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La lettre de Malango N°93

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 93 :
Mayotte : la grève des transporteurs suspendue après la colère des élèves
Enseignement : la majoration de 25% de la DSI serait reportée
Coopération régionale : la préfecture de Mayotte lance un appel à projet
La fièvre de la vallée du Rift menace Mayotte
Mayotte : EDM lance le pré-paiement par carte de l’électricité
Mayotte : une jeune femme tuée par son « ex » dans la rue
Un avant projet de loi sur la révision de la constitution de l'Union des Comores
Départementalisation de Mayotte, le Comité maore tire la sonnette d’alarme
Madagascar : manifestations suspendues, le président appelle au dialogue
Des émeutes à Mahajanga et Tamatave, des sites Internet fermés
Madagascar: 34 morts depuis lundi, le président appelle au dialogue
Madagascar : la communauté internationale exprime son inquiétude
Le Kenya accusé de refouler des réfugiés somaliens
La Guadeloupe maintient la grève générale
Outremer : un nouveau conseil consultatif des Terres australes françaises mis en place

La lettre de Malango
93

Mardi 27 Janvier 2009

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MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Mayotte : la grève des transporteurs suspendue après la colère des élèves  
Lundi 26 Janvier 2009
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Après dix jours de manifestations, un accord a été trouvé lundi 26 janvier entre les transporteurs en grève et le Conseil général. La pression des élèves qui sont descendus dans la rue a accéléré les négociations.

Les élèves ont érigé des barrages dans l’ensemble de l’île, comme ici au rond-point de la barge, à Mamoudzou, avant de s’en faire déloger par les forces de l’ordre. (crédit : DR)
Le préfet « solidaire »
Dans un communiqué de presse publié lundi matin, le préfet de Mayotte, Denis Robin, s’est déclaré « solidaire des parents et des lycéens et collégiens » tout en leur demandant d’adopter « une attitude responsable ». Il a appelé « tous les partenaires à un règlement concerté rapide ».

Soulagement lundi soir au Conseil général, après la signature d'un protocole d'accord entre les syndicats de transporteurs et la collectivité départementale. « Nous reprendrons le travail dès demain (mardi 27 janvier, ndlr) », a annoncé Mohamed Houlame, président du Syndicat des transporteurs interurbains de Mayotte (STIM). Le conflit n'est pas pour autant terminé : le mouvement de grève est suspendu jusqu'au 2 février, jour de la prochaine séance plénière de l'assemblée départementale au cours de laquelle les élus réexamineront l'appel d'offre concernant le transport scolaire, à l'origine de la discorde.

Ahmed Attoumani Douchina, le président du Conseil général, a de son côté évoqué « un retour à la normale » dès mardi. Il s'est dit soulagé à l'issue de cette réunion. C'est que la journée avait été tendue…

En début de matinée lundi, alors que les transporteurs en grève entamaient une nouvelle « opération escargot » en direction de Mamoudzou, les élèves ont érigé des barrages aux quatre coins de l'île.

« Cela fait plus d'une semaine qu'on ne peut pas aller en cours. Certains d'entre nous ont des examens actuellement : Bac blanc ou autres. Ce n'est pas possible ! C'est pour ça que nous avons décidé de barrer les routes. Nous voulons dire que les politiques et les taxi doivent trouver une solution », a expliqué Habib, un jeune manifestant, à Mamoudzou. « Ça fait deux semaines qu'on galère, qu'on est à la maison, qu'on dort… Ça suffit ! » a dénoncé dans la même manifestation Anziza.

La riposte des autorités a été rapide. « Consigne avait été donnée aux forces de l'ordre de lever ces dispositifs afin de ne pas entraver indéfiniment la liberté de circulation », ont indiqué les autorités dans la matinée. Bilan de l'opération : un blessé (par jet de pierre) parmi les policiers, l'utilisation (niée par les autorités) de gaz, et trois interpellations parmi les manifestants « pour rébellion et comportement violent ».

Si les jeunes manifestants ont été rapidement délogés du rond-point de la barge, centre névralgique de Mamoudzou, en début de matinée, le nord a été particulièrement touché par ce mouvement spontané. Selon la préfecture, « des rassemblements imprévisibles » se poursuivaient en fin de matinée « en différents points de l'axe Nord ». Sur certains barrages, des parents ont été vus aux côtés de leurs enfants.

En fin de matinée, les élèves ont rencontré Ahmed Attoumani Douchina, au Conseil général. Ils se sont engagés à suspendre leur mouvement jusqu'au mercredi. « D'ici là, le président s'est engagé à trouver une solution », a annoncé son cabinet. Il a tenu parole.

RC




MAYOTTE

Fonction Publique

Enseignement : la majoration de 25% de la DSI serait reportée  
Mardi 27 Janvier 2009
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Le syndicat enseignant SE CGT Mayotte remonte au créneau à propos de la DSI (Dotation Spéciale Instituteurs) qui aurait dû être majorée de 25% à partir du 1er janvier 2009.

Le Secrétaire Général de SE CGT Mayotte, Rivo RAKOTONDRAVELO déclarait aujourd'hui que « contrairement aux déclarations et engagements du Préfet et du Président du conseil général pris en novembre 2008, la DSI majorée de 25% ne sera pas versée aux ayants droits à la fin du mois de janvier ».

Le conseil général n'aurait pas encore pris de délibération à ce sujet. Pourtant, d'après le syndicat enseignant, « le conseil général a délibéré sur la DSI en janvier 2007 et en juin 2008 ».

Pour le syndicat, « au rythme où vont les choses, en février, les engagements pris en novembre dernier ne seront pas encore respectés ».

Il déplore « ces promesses non tenues et ces engagements non respectés [qui] ne sont autre [chose] que du mépris à l'égard des instituteurs », rappelant que les enseignants ont perdu plusieurs journées de salaires « pour un droit que même le Préfet le leur a reconnu ».

SE CGT Mayotte voit là une justification à la grève des instituteurs.

Le 28 janvier prochain, le conseil syndical du SE CGT Mayotte décidera de la suite à donner et envisage une action le 2 février prochain, lors de la session ordinaire du conseil général.

Ce même jour, les transporteurs attendront de pied ferme le réexamen de l’appel d’offre concernant le transport scolaire.

Un mouvement intersyndical et interprofessionnel est déjà prévu pour le 29 janvier pour protester contre la dégradation des services publics, principalement.

La DSI est une dotation spéciale de l'état destinée à compenser la charge supportée par les communes pour le logement des instituteurs. En effet, les instituteurs, de par leur statut, devraient être logés par la commune dans laquelle ils exercent.

Le montant unitaire national de la DSI a été porté à 2 751 € le 27 novembre 2008.

E.T.

MAYOTTE

Coopération régionale

Coopération régionale : la préfecture de Mayotte lance un appel à projet  
Dimanche 25 Janvier 2009
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La préfecture de Mayotte fait savoir dans un communiqué que le Comité de gestion du fonds de coopération régionale de Mayotte « examinera les projets de coopération régionale lors de sa réunion du jeudi 30 avril 2009 ».

Comme chaque année, la préfecture lance un appel à projets « pour des actions de coopération régionale dans le sud ouest de l’océan Indien » et fait savoir que « les pays prioritaires pour la coopération sont les Comores puis Madagascar et le Mozambique » mais que « les autres pays de la zone restent éligibles ».

Les projets de coopération devront prioritairement concerner la santé et le développement social, l’éducation et la formation professionnelle, le développement économique et le commerce régional, l’agronomie et le développement rural, la culture et la francophonie, indique la préfecture.

« Les projets orientés vers les Comores devront concerner un des domaines prioritaires suivants : la coopération sanitaire, la coopération en matière d’éducation et de formation professionnelle, le développement économique, les échanges et de développement rural, le codéveloppement et notamment les missions d’étude et les microprojets de réinsertion économique ou de développement local, la sécurité civile, la culture, la jeunesse et les sports », poursuit le communiqué.


Lire le communiqué en intégral

MAYOTTE

Religion

La fièvre de la vallée du Rift menace Mayotte  
Mardi 27 Janvier 2009
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Dans son bulletin du 27 janvier 2009, l'INVS (Institut de veille sanitaire) signale que « la résurgence épidémique du virus de la fièvre de vallée du Rift en 2006-2007 au Kenya a conduit à la mise en place à Mayotte d’une surveillance biologique animale et à l’évaluation d’une éventuelle circulation dans la population ».

La présence du virus a été recherché sur des patients ayant consulté entre le 1er septembre 2007 et le 31 mai 2008 pour « un syndrome algo-fébrile dans une structure de santé, et pour lesquels la recherche de chikungunya, dengue et paludisme était négative ».

Sur 220 sérums analysés, 10 étaient positifs. Six d'entre eux révélaient la présence d’ARN viral, deux contenaient l’IgM et deux échantillons contenaient les deux. La date de début des signes du premier cas était le 27 septembre 2007 et celle du dernier le 14 mai 2008.

Sept cas sur les dix étaient survenus entre janvier et avril 2008. Il s’agissait de personnes âgées de 16 à 53 ans, majoritairement des hommes (9/10). Aucun cas sévère ni décès n’ont été détectés.

Les expositions identifiées chez neuf des dix patients étaient : contacts avec des produits animaux pour cinq d'entre eux, consommation seule de lait cru chez une personne et uniquement des gîtes larvaires au domicile pour trois des neufs patients analysés. Les souches étaient génétiquement apparentées à celles isolées lors de l'épidémie au Kenya en 1997.

L'InVS conclut « cette première circulation autochtone reconnue du VFVR à Mayotte illustre le risque d’introduction encouru par Mayotte vis-à-vis des arbovirus circulant dans les pays côtiers ou les îles d’Afrique de l’Est ».

Il recommande que « les efforts de surveillance devraient être maintenus et renforcés afin de détecter précocement tout départ épidémique de ce virus à Mayotte ».

E.T.

MAYOTTE

Consommation

Mayotte : EDM lance le pré-paiement par carte de l’électricité  
Mardi 27 Janvier 2009
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Electricité de Mayotte (EDM) a officiellement lancé mardi 27 janvier sa nouvelle offre de pré-paiement par carte de l’électricité, dénommée « Ankiba ».

Le visuel créé par EDM pour signaler les points de vente.

Cette nouvelle offre ne concerne pour l’heure que la commune « pilote » de Dembéni. « Après une expérimentation probante auprès d’une dizaine de clients, EDM propose ce service en avant-première aux clients de la commune de Dembéni, en coordination avec son équipe municipale. Ce sont ainsi près de 1.300 clients qui auront la possibilité de souscrire au service Ankiba et d’acheter leur électricité dans un commerce de proximité », indique la société.

Selon EDM, « Ankiba » (qui signifie « économie » en shimaore) « est un service qui a pour ambition d’offrir aux clients qui y souscrivent les avantages suivants : faire des économies par un meilleur suivi des consommations d’électricité, acheter l’électricité en fonction de son budget, dans un commerce de proximité offrant de larges plages d’ouverture, gagner du temps en déplacements et en attente pour le règlement des factures d’électricité ».

Cette offre s’adresse « aux clients nouveaux ou existants, pour des puissances souscrites de 3, 6 ou 9 kVA ce qui représente 95% de la clientèle d’EDM ». Elle devrait être proposée à l’ensemble de la population de l’île « dans le courant du second trimestre 2009 ».

A l’image des sociétés de téléphonie mobile et de chaînes satellites, EDM se lance ainsi dans le marché très juteux à Mayotte du pré-paiement par carte. Ce système a l’avantage de faire faire des économies d’énergie à sa clientèle, mais aussi d’éviter les factures impayées.

Son installation par la Ma-Mwe dans les îles voisines des Comores indépendantes avait provoqué des troubles en 2005 et 2006 à Anjouan, et en 2007 en Grande-Comore. Pour la société d’Etat, il s’agissait d’en finir avec les factures impayées et les détournements d’électricité - ce qui n’avait pas plu à certains de ses clients.

RC

MAYOTTE

Faits divers

Mayotte : une jeune femme tuée par son « ex » dans la rue  
Lundi 26 Janvier 2009
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Une lycéenne de 18 ans a été tuée par son mari, qui lui a porté une douzaine de coups de couteau au ventre, en pleine rue à Mamoudzou, vendredi 23 janvier. Elle est décédé quelques heures après.

« Homicide volontaire »
Le coupable présumé a été présenté au Parquet et placé en détention à la maison d’arrêt de Majicavo, lundi 26 janvier. Une instruction a été ouverte pour « homicide volontaire avec préméditation ». Il risque la réclusion à perpétuité.

La jeune femme de 18 ans a été agressée vendredi peu après midi, en pleine rue. Elle se trouvait dans un quartier résidentiel - square Papaye - situé à quelques dizaines de mètres du lycée, où elle attendait un ami, lorsqu'elle a été attaquée par son mari, âgé de 23 ans.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ils se seraient « embrouillés » avant que le mari ne se jette sur elle et la poignarde à de multiples reprises. L'autopsie effectuée dans la soirée a révélé une douzaine d'impacts de coups de couteau sur son corps, dont deux mortels.

C'est un policier qui, habitant dans le quartier et alerté par les cris de la victime, a provoqué la fuite du jeune homme, en se précipitant à sa rencontre armé d'un shombo (coupe-coupe). « Il avait donné 3 ou 4 coups quand le policier est arrivé, puis il a continué, avant de fuir sous sa menace », indiquent les enquêteurs.

Gisant à terre, la jeune femme, touchée à l'aorte, était encore en vie lorsqu'il est arrivé. Elle a succombé à ses blessures aux alentours de 21 heures au Centre hospitalier de Mamoudzou, malgré l'intervention des médecins.

L'auteur présumé des coups de couteau a réussi à fuir, avant d'être arrêté samedi matin en Petite Terre. Visiblement perturbé après sa fuite, il aurait affirmé aux policiers qui, entre temps, l'avaient joint sur son téléphone portable, qu'il voulait se suicider. Il a finalement été interpellé grâce à l'aide de son frère qui craignait des représailles contre sa famille.

L'homme était, aux dires de son entourage, perturbé ces derniers jours. Il y a deux ans, lui et sa victime (elle avait alors 16 ans) s'étaient unis devant le cadi, mais il y a une semaine, elle l'avait « plaqué ». Depuis, « il la harcelait », indique un policier. « La veille (du meurtre, ndlr), elle était venue porter plainte contre lui ». Le même jour, il aurait réclamé sa paye à son employeur avant de lui annoncer sa démission. Mercredi, il s'était déjà fait remarquer en tentant d'incendier la maison dans laquelle sa compagne gardait des enfants, en tant que baby-sitter. Des rideaux avaient pris feu.

Ce jour-là, il lui avait volé son téléphone portable. « Il est alors tombé sur des texto d'un autre garçon », indique la police. « Notamment sur un SMS lui donnant rendez-vous pour ce vendredi. » L'homme, qui a avoué les faits, aurait affirmé qu'il voulait s'en prendre à son « rival ». Il aurait acheté le couteau qui a servi à frapper sa femme le matin même.

RC

COMORES

Politique

Un avant projet de loi sur la révision de la constitution de l'Union des Comores  
Dimanche 25 Janvier 2009
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Tout le monde, les bailleurs de fonds comme l'homme de la rue, s'accordent à le dire, l'organsisation actuelle de l'Union des Comores est trop dispendieuse pour un pays de cette taille. La Présidence de l'Union des Comores vient de publier sur son site internet l'avant projet de loi révisant la constitution qui devrait être soumis aux électeurs comoriens par voie référendaire.

En plus d'un gouvernement fédéral et d'un président de l'Union, chacune des îles dispose d'un président et d'un gouvernement. Cette organisation coûte beaucoup trop cher à un pays déjà en grande difficulté économique.

Si une telle organisaton a pu permettre, après la crise de 97, de créer un consensus et permettre le redémarrage institutionnel du pays, il s'avére à l'usage que cette pléthore de ministres grève trop le maigre budget de l'état.

C'est ce qui pousse aujourd'hui l'administration Sambi à proposer un allègement struturel des institutions. Mais ce « relookage » ne concerne pas que les strutures de l'état et le nombre de ministres.

Dans ce projet, les présidents des îles disparaissent pour faire place à «un Gouverneur assisté de Commissaires » qui auront un rôle purement exécutif.

Le gouverneur sera élu «au suffrage universel direct à un tour, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois ».

Les commissaires seront nommés par le gouverneur et ne pourront être plus de six.

C'est un « Conseil de l'Ile » qui assurera la partie législative. Le projet de loi stipule que le « nombre des Conseillers de l'île ne saurait dépasser neuf conseillers pour Mwali, onze pour Maoré, dix-neuf pour N'dzuwani et vingt-trois pour Ngazidja ».

Si dans la précédente constitution, « chaque île établit librement sa loi fondamentale dans le respect de la Constitution de l'Union », la nouvelle mouture précise que « dans le respect de la constitution de l'Union, chaque île autonome établit librement sa loi statutaire. Une loi organique détermine les principes fondamentaux du statut ».

Le gouvernement fédéral sera représenté dans chaque île « par un haut fonctionnaire dénommé Délégué Général de l'Union nommé par le Président de l'Union, après consultation du Gouverneur de l'île autonome concernée ». Celui-ci aura pour mission de « veille[r] à l'exécution des lois et des règlements de l'Union ».

Les compétences respectives de l'union et des ïles

L'actuelle constitution dresse une liste des compétences de l'Union : « religion, Nationalité, Monnaie, Relations Extérieures, Défense Extérieure, Symboles Nationaux ». Ce qui sous-entend que les autres domaines peuvent relever de la compétence des îles autonomes.

Dans la nouvelle version, ce sont les compétences des îles qui sont énumérées : « l'administration des collectivités locales ; l'organisation des établissements et organismes à caractère administratif ou industriel et commercial d'intérêt insulaire autres que les sociétés d'Etat; la police urbaine et rurale ; les foires et marchés ; les allocations d'études et bourses insulaires ; la voirie ; l'aménagement des routes secondaires ; l'aménagement du territoire de l'île ; la construction, l'équipement et l'entretien ainsi que la gestion des établissements d'enseignement et des personnels, préscolaires, primaires et secondaires ; la formation professionnelle locale de base ; la pêche artisanale ; la santé de base ». Le projet précise que « les matières autres que celles mentionnées à l'alinéa précédent relèvent de l'Union ».

L'assemblée de l'Union

Dans la nouvelle constitution, les îles disposeraient de moins de représentativité. En effet, l'assemblée de l'Union est actuellement composée de «cinq députés par île et dix-huit représentants». Le projet fait état d'une « Assemblée de l'Union [,,,] composée de vingt quatre représentants de la Nation » sans précision de répartition par île, et « des représentants des îles autonomes désignés par les Conseils insulaires en leur sein, à raison de trois par île autonome ». La représentation par île passerait donc de cinq représentants à trois.

Les autres changements

Dans son article premier, le projet de constitution replace l'Islam comme « religion d'Etat » alors que l'actuelle se contente de « puiser dans l'Islam l'inspiration permanente des principes et règles qui régissent l'Union ». C'en serait donc fini de la laïcisation de l'état.

La durée du mandat du président est portée de quatre ans renouvelable à cinq ans non renouvelable.

Le nombre de membres du gouvernement de l'Union est limité à 10.

Concernant la justice, dans l'actuelle constitution, une «  loi organique porte organisation de la justice dans l'Union et les îles ». Le projet prévoit qu'« une loi organique porte statut des magistrats ». C'est donc le parlement qui définira le statut des magistrats pour toutes les îles alors qu'actuellement, il se contente d'organiser la justice.

A noter que dans l'article 18, « Les élections des Conseillers des îles de Mwali, Ngazidja et Ndzuwani auront lieu à la même date que celle de l'Assemblée de l'Union. », il n'est pas fait allusion à Maoré.

Enfin, « la présente loi s'applique au Président de l'Union actuellement en fonction. L'élection du nouveau Président de l'Union se déroulera en même temps que celle des Gouverneurs. »

Si ce projet de loi est accepté par la population, il marquera la fin du fédéralisme aux Comores, les Conseils de l'Ile ne gardant que peu de prérogatives législatives. Chaque île deviendrait alors une simple « collectivité locale ».

E.T.


Télécharger le texte intégral du projet de loi

COMORES

Statut de Mayotte

Départementalisation de Mayotte, le Comité maore tire la sonnette d’alarme  
Dimanche 25 Janvier 2009
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Pour le comité maore, une organisation de la société civile comorienne qui milite pour la réintégration de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien, « le temps presse ».

A deux mois du référendum sur la départementalisation de Mayotte qui doit se tenir le 29 mars prochain, le comité maore juge insuffisantes les actions menées par la partie comorienne pour dénoncer la tenue de cette consultation. « On ne voit pas une mobilisation sur la question au niveau du pays. Rien n’est entrepris pour empêcher la tenue de ce référendum », ont déploré les responsables de cette association au cours d’une conférence de presse organisée dans la matinée du samedi 24 janvier au Select hôtel à Moroni.

« On voit à quel point le gouvernement comorien ne mesure pas l’ampleur de la question. Comme s’il n’a pas conscience que ce référendum va changer la donne dans ce différend qui nous oppose à la France », a noté Idriss Mohamed, l’un des principaux animateurs de cette association.

Soulignant le fait que la question du référendum sur la départementalisation de Mayotte doit être un sujet de préoccupation majeure au niveau de tout l’archipel, le comité maore propose au président Sambi de reporter le référendum sur la révision constitutionnelle de l’Union des Comores, dont il envisage d’organiser aussi au mois de mars prochain. « Si ces deux référendums se tiennent au même moment, on risque de reléguer au second plan le combat contre la départementalisation de la quatrième île de notre archipel », ont soutenu les responsables du comité maore pour appuyer leur proposition. Et d’ajouter que « le gouvernement doit prendre à sa juste mesure cette proposition » car autrement « nous comprendrons qu’il soutient le gouvernement français dans sa manœuvre de balkanisation de notre archipel ». Selon les animateurs du comité maore, la partie comorienne a encore les moyens d’empêcher la tenue de ce référendum, mais pour cela, il faut de la volonté et du courage. Ainsi, ils préconisent quatre mesures à prendre en toute urgence pour répondre aux manœuvres des autorités françaises : le report du référendum sur la révision constitutionnelle, saisir le conseil de sécurité de l’Onu sur cette question, porter plainte contre Edouard Balladur à la cour pénale internationale pour crime contre l’humanité, du fait de sa responsabilité sur les centaines des personnes qui périssent en mer en voulant rejoindre Mayotte et enfin, refuser de recevoir les refoulés de Mayotte.

Si le différend franco-comorien sur l’île de Mayotte a toujours constitué une pomme de discorde entre les deux pays, la perspective de la départementalisation de cette quatrième île de l’archipel ouvrira a coup sûr la boite de pandore entre Paris et Moroni. « La France doit savoir que si elle tient ce référendum à Mayotte, nos relations ne seront plus comme elles sont actuellement », a avertit Idriss Mohamed du comité maore, sans plus de précision. En effet, il est un fait que tout le monde doit admettre « pour le peuple comorien, aucun statut ne légitimera le maintien de Mayotte dans la République française ».

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Statut de Mayotte

Madagascar : manifestations suspendues, le président appelle au dialogue  
Mercredi 28 Janvier 2009
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Le président malgache a appelé mardi 27 janvier au dialogue le maire de la capitale, devenu son principal opposant et dont l'appel à suspendre les manifestations mardi a été globalement bien suivi, au lendemain de scènes d'émeutes et de pillages à Antananarivo.

Les manifestants ont incendié la radio nationale malgache RNM et des entreprises appartenant au président Marc Ravalomanana.
Une vingtaine de corps calcinés découverts à Antananarivo
Vingt-cinq corps carbonisés ont été découverts mardi dans un grand magasin de la capitale Antananarivo à la suite des violents affrontements de la veille, qui ont fait deux morts.
"Je peux confirmer que nous avons trouvé 25 corps. Ils sont tellement brûlés qu'on ne peut les reconnaître et ils seront difficiles à identifier", a déclaré à Reuters un responsable des pompiers.
(France 24)

"J'appelle à l'unité nationale et au dialogue", a lancé mardi après-midi Marc Ravalomanana sur les ondes de la radio privée Antsiva. "J'appelle la communauté internationale ainsi que les églises à tout faire pour que les deux parties se rapprochent", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Si on y arrive, je promets que les troubles s'arrêteront rapidement".

Au moins deux civils ont été tués lundi 26 janvier à Antananarivo lors d'émeutes qui ont éclaté à l'issue d'un rassemblement de dizaines de milliers de personnes à l'appel du maire de la capitale qui dénonce depuis vendredi 23 janvier "une dictature" sur la Grande Ile de l'océan Indien.

Mardi matin, le président avait souligné sur la même radio la nécessité de "mettre de côté toute fierté, tout ego" et de "discuter" pour régler la crise, peu de temps après que son adversaire eut ordonné publiquement la suspension avec effet immédiat de son mouvement.

"On suspend le mouvement aujourd'hui (mardi). Tout le monde reste à la maison", a déclaré le maire, toujours sur les ondes de la radio Antsiva. "Il n'y a pas de discussions ou dialogue aujourd'hui. Il faut d'abord juger le militaire qui a tué un de mes partisans", a-t-il ajouté.

Son appel a été globalement bien respecté : aucun rassemblement de masse n'a été constaté mardi dans le centre d'Antananarivo où des groupes de plusieurs dizaines de personnes étaient toutefois visibles dans l'après-midi, dont certains faisaient face à des policiers.

Selon le chef des relations internationales de la gendarmerie malgache interrogé par l'AFP, le capitaine Armandin Ralaiko, les policiers ont eu recours, à plusieurs reprises, à des tirs de sommation en l'air pour disperser des groupes de "pillards", sans qu'il n'y ait eu selon lui de blessés. Ce dernier a précisé que 500 hommes avaient été mobilisés mardi dans la capitale, et que ce nombre serait légèrement supérieur dans la nuit.

M. Ralaiko a également fait état de pillages de centrales d'achat du groupe agro-alimentaire Tiko de M. Ravalomanana dans plusieurs villes de province, dont Mahajanga (cote ouest) et Toamasina (ex-Tamatave - cote est).

Une proche du maire, Elia Ravelomantsoa, coordinatrice de la communauté urbaine d'Antananarivo, a déploré ces regroupements et exactions. "C'est complètement exogène (à notre mouvement). Nous ne sommes pas du tout d'accord avec les exactions et nous avons donc négocié (mardi matin) avec l'état-major pour protéger les magasins. C'est pour ça que le maire est descendu sur la place du 13 mai ce matin" pour les appeler à se disperser, a-t-elle déclaré.

Lundi, des émeutiers avaient pillé et saccagé deux centrales d'achat ainsi que les locaux de sa télévision privée MBS. Des supermarchés avoisinants avaient également été pillés jusque tard dans la nuit de lundi à mardi.

Les manifestants s'en étaient d'abord pris aux locaux de la radio nationale malgache, dans le centre-ville, qu'ils avaient saccagés et partiellement incendiés.

(AFP)


Lire les autres articles sur les émeutes à Madagascar

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Des émeutes à Mahajanga et Tamatave, des sites Internet fermés  
Mercredi 28 Janvier 2009
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Selon plusieurs sources, parmi lesquelles des Malgaches vivant à Mayotte et étant en contact avec leurs proches restés au pays, des heurts auraient éclaté mardi 27 janvier à Mahajanga (nord-ouest) et Tamatave (est). D’autres localités ont été le théâtre d’affrontements entre les pro-Rajoelina et les forces de l’ordre.

A Mahajanga, des manifestants auraient pillé des magasins et des hôtels. Trois d’entre eux auraient été tués par les forces de l’ordre, selon le site www.sobika.com. Cinq selon un habitant de Mahajanga.

A Tamatave, des combats violents auraient également opposé l’armée à des manifestants.

Dans d’autres localités dont Toliara et Fianarantsoa, plusieurs manifestations ont eu lieu et de nombreux magasins et camions Tiko (la société de M. Ravalomanana) auraient été saccagés.

Les partisans du maire d’Antananarivo nient la responsabilité des pillages. Selon eux, il s’agirait d’éléments téléguidés par le pouvoir central.

La journée de ce mardi a également été marquée par la fermeture d’un certain nombre de sites d’informations sur le Web, parmi lesquels www.madagate.com, www.13mai.com ou encore www.onilahy.com. Sur les pages d’accueil de ces sites, il était permis de lire, mardi soir : « This Domain Has Been Disabled » ou « The document you requested is not found ».

Mardi soir, Andry Rajoelina aurait affirmé qu’il n’y aurait pas de négociations avec le président Ravalomanana. Dans la journée, il a indiqué qu’il ferait une annonce importante mercredi 28 janvier, sur la place du 13 mai, à Antananarivo, où une nouvelle grande manifestation est attendue.

RC

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

Madagascar: 34 morts depuis lundi, le président appelle au dialogue  
Mercredi 28 Janvier 2009
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Au moins 34 personnes ont trouvé la mort depuis lundi à Antananarivo à la suite des pillages et émeutes qui ont secoué la ville en marge d'un grand rassemblement organisé par le maire de la capitale et dirigé contre le président malgache qui a lancé un appel au dialogue.

Mardi, alors que le président Marc Ravalomanana appelait au dialogue son principal opposant, Andry Rajoelina, le maire d'Antananarivo qui avait suspendu dans la matinée les manifestations, les secours malgaches ont découvert progressivement les victimes, essentiellement accidentelles, des pillages de la veille et de la nuit.

Vingt-cinq corps calcinés et méconnaissables gisaient ainsi mardi après-midi dans les décombres d'une galerie commerciale incendiée la nuit précédente dans le centre de la capitale.

"Il y a eu 25 morts calcinés. Ils ont été surpris par le feu et ont eu l'idée de prendre la fuite par l'autre côté de la rue. Mais il n'y avait pas d'issue", a déclaré à l'AFP le chef des sapeurs pompiers d'Antananarivo, Jaona Andrianaivo.

Six autres cadavres ont été découverts dans une centrale d'achat du groupe agro-alimentaire Tiko du président malgache, dans le quartier de Tanjambato, dans le sud de la ville.

Selon le porte-parole de la gendarmerie, ces victimes ont succombé "à des piétinements entre pillards et à cause de piles de sacs de riz qui se sont effondrées" sur elles.

Par ailleurs, un prisonnier a été tué mardi et dix autres blessés lorsque les forces de l'ordre ont réprimé par balles un début de mutinerie dans la prison Antanimora, toujours dans la capitale. Trois agents de la prison ont aussi été blessés, selon une source pénitentiaire.

Ces victimes, auxquelles s'ajoutent deux civils tués lors des émeutes lundi, dont un jeune homme par balle, portent à 34 le nombre de morts en deux jours à Antananarivo.

"J'appelle à l'unité nationale et au dialogue", a lancé mardi après-midi Marc Ravalomanana sur les ondes de la radio privée Antsiva.

"J'appelle la communauté internationale ainsi que les églises à tout faire pour que les deux parties se rapprochent", a-t-il déclaré, avant d'ajouter: "Si on y arrive, je promets que les troubles s'arrêteront rapidement".

Mardi matin, le maire de la ville, qui dénonce depuis vendredi "une dictature" sur la Grande Ile de l'océan Indien, avait appelé à l'arrêt des manifestations après avoir rassemblé lundi plusieurs dizaines de milliers de partisans dans le centre de la capitale.

"On suspend le mouvement aujourd'hui (mardi). Tout le monde reste à la maison", avait déclaré le maire, sur les ondes de la même radio.

La situation est restée toutefois très tendue dans la capitale: des échauffourées ont opposé à plusieurs reprises des groupes de dizaines de personnes aux forces de l'ordre qui ont eu recours à des tirs de sommation en l'air.

Un responsable de la gendarmerie a également fait état de pillages d'autres centrales d'achat du groupe Tiko dans plusieurs villes de province, dont Mahajanga (côte ouest) et Toamasina (ex-Tamatave - côte est).

Lundi, des émeutiers avaient pillé et saccagé deux centrales d'achat ainsi que les locaux de sa télévision privée MBS. Les manifestants s'en étaient d'abord pris aux locaux de la radio nationale malgache, dans le centre-ville, qu'ils avaient saccagés et partiellement incendiés.

Jeune entrepreneur, le maire entretient des rapports tendus avec le régime depuis son élection en indépendant en décembre 2007.

Le bras de fer s'est envenimé depuis la fermeture par le gouvernement le 13 décembre 2008 de la télévision privée Viva, propriété du maire, qui avait diffusé une interview de l'ex-président Didier Ratsiraka.

(AFP)

MADAGASCAR

Politique

Madagascar : la communauté internationale exprime son inquiétude  
Lundi 26 Janvier 2009
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Niels Marquardt, ambassadeur des Etats-Unis pour Madagascar et les Comores.

Jusque-là restée discrète, la communauté internationale sort de son silence à propos du bras de fer qui oppose le gouvernement et Andry Rajoelina, maire d'Antananarivo. Elle lance un appel au dialogue entre les protagonistes, révèle L'Express de Madagascar dans son édition du 26 janvier.

«Nous, membres de la communauté internationale, demeurons très préoccupés et inquiets de la situation actuelle à Antananarivo», a déclaré dimanche 25 janvier à Ivandry Niels Marquardt, ambassadeur des États-Unis et porte-parole de ses pairs pour l'occasion. Il a lu un communiqué rédigé par plusieurs diplomates après une réunion.

C'était au domicile d'Eric Stromayer, premier conseiller à l'ambassade américaine.

À part Niels Marquardt et Marie-Claire Gérardin, chargée d'affaires à l'ambassade de France, quatre autres ambassadeurs se sont joints pour unir leurs voix. Il s'agit de Wolfgang Moser, Dag Nissen, Mokgethi Samuel Monaisa et Mohamed Amar, respectivement ambassadeur de la République d'Allemagne, de Norvège, d'Afrique du Sud et du Maroc. Mgr Augustin Kasujja, nonce apostolique et doyen du corps diplomatique, a été absent et excusé par Niels Marquardt.

Dans leur communiqué, les diplomates ont émis le souhait de «faire prévaloir le dialogue et la sagesse afin de trouver un terrain d'entente sur les questions en suspens». Ils aspirent en même temps à ce que chaque camp «évite tout recours à la violence» et la «nécessité de respecter scrupuleusement les principes démocratiques et les règles de la Constitution».

(L'Express de Madagascar)

KENYA

Droits de l'homme

Le Kenya accusé de refouler des réfugiés somaliens  
Mercredi 28 Janvier 2009
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La semaine dernière les autorités kényanes ont procédé au refoulement de trois demandeurs d’asile somaliens. Ce n'est pas la première fois que des incidents similaires, concernant le refoulement de demandeurs d’asile somaliens, sont dénoncés au Kenya..

Le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) s'est déclaré « vivement préoccupé par les retours forcés, ou refoulements, de demandeurs d’asile somaliens organisés par le Gouvernement kényan ».

Le dernier incident en date s’est produit la semaine dernière, lorsque les autorités kényanes ont procédé au refoulement de trois demandeurs d’asile somaliens. Ceux-ci étaient entrés dans le pays via la zone frontalière de Liboi, dans le nord-est du Kenya.

Ces trois personnes – une femme et deux hommes – faisaient partie d’un groupe de plusieurs Somaliens, dont le véhicule a été intercepté par la police des frontières lors de son entrée sur le territoire kényan le 16 janvier dernier. Selon les autorités frontalières, le conducteur a refusé d’arrêter son véhicule et la police a ouvert le feu, blessant trois passagers. Les blessés ont été transportés depuis Liboi vers Dadaab, qui se situe à environ 90 kilomètres, pour recevoir des soins médicaux.

On ignore ce que sont devenus les 26 autres passagers.

A Dadaab, les trois blessés ont été interviewés par le HCR et ils ont dit avoir fui les combats se déroulant à Mogadiscio pour rejoindre le Kenya et demander l’asile. Le HCR en a officiellement informé les autorités locales et a demandé que leurs cas soient transmis au Département kényan des affaires de réfugiés ainsi qu’au HCR, afin de leur donner suite.

Cependant, le 21 janvier, selon des responsables de l’hôpital, six policiers sont entrés dans le centre de santé de Dadaab, où les trois demandeurs d’asile étaient toujours hospitalisés après leurs blessures par balles. Ils leur ont ordonné de monter dans un camion de police et ils les ont ramenés à la frontière. Plus tard dans la journée, les autorités ont confirmé que les demandeurs d’asile avaient été expulsés en Somalie.

Le HCR a attiré l’attention du Gouvernement kényan sur des incidents similaires, concernant le refoulement de demandeurs d’asile somaliens, survenus en 2008. Le HCR a vivement réagi contre ces expulsions illégales : « Nous regrettons vivement cette toute dernière décision concernant le retour forcé vers la Somalie de ces trois blessés somaliens et nous appelons les autorités kényanes à respecter pleinement le principe de non-refoulement, énoncé dans la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, conclue à Genève, ainsi que la législation du Kenya sur les réfugiés ».

E.T.

Outremer DOM TOM

Mouvements sociaux, Syndicalisme

La Guadeloupe maintient la grève générale  
Lundi 26 Janvier 2009
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Le «Collectif contre l’exploitation outrancière» (LKP), qui regroupe la quasi-totalité des syndicats, partis et associations de Guadeloupe, maintient le mot d’ordre de grève générale contre «la vie chère», qui paralyse l’île depuis mardi.

Après une première réunion entre LKP («Lyannaj kont pwofitasyon»), patronat, élus et Etat samedi, consacrée exclusivement à la méthode de négociation, les partenaires devaient se réunir de nouveau ce lundi après-midi.

Une manifestation organisée par le LKP avait rassemblé samedi 8.000 personnes selon la préfecture, 25.000 selon ses organisateurs, plus de 10.000 selon des journalistes. Dans le conflit parallèle des stations-service, toutes fermées depuis lundi dernier, aucune perspective ne s’est dégagée lors d’une réunion dimanche en préfecture.

Les gérants des 115 stations-service, dont plus de la moitié sont à l’enseigne Total, également actionnaire à 50% de la seule raffinerie approvisionnant le marché antillais, exigent l’arrêt de toute nouvelle implantation de station-service et l’établissement d’un numerus clausus. En dehors des huit stations-service réquisitionnées pour approvisionner les véhicules prioritaires, dont une liste a été établie par la préfecture, il est impossible depuis lundi dernier d’acheter essence ou gazole en Guadeloupe.

La circulation automobile est demeurée réduite pendant la semaine écoulée et surtout le week-end, a constaté un journaliste de l’AFP. Le Collectif LKP réclame, entre autres, la baisse des prix des produits de première nécessité, celle des impôts, des taxes et des carburants, le gel des loyers ainsi qu’une augmentation des salaires et minimas sociaux.

(AFP)

Outremer DOM TOM

Politique

Outremer : un nouveau conseil consultatif des Terres australes françaises mis en place  
Dimanche 25 Janvier 2009
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Un nouveau conseil consultatif des Terres Australes et Antarctiques françaises (Taaf), comprenant des parlementaires, des représentants des ministères concernés, des scientifiques et des personnalités, a été mis en place mercredi 21 janvier à Paris.

Ce conseil, véritable "gouvernement" des Taaf selon le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo, est appelé à assister dans son administration (budget, taxes, demandes d'exploitation…) le préfet de ce territoire "important du point de vue scientifique et économique".

Parmi les nouveaux membres du conseil consultatif figurent des personnalités telles que le journaliste Patrick Poivre d'Arvor, la navigatrice et ingénieur agronome Isabelle Autissier, ou Gérard Jugie, directeur de l'Institut polaire français Paul-Emile Victor (Ipev).

Les Taaf, "au carrefour des grands enjeux du monde d'aujourd'hui" selon le secrétaire d'Etat, sont composées des îles inhabitées de Saint-Paul et Amsterdam (66 km2), de l'archipel Crozet (140 km2), de l'archipel Kerguelen (7.000 km2), de la Terre Adélie (432.000 km2) et des cinq petites îles Eparses de l'océan Indien (Bassas da India, Europa, Glorieuses, Juan de Nova et Tromelin).

Le siège des Taaf est installé à Saint-Pierre de la Réunion.

(AFP)

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