Malango Actualité La lettre de Malango

Les archives de La Lettre de Malango

LA LETTRE DE MALANGO

Recevez chaque jour les titres de l'actualité de l'Océan Indien par courriel

Votre nom :
Votre adresse email :

Rechercher un article :

Les numéros en html :

Vendredi 12 Mars 2010
Lundi 8 Mars 2010
Mercredi 3 Mars 2010
Lundi 22 Février 2010
Jeudi 18 Février 2010
Mercredi 17 Février 2010
Mardi 16 Février 2010
Jeudi 11 Février 2010
Lundi 8 Février 2010
Mercredi 3 Février 2010
Vendredi 29 Janvier 2010
Mercredi 27 Janvier 2010
Lundi 25 Janvier 2010
Vendredi 22 Janvier 2010
Mercredi 20 Janvier 2010
Vendredi 15 Janvier 2010
Jeudi 14 Janvier 2010
Mardi 12 Janvier 2010
Dimanche 10 Janvier 2010
Lundi 14 Décembre 2009
Vendredi 11 Décembre 2009
Jeudi 10 Décembre 2009
Mercredi 9 Décembre 2009
Mardi 8 Décembre 2009
Lundi 7 Décembre 2009
Vendredi 4 Décembre 2009
Jeudi 3 Décembre 2009
Mercredi 2 Décembre 2009
Mardi 1 Décembre 2009
Jeudi 26 Novembre 2009
Mercredi 25 Novembre 2009
Mardi 24 Novembre 2009
Lundi 23 Novembre 2009
Vendredi 20 Novembre 2009
Jeudi 19 Novembre 2009
Mercredi 18 Novembre 2009
Mardi 17 Novembre 2009
Lundi 16 Novembre 2009
Vendredi 13 Novembre 2009
Jeudi 12 Novembre 2009
Mardi 10 Novembre 2009
Vendredi 6 Novembre 2009
Mercredi 4 Novembre 2009
Mardi 3 Novembre 2009
Vendredi 30 Octobre 2009
Jeudi 29 Octobre 2009
Mercredi 28 Octobre 2009
Mardi 27 Octobre 2009
Samedi 24 Octobre 2009
Mercredi 21 Octobre 2009
Mercredi 21 Octobre 2009
Mardi 20 Octobre 2009
Lundi 19 Octobre 2009
Mercredi 14 Octobre 2009
Mardi 13 Octobre 2009
Lundi 12 Octobre 2009
Vendredi 9 Octobre 2009
Mercredi 7 Octobre 2009
Mardi 6 Octobre 2009
Lundi 5 Octobre 2009
Jeudi 1 Octobre 2009
Jeudi 1 Octobre 2009
Mercredi 30 Septembre 2009
Mardi 29 Septembre 2009
Lundi 28 Septembre 2009
Vendredi 25 Septembre 2009
Mercredi 23 Septembre 2009
Mercredi 23 Septembre 2009
Mardi 22 Septembre 2009
Vendredi 18 Septembre 2009
Jeudi 17 Septembre 2009
Mercredi 16 Septembre 2009
Vendredi 22 Mai 2009
Vendredi 15 Mai 2009
Vendredi 8 Mai 2009
Vendredi 1 Mai 2009
Vendredi 24 Avril 2009
Vendredi 17 Avril 2009
Vendredi 10 Avril 2009
Mardi 31 Mars 2009
Vendredi 27 Mars 2009
Mardi 24 Mars 2009
Vendredi 20 Mars 2009
Mardi 17 Mars 2009
Vendredi 13 Mars 2009
Mardi 10 Mars 2009
Vendredi 6 Mars 2009
Mardi 3 Mars 2009
Vendredi 27 Février 2009
Mardi 24 Février 2009
Vendredi 20 Février 2009
Mardi 17 Février 2009
Vendredi 13 Février 2009
Mardi 10 Février 2009
Vendredi 6 Février 2009
Vendredi 30 Janvier 2009
Mardi 27 Janvier 2009
Vendredi 23 Janvier 2009
Mardi 20 Janvier 2009
Vendredi 16 Janvier 2009
Mardi 13 Janvier 2009
Vendredi 9 Janvier 2009
Mardi 6 Janvier 2009
Vendredi 26 Décembre 2008
Vendredi 19 Décembre 2008
Mardi 16 Décembre 2008
Vendredi 12 Décembre 2008
Mardi 9 Décembre 2008
Vendredi 5 Décembre 2008
Mardi 2 Décembre 2008
Vendredi 28 Novembre 2008
Mardi 25 Novembre 2008
Vendredi 21 Novembre 2008
Mardi 18 Novembre 2008
Vendredi 14 Novembre 2008
Mardi 11 Novembre 2008
Vendredi 7 Novembre 2008
Mardi 4 Novembre 2008
Vendredi 31 Octobre 2008
Mardi 28 Octobre 2008
Vendredi 24 Octobre 2008
Mardi 21 Octobre 2008
Vendredi 17 Octobre 2008
Mardi 14 Octobre 2008
Vendredi 10 Octobre 2008
Vendredi 22 Août 2008
Vendredi 11 Juillet 2008
Mardi 8 Juillet 2008
Vendredi 4 Juillet 2008
Mardi 1 Juillet 2008
Vendredi 27 Juin 2008
Vendredi 20 Juin 2008
Vendredi 13 Juin 2008
Vendredi 6 Juin 2008
Mardi 3 Juin 2008
Vendredi 30 Mai 2008
Lundi 26 Mai 2008
Samedi 24 Mai 2008
Jeudi 22 Mai 2008
Lundi 19 Mai 2008
Vendredi 16 Mai 2008
Mardi 13 Mai 2008
Vendredi 9 Mai 2008
Vendredi 2 Mai 2008
Vendredi 25 Avril 2008
Mercredi 23 Avril 2008
Vendredi 18 Avril 2008
Jeudi 17 Avril 2008
Mardi 15 Avril 2008
Jeudi 10 Avril 2008
Lundi 7 Avril 2008
Samedi 5 Avril 2008
Mercredi 2 Avril 2008
Lundi 31 Mars 2008
Lundi 31 Mars 2008
Vendredi 28 Mars 2008
Mercredi 26 Mars 2008
Lundi 24 Mars 2008
Vendredi 21 Mars 2008
Lundi 17 Mars 2008
Vendredi 14 Mars 2008
Jeudi 13 Mars 2008
Jeudi 13 Mars 2008
Lundi 10 Mars 2008
Jeudi 6 Mars 2008
Mardi 4 Mars 2008
Samedi 1 Mars 2008
Jeudi 28 Février 2008
Mercredi 27 Février 2008
Vendredi 22 Février 2008
Jeudi 21 Février 2008
Mardi 19 Février 2008
Mercredi 13 Février 2008
Lundi 11 Février 2008
Jeudi 7 Février 2008

La lettre de Malango N°92

Si vous ne souhaitez plus recevoir la Lettre de Malango : Désabonnement

En cas de problème de lecture, vous pouvez consulter la Lettre de Malango sur le site

Au sommaire de La Lettre de Malango N° 92 :
Départementalisation de Mayotte : le député se désolidarise du Comité de campagne
Départementalisation de Mayotte : le préfet ira dans les villages
Trois des quatre compagnies qui desservent l'outremer ont signé la charte avec le gouvernement
Visite d’un Général américain aux Comores : la sécurité est une priorité
Une conférence de presse pour justifier l’injustifiable ?
Comores indépendantes : Marche des handicapés mécontents
Fanele a fait trois morts
Prix « Musiques de l'Océan Indien » : la 2ème édition est sur les rails

La lettre de Malango
92

Vendredi 23 Janvier 2009

Vous êtes 16643 lecteurs à recevoir aujourd'hui
" La Lettre de Malango"

 

MAYOTTE

Politique

Départementalisation de Mayotte : le député se désolidarise du Comité de campagne  
Jeudi 22 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly, s’est désolidarisé du Comité de campagne pour le « oui » mercredi 21 janvier sur RFO, brisant le consensus des partis politiques sur la consultation du 29 mars.

Abdoulatifou Aly a critiqué la nomination de Martial Henry à la tête du Comité de campagne.

Interrogé en direct sur RFO par le journaliste Zaïdou Bamana sur l’absence de sa mouvance, Force de l’alternance, à la réunion du Comité de campagne pour le « oui » mardi 20 janvier, Abdoulatifou Aly a reconnu, mercredi 21 janvier, qu’il s’agissait d’un choix réfléchi. Son mouvement ne fera pas partie de ce comité qui s’est donné pour objectif d’organiser des meetings communs dans l‘île, a-t-il affirmé, et fera ainsi cavalier seul.

Le différend ne porte pas sur le fond - comme le Comité, le député prône un « oui sans réserve » au Pacte pour la départementalisation - mais sur la forme. Le député a ouvertement critiqué le président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, qui s’était engagé après le vote du 18 avril 2008 à transformer le comité de pilotage en comité de campagne - « ce qu’il n’a pas fait », estime M. Aly. Il a également dénoncé la nomination à la tête du comité de Martial Henry. « Ce n’est pas un politique », a-t-il expliqué.

Ce n’est pas la première fois que le député, personnage iconoclaste soutenu par l‘ancien sénateur Marcel Henry, se démarque de l’ensemble de la classe politique. Sa mouvance, Force de l’alternance, est une dissidence du Mouvement départementaliste mahorais (MDM).

Lors de cette même émission, le député a affirmé que le Pacte est « la meilleure chose que l’on pouvait attendre » du gouvernement. « Il me satisfait pleinement », a-t-il ajouté.

RC



MAYOTTE

Statut de Mayotte

Départementalisation de Mayotte : le préfet ira dans les villages  
Mercredi 21 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Comme annoncé par Yves Jégo le 9 janvier, le préfet de Mayotte, Denis Robin, poursuivra, lors de meetings dans les villages de l’île, le travail d’information sur le Pacte pour la départementalisation entrepris par le secrétaire d’Etat.

Denis Robin (à droite) poursuivra le travail entamé par Yves Jégo (au centre) le 9 janvier dernier.
L’Alliance pour un « oui » sans réserve
Lors d’une conférence de presse organisée mercredi 21 janvier à Mamoudzou, l’Alliance pour un développement maîtrisé et solidaire (centre-gauche) s’est positionnée pour le « oui » à la question qui sera posée aux Mahorais le 29 mars prochain. « C’est un « oui » sans réserve auquel nous appelons », a indiqué Bacar Ali Boto, ancien vice-président du Conseil général. Selon l’Alliance, « le cadre départemental proposé par le gouvernement correspond, pour l’essentiel, au principe statutaire que nous avons toujours défendu. » Il assure « l’irréversibilité de l’intégration de Mayotte dans la République française », préserve « notre identité » et garantie « l’épanouissement des citoyens de Mayotte », estime le parti.

Dans un communiqué envoyé à la presse mercredi 21 janvier, la préfecture indique que Denis Robin se rendra « dans l’ensemble des communes de l’île du 28 janvier au 25 février » afin de poursuivre la campagne d’information sur le Pacte pour la départementalisation entamée le 9 janvier dernier par Yves Jégo à Mtsamboro, en vue de la consultation de la population sur le statut de Mayotte le 29 mars. Le secrétaire d’Etat avait alors évoqué les enjeux d’une telle évolution statutaire ; il avait notamment mis en avant la disparition annoncée de la justice cadiale, l’importance de l’égalité hommes/femmes et l’enjeu d’une adaptation en matière de prestations sociales.

La première étape mènera Denis Robin à Chirongui et Bandrele, dans le sud, le 28 janvier. La seconde à Bouéni et Kani-Keli, toujours dans le sud, le 3 février. Il ira ensuite à Ouangani et Sada, dans l’ouest, le 6 février. Les meetings se tiendront en fin de matinée et début d’après-midi.

Cette opération sera accompagnée d’un envoi dans toutes les boîtes aux lettres de l’île de fascicules d’information sur le contenu du Pacte pour la départementalisation, en français, shimaorais et kibushi.

Les visites du préfet dans les communes ne sont pas vues d’un très bon œil par certains partisans du « oui ». Selon eux, l’Etat serait contre la départementalisation. Des partisans du « non » disent quant à eux le contraire, estimant que « tout est fait pour que les gens votent « oui » ».

Lors de sa dernière visite, Yves Jégo avait réaffirmé que l’Etat serait « neutre » lors de la campagne.

RC

Outremer DOM TOM

Transports

Trois des quatre compagnies qui desservent l'outremer ont signé la charte avec le gouvernement  
Vendredi 23 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

On se souvient de la grosse colère de Sarkozy contre les compagnies aériennes qui desservent l'outremer en novembre dernier. Depuis cette date, Yves Jégo discute avec ces compagnies qui ont signé hier 22 janvier la charte destinée à faire baisser le coût des voyages vers l'outre-mer.

Le ciel va-t-il devenir plus abordable pour les ultramarins?
Le détail des offres

Air France


« Aux termes de cette charte, Air France va faciliter les déplacements entre la Métropole et l'Outre-Mer, en proposant, entre le 15 juin et le 15 septembre de chaque année (période de pointe), environ 60 000 sièges au tarif le plus bas applicable à la date du vol, hors promotions » a déclaré Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France.
L'offre portera sur environ 20 000 sièges sur la ligne Métropole/Guadeloupe, 20 000 sièges sur la ligne Métropole/Martinique, 7 000 sièges sur la ligne Métropole/Guyane et 14 000 sièges sur la ligne Métropole/Réunion.
En basse saison Air France proposera des tarifs réduits de 33% à l’attention des personnes les plus défavorisées.
Air France assure actuellement six vols quotidiens en Boeing 777-300 entre Paris-Orly et les départements d’Outre-Mer.

Corsairfly


« A compter de 2010, Corsairfly mettra à disposition 15% de sa capacité globale, tous segments confondus, au tarif le plus bas, applicable hors promotions, sur la période de haute saison du 15 juin au 15 septembre, soit prés de 50.000 sièges ».
Une originalité appréciable chez Corsairfly qui propose un tarif aller-simple à la moitié du prix d’un aller-retour.
En outre, Corsairfly s’est également engagée sur plus de 20.000 sièges, d’ores et déjà en vente, pour l’été 2009, à tarifs promotionnels.

Air Caraïbes


Air Caraïbes met à disposition 15% de sa capacité globale en classe économique sur ses lignes transatlantiques, soit plus de 35 000 billets, par an, au tarif le plus bas, applicable en période de haute saison entre le 15 juin et le 15 septembre.
« Afin de faciliter le déplacement des personnes les plus défavorisées, selon des critères précis qui seront validés par les pouvoirs publics, la compagnie s’engage également à consentir une réduction de 33% sur le prix public disponible hors promotion au moment de l’achat. Le volume affecté à cet engagement sera défini, année par année ».

Les trois compagnies qui ont signé cette charte (Air France, Air Caraïbes et Corsairfly) s'engagent, sur trois ans, à ce que 15% des places proposées en classe économique entre le 15 juin et le 15 septembre (saison haute) se voient attribué un tarif plus avantageux.

Des dispositions concernent également les familles endeuillées et les « publics les plus défavorisés n'ayant pu se rendre de longue date dans leur collectivité d'origine ». Corsairfly, par exemple, applique un tarif de 500 € TTC par personne pour les Antilles, et de 700 € TTC pour la Réunion en cas de deuil.

En échange de ces efforts consentis par les compagnies, l'état s'est engagé à alléger les obligations de service public imposées auc compagnies qui desservent les territoires français. Il a également promis la défiscalisation du coût d'acquisition des avions « quand ceux-ci améliorent la desserte ».

Pour compléter son dispositif, le secrétaire d'état à l'outre-mer entend engager une action de « prospection de compagnies à bas prix ». Il procède également à la « mise en place d'un observatoire du transport aérien pour les DOM et Mayotte, dans le cadre de la loi pour le développement économique de l'Outre-Mer qui sera présentée au parlement en mars prochain ». 

Enfin, il propose de « refondre les dispositifs d'aide individuelle à la continuité territoriale ou à la formation pour les rendre plus lisibles et efficaces, tout en développant et rendant moins coûteuse pour tous la desserte aérienne ». On se souvient que la mise en place de ce dispositif en 2005 avait été particulièrement cahotique à Mayotte. Depuis, on tente de trouver "la" solution chaque année.

Grande absente de ces négociations, la compagnie de l'Océan Indien, Air Austral, qui a refusé de participer à ce projet. Les raisons de ce refus restent floues.

La semaine dernière, dans une ultime tentative pour rester malgré tout dans la course, elle annonçait l'achat de deux Airbus A380 qui lui permettraient de proposer des tarifs inférieurs de 30% à ceux de la concurrence.... dans cinq ans! Ce qui, pour beaucoup, revient à promettre : « demain, on rase gratis ».

D'autres éléments n'ont pas été abordés, comme la surcharge carburant -les prix des billets ne reflètent toujours pas la baisse observée sur les carburants ces derniers mois- ou les taxes d'aéroport. Sur un billet A/R vers la Réunion par exemple, les taxes s'élèvent à près de 200€.

E.T.

COMORES

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

Visite d’un Général américain aux Comores : la sécurité est une priorité  
Jeudi 22 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le Général William E. Ward, Commandant en chef de l’Africom (commandement africain des USA), vient d’effectuer une visite de 24 heures aux Comores. Dans ce périple qui l’avait d’abord conduit à la grande île voisine de Madagascar, le Général William était venu parler de cette structure militaire dont il a la charge et dont le siège est à Stuttgard en Allemagne.

Le général Ward.

«Notre but est de renforcer la stabilité dans les pays », a-t-il soutenu ce général américain lors d'une conférence de presse qu'il a tenue à l'Ifere où se trouve le bureau de l'American Corner.

Comme il a été rappelé dans un document remis aux journalistes peu avant la conférence « l'aire d'activité de l'Africom couvre toute l'Afrique à l'exception de l'Egypte ».

Evoquant les relations des Usa avec les Comores, il a estimé qu'elles étaient restées pendant longtemps « épisodiques ». « Elles n'ont pas été constantes », a-t-il encore ajouté. Il a ainsi émis le souhait de voir ces relations se consolider.

Le Général a cité le chantier de l'école de Hamramba, assuré par le personnel de la marine navale mobile américaine de construction (les Seabees), comme un exemple parfait du partenariat que les USA à travers l'Africom veut établir avec les pays africains.

« Investir dans les ressources les plus précieuses de votre nation qui sont ses enfants », a-t-il affirmé.

Il a également souligné la nécessité de préserver la sécurité de l'archipel des Comores, un pays stratégique dans l'Océan indien. Saisissant cette occasion M.E. Ward annoncera la livraison d'un bateau de patrouille à l'armée comorienne d'ici la fin de l'année. Selon lui, cette démarche participe aux efforts d'augmentation des capacités de l'armée pour qu'elle participe au développement du pays en assurant sa stabilité et sa sécurité.

Rappelant les missions du corps d'armée qu'il dirige, le général William E. Ward a assuré que les USA n'avait aucune intention d'établir une base militaire aux Comores.

Faissoili Abdou


Au début de l'année 2008, l'administration Bush avait fait le forcing auprès des états africains afin de déployer un nouveau centre de commandement militaire pour l'Afrique et l'Océan Indien sur le sol africain. Devant le refus de la presque totalité des pays africains, en partie par crainte de représailles venant de groupes terroristes, le projet a plus ou moins avorté et ce centre de commandement est resté à Stuttgard, en Allemagne.

Les USA avait présenté ce projet comme "militaro-humanitaire". Il comportait effectivement un volet humanitaire, mais celui-ci a plus été considéré comme un alibi.

E.T.

COMORES

Justice

Une conférence de presse pour justifier l’injustifiable ?  
Jeudi 22 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Exercice périlleux que celui auquel se sont adonnés certains membres du gouvernement de Ngazidja (Grande Comore) hier : défendre un collègue coûte que coûte. Et cela même si celui-ci a commis une erreur grave.

L’affaire des propos tenus le 15 décembre par le ministre de la sécurité intérieure de Ngazidja appelant la population de la Grande-Comore à la violence contre la communauté anjouanaise vivant dans l’île rebondit encore. Une convocation lui a été adressée par le parquet de Moroni, lui demandant de se présenter au tribunal le jeudi 22 janvier. Le gouvernement de Ngazidja a organisé une conférence de presse pour clarifier sa position sur cette affaire. Il était représenté par Youssouf Said Soilih, Kamar Ezamane Mohamed, Mohamed Abdou Mhadjou et Ahamada Hamadi, respectivement ministre chargé de l’économie, ministre des finances, ministre chargé de la sécurité intérieure et directeur de Cabinet à la présidence de l’île.

Durant deux heures, les conférenciers ont tenté de justifier les propos du ministre, accusant au passage les autorités de l’Union de vouloir « mettre au pas l’autonomie des gouvernements des îles plus particulièrement celui de Ngazidja ». Ils ont aussi rappelé les différents faits qui se sont produits et qui selon eux, justifient la colère du ministre.

Le cas du ministre de l’intérieur ne serait à leurs yeux qu’une « manœuvre politique visant à saper et humilier les autorités de l’île ». « Nous ne sommes pas d’accord avec la procédure suivie par la justice et nous l’avons notifié au procureur», a affirmé le ministre des finances faisant valoir le rang du prévenu pour refuser qu’il soit ainsi convoqué au tribunal.

Interrogé s’ils soutenaient les propos du ministre, qu'ils ont tenter de « banaliser » durant tout le temps de la conférence , M. Kamar Ezamane répondra très embarrassé que « partout dans le monde les actes d’un ministre sont celui de son gouvernement ».

Il manquait cette précision….c’est la sacro-sainte solidarité gouvernementale !

Faissoili Abdou

COMORES

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Comores indépendantes : Marche des handicapés mécontents  
Jeudi 22 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Pour les handicapés de Ngazidja (Grande Comore), la coupe est pleine et ils ont tenu à le faire savoir ce mardi matin.

Ils étaient une vingtaine à marcher dans les rues de Moroni, la capitale, et à s’arrêter sur le portail du ministère des relations extérieures et à l’entrée du ministère des finances de l’Union.

Par cette marche, les handicapés veulent montrer aux autorités du pays qu’ils en ont assez du traitement qui leur est réservé. « L’Etat devrait nous prendre en charge comme cela se passe sur d’autres cieux », plaide l’un d’entre eux.

Mais, au lieu de cette aide, « les autorités demandent de l’aide à l’étranger pour les handicapés alors que nous, nous n’en recevons rien », dénonce un autre, très remonté.

« Ce sont trois raisons essentielles qui nous ont poussé à cette marche », explique Youssouf Anli l’un des manifestants. « Premièrement nous avons voulu rencontrer le président Sambi depuis le début de son mandat pour lui exposer nos doléances mais on nous a empêché, deuxièmement nous avions introduit une demande au sein du gouvernement pour qu’il nous aide à organiser les jeux des handicapés des îles de l’océan indien ici et notre demande n’a pas eu de suite. Enfin, la semaine dernière nous devrions bénéficier d’une aide en vivre en provenance des pays arabes, mais à notre grande surprise ce sont des miettes qu’on est venu nous donner et nous avons a refusé de les prendre », poursuit Youssouf Anli.

Au delà de ce mécontentement des handicapés, ces faits mettent au grand jour les dysfonctionnements d’un système politique qui laisse en marge les couches les plus vulnérables de sa société.

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Météo, Climat, Catastrophes naturelles

Fanele a fait trois morts  
Vendredi 23 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le puissant cyclone Fanele qui a frappé la côte ouest de Madagascar a coûté la vie à trois personnes et fait 9471 sans-abri, d'après un dernier bilan vendredi 23 janvier.

Fenele le 21 janvier à 9h30.
Sortie en mer prévue hier
Le cyclone Fanele poursuit son déplacement vers le sud. Hier à 15 heures, son centre se trouvait dans la ville de Betroka amenant des rafales de vent de 145 km/h. Selon la météo, sa sortie en mer est prévue entre les districts de Midongy du Sud et Tolagnaro dans la nuit. Les régions d'Anosy et Atsimo Atsinanana figurent sur sa trajectoire. Le danger imminent concernant Manja, Morombe, Toliara I et II, Sakaraha, Beroroha, Fianarantsoa I et II, Ambalavao, Ihosy et Benenitra reste en vigueur. Dans la région de la Haute Matsiatra, la route entre Ambohimahasoa et Sahave est coupée.
L'Express

Le cyclone tropical intense Fanele accompagné de fortes pluies et de vents soufflant jusqu'à 130km/h a frappé le secteur de Morondava mercredi. Des arbres ont été déracinés, des maisons détruites et de vastes zones inondées, selon un journaliste de l'Associated Press, qui a pu se rendre dans les régions sinistrées avec des représentants des secours et du gouvernement en charge de la gestion des catastrophes naturelles.

L'Express de Madagascar évoque des destructions "estimées à 80%" dans le district de Morondava. "La population affirme n’avoir jamais connu pareille catastrophe".

Morondava, centre régional de la côte occidentale de Madagascar qui compte 30.000 habitants, était privé jeudi d'eau et d'électricité. Le toit de l'hôpital local a été emporté par le vent. «La maternité, le bloc opératoire, l'ophtalmologie, la stomatologie et la résidence du médecin ont tous été scalpés», signale la direction régionale de la santé du Menabe.

Les rafales de vent, atteignant 260 km/h, amenées par Fanele ont remué ciel et terre à partir de mardi à 20 heures jusqu'à mercredi à 8 heures.

Fanele n'a pas épargné les autres districts. Celui de Miandrivazo est inondé à 50%. Plus de 9 400 personnes se trouvent en ce moment isolées à cause des eaux.

Des champs de culture pourrissent dans le district de Manja, entre autres. La Route nationale 35 reliant la ville de Morondava et Mahabo reste impraticable à cause des palmiers et des poteaux électriques jonchant le sol.

Lundi, un cyclone moins puissant, baptisé Eric, avait longé la côte orientale de Madagascar, faisant un mort, 27 blessés et 992 sans-abri.

E.T. avec AP et L'Express de Madagascar

OCEAN INDIEN

Culture

Prix « Musiques de l'Océan Indien » : la 2ème édition est sur les rails  
Jeudi 22 Janvier 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le prix « Musiques de l'Océan Indien » récompense tous les deux ans un artiste de la région. Cette année, la finale aura lieu à Madagascar. Les candidatures sont ouvertes.

Le chanteur comorien "Maalesh" a été le premier lauréat de ce prix en 2007. (archive)

C'est en 2004 qu'est né le projet de ce prix. Pour les organisateurs « nous constations que les stagiaires des ateliers ne pouvaient pas postuler sur l'ensemble des prix proposés (RFO regroupant Mayotte et La Réunion, RFI s'adressant à l'Afrique et Madagascar) ». D'où la création de ce prix purement « paï » et qui regroupe les sept îles ou archipel de l'Ouest de l'Océan Indien, à savoir les Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, Réunion, Rodrigues et Seychelles.

C'est ainsi qu'autour de la table se trouvèrent réunis : Culturesfrance, les Jeunesses Musicales de France, le festival « Musiques Métisses » d'Angoulême, RFI, le Kabardock, la Mairie de Saint-Denis de La Réunion et Serge Trouillet (Président de Musik Océan Indien à La Réunion). Tous furent d'accord pour initier un Prix qui regrouperait les 7 îles de la zone de l'Océan Indien (Comores, La Réunion, Madagascar, Maurice, Mayotte, Rodrigues et Seychelles) et d'en faire une biennale : une année le prix, une année permettant aux lauréats de se produire. La coordination et l'organisation étant confiées à Presque Bleu et Musik Océan Indien.

Cet année, les organisateurs tenteront de mieux intégrer certains pays de la zone, moins bien représentés lors de la première édition. « Un effort particulier sera fait afin de mieux intégrer dans le prix le secteur musical des Comores, de Maurice, de Rodrigues et des Seychelles ».

Le premier prix « Musiques de l'Océan Indien » a été remis en 2007 au chanteur comorien Maalesh. Il lui a permis de se produire sur les scènes internationales au cours de l'année 2008, de Zanzibar à Agadir (Maroc), de Madagascar à Anvers (Belgique). Le 13 juillet, il montait sur les planches des « Francofolies » de La Rochelle, la référence en matière de chanson francophone.

Les candidatures des artistes seront reçues jusqu'au 1er mai 2009.

Renseignements et inscriptions sur www.prixmusiquesoceanindien.com

E.T.

A lire également sur Malango Actualité :

http://www.malango-actualite.com | Désabonnement