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La lettre de Malango
N°
89
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Mardi 13 Janvier 2009
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" La Lettre de Malango"
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| Brèves |
Retrait des troupes éthiopiennes de Mogadiscio
Des milliers de soldats éthiopiens se sont
retirés dans la nuit de lundi à mardi de leurs positions
stratégiques dans la capitale somalienne, Mogadiscio, après deux
ans de présence sur le sol somalien, un retrait très accueilli par
des centaines de milliers des populations.
Des ministres kenyans à l’investiture de
Barack Obama
Le ministre kényan des Affaires étrangères,
Moses Wetangula a annoncé lundi qu’il va conduire une délégation
de ministres kényans à Washington pour l’investiture du Président
américain, Barack Obama prévue le 20 janvier prochain.
Le CERF débloque 5 millions de dollars pour les
réfugiés somaliens au Kenya
Le Fonds central d'intervention pour les urgences
humanitaires des Nations Unies a accordé cinq millions de dollars à
trois agences des Nations Unies pour leur permettre de poursuivre
leur assistance aux réfugiés somaliens au Kenya, dont le nombre ne
cesse d'augmenter, a annoncé lundi le Bureau de la coordination des
affaires humanitaires (OCHA).
Des experts en conclave au Rwanda pour réfléchir
sur la production de semences
Des experts agricoles en provenance de dix pays
africains ont entamé lundi dans la capitale rwandaise, Kigali, une
rencontre de coordination en vue de trouver une solution à la baisse
de la production de semences dans le continent. |
| Brèves |
La justice sud africaine relance les poursuites
contre Zuma pour corruption
La Cour Suprême d’Afrique du Sud, siégeant à Bloemfontein, a
exhumé le dossier des poursuites judiciaires pour corruption contre
Jacob Zuma en prenant une décision d’annulation de la décision
précédente invalidant les mêmes poursuites.
Les faits marquants de l’économie rwandaise en
2008
En dehors des pénuries de denrées qui constituent pus de 50% des
importations rwandaises, Le Rwanda a connu son taux d’inflation le
plus élevé depuis 14 ans, atteignant 20%.
Le déminage ne sera effectif qu’en 2014 au
Mozambique
Le Mozambique ne pourrait se débarrasser complètement des mines
posées sur le territoire national qu’en 2014 suite à la
découverte de nouvelles zones de 12 millions de kilomètres carrés
à déminer, a appris APA lundi à Maputo.
L’ANC renouvelle son soutien à Zuma
Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) a renouvelé lundi
son soutien à son leader, Jacob Zuma accusé de corruption, suite à
la décision de la Cour d’Appel de rouvrir le dossier judiciaire le
concernant.
Le chef rebelle ougandais demande l’aide de
Chissano pour un cessez-le-feu
Le chef de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), un
mouvement rebelle ougandais, le général de division Joseph Kony, a
envoyé une délégation au Mozambique, dans le cadre d’une
dernière tentative visant à intensifier des appels pour un
cessez-le-feu, a appris APA lundi, à Maputo.
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : Yves Jégo dévoile la question de la consultation
Vendredi 9 Janvier 2009 |
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Le secrétaire d'Etat à l'Outremer a dévoilé vendredi 9 janvier la question qui sera posée aux Mahorais le 29 mars prochain, lors de la consultation sur le statut de Mayotte.
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La campagne financée par l'Etat |
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Yves Jégo a indiqué vendredi 9 janvier que la campagne des partis politiques en vue de la consultation des Mahorais serait financée par l'Etat. Celui-ci « restera neutre », a-t-il rappelé. « Après, les partis seront libres ». Dans quelques jours, les services de l'Etat enverront dans les boîtes postales de tous les électeurs deux brochures d'explication : une de 4 pages résumant le Pacte sur la départementalisation, et traduite en shimaore ; une autre de 28 pages reprenant le Pacte dans son intégralité, en français. M. jégo a en outre assuré qu’un débat sur la départementalisation aurait lieu au Parlement français en février prochain.
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Au cours d'une
conférence de presse tenue quelques minutes avant son départ de
l'île, vendredi 9 janvier, Yves Jégo a indiqué que la question qui
sera posée aux Mahorais le 29 mars, validée jeudi soir par le
Conseil d'Etat, sera : « Approuvez-vous la transformation de
Mayotte en une collectivité unique appelée département régi par
l’article 73 de la Constitution et exerçant les compétences
dévolues aux départements et aux régions d’outre-mer ? »
« C'est
une question simple, comme le souhaitait le président (du Conseil
général Ahmed Attoumani Douchina, ndlr), qui a l'avantage d'en
comporter deux », a estimé M. Jégo. Les Mahorais auront en
effet à se prononcer sur le statut de l'île en même temps que sur
le fait que le territoire ne comptera qu'une assemblée unique, et
non deux comme dans les quatre autres Départements et région
d'outremer (DROM).
Cette question
correspond au souhait des élus mahorais, notamment du Comité de
suivi sur la départementalisation, qui réclamaient depuis plusieurs
mois que la question soit « simple et claire » et que les
électeurs puissent y répondre par « oui » ou par
« non ». Ils demandaient également à ce qu'elle ne soit
pas accolée à un texte.
L'intitulé de
la question confirme ce que l'on savait déjà depuis la publication
du Pacte sur la départementalisation le 16 décembre dernier : si
les Mahorais votent pour en mars, l'île qui deviendra un département
en 2011, sera régie par une assemblée unique.
Yves Jégo en a
profité pour se prononcer en faveur de ce système dans les DOM.
« Personnellement, je suis favorable à : une île, une
collectivité, une assemblée. Une région plus un département, ce
n'est pas dans l'air du temps », a-t-il affirmé, faisant
référence aux propositions de la commission Balladur.
« Je crois
qu'il faut éviter l'effet mille feuille sur des territoires
restreints comme les territoires ultramarins », a-t-il
renchéri. Il a cependant reconnu « qu'il faut faire preuve de
souplesse » et que « cela ne pourra se faire qu'après
une consultation des populations ». Si les Martiniquais
semblent favorables à cette évolution, le secrétaire d'Etat a
indiqué que les Guyanais et les Guadeloupéens y réfléchissaient.
« Les Réunionnais, eux, sont contre ».
Sur ce point,
a-t-il conclu, « Mayotte peut faire école. Si les Mahorais
choisissent le département, elle pourrait devenir le modèle des DOM
du XXIème siècle », notamment en matière de mode d'élection,
« avec pourquoi pas un peu de cantonale actuelle et un peu de
proportionnelle ».
RC
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les syndicats de taxis appellent à la grève
Mardi 13 Janvier 2009 |
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Les deux principaux syndicats de taxis de Mayotte appellent à la grève mercredi 14 janvier, afin de protester contre les conditions imposées par le Conseil général pour répondre à l’appel d’offre relatif aux transports scolaires et interurbains.
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Les choses ne seront pas simple, demain, dans les rues de Mamoudzou. (archive) |
En
appelant leurs adhérents à la grève générale ce mercredi 14
janvier, le Syndicat des taxis de Mayotte et le Syndicat des
transports interurbains de Mayotte entendent s’opposer au choix des
conseillers généraux concernant le transport scolaire et
interurbain. Le 22 décembre 2008, ces derniers ont décidé en
assemblée la mise en place d’une délégation de service public
relative au transport scolaire répartie en dix lots.
Jusqu’à
présent monopolisé par la CMTS (Compagnie mahoraise de transports
et de services), qui fonctionne notamment en sous-traitant avec des
taxis, le transport scolaire s’ouvre ainsi à la concurrence. Les
taximen craignent cependant d’en être exclus. Parmi les conditions
fixées par les élus pour pouvoir postuler à l’appel d’offre
figurent en effet un certain nombre de contraintes - parmi lesquelles
un diplôme Bac +2 et des assurances financières - auxquelles ne
pourront pas répondre la majorité des taximen. Selon les deux
syndicats, seules deux sociétés pourront postuler : la CMTS et
Carla Mayotte Transports (CMT), dirigée par l’épouse de l’actuel
premier vice-président du Conseil général, M’hamadi Abdou.
« Nous
sommes favorables à cette répartition et à l’ouverture, mais
nous ne pouvons pas répondre à cet appel d’offre actuellement. On
ne nous laisse pas assez de temps pour nous organiser », indique le
président du Syndicat des taxis de Mayotte, Madi Baco. « Six
mois, c’est trop court » ajoute-t-il.
Dans
leur préavis de grève publié la semaine dernière, les deux
syndicats demandent à ce que les petites entreprises puissent
bénéficier d’un accompagnement afin d’organiser la filière.
De
nombreuses perturbations sont attendues ce mercredi.
RC
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MAYOTTE |
Droits de l'homme |
Mayotte : deux collectifs dénoncent « l’exclusion » en matière de santé pratiquée par le Conseil général
Lundi 12 Janvier 2009 |
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Dans une saisine envoyée vendredi 9 janvier à la Défenseure des enfantset à la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), les collectifs Migrants Mayotte et Migrants Outremer dénoncent « l’exclusion » d’une frange de la population en matière de santé.
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Quatre saisines |
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Les collectifs Migrants Mayotte et Migrants Outremer rappellent que leur saisine n’est pas la première. Elle « s’ajoute à trois saisines précédentes visant à dénoncer des situations discriminatoires et illégales » à Mayotte. Ils annoncent en outre que « des saisines complémentaires sont prévues, en particulier sur d’autres questions d’accès discriminatoires aux dispositifs de protection sociale pour des étrangers, mais aussi pour des Français d’origine mahoraise privés d’état civil. » |
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Dans leur saisine rendue publique vendredi 9 janvier, les deux collectifs d’associations mettent l’accent sur l’aide sociale à l’enfance (ASE), « l’accès à une protection maladie et aux soins pour les enfants confiés à l’ASE, et plus généralement l’accès à une protection maladie des enfants étrangers gravement malades ». Ils dénoncent « un mélange de carences, d’incompétences et de discriminations » qui conduit « à écarter de nombreux enfants de l’accès à une protection maladie, avec de graves conséquences sanitaires pour ces enfants ». La saisine rappelle que l’aide sociale à l’enfance « est une obligation légale » de la compétence du Conseil général de Mayotte. Mais « un double obstacle rédhibitoire et discriminatoire explique l’absence d’affiliation à l’assurance maladie de Mayotte et entraîne de graves difficultés pour la prise en charge des soins : d’une part, le Conseil général ne remplit pas ses obligations légales en matière de prise en charge d’enfants dans le cadre de l’ASE, d’autre part, le Conseil général de Mayotte, en raison de carences, d’incompétence ou de comportements discriminatoires, n’affilie pas à l’assurance maladie les trop rares enfants qui lui sont confiés par un juge dans le cadre de l’ASE, dès lors qu’ils sont étrangers ». Le document cite notamment la Défenseure des enfants, qui dans son rapport annuel 2008 affirme : « En matière d'enfant en danger (…), si le Conseil général de Mayotte a effectivement mis en place un service d’aide sociale à l’enfance, force est de constater que les moyens mis en oeuvre (personnel, structures...) n’apparaissent pas adaptés à la situation ». Une critique réitérée le 18 décembre dans les colonnes du journal français Libération : « La protection de l’enfance est une mission du conseil général qu’il ne remplit pas », a-elle déclaré. « Face à ces carences, le Conseil général en vient à taire les informations relatives à ses actions, informations pourtant normalement publiques dans un Etat de droit », accuse la saisine, selon laquelle « seule une centaine d’enfants seraient confiés à l’ASE à la suite le plus souvent d’une décision d’un juge. Ce chiffre correspond à un ratio d’un enfant confié à l’ASE pour 1.000 enfants vivant à Mayotte. Alors même que la situation des mineurs est moins difficile en métropole, ce même ratio y est de 17 pour 1.000 jeunes de 0 à 21 ans en 2007. » La saisine souligne « la grande importance qu’il y aurait à dépêcher de nouvelles missions sur place (…) afin d’inciter l’Etat français à appliquer le principe d’égalité de traitement. » RC |
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
A Mtsamboro, Yves Jégo « explique » la départementalisation aux Mahorais
Vendredi 9 Janvier 2009 |
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Yves Jégo a ouvert la campagne d'explication sur le Pacte sur la départementalisation vendredi 9 janvier, à Mtsamboro, au nord de Mayotte. Il a rappelé que la départementalisation, « ce ne sont pas que des avantages ».
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Yves Jégo et le président du Conseil Général. |
Après les
interventions du maire et du conseiller général de Mtsamboro, qui
ont tous deux mis l'accent sur l'importance de la jeunesse - ils ont
réclamé un nouveau collège et des infrastructures sportives -,
Yves Jégo a expliqué à près de 300 personnes venues l'écouter au
centre du village les tenants et les aboutissants du Pacte sur la
départementalisation. « Je vous le dis ici : le président de
la République et le gouvernement veulent que si les Mahorais veulent
le département, ils le deviennent à 100%. Mais cette
départementalisation, pour ne pas bouleverser l'économie et les
habitudes, doit se faire de façon progressive et adaptée. »
Le secrétaire
d'Etat a ainsi rappelé que les prestations sociales rattraperaient
progressivement celles de la France métropolitaine –« nous
ne voulons pas mettre à genou les entreprises » a-t-il dit -,
que la justice cadiale devrait disparaître – « il n'y aura
qu'une justice, celle de la République » -, que l'égalité
hommes/femmes serait instituée – « pour se marier, les
femmes devront avoir 18 ans ». « Nous voulons respecter
la tradition mais nous devons nous ouvrir au monde », a-t-il
déclaré. Il a également réaffirmé que la départementalisation
impliquerait l'arrivée d'un certain nombre d'impôts.
« Je sais
que certains disent : 'cela ne va pas assez vite'. Mais ceux qui
disent ça n'ont rien fait quand ils étaient au pouvoir ! »
a-t-il lancé à l'adresse de Saïd Omar Oili, dont le parti a
critiqué récemment le Pacte - même s'il n'est pas le seul :
certains syndicats dénoncent « l'inégalité sociale »
du Pacte.
M. Jégo a enfin
affirmé la « fermeté » du gouvernement au sujet de
l'immigration. Il a cependant annoncé à l'audience que rien ne
serait possible sans la coopération. « Je sais que c'est
difficile de passer d'une période d'affrontement à une période de
coopération. Mais nous y sommes arrivés en France, après dix
siècles de luttes sanglantes contre l'Allemagne. Nous devons avoir
l'espoir que les quatre soeurs pourront se retrouver à la table de
la famille un jour », a-t-il affirmé, évoquant « une
forme d'union » à inventer.
Quelques heures
plus tard au cours d'une conférence de presse, il a indiqué espérer
trouver un accord avec l'Union des Comores « dans le premier
semestre 2009 ». « Il faut inventer une structure pour
tourner la page de ces trente dernières année mais il faut que
l'Union des Comores arrête de revendiquer Mayotte. Il faut faire cet
effort. »
Quel que soit le
choix des Mahorais le 29 mars, il a toutefois rappelé à Mtsamboro
que « Mayotte est une terre française et restera une terre
française ».
RC
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COMORES |
Politique |
Sambi : « Je veux mettre le train sur les rails avant de quitter le pouvoir »
Vendredi 9 Janvier 2009 |
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Le président comorien, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, a reçu les journalistes hier en fin d’après midi, pour une conférence de presse, la deuxième depuis son accession au pouvoir, pour partager son point de vue sur les sujets de l’actualité nationale.
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Le président A.A. Sambi. |
C’est un président apparemment calme
et posé qui s’est prêté au jeu des questions réponses des
membres de la presse. Du référendum sur la départementalisation de
Mayotte, en passant par la réforme constitutionnelle et les projets
économiques du pays tout a été passé en revue au cours de cette
conférence qui a duré une heure.
Au sujet de Mayotte «Mayotte est
comorienne et rien au monde ne peut changer cette réalité. Nous ne
pouvons pas réintégrer Mayotte comme nous l’avons fait avec
Anjouan, mais nous ne cesseront jamais de revendiquer cette île »,
a-t-il déclaré devant les journalistes.
« Nous n’avons pas les moyens
d’empêcher l’organisation de ce référendum, mais nous
ferons tout ce qui est nécessaire pour le dénoncer », a-t-il
poursuivi.
Avant d’ajouter qu’il « ne
signerait aucun accord de coopération avec la France tant que la
libre circulation des personnes ne sera assurée et que des gens
continueront à périr en mer ».
Le président Sambi s’est ensuite
longuement étalé sur son projet de réforme constitutionnelle pour
rejeter « les accusations » de ses détracteurs qui lui
prête l’intention de vouloir s’éterniser au pouvoir. « Ce
n’est pas du tout mon intention, si tel était le cas, c’est
plutôt le renouvellement du mandat présidentiel que je défendrai
et je sais qu’il y aurait bien des gens pour me soutenir »,
a-t-il soutenu. « Cette architecture institutionnelle était
largement dû au séparatisme anjouanais, et après le retour
d’Anjouan dans l’ensemble comorien, j’ai jugé que le moment
est venu pour reformer notre constitution », a ajouté le chef
de l’Etat. Sambi a ensuite indiqué que « l’avant
projet de reforme constitutionnelle sera bientôt publié. Il est
probable que le référendum se tienne au mois de mars prochain».
Interrogé sur le mouvement anti référendum qui est en train de se
former dans l’île de Mohéli, le président Sambi a rappelé
que « l’île de Mohéli est une partie intégrante de
l’Union des Comores et ce référendum sera organisé sur toute l’étendue
du territoire national. Qu’il y ait des gens qui s’opposent à
l’adoption de cette loi c’est normal mais nul n’a le droit de
l’empêcher de se tenir ». A bon entendeur…
Au cours de cette conférence, le chef
de l’Etat est encore revenu sur le projet Habitat dont il a annoncé
la tenue d’un forum qui se penchera sur la question et réunira des
architectes et ingénieurs internationaux au mois de février prochain
à Moroni. « L’Iran a accepté de nous construire 500
logements. Une délégation de techniciens viendra ici au milieu de
ce mois de janvier pour étudier la question », a-t-il confié.
Dans le souci de mener à bien les grands chantiers qu’il a
annoncé au cours de son message de vœux à la nation, Sambi a son
idée : « Nous sommes en train de rechercher une grande
société internationale qui pourra assurer la réalisation de tous
nos travaux d’infrastructures. Cela réduira les coût ».
« Je veux mettre le train sur les
rails avant de quitter le pouvoir », a affirmé le président
Sambi.
« Je veux que mon successeur ne
rencontre pas les même difficultés que moi », a-t-il assuré.
FAISSOILI Abdou
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COMORES |
Coopération régionale |
Pour ses 25 années d’existence, la COI veut renforcer la coopération régionale
Vendredi 9 Janvier 2009 |
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« Resserrement des liens d’amitiés et de coopération entre les peuples de l’Océan indien ». C’est sous ce slogan que plusieurs personnalités venant des pays membres de la commission de l’océan indien(COI) vont se réunir dans l’île d’Anjouan demain, samedi 10 janvier 2008, pour célébrer le 25 éme anniversaire de cette organisation sous régionale. Une conférence de presse commune entre Ahmed Saïd Djaffar, le ministre comorien des relations extérieures et Galixte Offay, le secrétaire général de la COI a été tenue hier à Moroni pour éclairer l’opinion sur le sujet. « Une occasion de mieux faire connaitre notre organisation auprès de l’opinion comorienne », explique Ahmed Ben Saïd Djaffar, ministre comorien des relations extérieures chargé de la coopération dont le pays assure la présidence tournante de l’institution jusqu’au mois de mars prochain. Selon le ministre, « aux yeux de la population comorienne la COI reste encore « ce machin » malgré les nombreux projets qu’elle a réalisé dans notre pays". L’organisation de cette manifestation à Anjouan est « tout un symbole » a souligné pour sa part, Galixte Offray, le secrétaire général de la COI. « Après le résolution de la crise séparatiste anjouanaise, les Comores écrivent une nouvelle page de son Histoire », a-t-il encore estimé. A en croire les conférenciers, la démarche adoptée vise à « assurer une meilleure lisibilité et une visibilité des actions de la COI aux Comores ». Cela passe surtout par le rapprochement de l’organisation auprès des différentes populations. Crée en janvier 1984 entre Maurice, Madagascar et les Seychelles, la COI s’élargira deux années plus tard en 1986 avec l’adhésion de la France à travers l’île de la Réunion et les Comores. Comme le souligne certains observateurs, au départ cette organisation s’était constituée sur le modèle d’une organisation anti-impérialiste. Et les dirigeants des trois pays qu’elle regroupait, Madagascar, Maurice et les Seychelles, avaient une convergence de vue sur ce point. Cependant, l’adhésion des deux derniers membres se traduira par un comportement plus souple de cette organisation. Et dès lors, elle deviendra un instrument de coopération entre les îles de la région sud-ouest de l’océan indien. Une coopération axée surtout dans le domaine de la pêche, l’environnement et la santé etc… « La COI a permis aux pays membres d’avoir plus de vitalité dans les relations bilatérales », note le secrétaire général de la COI. Toutefois, aux yeux de l’opinion, face au défi de la mondialisation il est plus que jamais souhaitable que cette organisation opère une redéfinition de ces objectifs afin de permettre une intégration régionale des îles. Car, comme le rappel son secrétaire général, la COI « n’est pas une organisation d’intégration régionale, elle est une organisation de coopération régionale ». Il fallait faire la nuance. Faissoili Abdou |
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COMORES |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Les Comoriens ont organisé une marche de soutien aux Palestiniens à Moroni
Lundi 12 Janvier 2009 |
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Frappes israéliennes à Gaza - Environ 300 manifestants sont descendus dans la rue vendredi après la grande prière hebdomadaire, à Moroni, pour exprimer leur soutien aux Palestiniens envahis par l'armée israélienne depuis plus de deux semaines, a constaté la PANA dans la capitale comorienne.
"Le gouvernement
comorien, a précisé un communiqué, condamne fermement l'invasion
de l'armée israélienne à Gaza et déclare sa solidarité au peuple
palestinien".
Cette manifestation est intervenue au lendemain de
la déclaration du gouvernement du président Ahmed Sambi Sambi,
exprimant son soutien et sa solidarité avec le peuple palestinien.
"Nous avons toujours été proches des
Palestiniens", a dit un manifestant, qui a déclaré n'avoir
rien oublié de la visite effectuée à Moroni en 1986 par l'ancien
président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat.
Pana
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COMORES |
Economie |
Gestion du port de Mutsamudu : l'Opaco s'insurge
Samedi 10 Janvier 2009 |
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Dans une lettre en date du 8 janvier 2008 adressée à Idi Nadhoim, vice-président de l’Union des Comores en charge des transports et du tourisme, l’organisation patronale des Comores (Opaco), pointe du doigt « des défaillances constatées dans la gestion des ports comoriens, et en particulier dans celui de Mutsamudu ».
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Le port de Mutsamudu (archive). |
« Nous tenons à vous alerter sur le danger
que fait courir la société Spanfreight Shipping aux entreprises
comoriennes par son comportement et sa politique de gestion du port
de Mutsamudu », signale le document.
L’Opaco, déplore surtout «les retards de
livraison et les pertes de marchandises occasionnées par la gestion
hasardeuse de l’infrastructure portuaire ». Une pratique
qui, toujours selon l’organisation, « provoque
régulièrement des ruptures de stock à Moroni ».
Elle s’insurge surtout du fait qu’ « au
moment où des centaines de containers à destination de Moroni sont
bloqués à Mutsamudu, ordre a été donné d’arrêter les
opérations de transbordements entre Anjouan et Moroni. Le bateau
ayant été affecté à d’autres tâches hors des Comores par la
direction ».
Cette initiative, souligne l’Opaco, met en
grande de nombreuses entreprises comoriennes déjà gravement
éprouvées par le contexte international difficile et la crise que
connait le pays.
L’organisation patronale dénonce « une
concurrence déloyale » dont la société Spanfreight se
rend coupable. « En tant qu’opérateur dans le domaine
du riz et du ciment, la société privilégie systématiquement ses
propres marchandises dans la livraison des containers. Ce cumul des
fonctions de représentant maritime, d’exploitant du port et
d’opérateurs sont totalement incompatibles », souligne
le document.
Selon l’Opaco « cette situation
intolérable ne peut plus durer ». Aussi, elle appelle les
autorités à prendre « le problème à bras le corps
et que des solutions constructives et concertées avec l’ensemble
des acteurs » soient trouvées.
Faissoili Abdou
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COMORES |
Société |
Le président de Ngazidja plaide pour les albinos
Lundi 12 Janvier 2009 |
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Sa qualité d’homme fait forcément de tout humain un « albinos », a soutenu samedi à Bamako, dans un vibrant plaidoyer, le président de l’île autonome comorienne de Ngazidja, M. Mohamed Abdouloihaby, lors d’un téléthon organisé en faveur des albinos du Mali.
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Mohamed Abdouloihaby, président de l'île de Grande Comore. (archive) |
« Nous sommes tous des albinos », a-t-il
notamment clamé sous les applaudissements de près d’un millier de
personnes, dont le président malien Amadou Toumani Touré et des
artistes maliens de renom, venus répondre à l’appel de la
Fondation Salif Keita pour les albinos.
Le président Abdouloihaby, lui-même albinos, a
expliqué que tout humain demeure « fragile » en ce sens qu’il en
arrive toujours à douter et à perdre son orgueil devant «
l’immensité du temps et la grandeur de l’infini, les dédales de
la vie et les tourbillons de l’instant ».
Parce qu’individuellement affublés d’handicap,
« les hommes devraient plutôt rester solidaires et complémentaires
pour le bien de chacun, pour la cohésion et la sérénité de la
famille humaine », a estimé le président Abdouloihaby.
Il a plaint les personnes qui stigmatisent
l’albinos, ou lui dénient le droit à la vie, estimant que de
telles attitudes équivalent à vouloir « sélectionner l’espèce
» en s’attribuant un rôle qui n’appartient qu’au Créateur.
Flétrir l’albinos revient à se « mutiler la
conscience », a-t-il ajouté avant de se demander « pourquoi, pour
quelles raisons et pour quel but » les hommes devraient-ils avoir la
« même morphologie, le même faciès, la même couleur, le même
poids, la même taille et le même sexe ».
Pour le président Abdouloihaby, l’albinisme n’est
pas une « malédiction », ni un « état miraculeux », mais juste
un « état physiologique comme tant d’autres avec les forces et
faiblesses, les méfaits et les bienfaits tenant à cet état ».
Le président Abdouloihaby a par ailleurs invité
les albinos à positiver et à réussir leur promotion sociale en
tirant, au besoin, profit de leur situation de handicap comme
lui-même l’a fait pour se faire élire au suffrage universel à la
tête de l’île de Ghazidja, au détriment de 17 autres candidats «
qui n’étaient pas atteints d’albinisme ».
A cet égard, Abdouloihaby a rendu hommage à la
tolérance de ses compatriotes qui l’ont porté à la magistrature
suprême de son pays en faisant fi de son albinisme et de celui d’une
de ses trois filles.
Soulignant que chaque pays a besoin de tous ses
enfants, le président de l’île autonome de Ghazidja a conclu son
intervention par une exhortation à un peu plus « d’amour » et «
de compréhension » pour les albinos.
Le téléthon de samedi, premier du genre à Bamako,
visait à collecter des fonds pour l’achat de lunettes et de crème
solaire pour les albinos du Mali qui souffrent, pour certains, de
cancer, selon le musicien Salif Keita dont la Fondation est à la
base de la manifestation.
La nuit de solidarité a permis de collecter quelque
50 millions de francs CFA (76.000 euros), ont indiqué des sources
proches des organisateurs.
Maladie fragilisant la peau et la vue, l’albinisme
est dû au défaut d’un pigment et à un manque de mélanine se
traduisant chez les Africains par, notamment, une peau blanche.
APA
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COMORES |
Faits divers |
Comores : Sept ans de prison ferme pour le maître coranique violeur
Lundi 12 Janvier 2009 |
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Un jeune homme de 23 ans a été condamné le 8 janvier à sept ans de prison ferme pour avoir violé une fillette de 8 ans, a-t-on appris, vendredi, auprès du Parquet de Moroni, la capitale des Comores. Devant le tribunal correctionnel, ce jeune maître coranique a reconnu les faits, déclarant avoir abusé de la fillette, son élève, au moins quatre fois. Qualifié de délinquant sexuel par le procureur de la République, le coupable avait été dénoncé par une voisine de la famille de son élève qui a surpris une conversation de la victime qui racontait à ses camarades comment son maître abusait d’elle. « Les cas de viol sur mineur sont de plus en plus nombreux et très fréquents », a dit Mzé Azad Mohamed, le procureur de la République qui a précisé : « entretenir des relations sexuelles avec une fille de moins de 18 ans est un viol, même si celle-ci était consentante ». PANA
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MADAGASCAR |
Economie |
Ravalomanana s'offre un Boeing : le F.M.I. s'interroge
Lundi 12 Janvier 2009 |
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Le président malgache Marc Ravolomanana vient de s'offrir un Boeing 737-700 d'une valeur de 112 milliards d'Ariary (près de 43 millions d'euros). Le FMI s'interroge sur l'origine des fonds.
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Le Boeing A737-700. (archive) |
Le président malgache, devançant les
critiques qui ne manqueront pas, tente de rassurer son opinion
publique en affirmant que « l'appareil devrait nous permettre
d'améliorer nos relations avec l'extérieur». Il justifie cet
investissement pharaonique en ajoutant que « les pays, associations ou
sociétés qui ne maîtrisent pas les technologies modernes ne
réussiront pas dans le concert de la mondialisation».
Aménagé pour le transport de VIP
(Very important person), l'avion présidentiel a été racheté à
Roy Disney, neveu du célèbre Walt Disney. Il peut transporter entre
120 à 140 personnes, mais ne compte que 25 sièges. Le reste de
l'espace accueille un bureau et un salon privé. L’appareil a une
autonomie de vol de 11, voire 12 heures.
« N'est-ce pas que c'est beau ?
» s'est extasié le chef de l'état auprès de tous les chefs
d'institution et membres du gouvernement, venus l'accompagner à
l'aéroport international d'Ivato où le Boeing a atterri pour la
première fois ce samedi.
Le chef de l'état malgache n'a
pourtant pas divulgué l'origine de l'enveloppe budgétaire consacrée
à l'achat de l'aéronef. L'achat du nouveau Force One représente
une somme colossale. Les112 milliards d'Ariary représentent plus du 80 %
du budget de la Présidence. La somme déboursée constitue plus de
70% du budget du département chargé de la sécurité intérieure et
équivaut au budget alloué à l'éducation post-fondamentale et à
la recherche.
A Madagascar, « le revenu
moyen par tête d’habitant [...] est de 260 dollars US ;
70% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté [et] 49%
des enfants de moins de cinq ans sont atteints de malnutrition »,
selon l'ONU.
Le FMI demande des comptes
Pour Pierre Van Den Bogaerde,
représentant du FMI à Madagascar, « l’achat de Force One doit
respecter la procédure ».
Le Fonds monétaire international n’a
aucune opinion sur l’opportunité ou non de l’achat de l’avion.
Son seul souci est de savoir si l’achat a suivi la procédure
prévue par la loi.
« Pour nous, c'est un
investissement comme un autre, effectué par l'État malgache, au
même titre que l'extension du port de Toamasina, par exemple. Notre
souci est de savoir si un tel achat, vu son importance, a suivi la
procédure prévue par la loi malgache qui est bien faite. Nous avons
donc demandé des explications au gouvernement, pour savoir si le
texte budgétaire a été respecté à la lettre, ainsi que les
dispositifs prévus par le code des marchés publics. La demande du
FMI entre dans le cadre d'un grand chantier que cette institution,
avec l'ensemble des autres partenaires, entame. Il s'agit de
l'amélioration de toute la chaîne d'engagement de dépenses ».
Si le code des marchés publics n'a pas
été respecté, « il faudra donc que le gouvernement
justifie le fait que l'achat de l'avion entre effectivement dans la
catégorie des exceptions », rappelle M. Bogaerde.
L'origine du fonds reste floue. Pour le
représentant du FMI, « le gouvernement a probablement fait
des réaffectations de crédit pour acheter cet appareil. C'est l'un
des points sur lesquels nous attendons des explications, car il y a
également une procédure à suivre pour un tel recours ».
« Ceci dit, si des
irrégularités sont constatées, ce sera un précédent dont
l'impact devra être étudié » précise M. Bogaerde dans
les colonnes de l'Express de Madagascar.
Le FMI reste attentif, malgré tout, au
bien-fondé d'un tel investissement, même s'il insiste sur le fait
que « c'est un choix qui revient au gouvernement et dans
lequel le FMI comme le reste des bailleurs de fonds, n'a aucun droit
de regard ».
Il n'en rappelle pas moins que « ce
que nous regardons, ce sont les incidences sur les réalisations du
pays, par rapport aux objectifs du Madagascar action plan qui ont été
inspirés des objectifs du millénaire. Cela concerne plusieurs
domaines comme le taux de vaccination, le taux de mortalité, la
santé ou l'éducation. Le gouvernement dans ses priorités a-t-il
mis suffisamment de moyens financiers à la disposition de ces
secteurs par rapport aux objectifs ? Ce sera par rapport à ces
critères que nous allons mesurer la performance du pays ». En décembre dernier, la Banque Mondiale a accordé 30 millions de dollars à Madagascar pour le développement rural.
E.T.
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OCEAN INDIEN |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Maurice, les Seychelles et les Maldives accusées de trafic de poisson avec les pirates somaliens
Samedi 10 Janvier 2009 |
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Trois pays de l’Océan indien -l’Ile Maurice, les Seychelles et les Maldives- ont été accusés d’acheter du poisson illégalement capturé par les pirates dans les eaux territoriales de la Somalie, indique un rapport remis à la presse jeudi par le Bureau de la High Seas Task Force (Groupe de travail sur les affaires en haute mer).
Selon cet organisme basé dans la capitale
somalienne, Mogadiscio, le blanchiment de l’argent du poisson
rapporte des centaines de millions de dollars aux pirates somaliens
et cela ne semble pas être considéré comme un crime, au même
titre que le blanchiment d’argent.
Selon un officiel de l’industrie de la pêche à
l'Ile Maurice, le problème de la pêche illégale existe depuis
plusieurs années dans cette partie de l’Océan indien.
Il a expliqué que malgré les mesures déjà
prises, notamment la mise sur pied d’une unité spéciale de la
police au port pour contrôler les bateaux de pêche, il n’a
toujours pas été possible de mettre fin à cette pratique.
Il a précisé que "quelque 1.000 bateaux de pêche
ont accosté au port de Port Louis en 2008 pour du transbordement, de
l’entretien et des réparations et il est extrêmement difficile de
vérifier l’origine de leur cargaison de poissons".
"Les trafiquants prennent possession de la cargaison
en provenance des eaux somaliennes en haute mer, puisque que ce pays
n’a pas les moyens techniques de contrôler l’origine des
captures", a-t-il ajouté.
(APA)
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MAURICE |
Economie |
Spéculations hasardeuses chez Air Mauritius
Lundi 12 Janvier 2009 |
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La compagnie aérienne nationale mauricienne s'enfonce dans la crise après des spéculations hasardeuses sur le prix du kérozène.
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La compagnie mauricienne en plein cyclone financier. (archive) |
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Bérenger: «Ramgoolam, Duval et Sithanen sont responsables du crash d’Air Mauritius» |
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Le «crash d’Air Mauritius» a été le sujet phare de Paul Bérenger à la première conférence de presse de 2009 du Mouvement Militant Mauricien (MMM). |
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Paul Bérenger, chef de file de l'opposition. (Photo L'Express Maurice)
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Air Mauritius, c’est un scandale qui en cache plusieurs autres selon le leader des mauves. Paul Bérenger fustige, d’emblée, Navin Ramgoolam, Xavier-Luc Duval et Rama Sithanen. Ils sont présentés comme étant les principaux fautifs du «crash d’Air Mauritius». Une catastrophe qui aurait pu être évité, selon Paul Bérenger.
Le scandale du «Hedging» ne serait, en fait, qu’une «grosse goutte d’eau dans un vase qui déborde maintenant», s’insurge Paul Bérenger. «Ramgoolam est dépassé par les événements. Il est dans un cafouillage total. Il est incapable de faire une réflexion sur cette affaire», estime le leader des mauves.
La deuxième salve est destinée à Rama Sithanen, la cible préférée de Bérenger: «Il a complètement été écarté dans les rencontres entre Navin Ramgoolam et Air Mauritius. C’est choquant, car il est le ministre des Finances.» Puis c’est au tour de Xavier-Luc Duval d’en prendre pour son grade. «On ne l’entend plus celui-là. Normalement, c’est lui qui aurait dû répondre aux questions ayant trait à Air Mauritius», lâche Paul Bérenger.
Après s’en être pris au trio Ramgoolam, Duval et Sithanen, Paul Bérenger explique que «le crash d’Air Mauritius» n’est pas seulement le résultat du Hedging. Il soutient que cette crise est due à la politique de petits copains au sein de cette compagnie. Une politique qui engendre un gaspillage de millions de roupies en privilèges réservés au Top management. Paul Bérenger s’indigne aussi du fait que certains membres du gouvernement préféreraient voir Air Mauritius couler pour que d’autres compagnies aériennes, qui se sont déjà positionnées, la rachètent.
Par ailleurs, le leader des mauves a aussi déclaré que «le crash d’Air Mauritius n’est que le début d’une série. La State Trading Corporation (STC) fera bientôt face au même type de problèmes de Hedging. Puis, d’autres compagnies telles que les Casinos, la Central Electricity Board (CEB) et la Cargo Handling Corporation (CHC) seront aussi affectés par des problèmes», prédit Paul Bérenger. Selon le leader du MMM la STC serait au centre d’un autre scandale qui ferait bientôt grand bruit. Une affaire d’achat de pétrole à une compagnie indienne en serait l’origine.
L'Express Maurice |
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Air Mauritius n’en finit plus de payer les conséquences de sa
couverture hasardeuse face aux fluctuations du prix du kérosène. En
août 2008, le comité directeur de la gestion des risques de la
compagnie nationale mauricienne négocie la couverture carburant
jusqu’en juillet 2010, alors que la durée normale de couverture
est de six mois.
Le comité directeur s’appuyait alors sur les prévisions de
spécialistes qui « pariaient » sur une moyenne de 125 dollars le
baril pour 2009. Air Mauritius pense faire une bonne affaire en
négociant à 104 dollars jusqu’en juillet 2010. Après avoir
atteint le prix record de 147 dollars le baril le 11 juillet 2008, le
prix du baril s’effondre. Il flirte aujourd’hui avec les 30
dollars.
L’État mauricien avait déjà dû mobiliser une garantie
d’environ 100 millions de dollars pour sauver Air Mauritius d’une
saisie probable en attendant que la compagnie paie elle-même sur une
base mensuelle ses dettes. Cela s’est révélé insuffisant.
« Le gouvernement est actuellement en présence d’une
demande d’aide immédiate de 75 millions de dollars ( 2,5 milliards
de roupies) de la part de la compagnie aérienne nationale afin de
compléter l’année financière qui prend fin en avril », a
déclaré hier au journal Le Mauricien, le ministre des Finances,
Rama Sithanen.
Ce montant pourra atteindre 200 millions de dollars (6,5 milliards
de roupies). Le grand argentier a posé cinq préalables avant
l’ouverture des négociations avec la compagnie aérienne dont la
plus importante est l’arrêt immédiat des « privilèges
scandaleux et largesses inacceptables »dont bénéficient les
directeurs à vie. Rama Sithanen a indiqué que sur la base de 47
dollars le baril de pétrole, Air Mauritius enregistrera une perte de
191 millions de dollars pour la période se terminant en août 2010
(6,3 milliards de roupies). À 30 dollars le baril, la perte sera de
l’ordre de 270 millions de dollars (9 milliards de roupies). Membre
du conseil d’administration d’Air Mauritius, Sanjay Buckhory, a
présenté sa démission.
« Connu comme étant un proche du Premier ministre il avait
été nommé au conseil d’administration puis président d’Air
Mauritius en 2005. Sanjay Buckhory s’est retrouvé au centre d’une
polémique en tant que président du comité des risques dès que le
problème de la couverture de 80 % des besoins en carburant de la
compagnie a éclaté sur la place publique », rappelle le
Mauricien.
Pour 2009-2010, la compagnie fera une perte massive de 141
millions de dollars, dont plus de 122 millions de dollars est
associée au "hedging".
Le Premier ministre Navin Ramgoolam n'a pas caché pas son
irritation devant la façon dont la situation a évolué au niveau d'
Air Mauritius et les circonstances entourant la décision concernant
le hedging de 80% des besoins de la compagnie en carburant pour une
période de deux ans.
Air Mauritius a présenté au gouvernement un plan de
restructuration mercredi, qui prévoit des bénéfices, en terme de
réduction de coûts et d'augmentation des recettes, de 61 millions
de dollars en 2009-2010. Selon le ministre des Finances, le plan
comprend des points positifs.
Air Mauritius est une compagnie privée dont le gouvernement est
le principal actionnaire.
Le PDG de la compagnie, Sanjay Buckhory, se retrouvant au centre
de la polémique lancée par la spéculation du pétrole, a
démissionné vendredi.
Sanjay Buckhory, connu comme étant un proche du Premier ministre
Navin Ramgoolam pour avoir été son directeur de campagne aux
élections générales, a été nommé au conseil d'administration et
par la suite à la présidence d'Air Mauritius en 2005. Deux syndicats remettent en question la fiabilité du plan de redressement de la compagnie nationale d’aviation.
L’Air Mauritius Staff Association et l’Air
Mauritius Cabin Crew Association, par la voix de leur porte-parole,
Awadh Balluck, s’interrogent sur la pertinence du plan redressement
soumis au gouvernement par la direction de la compagnie.
«Le plan ne fait pas l’unanimité. Il a été travaillé
sans aucun exercice de concertation. Et ce n’est pas en quatre jours
qu’on établit un plan de restructuration», affirme Awadh Balluck. Il
rappelle que pour être fonctionnel et efficace, tout plan doit pouvoir
profiter de l’adhésion des principaux partenaires du secteur concerné.
«Or, dans le cas d’Air Mauritius, le plan ne tient pas en compte les
préoccupations des principaux partenaires de la compagnie. Soit ses
quelque 2 800 employés», ajoute-t-il.
Il insiste aussi à dire que le plan a été réalisé
«par ceux qui mènent la compagnie à sa perte. Tous ceux qui pratiquent
le petit copinage et les gaspillages.» Quant à l’argument à l’effet que
la compagnie nationale d’aviation s’appuie sur le rapport de l’expert
étranger MCKinsey, Awadh Balluck souligne que le travail de l’expert
date de trois ans déjà. «Ce sont des recommandations qui sont
graduellement mises en place», dira-t-il, à cet effet.
Il appelle donc à un rejet de ce plan. «Le conseil
d’administration est divisé. Comment peut-on œuvrer dans la sérénité
dans un tel cas de figure? J’apprécie, par contre, la position du
Premier ministre qui a fait ressortir que les employés ne doivent pas
être perdants de l’exercice à entreprendre», conclut Awadh Balluck.
E.T. avec l'Express Madagascar, l'Express Maurice et Xinhua
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MAURICE |
Economie |
Maurice : inflation à 9,7% en 2008
Mercredi 14 Janvier 2009 |
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L'inflation a été en hausse en 2008 à Maurice, révèle le Bureau central des statistiques (BCS) dans son dernier bulletin sur l'évolution mensuelle de l'indice des prix à la consommation (CPI).
Chiffré à 8,8% en 2007, le taux est passé à
9,7% pour l'année 2008.
L'inflation, qui avait été en hausse durant les
trois premiers trimestres 2008, a connu une baisse vers la fin de
l'année.
Un repli dû aux effets combinés de la réduction
des prix des carburants, des taux d'intérêt bancaires sur le prêt
logement et d'un certain nombre de produits alimentaires dont le riz
importé par les commerçants individuels.
Les craintes d'une inflation à deux chiffres en
2008 ne se sont pas avérées, mais à 9,7% le taux demeure élevé
alors que le taux d'intérêt réel à l'épargne reste négatif.
Le pouvoir d'achat de la roupie ne cesse de
diminuer. Les baisses successives du taux directeur (Key Repo Rate)
décidées par la Banque de Maurice dans le courant du dernier
trimestre 2008 ont eu pour effet que le taux d'intérêt à l'épargne
pratiqué par les banques commerciales tourne aujourd'hui autour de
5,5%.
Selon les données historiques compilées par le
BCS, il faut remonter à 1993 pour voir un taux d'inflation annuel
supérieur à celui de 2008, soit 10,5%.
Les prévisions de la Banque centrale contenues
dans son premier report sur l'inflation publié en novembre 2008 sont
que les pressions inflationnistes dans le court terme seront
soutenues et que le taux demeurera à un niveau élevé pendant
quelques mois encore avant de chuter graduellement.
La Banque centrale mauricienne estime que la chute
attendue des prix des matières premières au niveau international
aura un impact favorable sur l'inflation mais que le résultat final
dépend aussi dans une bonne mesure de l'évolution du taux de change
de la roupie.
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MAURICE |
Diplomatie - Relations internationales |
Les attaques israéliennes sur Gaza provoquent l'indignation
Lundi 12 Janvier 2009 |
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Lors de sa première session 2009 ce 9 janvier, le Conseil des ministres mauricien a condamné les activités militaires israéliennes à Gaza.
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Le Conseil des ministres mauricien. |
Le gouvernement de l'Ile Maurice a dénoncé la mort de quelque
750 personnes, dont «la majorité sont des innocents comprenant
des femmes et des enfants». Le Cabinet «condamne
l’utilisation outrancière de la force par Israël. Ce qui est en
complète contradiction avec les lois humanitaires et les droits
humains». Il encourage à un cessez-le-feu immédiat.
Face à ce conflit, le Conseil des ministres s’est mis d’accord
pour revoir la présence du Consulat honoraire israélien sur le sol
mauricien.
Au niveau régional, les Comores
ont elles aussi condamné Israël.
L'Afrique réagit
En Afrique, cette attaque a soulevé l'indignation de nombreux
pays musulmans. Selon l'agence de presse APA, les dirigeants de ces
pays ont été invités par une trentaine d’associations islamiques
à rompre leurs relations diplomatiques avec Israël, en réaction
aux raids aériens que subit la bande palestinienne de Gaza, depuis
plus de deux semaines.
Regroupés au sein de « I’Hiya Sunnak » et « Al
Kitab Was sunna », ces associations ont organisé une semaine de
prêches et de prières en faveur de la paix en Palestine, invitant
également à la création d’un comité nigérien d’aide aux
populations de Gaza.
« Ce comité a été déjà mis sur pied. Nous allons
collecter toutes forme d’aide que nous acheminerons à nos frères
palestinien », a dit un des responsables des association, Malam
Haladou Yayaha. Il a indiqué que l’ancien secrétaire général de
l’Organisation de la conférence islamique (OCI), le Nigérien
Hamid Algabid, coordonnera les travaux dudit comité.
Dimanche, au cours d’un grand prêche, plusieurs oulémas ont
condamné le « génocide » perpétré par Israël sur le
peuple « innocent » de Palestine depuis 60 ans, tout en
dénonçant le « silence complice et coupable » de la
communauté internationale.
E.T.
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AFRIQUE |
Transports |
Le Parlement malgache examine les droits électoraux
Mercredi 14 Janvier 2009 |
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Les deux chambres du Parlement malgache a commencé lundi une session extraordinaire de quatre jours afin de modifier la loi sur les droits électoraux et l'adoption d'une loi sur les partis politiques.
La session extraordinaire a été convoquée par
une ordonnance délivrée par le président Marc Ravalomanana,
mercredi dernier.
En ouvrant la session, Jacques Sylla, président
de l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, a déclaré
que la réunion est pour discuter et adopter la modification de
l'article 15 sur l'admissibilité et les droits électoraux de la
Constitution.
La réunion permettra aussi d'adopter une loi sur
les partis politiques, comme il a été convenu à ce qu'il est
appelé "Dialogue présidentiel" entre le pouvoir
Tiako i Madagasikara (TIM), ou le parti J'aime Madagascar, et
l'opposition en novembre dernier, puis, lors d'une réunion des
dirigeants politiques de la grande île décembre dernier.
Des medias malgaches affirment que le TIM, arrivé
au pouvoir en 2002, a voulu modifier la Constitution afin d'éviter
qu'un leader de l'opposition soit élu chef du pays en tant que
candidat indépendant mais en tant que membre d'un parti politique.
L'article 15 de la Constitution dit que chaque
citoyen a le droit d'être candidat aux élections.
Le TIM contrôle 106 sur 127 sièges à
l'Assemblée nationale Au Sénat, 22 sur 33 sièges sont occupés par
des membres de TIM et les 11 autres ont été nommés par
Ravalomanana la suite de l'élection nationale en septembre 2007.
(Xinhua)
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Outremer DOM TOM |
Transports |
Air France et Corsair vont proposer plus de 100.000 sièges à prix réduit pour les DOM
Mercredi 14 Janvier 2009 |
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Air France et Corsair vont s’engager, dans le cadre de chartes sur trois ans, à vendre 15% de leurs sièges vers les départements d’Outre-mer du 15 juin au 15 septembre au prix le plus bas de la grille saisonnière, a annoncé dimanche le délégué interministériel Patrick Karam.
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Air Austral, qui bénéficie d'une position dominante dans l'Océan Indien, refuse toujours la négociation autour d'une réduction de prix des billets. (archive) |
Selon Patrick Karam, qui a négocié
pendant plusieurs mois en lien avec le secrétaire d’Etat à
l’Outre-mer Yves Jégo, ces places seraient proposées entre 750 et
900 euros TTC aller-retour. "Ce sera un effort sans
précédent", a-t-il déclaré. Air France offrira 20.000
sièges vers la Guadeloupe, 20.000 vers la Martinique, 7.000 vers la
Guyane et 14.000 vers La Réunion, dès 2009. Corsair offrira 16.000
sièges pour les trois DOM qu’elle dessert (Guadeloupe, Martinique,
Réunion).
Pour les publics défavorisés (pas
retournés dans leurs pays d’origine depuis plus de 10 ans ou en
dessous du seuil de pauvreté), les deux compagnies offriront par
ailleurs des réductions de 33% pendant les périodes de basse saison
(huit à neuf mois sur l’année) "avec des quotas de
places". D’autres négociations auront lieu avec les deux
compagnies pour qu’il y ait 5% de sièges moins chers, sur chaque
vol, entre le 15 juin et le 15 septembre.
Des tarifs bas sont également
prévus toute l’année pour les deuils ainsi que des efforts
tarifaires pour les surcharges de bagages et les bagages non
accompagnés. Les négociations continuent avec Air Caraïbes et sont
interrompues pour le moment avec Air Austral, compagnies avec
lesquelles Corsair souhaite une égalité de traitement pour les
exonérations de charges sociales patronales. Air France et Corsair
représentent 75% du trafic aérien DOM-métropole.
(AFP/RFO)
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