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La lettre de Malango
N°
92
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Vendredi 23 Janvier 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Politique |
Départementalisation de Mayotte : le député se désolidarise du Comité de campagne
Jeudi 22 Janvier 2009 |
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Le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly, s’est désolidarisé du Comité de campagne pour le « oui » mercredi 21 janvier sur RFO, brisant le consensus des partis politiques sur la consultation du 29 mars.
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Abdoulatifou Aly a critiqué la nomination de Martial Henry à la tête du Comité de campagne. |
Interrogé
en direct sur RFO par le journaliste Zaïdou Bamana sur l’absence
de sa mouvance, Force de l’alternance, à la réunion du Comité de
campagne pour le « oui » mardi 20 janvier, Abdoulatifou
Aly a reconnu, mercredi 21 janvier, qu’il s’agissait d’un choix
réfléchi. Son mouvement ne fera pas partie de ce comité qui s’est
donné pour objectif d’organiser des meetings communs dans l‘île,
a-t-il affirmé, et fera ainsi cavalier seul.
Le
différend ne porte pas sur le fond - comme le Comité, le député
prône un « oui sans réserve » au Pacte pour la
départementalisation - mais sur la forme. Le député a ouvertement
critiqué le président du Conseil général, Ahmed Attoumani
Douchina, qui s’était engagé après le
vote du 18 avril 2008 à transformer le comité de
pilotage en comité de campagne - « ce qu’il n’a pas
fait », estime M. Aly. Il a également dénoncé la nomination
à
la tête du comité de Martial Henry. « Ce n’est
pas un politique », a-t-il expliqué.
Ce
n’est pas la première fois que le député, personnage iconoclaste
soutenu par l‘ancien sénateur Marcel Henry, se démarque de
l’ensemble de la classe politique. Sa mouvance, Force de
l’alternance, est une dissidence du Mouvement départementaliste
mahorais (MDM).
Lors
de cette même émission, le député a affirmé que le Pacte est
« la meilleure chose que l’on pouvait attendre » du
gouvernement. « Il me satisfait pleinement », a-t-il
ajouté.
RC
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : le préfet ira dans les villages
Mercredi 21 Janvier 2009 |
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Comme annoncé par Yves Jégo le 9 janvier, le préfet de Mayotte, Denis Robin, poursuivra, lors de meetings dans les villages de l’île, le travail d’information sur le Pacte pour la départementalisation entrepris par le secrétaire d’Etat.
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Denis Robin (à droite) poursuivra le travail entamé par Yves Jégo (au centre) le 9 janvier dernier. |
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L’Alliance pour un « oui » sans réserve |
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Lors d’une conférence de presse organisée mercredi 21 janvier à Mamoudzou, l’Alliance pour un développement maîtrisé et solidaire (centre-gauche) s’est positionnée pour le « oui » à la question qui sera posée aux Mahorais le 29 mars prochain. « C’est un « oui » sans réserve auquel nous appelons », a indiqué Bacar Ali Boto, ancien vice-président du Conseil général. Selon l’Alliance, « le cadre départemental proposé par le gouvernement correspond, pour l’essentiel, au principe statutaire que nous avons toujours défendu. » Il assure « l’irréversibilité de l’intégration de Mayotte dans la République française », préserve « notre identité » et garantie « l’épanouissement des citoyens de Mayotte », estime le parti.
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Dans un communiqué envoyé à la presse mercredi 21 janvier, la
préfecture indique que Denis Robin se rendra « dans l’ensemble
des communes de l’île du 28 janvier au 25 février » afin de
poursuivre la campagne d’information sur le Pacte pour la
départementalisation entamée le 9 janvier dernier par Yves
Jégo à Mtsamboro, en vue de la consultation de la
population sur le statut de Mayotte le 29 mars. Le secrétaire d’Etat
avait alors évoqué les enjeux d’une telle évolution statutaire ;
il avait notamment mis en avant la disparition annoncée de la
justice cadiale, l’importance de l’égalité hommes/femmes et
l’enjeu d’une adaptation en matière de prestations sociales.
La première étape mènera Denis Robin à Chirongui et Bandrele,
dans le sud, le 28 janvier. La seconde à Bouéni et Kani-Keli,
toujours dans le sud, le 3 février. Il ira ensuite à Ouangani et
Sada, dans l’ouest, le 6 février. Les meetings se tiendront en fin
de matinée et début d’après-midi.
Cette opération sera accompagnée d’un envoi dans toutes les
boîtes aux lettres de l’île de fascicules d’information sur le
contenu du Pacte
pour la départementalisation, en français, shimaorais et
kibushi.
Les visites du préfet dans les communes ne sont pas vues d’un
très bon œil par certains partisans du « oui ». Selon
eux, l’Etat serait contre la départementalisation. Des partisans
du « non » disent quant à eux le contraire, estimant que
« tout est fait pour que les gens votent « oui » ».
Lors de sa dernière visite, Yves Jégo avait réaffirmé que
l’Etat serait « neutre » lors de la campagne.
RC
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Outremer DOM TOM |
Transports |
Trois des quatre compagnies qui desservent l'outremer ont signé la charte avec le gouvernement
Vendredi 23 Janvier 2009 |
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On se souvient de la grosse colère de Sarkozy contre les compagnies aériennes qui desservent l'outremer en novembre dernier. Depuis cette date, Yves Jégo discute avec ces compagnies qui ont signé hier 22 janvier la charte destinée à faire baisser le coût des voyages vers l'outre-mer.
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Le ciel va-t-il devenir plus abordable pour les ultramarins? |
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Le détail des offres |
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Air France
« Aux termes de cette charte, Air France va faciliter les déplacements entre la Métropole et l'Outre-Mer, en proposant, entre le 15 juin et le 15 septembre de chaque année (période de pointe), environ 60 000 sièges au tarif le plus bas applicable à la date du vol, hors promotions » a déclaré Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France.
L'offre portera sur environ 20 000 sièges sur la ligne Métropole/Guadeloupe, 20 000 sièges sur la ligne Métropole/Martinique, 7 000 sièges sur la ligne Métropole/Guyane et 14 000 sièges sur la ligne Métropole/Réunion.
En basse saison Air France proposera des tarifs réduits de 33% à l’attention des personnes les plus défavorisées.
Air France assure actuellement six vols quotidiens en Boeing 777-300 entre Paris-Orly et les départements d’Outre-Mer.
Corsairfly
« A compter de 2010, Corsairfly mettra à disposition 15% de sa capacité globale, tous segments confondus, au tarif le plus bas, applicable hors promotions, sur la période de haute saison du 15 juin au 15 septembre, soit prés de 50.000 sièges ».
Une originalité appréciable chez Corsairfly qui propose un tarif aller-simple à la moitié du prix d’un aller-retour.
En outre, Corsairfly s’est également engagée sur plus de 20.000 sièges, d’ores et déjà en vente, pour l’été 2009, à tarifs promotionnels.
Air Caraïbes
Air Caraïbes met à disposition 15% de sa capacité globale en classe économique sur ses lignes transatlantiques, soit plus de 35 000 billets, par an, au tarif le plus bas, applicable en période de haute saison entre le 15 juin et le 15 septembre.
« Afin de faciliter le déplacement des personnes les plus défavorisées, selon des critères précis qui seront validés par les pouvoirs publics, la compagnie s’engage également à consentir une réduction de 33% sur le prix public disponible hors promotion au moment de l’achat. Le volume affecté à cet engagement sera défini, année par année ». |
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Les trois compagnies qui ont signé cette charte (Air France, Air Caraïbes et Corsairfly) s'engagent, sur trois ans, à ce que 15% des places proposées en classe économique entre le 15 juin et le 15 septembre (saison haute) se voient attribué un tarif plus avantageux. Des dispositions concernent également les familles endeuillées et les « publics les plus défavorisés n'ayant pu se rendre de longue date dans leur collectivité d'origine ». Corsairfly, par exemple, applique un tarif de 500 € TTC par personne pour les Antilles, et de 700 € TTC pour la Réunion en cas de deuil. En échange de ces efforts consentis par les compagnies, l'état s'est engagé à alléger les obligations de service public imposées auc compagnies qui desservent les territoires français. Il a également promis la défiscalisation du coût d'acquisition des avions « quand ceux-ci améliorent la desserte ». Pour compléter son dispositif, le secrétaire d'état à l'outre-mer entend engager une action de « prospection de compagnies à bas prix ». Il procède également à la « mise en place d'un observatoire du transport aérien pour les DOM et Mayotte, dans le cadre de la loi pour le développement économique de l'Outre-Mer qui sera présentée au parlement en mars prochain ». Enfin, il propose de « refondre les dispositifs d'aide individuelle à la continuité territoriale ou à la formation pour les rendre plus lisibles et efficaces, tout en développant et rendant moins coûteuse pour tous la desserte aérienne ». On se souvient que la mise en place de ce dispositif en 2005 avait été particulièrement cahotique à Mayotte. Depuis, on tente de trouver "la" solution chaque année. Grande absente de ces négociations, la compagnie de l'Océan Indien, Air Austral, qui a refusé de participer à ce projet. Les raisons de ce refus restent floues. La semaine dernière, dans une ultime tentative pour rester malgré tout dans la course, elle annonçait l'achat de deux Airbus A380 qui lui permettraient de proposer des tarifs inférieurs de 30% à ceux de la concurrence.... dans cinq ans! Ce qui, pour beaucoup, revient à promettre : « demain, on rase gratis ». D'autres éléments n'ont pas été abordés, comme la surcharge carburant -les prix des billets ne reflètent toujours pas la baisse observée sur les carburants ces derniers mois- ou les taxes d'aéroport. Sur un billet A/R vers la Réunion par exemple, les taxes s'élèvent à près de 200€. E.T.
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COMORES |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Visite d’un Général américain aux Comores : la sécurité est une priorité
Jeudi 22 Janvier 2009 |
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Le Général William E. Ward, Commandant en chef de l’Africom (commandement africain des USA), vient d’effectuer une visite de 24 heures aux Comores. Dans ce périple qui l’avait d’abord conduit à la grande île voisine de Madagascar, le Général William était venu parler de cette structure militaire dont il a la charge et dont le siège est à Stuttgard en Allemagne.
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Le général Ward. |
«Notre but est de renforcer la stabilité dans les pays », a-t-il soutenu ce général américain lors d'une conférence de presse qu'il a tenue à l'Ifere où se trouve le bureau de l'American Corner. Comme il a été rappelé dans un document remis aux journalistes peu avant la conférence « l'aire d'activité de l'Africom couvre toute l'Afrique à l'exception de l'Egypte ». Evoquant les relations des Usa avec les Comores, il a estimé qu'elles étaient restées pendant longtemps « épisodiques ». « Elles n'ont pas été constantes », a-t-il encore ajouté. Il a ainsi émis le souhait de voir ces relations se consolider. Le Général a cité le chantier de l'école de Hamramba, assuré par le personnel de la marine navale mobile américaine de construction (les Seabees), comme un exemple parfait du partenariat que les USA à travers l'Africom veut établir avec les pays africains. « Investir dans les ressources les plus précieuses de votre nation qui sont ses enfants », a-t-il affirmé. Il a également souligné la nécessité de préserver la sécurité de l'archipel des Comores, un pays stratégique dans l'Océan indien. Saisissant cette occasion M.E. Ward annoncera la livraison d'un bateau de patrouille à l'armée comorienne d'ici la fin de l'année. Selon lui, cette démarche participe aux efforts d'augmentation des capacités de l'armée pour qu'elle participe au développement du pays en assurant sa stabilité et sa sécurité. Rappelant les missions du corps d'armée qu'il dirige, le général William E. Ward a assuré que les USA n'avait aucune intention d'établir une base militaire aux Comores. Faissoili Abdou
Au début de l'année 2008, l'administration Bush avait fait le forcing auprès des états africains afin de déployer un nouveau centre de commandement militaire pour l'Afrique et l'Océan Indien sur le sol africain. Devant le refus de la presque totalité des pays africains, en partie par crainte de représailles venant de groupes terroristes, le projet a plus ou moins avorté et ce centre de commandement est resté à Stuttgard, en Allemagne. Les USA avait présenté ce projet comme "militaro-humanitaire". Il comportait effectivement un volet humanitaire, mais celui-ci a plus été considéré comme un alibi. E.T.
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COMORES |
Justice |
Une conférence de presse pour justifier l’injustifiable ?
Jeudi 22 Janvier 2009 |
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Exercice périlleux que celui auquel se sont adonnés certains membres du gouvernement de Ngazidja (Grande Comore) hier : défendre un collègue coûte que coûte. Et cela même si celui-ci a commis une erreur grave.
L’affaire des propos
tenus le 15 décembre par le ministre de la sécurité intérieure
de Ngazidja appelant la population de la Grande-Comore à la violence
contre la communauté anjouanaise vivant dans l’île rebondit
encore. Une convocation lui a été adressée par le parquet de
Moroni, lui demandant de se présenter au tribunal le jeudi 22
janvier. Le gouvernement de Ngazidja a organisé une conférence de
presse pour clarifier sa position sur cette affaire. Il était
représenté par Youssouf Said Soilih, Kamar Ezamane Mohamed, Mohamed
Abdou Mhadjou et Ahamada Hamadi, respectivement ministre chargé de
l’économie, ministre des finances, ministre chargé de la sécurité
intérieure et directeur de Cabinet à la présidence de l’île.
Durant deux heures, les conférenciers ont tenté de justifier les
propos du ministre, accusant au passage les autorités de l’Union
de vouloir « mettre au pas l’autonomie des
gouvernements des îles plus particulièrement celui de Ngazidja ».
Ils ont aussi rappelé les différents faits qui se sont produits et
qui selon eux, justifient la colère du ministre.
Le cas du ministre de l’intérieur ne serait à leurs yeux
qu’une « manœuvre politique visant à saper et humilier
les autorités de l’île ». « Nous ne sommes pas
d’accord avec la procédure suivie par la justice et nous
l’avons notifié au procureur», a affirmé le ministre des
finances faisant valoir le rang du prévenu pour refuser qu’il
soit ainsi convoqué au tribunal.
Interrogé s’ils soutenaient les propos du ministre, qu'ils ont
tenter de « banaliser » durant tout le temps de la
conférence , M. Kamar Ezamane répondra très embarrassé que
« partout dans le monde les actes d’un ministre sont celui
de son gouvernement ».
Il manquait cette précision….c’est la sacro-sainte solidarité
gouvernementale !
Faissoili Abdou
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COMORES |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Comores indépendantes : Marche des handicapés mécontents
Jeudi 22 Janvier 2009 |
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Pour les handicapés de Ngazidja (Grande Comore), la coupe est pleine et ils ont tenu à le faire savoir ce mardi matin.
Ils étaient une vingtaine à marcher dans les rues
de Moroni, la capitale, et à s’arrêter sur le portail du
ministère des relations extérieures et à l’entrée du ministère
des finances de l’Union.
Par cette marche, les handicapés veulent montrer
aux autorités du pays qu’ils en ont assez du traitement qui leur
est réservé. « L’Etat devrait nous prendre en charge
comme cela se passe sur d’autres cieux », plaide l’un
d’entre eux.
Mais, au lieu de cette aide, « les
autorités demandent de l’aide à l’étranger pour les handicapés
alors que nous, nous n’en recevons rien », dénonce un autre,
très remonté.
« Ce sont trois raisons essentielles qui
nous ont poussé à cette marche », explique Youssouf Anli
l’un des manifestants. « Premièrement nous avons voulu
rencontrer le président Sambi depuis le début de son mandat pour
lui exposer nos doléances mais on nous a empêché, deuxièmement
nous avions introduit une demande au sein du gouvernement pour qu’il
nous aide à organiser les jeux des handicapés des îles de l’océan
indien ici et notre demande n’a pas eu de suite. Enfin, la semaine
dernière nous devrions bénéficier d’une aide en vivre en
provenance des pays arabes, mais à notre grande surprise ce sont des
miettes qu’on est venu nous donner et nous avons a refusé de les
prendre », poursuit Youssouf Anli.
Au delà de ce mécontentement des handicapés, ces
faits mettent au grand jour les dysfonctionnements d’un système
politique qui laisse en marge les couches les plus vulnérables de sa
société.
Faissoili Abdou
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MADAGASCAR |
Météo, Climat, Catastrophes naturelles |
Fanele a fait trois morts
Vendredi 23 Janvier 2009 |
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Le puissant cyclone Fanele qui a frappé la côte ouest de Madagascar a coûté la vie à trois personnes et fait 9471 sans-abri, d'après un dernier bilan vendredi 23 janvier.
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Fenele le 21 janvier à 9h30. |
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Sortie en mer prévue hier |
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Le cyclone Fanele poursuit son déplacement vers le sud. Hier à 15 heures, son centre se trouvait dans la ville de Betroka amenant des rafales de vent de 145 km/h. Selon la météo, sa sortie en mer est prévue entre les districts de Midongy du Sud et Tolagnaro dans la nuit. Les régions d'Anosy et Atsimo Atsinanana figurent sur sa trajectoire. Le danger imminent concernant Manja, Morombe, Toliara I et II, Sakaraha, Beroroha, Fianarantsoa I et II, Ambalavao, Ihosy et Benenitra reste en vigueur. Dans la région de la Haute Matsiatra, la route entre Ambohimahasoa et Sahave est coupée.
L'Express |
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Le cyclone tropical intense Fanele accompagné de fortes pluies et de vents soufflant
jusqu'à 130km/h a frappé le secteur de Morondava mercredi. Des arbres
ont été déracinés, des maisons détruites et de vastes zones inondées,
selon un journaliste de l'Associated Press, qui a pu se rendre dans les
régions sinistrées avec des représentants des secours et du
gouvernement en charge de la gestion des catastrophes naturelles. L'Express de Madagascar évoque des destructions "estimées à 80%" dans le district de Morondava. "La population affirme n’avoir jamais connu pareille catastrophe".
Morondava, centre régional de la côte occidentale de Madagascar qui
compte 30.000 habitants, était privé jeudi d'eau et d'électricité. Le
toit de l'hôpital local a été emporté par le vent. «La maternité, le bloc opératoire, l'ophtalmologie, la stomatologie et la résidence du médecin ont tous été scalpés», signale la direction régionale de la santé du Menabe. Les rafales de vent, atteignant 260 km/h, amenées par Fanele ont remué ciel et terre à partir de mardi à 20 heures jusqu'à mercredi à 8 heures.
Fanele n'a pas épargné les autres
districts. Celui de Miandrivazo est inondé à 50%. Plus de 9 400
personnes se trouvent en ce moment isolées à cause des eaux.
Des champs de culture pourrissent dans le district de Manja, entre
autres. La Route nationale 35 reliant la ville de Morondava et Mahabo
reste impraticable à cause des palmiers et des poteaux électriques
jonchant le sol.
Lundi, un cyclone moins puissant, baptisé Eric, avait longé la côte orientale de Madagascar, faisant un mort, 27 blessés et 992 sans-abri. E.T. avec AP et L'Express de Madagascar |
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OCEAN INDIEN |
Culture |
Prix « Musiques de l'Océan Indien » : la 2ème édition est sur les rails
Jeudi 22 Janvier 2009 |
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Le prix « Musiques de l'Océan Indien » récompense tous les deux ans un artiste de la région. Cette année, la finale aura lieu à Madagascar. Les candidatures sont ouvertes.
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Le chanteur comorien "Maalesh" a été le premier lauréat de ce prix en 2007. (archive) |
C'est en 2004 qu'est né le projet de ce prix. Pour les organisateurs « nous constations que les stagiaires des ateliers ne pouvaient pas postuler sur l'ensemble des prix proposés (RFO regroupant Mayotte et La Réunion, RFI s'adressant à l'Afrique et Madagascar) ». D'où la création de ce prix purement « paï » et qui regroupe les sept îles ou archipel de l'Ouest de l'Océan Indien, à savoir les Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, Réunion, Rodrigues et Seychelles. C'est ainsi qu'autour de la table se trouvèrent réunis : Culturesfrance, les Jeunesses Musicales de France, le festival « Musiques Métisses » d'Angoulême, RFI, le Kabardock, la Mairie de Saint-Denis de La Réunion et Serge Trouillet (Président de Musik Océan Indien à La Réunion). Tous furent d'accord pour initier un Prix qui regrouperait les 7 îles de la zone de l'Océan Indien (Comores, La Réunion, Madagascar, Maurice, Mayotte, Rodrigues et Seychelles) et d'en faire une biennale : une année le prix, une année permettant aux lauréats de se produire. La coordination et l'organisation étant confiées à Presque Bleu et Musik Océan Indien. Cet année, les organisateurs tenteront de mieux intégrer certains pays de la zone, moins bien représentés lors de la première édition. « Un effort particulier sera fait afin de mieux intégrer dans le prix le secteur musical des Comores, de Maurice, de Rodrigues et des Seychelles ». Le premier prix « Musiques de l'Océan Indien » a été remis en 2007 au chanteur comorien Maalesh. Il lui a permis de se produire sur les scènes internationales au cours de l'année 2008, de Zanzibar à Agadir (Maroc), de Madagascar à Anvers (Belgique). Le 13 juillet, il montait sur les planches des « Francofolies » de La Rochelle, la référence en matière de chanson francophone. Les candidatures des artistes seront reçues jusqu'au 1er mai 2009. Renseignements et inscriptions sur www.prixmusiquesoceanindien.com E.T.
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- TANZANIE : Coopération de défense entre la Tanzanie et l'Iran : L'Iran et la Tanzanie ont signé mercredi un mémorandum d'entente à Téhéran pour promouvoir la coopération en matière de défense, a rapporté l'agence de presse des étudiants iraniens ISNA.
- ZIMBABWE : La SADC organisera un sommet extraordinaire sur l'accord de partage du pouvoir au Zimbabwe : La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) tiendra un sommet extraordinaire en Afrique du Sud lundi pour discuter de l'impasse des négociations sur le partage du pouvoir au Zimbabwe, d'après les reportages des médias locaux jeudi.
- KENYA : Famine : Le gouvernement kenyan demande au Parlement d'approuver un fonds d'urgence : Le gouvernement kenyan a demandé au Parlement du pays d'approuver un prêt de 7,9 milliards de shillings (99 millions de dollars américains, M usd) au Conseil national des céréales et des produits, afin de soutenir les efforts visant à contenir la crise alimentaire à laquelle le pays est confronté.
- TANZANIE : Air Tanzania obtient un nouveau soutien financier du gouvernement : Le gouvernement tanzanien a accordé deux autres milliards de shillings (1,2 million d'euros) à Air Tanzania, la compagnie aérienne tanzanienne, espérant que cette dernière reprendra ses services le plus tôt possible.
- KENYA : Kenya: la grève des enseignants entre dans son 3e jour : La grève des enseignants kenyans est entrée mercredi dans son 3e jour après que le gouvernement ait refusé de verser 217 millions de dollars d'arriérés d'augmentation de salaires à 230 000 enseignants.
- KENYA : Trois experts africains vont aider à la révision de la constitution kenyane : Le Comité spécial du parlement kenyan (PSC) chargé de la révision de la constitution a publié jeudi les noms des trois experts africains sollicités pour participer au processus de révision de la charte fondamentale de ce pays qui doit avoir lieu cette année, a appris APA sur place.
- KENYA : Les pays des Grands Lacs veulent désarmer les nomades de la région : L’Ouganda, le Kenya, le Soudan et l’Ethiopie ont décidé jeudi de former une commission régionale pour désarmer les populations nomades dans la région des Grands Lacs.
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