selon les modalités initialement prévues au 1er janvier. » confirme Yves Jégo dans un communiqué.

Le secrétaire d'état à l'outre-mer note que « cette réforme attendue depuis 20 ans, permettra aussi d’abonder le Fond Exceptionnel d’Investissement pour l’Outre-Mer » tout en annonçant « la création d’une retraite complémentaire, une réponse juste à la question du revenu des retraites de toutes les fonctions publiques en particulier aux Antilles et en Guyane, territoires privés jusqu'alors des bénéfices de l’ITR ».

E.T.

AFRIQUE DU SUD

Santé

Une province du nord de l'Afrique du Sud atteinte par le choléra  
Jeudi 25 Décembre 2008
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La province de Limpopo, dans le nord de l'Afrique du Sud, a été touchée par le choléra, a affirmé lundi le département de la santé de la province.

Le porte-parole provincial Phuthi Seloba a déclaré que le  choléra avait atteint certains endroits comme Botlokwa, Dilokong  et Knobel, après que l'épidémie eut touché Musina en novembre.

La maladie a causé huit morts dans la province, alors que l'on  a enregistré 909 cas suspects. Mais seulement cinq malades sont  actuellement hospitalisés.

(Xinhua)

AFRIQUE

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

Somalie : la lutte contre la piraterie pourra s'étendre sur terre.  
Dimanche 21 Décembre 2008
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Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé à l’unanimité une résolution autorisant les divers pays à entreprendre, en coopération avec le gouvernement fédéral de transition de la Somalie, des actions contre les pirates qui opèrent sur son territoire.

Le cargo Faina est toujours aux mains des pirates somaliens depuis l'été 2008.
Un navire de combat iranien dans les eaux somaliennes
Un navire iranien est arrivé dans le Golfe d'Aden au large de la Somalie pour lutter contre les pirates, a rapporté samedi l'agence de presse semi-officielle iranienneFars.
"Après avoir traversé quelque 4.000 miles marins, un navire iranien assure la présence de la puissante armée de notre pays dans le Golfe d'Aden", a indiqué l'agence Fars.
L'agence Fars fait l'éloge de cette action, la qualifiant de "nouvel honneur pour la force navale de la République islamique d'Iran", précisant que "la mer Arabe et le nord de l'océan Indien demeuraient toujours la scène de l'unique présence des forces navales des pays occidentaux".
Plus tôt, Parviz Sarvari, un membre du Majlis (parlement iranien), a proposé que Téhéran envisage des options militaires contre les pirates dans le Golfe d'Aden.

Dans le cadre de l’une des dernières initiatives de politique étrangère du gouvernement Bush, Condoleezza Rice s’est rendue au siège des Nations unies pour appuyer la résolution du 16 décembre, laquelle avait été rédigée par les États-Unis et coparrainée par la Belgique, la France, la Grèce, le Libéria et la Corée du Sud - mesure qui autorise les États membres à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour empêcher quiconque de se servir du territoire somalien pour organiser ou exécuter des actes de piraterie.

Il s’agit de la quatrième mesure contre la piraterie approuvée par le Conseil de sécurité depuis le début de l’année, mais la première qui autorise la poursuite des pirates sur terre ferme en Somalie, un pays déchiré par des décennies de violence, d’instabilité et de pauvreté sous la férule de seigneurs de guerre.

En 2008, les pirates somaliens ont utilisé des vedettes rapides pour attaquer plus de 100 navires qui traversaient le golfe d’Aden - l’une des voies maritimes les plus fréquentées dans le monde pour le transport de marchandises, avec plus de 21.000 cargos passant de la mer Méditerranée et de la mer Rouge à l’océan Indien. Parmi les 40 navires saisis d’assaut depuis janvier, on note le cargo ukrainien Faina, ayant à son bord des munitions et des armes lourdes d’une valeur de 33 millions de dollars, et le Sirius Star, un superpétrolier saoudien transportant du brut d’une valeur de 100 millions de dollars.

D’après l’organisation maritime internationale, les pirates retiennent actuellement 14 navires et plus de 250 membres d’équipages, originaires de 25 pays, en échange de rançons, dans des ports somaliens qu’ils contrôlent.

E.T.


ZIMBABWE

Médias, Information

Nouvelle vague d'enlèvements au Zimbabwe  
Dimanche 21 Décembre 2008
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Plusieurs journalistes ont été récemment enlevés et des menaces ont été portées envers ceux qui travaillent pour des médias étrangers.

Reporters sans frontières exprime sa « profonde inquiétude après l’enlèvement, le 13 décembre 2008, de Shadreck Manyere, photojournaliste indépendant, et la tentative d’enlèvement dont a été victime, le même jour, Obrian Rwafa, journaliste de la chaîne publique Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC) ». Ces événements interviennent seulement dix jours après le kidnapping de la journaliste et militante des droits de l’homme, Jestina Mukoko, toujours portée disparue.

Quels qu’en soient leurs auteurs, ces enlèvements visent très clairement à semer la terreur au sein de la profession, dont le travail d’enquête est plus que jamais indispensable, dans le contexte social, économique et sanitaire actuel. L’Etat doit tout mettre en oeuvre pour retrouver les auteurs et les commanditaires de ces kidnappings et les traduire en justice”, a déclaré Reporters sans frontières.

D'autre part, George Charamba, secrétaire permanent en charge de l’information et de la communication et porte-parole du président Robert Mugabe, a menacé à deux reprises, les 12 et 13 décembre 2008, de sanctionner les journalistes travaillant pour les médias étrangers, responsables, selon lui, d’une campagne de propagande à l’encontre du gouvernement. Dans une interview accordée, le 12 décembre, à la chaîne de télévision publique Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC), il a accusé les bureaux locaux des médias étrangers d’avoir sorti de leur contexte les propos du chef de l’Etat affirmant que l’épidémie de choléra avait été arrêtée. Il a rappelé que la loi régulant la presse (Access to Information and Protection of Privacy Act - AIPPA) ne garantissait pas leurs accréditations, toujours d'après RSF.



ZIMBABWE

Santé

60,000 cas de choléra prévus au Zimbabwe à la fin de la saison des pluies  
Dimanche 21 Décembre 2008
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La grave épidémie de choléra qui sévit au Zimbabwe continue de s’étendre à d’autres zones de Harare ainsi qu’à de nouvelles villes, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le taux de mortalité a atteint 5,4%, avec des pics de 10% ou plus dans certaines parties de la capitale. Depuis le mois de septembre, plus de 1 100 personnes sont décédées de la maladie, et les Nations Unies envisagent un scénario-catastrophe avec 60 000 cas recensés avant la fin de la saison des pluies. Un tel cas de figure suppose que la moitié de la population du Zimbabwe est exposée au risque d’attraper le choléra. L’OCHA note également que là où les agences d’aide sont à pied d’œuvre, le nombre de cas et de morts a baissé de manière significative
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