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La lettre de Malango N°88

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 88 :
Mayotte : Yves Jégo rassure les élus sur la départementalisation
Le CRA de Mayotte « amélioré », selon Yves Jégo
Mayotte : le site de l’hôpital de Petite Terre enfin décidé
Radio Ngazidja attaquée par des vandales
Premier ministre malgache : passations de pouvoir
600 militaires tanzaniens au Soudan
500 millions de dollars US pour l’extension du chemin de fer entre le Kenya et l’Ouganda
Kenya : une nouvelle constitution, première priorité en 2009 pour Odinga
Une société canadienne se retire d’un projet aurifère au Mozambique
Jacob Zuma chahuté par des militants de l’opposition sud africaine
Attaque contre des étrangers en Afrique du Sud
Le Malawi va tester un vaccin antipaludéen sur des enfants de deux ans
Un navire turc libéré par les pirates somaliens contre rançon
Les 9 membres d’équipage du Bourbon Leda ont été libérés

La lettre de Malango
88

Vendredi 9 Janvier 2009

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MAYOTTE

Politique

Mayotte : Yves Jégo rassure les élus sur la départementalisation  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Peu de temps après son arrivé dans l’île jeudi 8 janvier, le secrétaire d’Etat à l’Outremer a rencontré les élus mahorais afin de les rassurer quant au Pacte sur la départementalisation.

Yves Jégo (ici aux côtés de M'hamadi Abdou et d'Hahadi Andjilani) a rassuré les élus jeudi.
Jégo évite les manifestants
Une trentaine de manifestants ont accueilli le secrétaire d’Etat au Conseil général, jeudi en début d’après-midi, sous les cris de « Intégration ! Intégration ! » A l’appel d’une intersyndicale composée de trois formations (SE-CGT-Ma, Cisma-CFDT Conseil général et Fédération Santé et Action sociale CGT Mayotte), ils réclamaient l’intégration des agents publics dans les corps de droit communs, et non dans des corps propres à Mayotte, ainsi que l’indexation pour tous les agents de la fonction publique. « Nous réclamons simplement l’égalité sociale » a expliqué un manifestant. « Actuellement, on nous intègre dans des corps dérogatoires qui n’existent qu’à Mayotte, alors qu’en 2010, on est censés être tous intégrés dans la fonction publique de droit commun. »
Peu avant de s’entretenir avec le président du Conseil général, Yves Jégo est passé devant eux sans s’arrêter. « C’est en cours ! » leur a-t-il lancé, se référant à l’intégration. « Il a encore une fois montré son mépris pour nos revendications », a dénoncé Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire général du SE-CGT-Ma, peu après. « Cela fait quatre fois qu’il vient, quatre fois que nous lui demandons une audience, et quatre fois qu’il nous la refuse. Pourtant demain (ce vendredi, ndlr), il doit rencontrer des syndicats, mais qui eux sont d’accord avec sa politique. »

Trois semaines après leur rencontre avec le président de la République à l'Elysée, le 16 décembre, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, a satisfait les membres du Comité de suivi sur la départementalisation, auxquels il avait fixé un rendez-vous en début d'après-midi jeudi 8 janvier, deux heures après son arrivée dans l'île.

« Cette rencontre a été satisfaisante », selon Ibrahim Aboubacar (PS) et Abdoulatifu Aly (MDM), « constructive » selon Saïd Omar Oili (Néma).

Certains des élus avaient récemment envoyé des amendements au ministère visant à retoucher la feuille de route du gouvernement. Le Nouvel élan pour Mayotte de Saïd Omar Oili avait pour sa part vertement critiqué ce texte, stigmatisant notamment le défaut d'égalité sociale.

« Sur la ligne générale, nous sommes tous d'accord », a toutefois révélé Ahmed Attoumani Douchina jeudi soir. « Nos amendements portaient essentiellement sur des questions de rédaction. »

Les élus s'inquiétaient notamment du mode du scrutin qui déterminera la composition de la future assemblée, en 2011 – assemblée qui cumulera les compétences d'un Conseil général et d'un Conseil régional. « Sur ce point, M. Jégo nous a indiqué qu'il nous revenait de proposer quelque chose », s'est réjoui Ibrahim Aboubacar, le rapporteur du Comité de suivi. Les élus devront trancher entre un scrutin de type uninominal, de liste ou à la proportionnelle.

Autre inquiétude des élus : l'inégalité sociale. « On nous dit : 'Vous aurez l'égalité sociale dans 25 ans'. Mais nous disons que c'est inadmissible. On nous dit : 'A la Réunion, ils ont attendu trente ans pour avoir l'égalité sociale'. Mais nous disons que nous sommes dans une toute autre situation. En 1946, on sortait de la guerre. Il y avait le plein emploi. Il n'y avait pas de téléphones portables. Aujourd'hui, nos enfants voient la télé. Ils ont envie de consommer, car nous sommes dans une société de consommation. Si nous ne voulons pas que la société mahoraise devienne violente, alors que nous sommes très loin du plein emploi, il faut l'égalité sociale. C'est pourquoi nous demandons à ce que le RSA représente 50% du RSA métropolitain en 2012, contrairement aux 25% que propose le gouvernement », a expliqué Saïd Omar Oili à la fin de la rencontre avec Yves Jégo. Il n'a été que partiellement entendu : le secrétaire d'Etat a accepté de revoir les délais en cas d'évolution positive.

« Le pacte sur la départementalisation n'est pas figé », a rappelé Yves Jégo. « Il nous a dit que les délais fixés pouvaient évoluer. Par exemple, concernant les prestations sociales, si l'économie mahoraise se développe, il n'est pas exclu que les prestations rattrapent plus rapidement celles de la métropole », a expliqué le député Abdoulatifou Aly.

Les élus ont également obtenu l'assurance du ministre qu'un débat parlementaire serait organisé après la consultation des Mahorais. « Il s'agit d'une demande forte des élus car nous sommes conscients que les députés et les sénateurs sont loin d'être acquis à notre cause », a avoué M. Aly.

Quant à la question qui sera posée aux Mahorais le 29 mars, elle devrait être prochainement connue. « Elle est actuellement étudiée par le Conseil d'Etat », indiquait hier soir Ibrahim Aboubacar. « Mais nous sommes d'ores et déjà satisfaits car M. Jégo nous a assuré qu'elle n'aurait pas de texte accolé. Nous voulions une question claire et simple. Nous l'aurons ! »

RC



MAYOTTE

Droits de l'homme

Le CRA de Mayotte « amélioré », selon Yves Jégo  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Avant de rencontrer les élus mahorais, Yves Jégo a visité le Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi jeudi 8 janvier.

Yves Jégo a visité le CRA en compagnie du chef du centre (à gauche) et des journalistes.

Trois semaines après la polémique consécutive à la diffusion sur le site de Libération, le 18 décembre, d’un film montrant des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants entassés dans le Centre de rétention administrative de Pamandzi, Yves Jégo avait fait de la visite de ce centre une priorité. Trente minutes après son arrivée sur l’île, il s’y est donc rendu, en compagnie des journalistes.

A son arrivée, le ménage avait été fait. Le tableau de bord affichait huit retenus. Bien loin des chiffres habituels, qui oscillaient entre 40 et 200 en 2008. Selon le chef du centre, Thierry Boureaud, « on tourne à une moyenne de 30 retenus par jour depuis le début de l'année 2009 », contre « 70 à 80 » l’année dernière.

Le cortège a visité, derrière Yves Jégo, l'infirmerie, où un médecin s’est dit satisfait des conditions de travail, la cuisine bientôt réaménagée, la salle des femmes et le futur réfectoire. Le secrétaire d’Etat en a profité pour se réjouir des récentes évolutions. Depuis quelques mois, l'Etat a financé des travaux à hauteur de 255.000 euros pour installer une cabine téléphonique, ouvrir une antenne médicale et construire des WC et des douches pour les femmes. D'ici la fin janvier, les enfants auront une salle de jeux, les sanitaires auront été rénovés et les murs repeints, affirme un document de la préfecture. Un local devrait également être mis à la disposition des visiteurs, mais la Cimade n'est toujours pas habilitée à intervenir au sein du CRA, près d'un an après en avoir fait la demande. « Quand ils appellent et justifient leur demande, on les laisse entrer », a assuré Thierry Boureaud.

« Ces travaux de rénovation permettent aux personnes retenues de séjourner dans des conditions nettement améliorées par rapport à la situation antérieure », indique un communiqué ministériel publié jeudi soir.

« Tout ceci n’est que provisoire », a tenu à préciser M. Jégo. « Après les études en 2009, les travaux en 2010, on prévoit l’ouverture du futur bâtiment en 2011. Nous avons déjà le terrain. Il s’agit d’un investissement de 20 millions à la charge de l’Etat ! » Le futur CRA aura une capacité d’accueil de 140 places.

RC


MAYOTTE

Santé

Mayotte : le site de l’hôpital de Petite Terre enfin décidé  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Après plus de deux ans et demi d’atermoiements, la préfecture a dû se résoudre à trancher dans le litige qui opposait les deux communes de la Petite Terre au sujet de l’emplacement du futur hôpital. Il se trouvera à Pamandzi.

L'hôpital de Dzaoudzi, une bâtisse du XIXème siècle.

Plus de deux ans et demi après l’annonce par l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin, lors d’un déplacement à Mayotte en mai 2006, du déblocage des fonds nécessaires à la construction d’un nouvel hôpital en Petite Terre, la préfecture a tranché. « Après concertation avec les élus et les services concernés, le préfet de Mayotte a arrêté sa décision relative à l’implantation du nouvel hôpital de Petite Terre, sur la commune de Pamandzi », ont indiqué ses services fin décembre, quelques jours avant la venue d’Yves Jégo. Le secrétaire d’Etat à l’Outremer avait affirmé en septembre dernier que lors de sa prochaine visite à Mayotte, le site serait connu.

Dans une lettre adressée aux élus le 24 décembre dernier, le préfet Denis Robin explique son choix en avançant quatre critères de sélection : la proximité avec la population, l’adaptation du site aux missions d’un hôpital, l’accessibilité de la parcelle, « notamment en desserte de réseau », et la disponibilité immédiate du terrain – le point le plus important. Pour chacun de ces critères, le site de Pamandzi était le plus intéressant.

L'idée d'ériger un nouvel édifice plutôt que de rénover l'ancien remonte à 2005. Cette année-là, un bureau d'étude spécialisé délivre un constat affligeant sur un bâtiment qui ne répond plus aux normes. « Moderniser ce bâtiment coûterait plus cher que d'en construire un neuf sur un terrain nu », conclut le bureau d'étude.

Fin avril 2006, le directeur du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), Alain Daniel, enjoint les maires des deux communes à « réserver » ou « préempter » des terrains d'une taille d'au moins un hectare viabilisé, en vue d'accueillir le futur complexe.

Le 19 mai 2006, Dominique de Villepin annonce à Mamoudzou une enveloppe de 10 millions d'euros pour mener à bien ce projet. Non prévu dans le « Plan Hôpital 2007 », il devient une priorité. « Immédiatement ou presque, les crédits étaient là », affirmait en janvier dernier un technicien du Conseil général. « Si les travaux ne démarrent pas au pire au début de l'année 2008, nous risquons de perdre les crédits alloués à cet investissement », alertait Alain Daniel en février 2007.

Pour le maire de Dzaoudzi-Labattoir à l’époque, Issa Soulaïmana, il est hors de question de perdre l'hôpital. « Nous avons hérité de la décharge, du traitement des eaux, alors que Pamandzi a le lycée, l'aéroport… On fait de Labattoir une ville poubelle ! » dénonçait-il, avançant des arguments qualifiés de « triviaux » par ses adversaires – « le maire joue la carte de ses intérêts personnels et du sentiment villageois », dénonçait l’un d’eux en janvier – et réactualisant l’éternel débat entre Pamandzi « la bourgeoise » et Labattoir « la populaire ».

Issa Soulaïmana demande d’abord à ce que l’actuel bâtiment soit rénové – refus catégorique de la direction du CHM. Puis il propose une solution qui n’en est pas une : le terrain qu'il offre est en effet loin d'être idéal. « Il n'est pas mauvais », affirme début 2008 un proche du dossier, « mais il est excentré, en bordure de l'île. Pour la desserte, ce n'est pas génial. Il y a aussi deux-trois éléments techniques gênants, qui feraient augmenter le coût du projet. Il y a également des cases sur ce terrain. Cela signifie qu'il faudrait décaser et recaser ces gens ». Mais son plus gros défaut, c'est qu'il est en indivision entre une vingtaine d'héritiers. « Or il suffit qu'un seul ne soit pas d'accord pour vendre, et l'opération devient impossible ».

RC

COMORES

Médias, Information

Radio Ngazidja attaquée par des vandales  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Deux hommes encagoulés se sont introduits le week-end dernier dans l'unique studio de la Radio Ngazidja (proche du gouvernement de l'île autonome de la Grande-Comore), à Moroni, blessant un animateur, avant de s'enfuir, a révélé seulement ce mercredi, Mohamed Abdelkader, le directeur de la station.

Citant l'animateur victime de l'agession, M. Abdelkader a précisé que les deux hommes se sont introduits dans l'unique studio de la station et se sont précipités sur les équipements avec "l'intention criminelle de les casser".

D'après le directeur de la station, l'animateur a été grièvement frappé par l'un des agresseurs lorsqu'il a tenté de lui enlever sa cagoule pour le reconnaître.

"Abdallah Ahmed doit la vie sauve à un micro resté ouvert qui a retransmis les bruits des coups et a attiré l'attention de nombreux auditeurs du quartier vite venus au secours de la station", a ajouté le directeur de la station.

Selon Mohamed Abdelkader, les deux hommes, qui ont constaté l'impossibilité de parvenir au bout de leur dessein, sont repartis par l'escalier de secours et ont retrouvé leur véhicule stationné à quelques dizaines de mètres du siège de la radio.

Le lendemain, les responsables de Radio Ngazidja ont porté plainte contre X sans trop d'espoir de voir un jour les agresseurs devant la justice.

En 2004, lors des élections législatives, la station avait été agressée de la même manière, ses équipements brisés mais personne n'a jamais su à quoi a abouti l'enquête dont la gendarmerie avait été chargée.

Une autre station, Moroni FM, avait fait l'objet d'une agression semblable au cours de la même période, le matériel de studio anéanti sans que l'enquête ouverte à ce sujet ait abouti à quoi que ce soit.

En attendant la justice des hommes, les responsables de la station ont fait lire un hitma sur le coran pour "prier Dieu le tout puissant de rendre justice".

(PANA)

MADAGASCAR

Politique

Premier ministre malgache : passations de pouvoir  
Vendredi 9 Janvier 2009
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Le Premier ministre malgache Charles Rabemananjara a fait une double passation de pouvoir aux nouveaux ministres de la Décentralisation Bezara Manassé et de l'Intérieur Gervais Rakotonirina, ce jeudi.

Le Premier ministre malgache Charles Rabemananjara.

Cette cérémonie faisait suite à la décision du président malgache Marc Ravalomanana, prise dimanche dernier, de séparer certaines attributions du premier ministre en créant deux ministères autonomes, l'Intérieur et la  Décentralisation.  

Le ministère de la Décentralisation et de l'Intérieur, qui était tenu par le Premier ministre Charles Rabemananjara depuis  l'arrivée de Ravalomanana au pouvoir en 2002, a été séparé pour créer le ministère de la Décentralisation et le ministère de l'Intérieur,  tandis que la sécurité intérieure, qui était un simple département du ministère de la Décentralisation et de l'Intérieur, a été transformée en un nouveau ministère.

Le ministre de la Décentralisation, Bezara Manassé, 50 ans,  était le président des commissions juridiques, de l'administration territoriale, de défense et de sécurité au sein du Sénat.

Le ministre de l'Intérieur Gervais Rakotonirina, 50 ans, était secrétaire général du ministère de la Décentralisation et de  l'Intérieur.

Le ministre de la Sécurité intérieure est mis sous l'autorité de Désiré Rasolofomanana, ex-secrétaire d'Etat chargé  de la sécurité intérieure au sein du ministère de la  Décentralisation et de l'Intérieur.

Avec Xinhua

TANZANIE

Défense - Conflits

600 militaires tanzaniens au Soudan  
Vendredi 9 Janvier 2009
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La Tanzanie va envoyer entre 600 et 800 militaires au Darfour (Soudan) qui rejoindront les rangs de la mission conjointe Union africaine-ONU de maintien de la paix au Darfour, région en proie à des conflits, a rapporté mercredi le journal anglophone Citizen.

Les militaires tanzaniens seront déployés quand ils auront  terminé l'entraînement auquel ils participent actuellement, a  annoncé le ministre tanzanien de la Défense, M. Hussein Mwinyi,  cité par le journal, sans préciser la date de départ des soldats  tanzaniens.

La plupart des soldats envoyés au Darfour sont issus de la  force d'infanterie du pays, a également indiqué le responsable.

Cette initiative est perçue comme un nouveau message de la  Tanzanie pour renforcer les efforts visant à restaurer la paix  dans la région soudanaise. Le président tanzanien, M. Jakaya  Kikwete, occupe actuellement la présidence tournante de l'Union  africaine.

avec Xinhua

KENYA

Transports

500 millions de dollars US pour l’extension du chemin de fer entre le Kenya et l’Ouganda  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Le ministre Kenyan des transports, Chirau Ali Makwere a déclaré mardi que le Kenya et l'Ouganda avaient besoin de mobiliser 500 millions de dollars, dans les cinq années à venir, pour étendre le réseau ferroviaire reliant les deux pays. C’est ce qu’a appris APA, sur place.

Ce renforcement devrait faire porter, le volume des échanges à 5 millions de tonnes, souligne t-on.

Dans un discours à Nairobi lors d’une rencontre commune de pilotage, sur la construction du nouveau chemin de fer Kenya-Ouganda présidée par le Premier ministre kenyan Raila Odinga, Makwere a déclaré que la ligne de chemin de fer est présentement dépassée par la rapidité et la capacité du port de Mombasa.

La capacité de cet important port est estimée, à environ 16 millions de tonnes.

« Même la capacité de traction de cargo du chemin de fer actuelle est totalement insuffisante pour le présent et pour l'avenir », a-t-il déclaré.

« La capacité de traction du chemin de fer actuel a progressivement baissé, comptant pour moins de 6% du mouvement de fret, sur le corridor Nord depuis 2007 », a déclaré le ministre.

Makwere a par ailleurs indiqué que le réseau ferroviaire sera étendu plus tard jusqu'en Ethiopie, au Burundi et au Sud Soudan.

Le ministre ougandais des Grands Travaux et du Transport, John Nasisira, qui a pris part à la rencontre ministérielle, a rejeté pour sa part, l'idée d'un plan de faisabilité de l'extension de la ligne ferroviaire.

(APA)

KENYA

Politique

Kenya : une nouvelle constitution, première priorité en 2009 pour Odinga  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Le Premier ministre kenyan Raila Odinga a invité ses compatriotes à attendre une nouvelle constitution en 2009, indiquant qu'elle garantirait des opportunités équitables, des libertés et la justice pour tous.

Dans son message du Nouvel An à la nation, M. Odinga a vivement recommandé aux hommes politiques du pays d'approuver la nouvelle constitution.

Il a indiqué que les tentatives précédentes de modifier le document avaient échoué en raison de l'intransigeance de certains politiciens.

"Les Kenyans sont désireux d'une nouvelle constitution depuis 45 ans, nous devons donc leur donner cet instrument qui changera entièrement la manière de gérer les affaires du pays", a-t-il déclaré dans le message.

Le Premier ministre a également invité les Kenyans à agir de sorte à ce que le pays surmonte rapidement les effets des violences post-électorales survenues début 2008.

(Xinhua)

MOZAMBIQUE

Economie

Une société canadienne se retire d’un projet aurifère au Mozambique  
Jeudi 8 Janvier 2009
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La société canadienne « African Queen Mines Ltd. »  (AQM) a mis fin à sa participation, au projet de la mine d'or de Braganza dans la province centrale de Manica au Mozambique. C’est ce qu’a annoncé cette firme mardi, à Maputo, la capitale.

Cet abandon intervient au moment ou la même compagnie est impliquée dans des projets d'exploitation de diamants au Botswana et en Namibie. La firme a cependant précisé qu'elle cédera les 75% de parts qu’elle détient dans le projet à la société Bobcat Mining.

Selon le Directeur général d'African Queen Mines Ltd. Irwin Olian, le retrait de sa société est motivé, par les résultats décevants des travaux d'exploration.

"Dans ce contexte économique plutôt difficile, il est important de dégager des priorités dans nos projets, afin de nous permettre de consacrer le gros de nos ressources aux projets qui ont plus de chances de conférer à notre portefeuille d'actions, plus de valeur dans le long terme", a-t-il expliqué.

"Les résultats enregistrés à ce jour par le projet à Braganza ne justifient plus que la firme continue de lui consacrer du temps, de l'énergie et des fonds. Il semble que les Portugais ont fait il y a plusieurs décennies, un bon travail d'exploitation de toutes les mines productives et des zones à teneur plus élevée de Braganza", a déclaré AQM.

La société canadienne détient encore des droits dans trois autres projets aurifères, dans la province occidentale de Tete.

African Queen mines est une nouvelle société créée en avril 2008, à la suite du rachat par Asia Thai Mining (ATM) de la Pan-African Mining Corporation (PAM).

(APA)

AFRIQUE DU SUD

Politique

Jacob Zuma chahuté par des militants de l’opposition sud africaine  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Une réunion du Congrès national africain au cours de laquelle, le Président de l’ANC Jacob Zuma devait s'exprimer, a été perturbée par les membres du Parti de l'opposition, Inkatha Freedom IFP.

Un membre de l'ANC originaire de la région du North Coast a indiqué à la radio publique sud africaine, qu'à l'arrivée de Zuma à Ndundulu, près de Melmoth, à 11 heures, le hall était déjà occupé par les membres de l'IFP, conduits par un conseiller municipal.

Scandant des slogans hostiles à l'ANC, les membres de l'IFP auraient empêché l'accès du bâtiment à Zuma et à ses délégués.

Il y a eu une heure de retard alors que la police, la garde rapprochée de Zuma et des gardes privés essayaient de contenir les manifestants. Il y a eu un échange de mots amers avant que le conseiller et 10 autres personnes vêtues de T-shirts de l'IFP n'acceptent de céder le passage a Zuma.

S'adressant ensuite à l'assemblée, Zuma a abordé diverses questions parmi lesquelles, l'éducation, la santé et la criminalité.

Il a souligné que son parti au pouvoir, l'ANC était un parti unique, appelant les Sud- Africains à accorder la priorité à l'éducation.

Il a également plaidé pour de meilleurs traitements en faveur des enseignants, des infirmières et de la police en vue d'empêcher "une fuite des cerveaux".

(APA)

AFRIQUE DU SUD

Société

Attaque contre des étrangers en Afrique du Sud  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Un ressortissant du Malawi a été tué et deux autres grièvement blessés par une foule armée à Durban. C’est ce qu’a appris l'agence APA mercredi, de source digne de foi.

«Vingt personnes, présumées être des Sud-africains, ont été aperçues brandissant des coupe-coupe et diverses autres armes, avant de s'introduire, dans un bâtiment appelé la « Maison de l’Afrique. Une fois sur les lieux, elles ont obligé trois étrangers à sauter de la fenêtre» a indiqué le commissaire de police Muzi Mngomezulu.

Mngomezulu a souligné qu'aucune arrestation n'avait été opérée, en relation avec ce crime qui a eu lieu au cours du week-end. Cependant, une enquête pour meurtre et tentative de meurtre avait été ouverte.

Lundi soir, une autre confrontation a opposé des étrangers à des habitants de Durban. Les deux groupes ont été séparés par des policiers fortement armés.

Intervenant avec un porte-voix de la police, le conseiller municipal du Congres national africain (ANC), Vusi Khoza, a appelé les deux parties à faire preuve de retenue.

« Nous tiendrons une réunion demain (mardi) avec les deux parties et la police, et nous nous devons parvenir à une solution. Nous vous invitons tous, à ne pas vous déplacer en groupes la nuit », a-t-il conseillé.

Le président de la communauté tanzanienne, Sarim Mwakalo a estimé que l'attaque faisait partie d’une série d’autres confrontations qui se sont produites au cours du dernier week-end.

(APA)

AFRIQUE

Santé

Le Malawi va tester un vaccin antipaludéen sur des enfants de deux ans  
Jeudi 8 Janvier 2009
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Le projet de lutte contre le paludisme au Malawi, initié par l’université américaine de Caroline du Nord (UNC), va démarrer en février 2009 des tests sur un vaccin qui sera administré à un échantillon d’enfants âgés de deux ans, a annoncé le directeur de la structure, Francis Martinson.

Il a confié à APA, à Lilongwe, que durant ces tests, les enfants seraient entièrement pris en charge et bénéficieraient d’un suivi clinique complet, tout au long de l’étude.

"Les enfants recevront d’abord trois doses de vaccin sur une période de deux mois et une de rappel lorsqu’il auront atteint l’âge de 18 mois", a-t-il expliqué, ajoutant que des tests similaires étaient en cours au Mozambique, en Tanzanie, au Ghana, au Gabon et au Kenya.

Pour le moment, les résultats obtenus sont prometteurs, a-t-il conclu.

(APA)

AFRIQUE

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

Un navire turc libéré par les pirates somaliens contre rançon  
Vendredi 9 Janvier 2009
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Les pirates ont libéré un navire turc qu'ils avaient détourné au large de la Somalie en échange d'une rançon mardi soir, a rapporté mercredi l'agence de presse turque semi-officielle Anatolie.

Fehmi Ulgener, conseiller juridique de la compagnie, a déclaré que le navire "M/V Yasa Neslihan" a été libéré après qu'un accord  a été conclu entre les officiels de la compagnies maritime turque  Yasa et les pirates.

Le M/V Yasa Neslihan transportant 77.000 tonnes de minerai de  fer du Canada à la Chine a été détourné par des pirates dans le  golfe d'Aden le 29 octobre 2008. 

AFRIQUE

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

Les 9 membres d’équipage du Bourbon Leda ont été libérés  
Mercredi 7 Janvier 2009
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Les 9 membres d’équipage du Bourbon Leda enlevés dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2009 au large des côtes nigérianes ont été libérés, a-t-on appris de la société à qui appartient le navire.

Les membres d'équipage du Bourbon Leda ont été libérés après quatre jours.

La société Bourbon a annoncé ce matin 7 janvier, que le navire Bourbon Leda et ses 9 membres d’équipage enlevés au large des côtes nigérianes dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2009, ont été libérés.

Les 9 membres d’équipage sont tous en bonne santé.

Les membres d’équipage vont rejoindre rapidement leurs familles et leurs proches.

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