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La lettre de Malango N°91

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 91 :
Départementalisation de Mayotte : les enseignants accusés d’influencer les jeunes électeurs
Départementalisation de Mayotte : Martial Henry prend la tête du camp du « oui »
Départementalisation de Mayotte : le « oui si… » du PS
Mayotte : des taximen bloquent à nouveau la circulation
Titularisation des instituteurs contractuels à Mayotte
Relèvement du plafond de ressources pour les alloctions de rentrée scolaire et de logement
La centrale électrique de Longoni à Mayotte est opérationnelle
Mayotte : un « contexte exceptionnel » et des chiffres records pour Brice Hortefeux
Grève intersyndicale et interprofessionnelle jeudi 29 janvier 2009
Yves Jégo annonce plus d’emplois aidés pour l’Outremer
Fanèle menace le sud-ouest de Madagascar
La CRC fait sa rentrée politique
Ravalomanana s'engage à réduire la pauvreté
Madagascar : 40 millions de dollars de la Banque Mondiale
Le sommet de l'UA de juin 2009 aura lieu à Ivato
L'Ile Maurice ne reconnaît plus le consulat d'Israël

La lettre de Malango
91

Mardi 20 Janvier 2009

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MAYOTTE

Société

Départementalisation de Mayotte : les enseignants accusés d’influencer les jeunes électeurs  
Mardi 20 Janvier 2009
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Le secrétaire départemental de l’UMP, Ali Souf, a accusé dimanche 18 janvier sur RFO les professeurs de pousser leurs élèves à voter « non » lors de la prochaine consultation des Mahorais.

Tous pour le « oui »
Tous les partis politiques de Mayotte font partie du Comité de campagne pour le « oui » au Pacte pour la départementalisation, a-t-on pu noter mardi 20 janvier au cours d’une réunion de ce comité au Conseil général. Présidé par Martial Henry, le Comité a depuis cette réunion quatre vice-présidents : Zena Meresse, Moinaecha Ali Combo, Zoubert Adinani et Ibrahim Bacar. Abdou Saïd Chanfi et Mounirou Ahmed ont été nommés coordinateurs. « L’objectif est de faire une campagne commune », a indiqué M. Henry, qui a demandé à « laisser de côté nos petites rivalités » politiciennes le temps de la campagne.

Au cours d'une réunion de son parti, dimanche 18 janvier, organisée en vue de la consultation des Mahorais sur le statut de l'île le 29 mars prochain, Ali Souf, ancien président de l'association des maires de Mayotte et secrétaire départemental de l'UMP, a accusé au micro de RFO les enseignants de militer, au sein de leurs classes, en faveur du « non » au Pacte pour la départementalisation.

« Que je sache, les enseignants sont là pour enseigner, pas pour faire de la politique », a déclaré l'instituteur de formation, affirmant ses craintes quant à leurs prises de position devant les élèves, jeunes électeurs. « Ils les poussent à voter contre le département », a-t-il dit en substance.

Ces propos ont été qualifiés de « honteux et xénophobes » par un élu de Mayotte qui a tenu à garder l'anonymat. La plupart des enseignants du second degré sont, à Mayotte, d'origine métropolitaine. Mais « eux aussi ont le droit de s'exprimer », pense cet élu.

« C'est une manière de se défausser d'une éventuelle surprise le 29 mars, en pointant du doigt les futurs éventuels responsables », juge pour sa part un élu municipal. Selon lui, nombre de jeunes ne seraient pas favorables au « oui », « mais cela n'a rien à voir avec les professeurs », estime-t-il.

Plusieurs témoignages de parents ou de frères et sœurs de lycéens attestent que certains enseignants évoquent en cours la future consultation et « poussent les jeunes électeurs à réfléchir ». « Au final, le discours qu'ils retiennent, c'est que le département n'est pas une bonne chose », indiquait mardi 20 janvier la sœur d'une étudiante en Terminale.

Les déclarations d'Ali Souf ne sont pas un cas isolé. Un climat de méfiance s'est installé entre certains Mahorais partisans du « oui » et une partie de métropolitains - parmi lesquels des enseignants - qui ne cachent pas leur opposition à la départementalisation.

Ainsi, les craintes quant à un vote massif des wazungu (Blancs) en défaveur du département sont nombreuses parmi les partisans du « oui ». D'autres pointent du doigt les Franco-Comoriens installés sur l'île, qu'ils décrivent comme étant des partisans du « non ». « On se sent observé », confiait l'un d'eux récemment. « On nous fait comprendre qu'on n'a pas à voter parce que les Mahorais sont persuadés que nous sommes contre. »

Certaines voix réclament ouvertement la restriction du corps électoral, à l'image de ce qui s'est fait en Nouvelle-Calédonie, en prévision de la consultation de la population sur son indépendance « Les Blancs sont majoritairement contre ce statut, alors que la plupart ne sont que de passage, il nous semble donc logique qu'ils ne puissent pas se prononcer sur cette question », indique un partisan de la restriction du corps électoral.

Lors de sa visite à Mayotte les 8 et 9 janvier, Yves Jégo avait balayé d'un revers de main cette hypothèse. « Savez-vous reconnaître un vrai Mahorais d'un faux ? » avait-il demandé au journaliste qui lui avait posé la question, englobant dans le terme « Mahorais » toutes les communautés vivant sur l'île. « Ceux qui voteront sont ceux qui sont inscrits sur les listes. Que je sache, les élus qui représentent Mayotte aujourd'hui ne se plaignent pas de l'électorat qui les a élu en 2008 », avait ajouté le secrétaire d'Etat à l'Outremer.

RC




MAYOTTE

Politique

Départementalisation de Mayotte : Martial Henry prend la tête du camp du « oui »  
Mardi 20 Janvier 2009
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Lors d’une réunion jeudi 15 janvier, les partis favorable au « Oui » au Pacte pour la départementalisation de Mayotte ont élu Martial Henry à la tête de leur comité de campagne.

Une semaine après le lancement officiel par le secrétaire d’Etat à l’Outremer Yves Jégo de la campagne d’information sur le Pacte pour la départementalisation de Mayotte, les partis politiques favorables à la feuille de route du gouvernement ont nommé jeudi 15 janvier Martial Henry à la tête de leur comité de campagne.

Réunis au Conseil général, ils ont également demandé à Zoubert Adinani, ancien conseiller général sous l’administration coloniale, de s’engager dans cette campagne.

Médecin de profession, Martial Henry a été pendant plus de vingt ans le bras droit de Younoussa Banana à la tête du Conseil général. Les deux hommes ont étroitement collaboré depuis la naissance de l’assemblée, en 1977, jusqu’au début des années 2000. Frère du sénateur Marcel Henry, Martial Henry dispose d’une aura de sage auprès de la population, et a toujours défendu le statut de département.

Il a rencontré lundi 19 janvier à son cabinet médical les représentants des partis Alliance et MPM (Mouvement populaire mahorais), qui se sont dits favorables au « Oui », comme la totalité des partis politiques qui se sont exprimés sur la question.

RC

MAYOTTE

Politique

Départementalisation de Mayotte : le « oui si… » du PS  
Vendredi 16 Janvier 2009
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Dans un communiqué de presse daté du 14 janvier, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale critique la feuille de route du gouvernement concernant la départementalisation de Mayotte.
Intitulé « Départementalisation de Mayotte : « Oui, si... » », le communiqué signé Vincent Lurel « réaffirme son accord de principe à faire de Mayotte le 101ème département français ».

Victorin Lurel, député de la Guadeloupe depuis 2002, président de la Région Guadeloupe depuis 2004 et vice-président du groupe Socialiste, radical et citoyen à l’Assemblée nationale.

Cependant, poursuit le document, « l’Etat ne doit par arguer demain de son inefficacité dans la révision de l’état civil mahorais pour repousser aux calendes grecques le bénéfice de la protection sociale et des minimas sociaux. Non seulement l’établissement de l’état civil des Mahorais est une nécessité évidente pour une consultation électorale fiable, mais également pour l’honnêteté de la feuille de route gouvernementale. »

En outre, « l’Etat ne doit pas arguer demain de la départementalisation pour laisser Mayotte gérer seule ses difficultés, alors même que celles-ci sont aujourd’hui de sa seule et unique responsabilité : outre l’état civil, les chantiers en matière d’éducation, d’immigration clandestine, de structures sanitaires et sociales sont considérables. » Il ne « doit pas arguer demain de la situation financière de la collectivité pour organiser la mise sous tutelle de la future collectivité ou différer la mise en œuvre de la feuille de route. (…) Il est donc urgent que l’Etat apure ses dettes – de l’ordre de 45 millions d’euros au titre du contrat de plan et de la convention de développement – et donne des garanties sur ses investissements au risque que cette réforme institutionnelle ne masque un désengagement de la métropole pour ce territoire. »

Pour le PS, le gouvernement « doit, avant le transfert de compétences, mettre à niveau les infrastructures de base en tenant compte des retards criants et de l’évolution démographique de Mayotte. A ce titre, l’effort budgétaire moyen par mahorais de l’Etat, en diminution entre 2008 et 2009, doit nécessairement être considérablement augmenté d’autant plus que Mayotte, où le PIB par habitant est le plus faible, reste pourtant la collectivité la moins bien lotie en termes de dotation budgétaire, à savoir 3.405 euros par habitant. »

RC

MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Mayotte : des taximen bloquent à nouveau la circulation  
Mardi 20 Janvier 2009
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Contre toute attente, les transporteurs ont à nouveau barré les routes de Mayotte lundi 19 janvier, pour protester contre l’appel d’offre du Conseil général au sujet des transports scolaire et interurbain. Un accord avait pourtant été trouvé vendredi 16 janvier.

Alors qu’un accord semblait avoir été trouvé vendredi 16 janvier entre les représentants de la collectivité et les syndicats de taxis, les transporteurs ont décidé, après une réunion à Sohoa dimanche, de reconduire le mouvement ce lundi. Ils reprochent à Ahmed Attoumani Douchina l’emploi, lors d’une interview donnée à RFO, du terme « régie ». « On ne veut pas d’une régie du Conseil général, car vous savez ce que ça donne, des politiciens qui gèrent », a dénoncé l’un des grévistes.

A l’appel du syndicat majoritaire (Syndicat des transporteurs interurbains de Mayotte) mais contre l’avis des deux autres syndicats, les chauffeurs de taxis-brousse et de bus ont barré les routes en une demi-douzaine de points, en début de matinée. Après une intervention de la gendarmerie à Coconi qualifiée de « musclée » par des témoins, ils ont organisé une « opération escargot » jusqu’à Mamoudzou, bloquant sensiblement la circulation et empêchant un grand nombre de travailleurs de se rendre au travail. Ils se sont ensuite retrouvés au Conseil général, à Mamoudzou, où les représentants syndicaux ont négocié avec les élus.

Deux syndicats, dont le Syndicat des taxis de Mayotte de Madi Baco, ont conclu un accord avec les représentants de la collectivité. Mais les membres du syndicat majoritaire dirigé par Mohamed Houlame ont quitté la salle. « Il y a anguille sous roche », a dénoncé ce dernier.

Le Conseil général propose de gérer le transport scolaire jusque là monopolisé par la CMTS - qui sous traite avec les artisans - pour une durée de trois ans, et de le partager entre les différents artisans de l’île. Selon Madi Baco, qui était peiné lundi matin de voir ses collègues barrer les routes, il s’agit d’un « bon accord qui nous permet de nous organiser ». Pendant ces trois années en effet, « nous proposons d’aider les taximen matériellement et financièrement », a indiqué sur RFO le troisième vice-président, Ahamada Madi Chanfi (MDM).

« On ne sait pas pourquoi ils refusent la régie », a-t-il poursuivi. « Nous proposons de nous occuper de la gestion, et eux du transport. Mais ils ne veulent pas ! » Toujours sur RFO, Mirhane Ousseni, quatrième vice-président (MDM), a défendu le protocole d’accord et la volonté de sa majorité de diviser le marché en dix lots. « Notre objectif est qu’il soit accessible aux artisans locaux », a-t-il affirmé.

Pour Mohamed Houlame, le problème dénoncé avant les négociations de jeudi et vendredi derniers reste entier. « Ce que nous critiquons, c’est le fait que les élus n’aient pas suivi les conclusions d’un cabinet d’étude. Nous voulons, comme le cabinet d’études l’a indiqué, une DSP (Délégation de service public, ndlr) unique, et non divisée en 10 lots (comme proposé par la collectivité, ndlr). Nous demandons également un délai pour nous préparer à l’appel d’offre. »

Le mouvement devait être reconduit mardi 20 janvier.

RC

MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Titularisation des instituteurs contractuels à Mayotte  
Mercredi 21 Janvier 2009
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Les instituteurs contractuels de Mayotte devraient être titularisés, d'après le syndicat SE CGT Mayotte.

"L'administration semble avoir acté le principe de titularisation des agents non titulaires recrutés après juillet 2003 et avant le 31 décembre 2008", dit le communiqué émanant du syndicat enseignant de Mayotte.

Le communiqué précise que "c'est l'aboutissement de plusieurs mois de lutte acharnée pour les instituteurs contractuels qui ont été véritablement les seuls à se mettre en grève pendant plusieurs mois pour leur titularisation".

SE CGT Mayotte s'interroge malgré tout sur les conditions dans lesquelles l'administration va organiser la titularisation des 450 contractuels concernés.

MAYOTTE

Société

Relèvement du plafond de ressources pour les alloctions de rentrée scolaire et de logement  
Mardi 20 Janvier 2009
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Par arrêté du 31 décembre 2008, le plafond de ressources pour la perception de l'allocation de rentrée scolaire à Mayotte est fixé à 13449 € pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2009.

Ce montant est majoré de 1345 € par enfant à charge.

Le plafond mensuel de l'allocation logement a lui aussi été revalorisé.

Ces arrêtés ont été publiés au Journal Officiel du 1er janvier 2009.

MAYOTTE

Développement

La centrale électrique de Longoni à Mayotte est opérationnelle  
Mardi 20 Janvier 2009
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Electricité de Mayotte a annoncé que la réception de la nouvelle Centrale de Longoni était effective depuis le 15 janvier.

Le centrale électrique de Longoni est opérationnelle.

Après dix-huit mois de travaux, Electricité de Mayotte a pu en prendre possession auprès du constructeur Wärtsilä. La nouvelle centrale est située à proximité du port en eaux profondes de Longoni.

La centrale de Longoni avait déjà fait un galop d'essai le 2 janvier dernier alors qu'une panne à la centrale des Badamiers, suivie d'un incendie avait provoqué un black-out de près d'une journée sur Mayotte.

La nouvelle centrale avait alors été en partie mise en service prématurément afin de pallier à la défaillance de la centrale de Petite Terre.

En septembre dernier, EDM annonçait la mise en service de la centrale de Longoni pour la fin du mois d'octobre.

Alors que Mayotte a connu une augmentation de la consommation de 15% en 2007, celle-ci devrait doubler dans les huit prochaines années. Ce nouvel outil devrait permettre de faire face à cette progression de la consommation.

MAYOTTE

Immigration clandestine

Mayotte : un « contexte exceptionnel » et des chiffres records pour Brice Hortefeux  
Lundi 19 Janvier 2009
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Lors de la présentation de son bilan à la tête du ministère de l’Imigration et de l’Identité nationale, le 13 janvier, Brice Hortefeux, qui a depuis changé de portefeuille et sera remplacé par Eric Besson, a brièvement évoqué l’outremer, mettant l’accent sur Mayotte.

Brice Hortefeux. (archive)

« Notre effort a été particulièrement intense dans les départements et régions d'outremer. En 2008, ce sont 23.568 étrangers en situation irrégulière qui ont été éloignés à partir des départements et collectivités d'outremer, dont 7.601 en Guyane et 13.521 à Mayotte », a révélé Brice Hortefeux lors d'une conférence de presse, le 13 janvier dernier. Ajoutant : « Nous avons intercepté 256 kwassas-kwassas dans les eaux mahoraises ce qui a permis l'arrestation de 352 passeurs et de 5.976 clandestins ».

Le nouveau ministre des Affaires sociales et du Travail a tenu à souligner « qu'à Mayotte, nous sommes en présence d'un contexte exceptionnel. Les étrangers en situation irrégulière comptent pour un tiers de la population totale. Autrement dit, c'est comme si en France métropolitaine, on dénombrait 20 millions de clandestins ».

« A situation exceptionnelle, effort exceptionnel », a-t-il ajouté. « Ce sont 20 millions d'euros qui seront mobilisés par les ministères de l'immigration et de l'intérieur pour construire un centre de rétention administrative (CRA) moderne à Mayotte. Des aménagements auront lieu dès cette année, et le nouveau centre ouvrira dans 2 ans ».

« J'ajoute », a-t-il conclu en guise de réponse à la polémique sur le CRA de Pamandzi et aux accusations des associations selon lesquelles le droits des étrangers est bafoué à Mayotte, « que la lutte contre l'immigration clandestine se fait, naturellement, dans le respect des droits fondamentaux des personnes. »

RC


Lire l’intégralité de l’intervention de Brice Hortefeux sur : http://immigration.gouv.fr/article.php?id_article=699


MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Grève intersyndicale et interprofessionnelle jeudi 29 janvier 2009  
Lundi 19 Janvier 2009
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Le syndicat Sud Education Mayotte lance un appel à la grève pour le jeudi 29 janvier.

Sud Education Mayotte, adhérent de l'Union syndicale SOLIDAIRES appelle à "une mobilisation massive" pour la grève intersyndicale et interprofessionnelle qu'il mènera le jeudi 29 janvier 2009.

Le syndicat enseignant souhaite que ce mouvement regroupe aussi bien le secteur Public que le secteur Privé.

Sud Education Mayotte entend par là protester contre "la destruction de l'Education nationale et la recherche publique ;la mort de l'hôpital public ; la casse du système de protection sociale ; la destruction du service public de qualité et de proximité".

Il affirme que "à Mayotte, les conséquences de cette politique qui ne vise qu'à profiter aux plus riches sont nombreuses..." et dénonce une "dégradation accrue du pouvoir d'achat (+5,6% d'inflation en un an)".

Le  syndicat réclame "l'égalite de traitement avec les autres DOM-TOM", ainsi que "l'indexation de salaires à Mayotte".

E.T.

Outremer DOM TOM

Emploi

Yves Jégo annonce plus d’emplois aidés pour l’Outremer  
Vendredi 16 Janvier 2009
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Dans le cadre du plan de relance de l’économie française, qui concerne également l’outremer, Yves Jégo a annoncé jeudi 15 janvier que le gouvernement allait augmenter le nombre d’emplois aidés en outremer, et notamment à Mayotte.

Selon un communiqué du secrétariat d’Etat à l’Outremer, « le gouvernement a décidé d'augmenter le nombre de contrats aidés dans des proportions significatives en 2009 pour atteindre 330.000 contrats, soit 100.000 mesures de plus pour soutenir les populations les plus fragiles. Dans les départements d'Outre-Mer, à Saint-Pierre et Miquelon et à Mayotte, le nombre de contrats aidés passe de 27.000 en 2008 à près de 35.000 en 2009. »

Toujours selon le secrétariat d‘Etat, ce nombre devrait passer à Mayotte de 3.823 en 2008 à 5.624 en 2009, à la Réunion de 13.933 à 14.643, à St-Pierre et Miquelon de 66 à 76. « En Guadeloupe, en Guyane et en Martinique, il atteint, pour le seul premier semestre 2009, respectivement 5.731 contrats, 2.859 contrats et 5.549 contrats alors que le nombre atteignait, pour une période équivalente en 2008, respectivement 3.802, 2.166 et 3.555. »

Yves Jégo souligne « que cet effort important du gouvernement doit être accompagné par les employeurs : ceux-ci doivent en effet apporter aux personnes qu'ils emploient grâce à ces contrats des perspectives d'insertion professionnelle durable. »

RC

COMORES

Politique

La CRC fait sa rentrée politique  
Mardi 20 Janvier 2009
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La convention pour le renouveau des Comores (Crc), l’ancien parti au pouvoir sous le régime du président Azali (2002-2006) est décidée à remonter la pente après trois années de traversée du désert marquées surtout par l’incarcération et l’exil de certains de ses hauts dirigeants accusés dans des affaires de détournement des deniers publics.

Abdou Soefo, l’ancien secrétaire général du CRC tente de revenir sur le devant de la scène politique comorienne (archive).

« Nous avons traversé une période très difficile marquée par la répression sous le prisme d’une lutte contre la corruption dont les prévenus étaient en majorité issus de notre parti », a noté Abdou Soefo, l’ancien secrétaire général du CRC.

C’est le village de M’vouni, situé sur les hauteurs de Moroni, qui a abrité pendant deux jours du 17 au 18 janvier 2009, le deuxième congrès de ce parti créé en 2004. Selon les organisateurs, ce sont un peu plus de 3000 partisans et sympathisants qui ont assisté à ces assises de Mvuni. Ce qui a fait dire à l’ancien secrétaire du parti, Abdou Soefo, que « l’opinion n’est pas en déphasage avec la Crc ».

Placée sous le signe du renouveau du parti et surtout de la reconquête du pouvoir, la rencontre de Mvuni marque aussi le retour sur la scène politique de certains hauts dirigeants de la CRC dont Hamada Madi Boléro, Houmeid Msaidié et Abdou Soefo.

Présidée par l’ancien premier ministre Boléro, cette rencontre fut l’occasion pour les militants de ce parti d’opposition de plancher sur plusieurs questions relatives à la conjoncture nationale et procéder à une autocritique sur leurs années de pouvoir. A l’issue de travaux, la CRC s’est dotée d’un nouveau secrétaire général en la personne de Houmeid Msaidié, l’un des membres les plus influents du parti depuis sa création. Les militants ont aussi désigné les 36 membres du conseil national (deux par circonscription législative de l’Union), une structure qui jouera le rôle de parlement au sein du parti. Des résolutions « sur la réconciliation nationale, contre la départementalisation de Mayotte, sur la cherté de la vie, le Chiisme et une motion sur les activités parlementaires » ont été aussi adoptées dans la foulée.

Pendant ce temps, le Duja, un mouvement politique proche d’Abdou Soulé Elbak, l’ancien chef de l’exécutif de Ngazidja tenait aussi une réunion à Moroni. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ces deux partis semblent être sur la même longueur d’onde sur certains points de l’actualité nationale ; notamment sur le referendum constitutionnel, rejeté des deux côtés.

« Nous sommes contre la tenue de ce référendum même si nous sommes pour l’idée de réviser cette constitution. D’ailleurs nous étions les premiers à la suggérer, mais pour nous il faut aller au bout du processus », explique l’ancien ministre Abdou Soefo, soutenant qu’il faut attendre le tour de Mohéli avant toute réforme constitutionnelle.

Par contre, le parti politique de l’ancien président Azali se prépare pour les autres échéances électorales à venir notamment les législatives et les présidentielles et affute ainsi ses armes pour mieux affronter ces compétitions. Pour ce faire, il s’est doté d’un projet de société basé sur l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la décentralisation. Reste à savoir s’il pourra se refaire une virginité aux yeux de la population après le cuisant échec essuyé en 2006.

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Météo, Climat, Catastrophes naturelles

Fanèle menace le sud-ouest de Madagascar  
Mardi 20 Janvier 2009
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Classé cyclone tropical intense, Fanèle se rapproche dangereusement des côtes malgaches.

Fanèle se dirige vers la côte malgache.

Après avoir fait route au sud-ouest vers Europa et Bassa-da-India dans le sud du Canal du Mozambique, Fanèle a rebroussé chemin en remontant vers le nord-est.

Le cyclone se dirige maintenant vers la Grande Ile qu'il devrait toucher demain 21 janvier en début de matinée. L'impact aura lieu à mi-chemin entre Morondava et Tuléar.

Fanèle devrait retrouver l'Océan Indien en fin de journée au dessus de Fort-Dauphin après avoir traversé Madagascar d'Ouest en Est.

Mardi soir à 21h30 (locales) Fanèle se déplaçait à la vitesse de 9km/h. La vitesse des vents était de 185 km/h avec des pointes à 261 km/h.

Hier, la tempête tropicale modérée "Eric" a déjà effleuré la côte Sud-Est de Madagascar. Nettement moins puissant que Fanèle, les vents n'atteignaient une vitesse n'allant que de 64 à 91 km/h.

"Depuis dimanche après-midi et durant la nuit du dimanche à lundi, des averses localement fortes se sont abattues sur la ville de Toliara", rapporte l'Express de Madagascar. Le quotidien estime que "c'est une aubaine pour la population Tuléaroise, qui a souffert de la canicule depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois."

Des inondations sont malgré tout à craindre car le fleuve de Fiherenana, qui change de lit à chaque grosse perturbation, peut provoquer des dégâts importants.

Toujours d'après l'Express, "à Morondava, la vie semble encore se dérouler normalement [mardi]". "Les précipitations abondantes ressemblent à celles des précédentes saisons de pluies. Le vent souffle avec une intensité normale, ne donnant pas l'impression d'un cyclone imminent », raconte un habitant de la ville de Morondava, dans la région de Menabe.

Dans l'après-midi d'hier, les autorités ont sensibilisé la population habitant les quartiers bas à évacuer. « Nous avons mis en place quatre endroits pour accueillir les gens », explique Boana Idy, secrétaire général de la région Menabe. Il s'agit de l'école primaire publique d'Andakabe, de Morondava centre, d'Avaradrova et d'Anamakara. « Jusqu'ici, très peu de gens ont rejoint ces sites, mais on ne cesse d'inciter la population à s'y réfugier. Nous craignons une inondation dans la matinée d'aujourd'hui, surtout dans la ville, à cause des fortes précipitations », conclut le SG de la région. Certains riverains sont déjà contraints d'utiliser des pirogues pour se déplacer.

Mardi soir, la télévision nationale officielle malgache TVM, rapportait que les cyclones, Eric et Fanele, ont provoqué des fortes  pluies au nord-est et au sud-ouest de Madagascar lundi soir, faisant au moins 244 sans-abri à Mandritsara, un district à 880 km au nord-est  d'Antananarivo.

E.T.

MADAGASCAR

Société

Ravalomanana s'engage à réduire la pauvreté  
Mardi 20 Janvier 2009
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Le président malgache Marc Ravalomanana a promis de réduire la pauvreté et assurer une réelle amélioration du niveau de vie de son peuple.

Le président malgache, Marc Ravalomanana. (archive)
Madagascar veut assurer son autonomie alimentaire cette année
Madagascar va assurer son autonomie alimentaire cette année 2009 et exporter ses céréales vers les pays de l'océan Indien l'an prochain, selon le ministre malgache de l'Agriculture, de l'élevage et des pêches, Armand Panja Ramanoelina.
Il s'exprimait jeudi lors d'une cérémonie de lancement de la moisson de riz.
La production de riz à Madagascar a atteint 4,9 millions de tonnes en 2008 et le gouvernement a prévu d'augmenter la production à 7 millions de tonnes d'ici la fin de 2009, a affirmé le ministre.

Dans son allocution des voeux de nouvel an adressé au corps diplomatique à Antananarivo vendredi, Ravalomanana a déclaré que le monde doit faire face aux défis des récentes crises, qui continuent à s'aggraver.

L'Afrique n'a pas été épargnée par la crise, et Madagascar ne fait pas exception, a déclaré le président devant plus de 300 invités, hauts responsables gouvernementaux, dirigeants des institutions publiques et corps diplomatique.

Toutefois, il a exprimé sa conviction que "les défis auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être résolus que par notre engagement à les traiter, et par les atouts que nous possédons déjà".

"Je crois que nous pouvons réduire la pauvreté, créer de l'emploi, renforcer notre économie, construire notre infrastructure, améliorer la santé et les systèmes d'éducation, accroître nos sources d'énergie et protéger notre environnement - non seulement en dépensant plus, mais par les dépenses de manière plus efficace", a dit le président.

Il a énuméré les réalisations faites dans la grande île de l'océan Indien au cours des dernières années, notamment la réduction de la mortalité infantile de 130 à 88 pour mille, le taux de paludisme de 10,9% à 5,37% à partir de octobre 2008 et, surtout, la réduction de taux de pauvreté de 80,7% à 2002 à 66,4% en 2008.

Madagascar reste engagée à réduire la pauvreté et veiller à ce que les gains économiques du pays se traduisent en réelles améliorations du niveau de vie et de la qualité de vie de son peuple, a-t-il promis.

Il a déclaré que le gouvernement poursuivra ses efforts pour bâtir un système d'éducation solide et faire avancer la réforme de l'enseignement entamée l'année dernière.

Les autres tâches auxquels le gouvernement malgache doit fait face incluent la création d'emplois, la construction d'infrastructures, l'augmentation des investissements étrangers dans la construction de routes, dans l'amélioration des ports, ainsi que dans les secteurs des établissements scolaires, des télécommunications entre autres.

E.T. avec Xinhua

MADAGASCAR

Aide internationale

Madagascar : 40 millions de dollars de la Banque Mondiale  
Mercredi 21 Janvier 2009
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La Banque mondiale a décidé de débloquer 40 millions de dollars américains pour appuyer la sécurité alimentaire et la reconstruction des infrastructures à Madagascar.

Un accord a été signé à Antananarivo lundi entre le ministre  malgache des Finances et du Budget Haja Nirina Razafinjatovo et le représentant par intérim de la Banque mondiale à Madagascar,  Jacques Moriss, a rapporté mardi la presse malgache.  

Selon l'accord, le fonds est pour créer des emplois  temporaires à travers des projets de protection sociale en vue de  fournir une réponse rapide aux effets néfastes de la hausse des  prix des denrées alimentaires et des dommages aux installations  infrastructurelles causés par les éventuelles catastrophes  naturelles pendant l'année prochaine.

Le Fonds d'investissement pour le développement (FID) et le  Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) ont été désignés responsables de l'utilisation de ce fonds. 

MADAGASCAR

Diplomatie - Relations internationales

Le sommet de l'UA de juin 2009 aura lieu à Ivato  
Mercredi 21 Janvier 2009
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Alors que beaucoup attendaient que ce sommet se déroule dans la capitale malgache, Antananarivo, c'est la ville nouvelle d'Ivato qui a été choisie.

Le ministre des Affaires étrangères, Marcel Ranjeva, l’a officiellement annoncé dans une déclaration, lundi sur les ondes de la Radio nationale malgache (RNM). « C’est Ivato qui accueillera le sommet de l’Union africaine. Cette décision a été prise depuis 2005, lorsque Madagascar a déposé sa candidature », dit-il. « C’est à Ivato qu’on a repéré un espace suffisamment large pour accueillir les infrastructures nécessaires à cet événement», a-t-il ajouté. Il a notamment fait allusion au centre de conférence, aux villas présidentielles et à l’hôtel cinq étoiles, qui hébergeront les principaux participants.

Pour mieux faire passer la pilule, Marcel Ranjeva a précisé qu’organiser une rencontre de chefs d’Etats et de gouvernements africains en dehors des capitales est une pratique courante.

E.T. avec l'Express

MAURICE

Diplomatie - Relations internationales

L'Ile Maurice ne reconnaît plus le consulat d'Israël  
Mardi 20 Janvier 2009
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Le ministre mauricien des Affaires étrangères Arvin Boolell a confirmé samedi que Maurice ne reconnaissait plus le consulat d'Israël, d'après la presse mauricienne.

Le ministre mauricien des Affaires étrangères Arvin Boolell.

"Tant que les choses n'évoluent pas positivement à Gaza, qu'un cessez-le-feu n'est pas signé ou que les parties ne s'assoient pas à la table des négociations, nous n'aurons pas de contact avec le consul honoraire", a déclaré le ministre.

Expliquant que les événements à Gaza sont à l'origine de ce refroidissement, Boolell a pourtant souligné que les relations entre Israël et Maurice ne sont pas interrompues.

La semaine dernière, le gouvernement avait décidé de revoir "le champ d'action et les opérations du consulat honoraire d'Israel", a rappelé M. Boolell.

La décision s'appliquerait au mandat du consul israélien Baby Soopaya Curpen et aux activités du consulat. Un entretien entre ce dernier et M. Boolell est prévu lundi

avec Xinhua

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