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La lettre de Malango N°95

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 95 :
Le syndicat SE CGT Mayotte interpelle la mission parlementaire
Contentieux Mayotte/Comores : la France une nouvelle fois condamnée
La Halde saisie pour discriminations dans l'accès aux soins à Mayotte .
Levée de boucliers contre la 'prime à la délation' d'Eric Besson
Une nouvelle radio pour le sud de Mayotte
Madagascar : Andry Rajoelina a déposé une demande de destitution du président
Madagascar : le maire d’Antananarivo destitué
Révision constitutionnelle aux Comores : le front du 'non' se mobilise
Madagascar: un ministre affirme avoir été agressé, son avion incendié
L'Union Africaine condamne fermement tout changement anticonstitutionnel à Madagascar
Les vols vers Madagascar sont maintenus mais les reports sont autorisés gratuitement
L’ex-président de l’UA souligne le défi de la paix et de la sécurité en Afrique
Kenya : l'explosion d'un camion-citerne fait 115 morts
Un journaliste indépendant assassiné dans le sud-ouest du Kenya
Baisse de recettes chez Kenya Airways
Plus de médecins pour l'outre-mer
Guadeloupe : Les gérants de stations service signent l'armistice
Les pirates somaliens libèrent le 'Faina'
XXIIème Sommet de l'UA à Adis Abeba

La lettre de Malango
95

Vendredi 6 Février 2009

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MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Le syndicat SE CGT Mayotte interpelle la mission parlementaire

 
Jeudi 5 Février 2009
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N'ayant pu obtenir d'entrevue avec les députés présents à Mayotte ces jours-ci, le syndicat SE CGT Mayotte leur a adressé un message.

Rivo RAKOTONDRAVELO, secrétaire général de SE CGT Mayotte. (Archive)

Le syndicat enseignant attire l'attention des députés sur la situation du système éducatif à Mayotte qu'il considère comme alarmante. Il demande notamment « un plan d'urgence de construction, de rénovation et d'équipement des écoles », rappelant que « en terme de construction scolaire, à la rentrée 2009, le SMIAM prévoit 96 nouvelles salles de classes [...] mais surtout, qui ne tient pas compte des nouvelles obligations ».

En effet, depuis 2008, l'obligation scolaire est à 5 ans ; elle sera à 4 ans à la rentrée 2009.

SE CGT Mayotte revient également sur la formation des enseignants qui « sont recrutés à un niveau bac+2 mais ne sont formés que dans un institut de formation du maître (IFM) au lieu d'un IUFM ».

Il revient également sur le fait que Mayotte ne compte « que 140 professeurs des écoles sur une population globale de 2500 enseignants (dans le premier degré) répartis de façon inégale dans 5 corps ».

Pour le syndicat enseignant, « il est hors de question que des instituteurs contractuels, des instituteurs de Mayotte, des instituteurs du cadre des bacheliers ni des instituteurs de la fonction publique de l'Etat recrutés à Mayotte continuent à exercer lorsque la départementalisation sera effective en 2011 ».

Il demande que « l'intégration de tous les instituteurs de Mayotte dans le corps des Professeurs des Écoles doit être achevée avant 2011, la formation des enseignants doit être assurée par un IUFM et le vice rectorat doit devenir un rectorat », ainsi que « la généralisation de l'indexation des salaires à 115%, conformément à l'arrêté ministériel de 1972 ». Ce sont ces mêmes revendications qui étaient à la base de la manifestation qui avait accueilli Yves Jégo le 8 janvier dernier.

SE CGT Mayotte a joint à sa missive en direction des parlementaires, une copie de la « Lettre ouverte au Président de la République » qui lui a été adressée il y a quelques semaines, ainsi que celle qui avait été envoyée au Premier Ministre.

E.T.



COMORES

Statut de Mayotte

 

Contentieux Mayotte/Comores : la France une nouvelle fois condamnée

 
Mercredi 4 Février 2009
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Lors du XIIème sommet de l'Union Africaine qui se tient à Adis Abéba (Ethiopie), la France a une nouvelle fois été condamnée en raison de sa présence sur « l'île comorienne de Mayotte ».

Dans sa décision finale, le conseil exécutif de l'UA (Union Africaine) «rappelle toutes les résolutions antérieures de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) sur l'Ile comorienne de Mayotte ». Le texte revient également sur le référendum du 22 décembre 1974, où, selon lui, « le Peuple comorien, a exprimé sa volonté d'accéder à l'indépendance dans l'unité politique et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores ».

L'UA considère que « les référendums organisés les 8 février 1976 et 11 avril 1976 par l'ancienne puissance coloniale dans l'Ile comorienne de Mayotte constituent une violation grave de l'intégrité territoriale des Comores ».

Elle rappelle également que « l'inscription de l'Ile comorienne de Mayotte dans la Constitution de la République française est contraire au droit international ».

Enfin, l'organisation panafricaine « condamne l'organisation, le 29 mars 2009, d'un référendum sur la départementalisation de l'Ile comorienne de Mayotte et EXIGE l'arrêt immédiat de ce processus ».

Pendant trois jours les dirigeants et représentants d'une cinquantaine de pays membres de l'Union Africaine se sont retrouvés dans la capitale éthiopienne pour le XIIème sommet de l'organisation panafricaine.

E.T.

MAYOTTE

Droits de l'homme

 

La Halde saisie pour discriminations dans l'accès aux soins à Mayotte .

 
Vendredi 6 Février 2009
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Deux collectifs d'associations et ONG ont saisi la Halde concernant les discriminations en matière d'accès aux soins et à une protection sociale à Mayotte, ont-ils indiqué mercredi dans un communiqué.

Migrants Mayotte et Migrants Outre-mer (MOM), qui comprend MDM, la Cimade, la LDH, le Gisti, le CCFD, le Secours catholique, Aides, etc. estiment que "le droit à la santé est bafoué à Mayotte", parlant d'une "situation de discrimination systémique".

Dans cette saisine, adressée le 9 janvier également à la Défenseure des enfants Dominique Versini, les collectifs avancent le chiffre d'un "quart à un tiers de la population privé d'accès aux soins et de protection maladie".

Le recensement officiel de Mayotte en 2007 dénombre 187.000 habitants (étrangers illégaux non compris) "dont environ 100.000 ont moins de 20 ans", a dit à l'AFP Antoine Math, représentant du collectif MOM.

Avec 145.000 inscrits à la caisse de sécurité sociale de Mayotte en décembre 2008, avance-t-il, "nous avons, en fourchette basse, environ 40.000 personnes non couvertes, dont 20.000 enfants".

"On n'accepterait pas ça en métropole !", s'indigne M. Math, qui a effectué sur place une enquête en novembre/décembre, rappelant que "Mayotte, c'est la France!".

"C'est d'autant plus insupportable que cela concerne non seulement des migrants (non pris en charge - sauf urgence normalement - dans le système d'assurance maladie spécifique de Mayotte, NDLR) mais aussi des Mahorais", qui ont des difficultés à faire reconnaître leur état-civil français, ajoute-t-il.

Les ONG imputent cette situation à l'introduction en 2005 à Mayotte d'un système spécifique d'assurance maladie qui a fait beaucoup de laissés-pour-compte, dont de très nombreux migrants africains, arrivant notamment des Comores voisines et de Madagascar.

En termes de santé publique, "cette situation n'est pas tenable", a argumenté M. Math.

"Mayotte est une porte pour les maladies émergentes en Europe", selon des épidémiologistes cités dans la saisine, et des maladies infectieuses et/ou liées à la grande pauvreté y ont été relevées, comme le choléra, la tuberculose, la fièvre de la vallée du Rift, la lèpre ou la typhoïde.

(AFP)

MAYOTTE

Immigration clandestine

 

Levée de boucliers contre la 'prime à la délation' d'Eric Besson

 
Vendredi 6 Février 2009
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Quelques jours seulement après sa nomination au poste de Brice Hortefeux, Eric Besson a signé jeudi une circulaire permettant à des sans-papiers d'obtenir des titres de séjour en échange d'une "coopération" avec la police.

Eric Besson, le premier transfuge du PS, remplace Brice Hortefeux au ministère de l'immigration. Il soulève autant la polémique. (archive)
Echange condamnation des passeurs sontre carte de séjour
Le ministre de l'Immigration a expliqué à la préfecture de police de Paris que le sans-papiers, une fois entendu par les services de l'Etat, disposerait d'"un délai de réflexion de 30 jours pour lui permettre de se soustraire à l'influence de ses exploiteurs et prendre sa décision de porter plainte".
Ce n'est qu'une fois cette décision prise que "la victime pourra recevoir une carte de séjour temporaire" de 6 mois minimum, "renouvelable jusqu'à l'achèvement définitif de la procédure judiciaire".
"Si une condamnation effective est prononcée, a ajouté Eric Besson, la victime pourra obtenir une carte de résident de 10 ans".
Le ministre a insisté auprès des policiers qui l'écoutaient, nombreux, qu'il serait proposé à ces immigrants clandestins "non seulement un titre de séjour mais aussi un accompagnement social renforcé".
Un décret en date du 13 septembre 2007 avait déjà ouvert cette possibilité mais n'avait guère été suivi d'effets.

La circulaire aux préfets ouvre la possibilité à tout "immigré clandestin victime de proxénétisme ou d'exploitation" d'obtenir un titre de séjour temporaire en échange d'une "coopération" avec la police pour l'aider à démanteler la filière clandestine.

Pour SOS racisme « si la volonté de lutter contre les filières clandestines relève d’un souci louable, la méthode semble surprenante ». L'association s'inquiète «  face à ce qui apparaîtrait comme une officialisation des pratiques de délation ».

Elle met également l'accent sur les dangers encourus par les « délateurs » : « si l’Etat français décidait d’instituer cette manière de procéder, est-il en situation de garantir la sécurité physique dans les pays d’origine des personnes appartenant à la famille de celles et de ceux qui auraient décidé de dénoncer tel ou tel passeur ? »

SOS Racisme appelle Eric Besson à « ne pas mettre en œuvre ce projet et à réfléchir distinctement aux problèmes relevant des phénomènes de traite humaine représentés par les filières d’immigration clandestine et à ceux relevant de la régularisation, dont le mode doit être rapidement clarifié afin de ne pas livrer plus longtemps les sans-papiers à un arbitraire administratif et à une complexification du droit ».

Pour France Terre d'Asile, cette circulaire est « une proposition spectaculairement inefficace sur le fond ». L'association d'aide aux réfugiés rappelle que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait déjà utilisé cette méthode « en souhaitant protéger les victimes des réseaux de prostitution : ' si vous dénoncez vos bourreaux, vous aurez des papiers ' ». France Terre d'Asile constate que « six ans après cette proposition, les victimes de la prostitution sont toujours là, toujours sans papiers. Elles sont simplement moins visibles sur les trottoirs, mais travaillent dans des conditions nettement plus dangereuses ».

"La saillie médiatique du ministre doit être dépassée, il est nécessaire de répondre aux problèmes de fond, à la source des déplacements de population que sont le sous-investissement chronique de certaines régions, les déséquilibres économique et démographique, les questions climatiques ou encore les situations de guerre" ajoute FTA.

E.T.

MAYOTTE

Médias, Information

 

Une nouvelle radio pour le sud de Mayotte

 
Jeudi 5 Février 2009
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L'association des élèves de Bandrélé a activé l'émetteur de Radio-Est, installé à Bandrélé sur la côte sud-est de l'Ile.

Niché au milieu des cocotiers, le collège de Bandrélé a vu se développer une association de collègiens particulièrement active. (Archive)

La bande FM de Mayotte compte une nouvelle radio avec cette nouvelle fréquence sur 90,2 Mhz. « L'objectif de cette radio est de promouvoir la langue française et surtout développer l'expression orale des élèves, favoriser les échanges sociaux culturels de toutes les associations de la commune », indique Allaoui.

Initié par une association des élèves du Collège de Bandrélé, la station aura bien évidemment comme préoccupation la vie scolaire avec une émission comme « Mon Ecole ».

Le monde associatif sera également présent. « Nous inviterons les associations qui videndront s'exprimer et expliquer le but de leur association et nous faire part de leurs projets », poursuit le représentant de cette nouvelle radio.

Les anciens auront aussi leur créneau, intitulé Wadzadé, dans lequel ils viendront, durant une heure, raconter histoires et contes de leur enfance, permettant à la tradition orale de se perpétuer.

Ziara, une émission consacrée à l'histoire et à la culture de Mayotte sera diffusée tous les mois. Elle sera parrainé par Zaidou Bamana, ancien journaliste à l'hebdomadaire Mawana qui a "cessé d'émettre" depuis quelques semaines.

Enfin, la santé ne sera pas oubliée puisque l'émission « Santé & Médecine » permettra aux habitants du Sud de Mayotte de se sensibiliser aux sujets les plus importants. Cette émission sera animée par un le Dr Céline Roussin qui pratique à l'hôpital de Mamoudzou, mais habite à Bandrélé. La première émission sera consacré à un sujet qui touche particulièrement les jeunes : l'hépatite B.

Une radio ne serait pas complète si elle ne parlait pas de sport, surtout au cœur de cette campagne mahoraise. Ce sera chose faite avec « Sport Week-end-end » qui proposera aux auditeurs des matches en direct ainsi que les résultats des rencontres sportives.

Radio Est émet 24 heures sur 24 sur 90,2 Mhz. Elle peut être contactée au 02 69 62 01 71.

E.T.

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : Andry Rajoelina a déposé une demande de destitution du président

 
Mardi 3 Février 2009
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Le maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, a déclaré lundi 2 février qu’il déposerait dans l’après-midi une demande de destitution du président de la République, Marc Ravalomanana, auprès de la Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Le maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, demande la destitution du président de la République, Marc Ravalomanana.
La communauté internationale pour le respect de la loi
Dimanche 1er février, l’Union africaine (UA), par la voix du président de la Commission Jean Ping, a appelé au respect de la Constitution. « Tout changement anticonstitutionnel sera condamné », a-t-il affirmé sur Radio France International. Lundi 2 février, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en a fait de même, en appelant au respect de la légalité.

Devant plusieurs milliers de manifestants (entre 2.000 et 4.000 selon les sources) rassemblés sur la place du 13 Mai depuis le milieu de la matinée, Andry Rajoelina a annoncé vers 13 heures qu’il déposerait dans l’après-midi une demande de destitution de Marc Ravalomanana auprès de la Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale et du Sénat. « Ce soir, je déposerai la demande de destitution du président », a-t-il déclaré à la tribune, provoquant l’ire de la foule : « Maintenant », ont alors scandé les partisans du maire, qui ont également demandé à aller prendre « Iavoloha », le palais présidentiel.

« Nous allons suivre la procédure légale et nous allons attendre la décision de la Cour constitutionnelle », a répondu le maire d’Antananarivo, réitérant à plusieurs reprises sa volonté de respecter la loi. « La communauté internationale dit que je suis dans l’illégalité (lire encadré). Moi je dis : ‘Si je suis dans l’illégalité, Marc Ravalomanana a-t-il été dans la légalité pendant les sept dernières années ?’ » Sous entendu : non. Selon le jeune maire, Marc Ravalomanana aurait allègrement bafoué la constitution ces dernières années, notamment en bradant des terres aux étrangers (affaire Daewoo), mais aussi en bafouant les libertés fondamentales (fermeture de la télé Viva) et en outrepassant ses prérogatives (notamment dans le domaine judiciaire).

La procédure lancée par celui que l’on surnomme « TGV » a cependant peu de chances d’aboutir : pour que le président soit destitué, il faudrait qu’une majorité des deux tiers de l’Assemblée et du Sénat l’approuve - or ces deux assemblées sont composées d’une très large majorité d’élus du TIM, le parti de M. Ravalomanana.

Affirmant se battre « contre une minorité de privilégiés » au nom de la majorité des Malgaches, le maire a promis qu‘il tiendrait ses promesses une fois au pouvoir, contrairement selon lui aux précédent présidents. « Je veux éviter la guerre civile », a poursuivi M. Rajoelina, « je suis prêt à suivre la loi ; j’appelle le président à la démission ; démissionnez, M. Ravalomanana, il n’est pas trop tard ! » Il a également appelé à « la sagesse » des députés et des sénateurs, qui pourraient se réunir prochainement pour étudier sa demande.

D’ores et déjà, Andry Rajendra a annoncé qu’il avait « le droit » de « mettre en place la transition » et qu’il consultait les différentes composantes politiques et militaires du pays en vue de former un gouvernement de transition. Plus tard, il a affirmé aux journalistes qu’il était en « tractations », notamment avec des « généraux qui vont dans le sens d’un régime de transition ». Il a également demandé à la communauté internationale de « ne pas être complice » de la politique du président.

En attendant la décision de la Haute cour constitutionnelle et des deux assemblées, le maire a demandé à ses partisans de se réunir tous les jours place du 13 Mai. Certains observateurs évoquent toutefois « une lassitude » des Tananariviens. Ils étaient lundi moins nombreux que samedi 31 janvier ; et alors que « TGV » avait appelé samedi les fonctionnaires à ne pas se rendre sur leur lieu de travail, la plupart des administrations et des écoles étaient ouvertes lundi. Seuls quelques magasins du centre-ville sont restés fermés.

Envoyé spécial à Antananarivo, RC

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : le maire d’Antananarivo destitué

 
Mardi 3 Février 2009
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Le ministère de l’Intérieur de Madagascar a annoncé mardi 3 février la destitution du maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina. Il est remplacé par un PDS.

Mardi, Andry Rajoelina prend un bain de foule sur la place du 13 mai.

Le bras de fer se poursuit entre le maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina dit « TGV » et le président de la République, Marc Ravalomanana. Mardi en milieu d’après-midi, le premier a été officiellement démis de ses fonctions par le ministère de l’Intérieur. Un peu plus d’un an après son élection surprise à la tête de la capitale face au candidat du parti présidentiel, M. Rajoelina est remplacé par un administrateur provisoire, Edmond Rakotomavo, et par un PDS (Président de délégation spéciale), Guy Rivo Randrianarisoa.

« La décision a été prise ce matin. Guy Rivo Randrianarisoa, ancien haut responsable de la commune, a pris son poste vers 15 h par voie d'ordonnance. Il était chef de mission économique auprès de l'ambassade de Madagascar en France avant d'être désigné en 2004 secrétaire général de la commune d'Antananarivo. Il a occupé ce poste au temps du maire Patrick Ramiaramanana et du PDS Hery Rafalimanana. Depuis l'élection du maire Rajoelina, il avait tenu le rôle de conseiller spécial avant d'être désigné Directeur Général de la Décentralisation », a indiqué la présidence dans la soirée. Qui a ajouté : « Le PDS aura comme responsabilité d'assurer la marche de la machine administrative et la gestion de la commune. D'après la loi, le PDS occupe le poste au minimum 60 jours. Il est entouré de Edouard Razafimanantena (ancien adjoint au maire de la commune d'Antananarivo) et de Patrick Razakamananifidiny (Secrétaire Général du Ministère de l'énergie et des mines). Le nouveau PDS n'a pas maintenu le Conseiller Municipal. »

Quelques minutes après, Andry Rajoelina a contesté sur RFI ces nominations.

Dans la matinée, ce dernier avait une nouvelle fois donné rendez-vous à ses partisans sur la Place du 13 Mai. Devant près de 1.500 manifestants (moins que la veille), celui qui s’est proclamé samedi 31 janvier « chef du gouvernement » a annoncé qu’il entamerait une tournée mercredi 4 février dans les régions. Il a demandé à ses partisans de ne plus manifester jusqu’à samedi prochain.

Ce jour-là, Andry Rajoelina devrait annoncer la composition de son « gouvernement de transition ». Le chanteur Rossy, exilé en France depuis quelques années et opposant à Marc Ravalomanana, devrait être présent.

Selon les analystes politiques, la décision du président de démettre le maire de ses fonctions est une erreur politique. « Il a ainsi relancé un mouvement qui s’essoufflait », estime l’un d’eux.

A Antananarivo, RC

COMORES

Politique

 

Révision constitutionnelle aux Comores : le front du 'non' se mobilise

 
Mardi 3 Février 2009
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En ce début d’année, la classe politique comorienne ne chôme pas. Le projet de révision constitutionnelle qui vise entre autres à prolonger d’un an le mandat du président de l’Union, n’a pas tardé à faire débat.

Alors que le pouvoir se prépare à l'organisation du référendum -probablement au mois de mars prochain-, l'opposition se mobilise pour faire front contre le projet gouvernemental. Et pour cela elle s'engage à « tout mettre en œuvre pour faire échec à ce projet », lit-on dans une déclaration rendue publique le 30 janvier dernier et signée par vingt formations politiques dont la CRC, le Chuma, le Ridja, ect…

Arguant « des risques » que ferait courir cette échéance sur l'unité nationale, - des hommes politiques de l'île de Mohéli menacent de faire sécession s'ils n'obtiennent pas gain de cause- elle appelle au rejet du référendum constitutionnel. Dans la rue l'opinion reste divisée. D'un côté, il y a ceux qui adhérent entièrement au projet référendaire, d'autre part ceux qui le soutiennent mais qui ne sont pas d'accord pour que le président Sambi prolonge son mandat et enfin ceux qui s'opposent farouchement à toute révision constitutionnelle.

En fait, pour les pourfendeurs du projet de révision constitutionnelle, il s'agit d'un prétexte pour le président Sambi, dont le mandat se termine en mai 2010, de s'éterniser au pouvoir.

À Mwali, île à qui échoit le tour de la tournante en 2010, après Ngazidja (2002-2006) et Ndzouani (2006-2010), un grand rassemblement auquel prenaient part plusieurs personnalités politiques de l'île ainsi que d'autres venant de la Grande-Comore, s'est tenue le week-end dernier à l'appel de la coordination mohélienne pour l'unité nationale (COMUNA) pour dénoncer « toute révision de la constitution ».

Lors de cette réunion, les discours étaient clairs : « Mwali défendra ses droits jusqu'au bout », ont clamé les différents intervenants. « Ne pensez pas que nous allons perdre notre temps à examiner cet avant-projet de loi référendaire proposé par le chef de l'Etat, je vous dis que le référendum n'aura pas lieu à Mwali un point et c'est tout », a déclaré le ministre Abdallah Saïd Sarouma, porte parole du gouvernement de Mohéli à l'assistance.

« Nous disons au président de l'Union Ahmed Abdallah Sambi d'accepter de partir à l'expiration de son mandat. Nous espérons que le 26 mai 2010, il cédera la place à un Mohélien », a poursuivi l'ancien président de l'île Mohamed Saïd Fazul.

Et l'ancien premier ministre et membre de la Crc, Hamada Madi Boléro de rappeler au chef de l'Etat « qu'il lui reste 480 jours » avant la fin de son mandat. Rappelons que cette manifestation intervient quelques jours seulement après le passage dans l'île du président Sambi pour expliquer aux habitants les tenants et aboutissants de son projet. La réunion qui s'est tenue à Fomboni a été précédée d'une prière collective Hitma destinée « à attirer la colère de Dieu sur tout ressortissant de Mwali qui accepterait les propositions de révision constitutionnelle ». Un bœuf a été sacrifié à cette occasion et enterré sur la place de l'indépendance. Une manière originale de défendre des droits politiques. En effet, alors que sous d'autres cieux, la politique signifie confrontation d'idées, aux Comores, les hommes politiques semblent adopter le Hitma comme arme dans la lutte politique.

Bref rappel des faits. Lors des dernières élections présidentielles de l'île autonome de Ngazidja, l'avocat Saïd Larifou avait adopté le même procédé à l'encontre de ceux qui le qualifiaient de « chrétien ». Au début du mois de janvier, le président Sambi confiait aux journalistes qu'il a fait lire un Hitma à Mutsamudu à l'encontre de « tous ceux qui racontent des ragots » à son égard. On se demande d'où vient cette pratique qui visiblement semble adoptée par certains dans le seul but de court-circuiter tout débat politique dans le pays. Traduirait-elle une absence de stratégies politiques et d'idées de la part de nos politiciens ? Le doute est permis….

C'est dans ce contexte plutôt tendu que l'envoyé spécial du président de la commission de l'Union africaine aux Comores, Francisco Madeira, tente de renouer le dialogue entre les différentes parties. Il devrait se rendre ce mardi à Mohéli. À en croire, la Gazette des Comores on s'acheminerait vers une table ronde de toutes les forces vives du pays dans les prochains jours pour trouver un compromis sur l'épineuse question de la révision constitutionnelle initié par le président Sambi.

Faissoili Abdou (Avec la Gazette des Comores et l'Afp).

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

L'Union Africaine condamne fermement tout changement anticonstitutionnel à Madagascar

 
Jeudi 5 Février 2009
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En marge de la XIIème assemblée générale de l'Union Africaine à Adis-Abeba (Ethiopie), le Président de la Commission Africaine, M. Jean Ping a reçu mardi 3 février 2009, le Premier Ministre de la République de Madagascar, SEM Charles Rabemananjara et le Ministre malgache des Affaires Etrangères, SEM Marcel Ranjeva.

Le 30 janvier 2009, le Secrétaire général des Nations Unies appelait le Gouvernement malgache à "donner la
priorité absolue à la protection de la population".
Il déclarait également qu'il "appartient aux parties malgaches de régler leurs différends par des moyens pacifiques et un dialogue inclusif" tout en proposant le "soutien" des Nation Unies au "processus de dialogue et à la réconciliation nationale".

La rencontre a été principalement axée sur l'évolution de l'actuelle crise socio-politique à Madagascar.

Le Chef du Gouvernement Malgache a brossé une rétrospective des événements en soulignant que depuis hier lundi, la vie dans le pays reprend progressivement son cours normal avec la réouverture des écoles et des banques et que la capitale a recommencé à connaître sa densité coutumière. Il a aussi rappelé, que le Président de la République a marqué sa disponibilité au dialogue avec le Maire d'Antananarivo. Il a tenu à souligner l'attitude des forces de l'ordre qui ont assumé leur rôle sans dérapage, en dépit du manque des moyens requis dans ce genre de situation.

Pour sa part, le Président Ping a fait savoir que l'Union Africaine et la Commission suivent avec attention les développements à Madagascar et réaffirmé la position sans équivoque de l'Union Africaine, qui condamne fermement tout changement anticonstitutionnel sous quelque forme que soit. Il a également rappelé le vif souhait de l'Union Africaine d'une sortie de crise durable impliquant toutes les Parties dans un esprit de dialogue et de compréhension afin de prévenir la réédition de telles situations.

Il a enfin indiqué que la Commission continuera de suivre les développements de la situation et qu'elle ne ménagera aucun effort pour contribuer à l'apaisement et au fonctionnement normal des institutions à Madagascar.

Source : Commission de l'Union Africaine


MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar: un ministre affirme avoir été agressé, son avion incendié

 
Vendredi 6 Février 2009
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Le ministre malgache de l'économie Ivohasina Razafimahefa a affirmé jeudi à l'AFP avoir été victime d'une agression lors d'une visite deux jours plus tôt en province mardi, durant laquelle l'avion privé qu'il utilisait a été incendié.

"Lorsque je suis arrivé à Farafangana (côte sud-est), on a fait circuler des fausses informations, complètement mensongères, selon lesquelles j'avais dans mon avion de l'argent que j'aurais pris dans la Banque centrale de Manakara (100 km plus au nord), et que j'allais prendre de l'argent ou des biens publics à Farafangana", a relaté jeudi Ivohasina Razafimahefa, ministre de l'Economie, du commerce et de l'industrie.

"A cause de ces informations, la population s'en est pris à l'avion, en espérant qu'il y aurait une grosse somme mais évidemment ils n'ont rien trouvé. Déçus, ils ont décidé de brûler l'avion", a-t-il poursuivi.

Le ministre a dû se réfugier dans son hôtel avant de regagner la capitale malgache mardi soir, en hélicoptère.

M. Razafimahefa a précisé qu'il s'était rendu à Farafangana notamment pour travailler au "rétablissement" du ravitaillement en produits de première nécessité "qui deviennent de plus en plus rares".

(AFP)

MADAGASCAR

Tourisme

 

Les vols vers Madagascar sont maintenus mais les reports sont autorisés gratuitement

 
Mercredi 4 Février 2009
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Devant la situation houleuse qui s'est installée à Madagascar et des émeutes qui en découlent, les tours opérateurs autorisent sans surcoût un report de séjour pour les clients qui le souhaitent.

Cependant, les compagnies décident pour l'heure de conserver les vols prévus ces prochains jours.

Selon les recommandations du Ceto (Centre d'Etude des Tours Opérateurs), « le transfert est valable pour une durée de douze mois sur la même destination ou un autre séjour proposé par le voyagiste ». Cette mesure commerciale valable jusqu'au 8 février est susceptible d'évoluer selon que les évènements iront vers l'apaisement ou l'embrasement politique.

Le ministère français des affaires étrangères déconseille toujours aux voyageurs de "différer tout déplacement à Madagascar" par crainte d'une dégradation de la situation.

Ayant la réputation d’être chère, la destination Madagascar connaît ses dernières années un franc succès auprès des opérateurs européens. Elle risque de souffrir de cette crise politique si elle devait perdurer. Le nombre de visiteurs a quasiment doublé depuis 2004. Plus de 400 000 visiteurs ont été enregistrés en 2008.

Le tourisme est un secteur économique important pour les malgaches. Secteur à très fort potentiel de développement, il génère plus de 390 millions de dollars de devises et occasionne plus de 35 000 emplois directs.

E.T.



TANZANIE

Diplomatie - Relations internationales

 

L’ex-président de l’UA souligne le défi de la paix et de la sécurité en Afrique

 
Vendredi 6 Février 2009
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L’ancien président de l’Union africaine et chef d’Etat tanzanien, Jakaya Kikwete, a déclaré jeudi que le principal défi auquel il était confronté à la tête de l’Union était de faire prévaloir la paix et la tranquillité sur le continent.

Jakaya M. Kikwete, président de la Tanzanie vient de laisser son poste à la présidence de l'Union Africaine à M. Khadafi. (archive)

Kikwete a indiqué lors d’une conférence de presse tenue à Dar es Salam à son arrivée d’Addis-Abeba, en Ethiopie, que la résolution des conflits et la promotion de la paix constituent de grands défis pour le nouveau président de l’UA, le colonel Mouammar Kadhafi de la Libye.

Il a ajouté qu’il faut accorder la priorité nécessaire aux troubles politiques surtout en Somalie.

Le chef de l’Etat tanzanien a souligné que le nouveau président doit également promouvoir le dialogue comme moyen de mettre fin à l’agitation au Darfour, au Soudan.

Il a toutefois reconnu que le débat sur la création des Etats Unis d’Afrique avait pris beaucoup de temps lors du sommet mais a démenti les rumeurs selon lesquelles le nouveau président en exercice de l’UA faisait beaucoup de pressions pour assurer sa réalisation.

Le président Kikwete a ajouté que la création des Etats Unis d’Afrique ne peut se décider que par les pays membres et non par Kadhafi seulement.

APA

KENYA

Faits divers

 

Kenya : l'explosion d'un camion-citerne fait 115 morts

 
Jeudi 5 Février 2009
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Samedi soir, un camion-citerne renversé a explosé à Molo, à 170 km environ au nord-ouest de Nairobi, alors que des centaines de personnes essayaient de récupérer l'essence qui s'échappait du véhicule.

115 morts et au moins 117 personnes sérieusement brûlées dans l'explosion d'un camion citerne.
Le Kenya invite les médecins étrangers à aider les survivants de l'explosion
Le gouvernement kenyan a lancé lundi un appel à des médecins étrangers pour aider à soigner les survivants de l'explosion du camion-citerne.
Le Premier ministre Raila Odinga a indiqué que les experts de l'Inde et des Etats-Unis, qui seront dans le pays mardi, aideront en chirurgie esthétique et d'autres opérations de reconstruction sur les patients internés dans différents hôpitaux à Nakuru, Molo et Nairobi.
"La capacité de nos installations médicales a été surexploitée et nous avons besoin de cet effort collaboratif de la part de nos amis dans la gestion de ces deux tragedies de Nakuru et de Nakumatt," a indiqué Odinga aux journalistes à Nairobi.

Le bilan des victimes de l'explosion est passé à 115 après que neuf personnes gravement blessées aient succombé à l'hôpital.

"Pendant la nuit, neuf autres personnes sont décédées dans les hôpitaux -- sept à Nakuru Provincial Hospital et deux à Kenyatta National Hospital. Ce qui porte le nombre de morts de la tragédie pétrolière à 115", dit la déclaration du porte-parole du gouvernement lundi.

Les drapeaux ont été mis en berne dans le pays et les cérémonies officielles ont été suspendues pour un deuil national d'une semaine décrété dimanche par le président kenyan Mwai Kibaki.

Le porte-parole de Kenya National Hospital (KNH), Simon Ithai, a indiqué que le public a bien réagi aux appels pour les dons de sang et a invité les Kenyans à continuer à donner du sang.

Le Premier ministre Raila Odinga a indiqué que la tragédie a mis en évidence la situation désespérée des populations les plus pauvres du Kenya.

"La pauvreté pousse notre peuple à des attitudes désespérées juste pour s'en sortir un ou deux jours de plus. La zone étant rurale, aucune équipe de gestion des désastre n'a pu réagir là-bas parce qu'il n'en existe pas", a indiqué Odinga.

La ministre de la Santé publique, Beth Mugo, a promis que le gouvernement paiera les factures médicales pour ceux qui sont blessés.

L'incident survient alors que les services des urgences continuent de fouiller dans les décombres d'un supermarché à Nairobi, qui a été complètement détruit dans un incendie mercredi. Au moins 26 personnes ont été tuées dans les flammes.

Avec Xinhua

KENYA

Médias, Information

 

Un journaliste indépendant assassiné dans le sud-ouest du Kenya

 
Jeudi 5 Février 2009
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Porté disparu depuis le 16 janvier, Francis Kainda Nyaruri, un journaliste indépendant basé à Nyamira (sud-ouest du Kenya) a été retrouvé mort le 29 janvier 2008 dans une forêt de la région voisine.

Francis Kainda Nyaruri, alias “Mong’are Mokua”, a été retrouvé décapité, le 29 janvier 2008, dans la forêt de Kodere, située dans la région du Rachuonyo (province de Nyanza). Son cadavre portait de profondes entailles et ses mains étaient attachées dans son dos. Il a été transporté à l’hôpital de Kisii.

Selon le quotidien privé The Standard, Francis Kainda Nyaruri aurait déclaré avoir été menacé par des officiers de police, à la suite de plusieurs articles parus dans un hebdomadaire local.

Cet assassinat odieux nous inspire avant tout une sympathie profonde pour la famille de Francis Kainda Nyaruri. Nous demandons aux autorités compétentes, notamment au chef de la police de la province de Nyanza, Larry Kieng, de tout mettre en oeuvre pour déterminer les motifs de ce crime et de traduire les responsables en justice, en gardant à l’esprit que ce crime a une portée symbolique terrifiante pour le Kenya”, a déclaré l’ONG Reporters sans Frontières.

E.T.

KENYA

Economie

 

Baisse de recettes chez Kenya Airways

 
Mardi 3 Février 2009
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Kenya Airways, l'une des compagnies aériennes les plus prospères du continent africain, a annoncé la baisse de ses recettes ce lundi, imputant celle-ci à la crise économique mondiale.

Pendant la première moitié de l'année financière, le prix du pétrole est resté à son niveau le plus élevé, atteignant 147 dollars US le baril en juillet 2008.

Selon les estimations de l'Association internationale du transport aérien (IATA), la perte globale de l'industrie aéronautique se chiffre à 5 milliards de dollars US durant l'année financière 2008/2009.

L'Association prévoit également une réduction du trafic de 3% durant l'année financière 2009/2010, ce qui représente une chute sans précédent depuis 2001.

En plus de tous ces facteurs, les violences post électorales au Kenya au début de l'année 2008 ont également impacté négativement les résultats financiers pendant la haute saison de l'industrie du transport dans le pays, liée au tourisme.

Les effets de la forte monnaie kenyane (Kenyan Shilling) par rapport au dollar américain au début de l'année 2008 a également aggravé la baisse du chiffre d'affaires de la compagnie, étant donné que l'essentiel des recettes était en dollar et surtout que les billets et le fret étaient convertis (en dollars) à des taux très bas.

La situation a également fait augmenter le prix du kérosène, payé essentiellement en dollar.

Par ailleurs, l'industrie de l'aviation dans le monde continue de subir la baisse du nombre de passagers.

Pour l'heure, les dirigeants de la compagnie espèrent maintenir la situation financière de Kenya Airways hors de danger, même si les chiffres enregistrés restent plus bas que par le passé.

Kenya Airways et une des rares compagnies aériennes à desservir Mayotte et les Comores, permettant une liaison plus courte entre l'archipel et l'Europe, via Nairobi au Kenya.

Avec PANA


Outremer DOM TOM

Santé

 

Plus de médecins pour l'outre-mer

 
Jeudi 5 Février 2009
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Le Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer a annoncé une augmentation du numerus clausus pour les facultés de médecine d’Outre-Mer.

Le numerus clausus est une limitation volontaire du nombre de professionnels dans certains secteurs afin de garantir un niveau minimum de niveau de vie. Le numerus clausus existe également dans d'autres professions, notamment pour les pharmacies dont le nombre est limité à une pour 2500 habitants s'il n'existe aucune pharmacie dans la commune et 3.500 habitants par pharmacie dans les autres cas.

Cette nouvelle mesure est parue au Journal Officiel et donc applicable pour l’année 2009.

Le nombre d’étudiants autorisés à poursuivre leurs études en deuxième année d’études médicales (PCEM 2) progresse ainsi de 16% par rapport à 2008.

« Le Gouvernement porte ainsi, a souligné Yves Jégo, une attention toute particulière à la démographie médicale spécifique des départements et collectivités d’Outre-Mer, marquée par une densité inférieure à celle de la métropole et par un vieillissement notable des professions de santé ».

L'université de la Réunion pourra donc accueillir cette année 58 étudiants contre 44 l'année dernière. Celle des Antilles-Guyane en recevra 82 contre 77 en 2008 et celle de Polynésie française disposera de 16 places contre 12 en 2008.

Globalement, le numerus clausus s’établit désormais pour les universités d’Outre-Mer à 163 places, contre 140 en 2008.

E.T.

Outremer DOM TOM

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Guadeloupe : Les gérants de stations service signent l'armistice

 
Mardi 3 Février 2009
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Les gérants de stations service de la Guadeloupe ont signé un accord avec l'état, selon un communiqué de la préfecture de Guadeloupe.

Suite à l'accord signé entre l'Etat et les gérants de stations service, le Préfet de la Guadeloupe indique que ces derniers se sont engagés à rouvrir la totalité des stations service de l'île demain mercredi 4 février 2009.

Les gérants des 115 stations-service de laGuadeloupe, dont plus de la moitié sont à l'enseigne Total, également actionnaire à 50% de la seule raffinerie approvisionnant le marché antillais, exigent l'arrêt de toute nouvelle implantation de station-service et l'établissement d'un numerus clausus.

Ce conflit paralyse l'activité de la Guadeloupe depuis maintenant dix jours.

D'autre part, Yves Jégo, le secrétaire d'état à l'outre-mer devrait rencontrer mercredi 4 février, des représentants du LKP à l'origine du mouvement de grève générale qui agite la Guadeloupe pour protester contre la vie chère.

AFRIQUE

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

 

Les pirates somaliens libèrent le 'Faina'

 
Jeudi 5 Février 2009
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Mercredi 4 février, le cargo ukrainien Faina transportant une cargaison d'armes a été libéré par les pirates somaliens qui le détenaient depuis le mois de septembre.

Le Faina est attendu dans la soirée au port kenyan de Mombasa, rapportent les médias locaux à Nairobi.

Selon certaines sources, le président ukrainien aurait lui-même confirmé la libération de ce bateau qui était retenu depuis septembre par des pirates au large des côtes somaliennes.

Le bureau du président Viktor Yushchenko a publié un communiqué laconique le jour qui a suivi l’annonce par la presse du versement d’une rançon aux pirates du Faina.

La marine américaine a été immédiatement dépêchée dans la zone pour escorter le navire, de peur qu’il ne tombe entre les mains des insurgés islamistes somaliens.

"Le 4 février, la Faina a été libéré, au terme d’une opération très délicate, menée par les services spéciaux ukrainiens, en collaboration avec des services spéciaux étrangers", a annoncé Capital FM, une radio privée kenyane, citant le communiqué de la présidence ukrainienne.

Le navire qui faisait route vers le port de Mombasa avait été détourné en septembre 2008, avec à son bord 20 membres d’équipage.

Selon le gouvernement kenyan les chars, les lance-roquettes et les armes légères à bord du navire sont destinés au Kenya, mais d’autres informations indiquent que le manifeste (document à bord du bateau) montre que cette cargaison était destinée au Sud Soudan.

Les pirates qui ont détourné le MV Faina avaient réclamé au départ 35 millions de dollars mais ont continuellement réduit le montant à 8 millions puis en octobre à 2 millions de dollars.

avec APA

AFRIQUE

Diplomatie - Relations internationales

 

XXIIème Sommet de l'UA à Adis Abeba

 
Mercredi 4 Février 2009
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Ce 12ème sommet de l’UA, auquel prennent part une trentaine de chefs d’Etat et qui s’achève mardi, est dominé par le thème du développement des infrastructures en Afrique.

Le nouveau président de l'Union Africaine, Mouammar Kadhafi.

Cinq pays ont été désignés pour siéger au Bureau du l’Union Africaine (UA), lors du 12ème Sommet ordinaire de l’Union qui s’est ouvert lundi dans la capitale éthiopienne. La présidence à été confiée à la Libye (en la personne de Mouammar Kadhafi). Il sera épaulé par quatre vice-présidents : le Lesotho, le Gabon, la Sierra Leone, et la Tanzanie.

Le budget

Le Conseil exécutif de l’Union Africaine a approuvé le budget 2009 de l’Union, qui s’élève à 164,2 millions de dollars, enregistrant une hausse de 17,3 % par rapport au budget de l’année précédente, a appris APA mardi à Addis-Abeba de sources officielles.

Selon les documents relatifs à ce budget dont APA a pu obtenir copie, le Parlement panafricain, un organe de la Commission de l’Union, sera doté de 13,4 millions en 2009, dont 9,5 millions pour son budget de fonctionnement et 3,9 millions pour ses programmes.

La Commission Africaine pour les droits de l’homme et des peuples aura 3,6 millions, alors que le Cour Africaine pour les droits de l’homme et des peuples bénéficiera de 7,6 millions.

"Le budget 2009 a été préparé sur la base des quatre piliers de l’Union Africaine et en conformité avec les décisions du Conseil exécutif consistant à fusionner le budget ordinaire et les fonds alloués aux programmes".

Les autres questions abordées

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union africaine (UA), ont demandé au président de la Commission de l’UA de convoquer de ‘’toute urgence’’ une réunion entre l’UA et l’Union Européenne (UE), pour discuter de la question du recours abusif au principe de la juridiction universelle par les juges de certains pays non africains à l’encontre de dirigeants africains.

« Le caractère politique et le recours abusif au principe de la juridiction universelle par les juges de certains pays non africains à l’encontre de dirigeants africains est une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des ces Etats », fait remarquer un projet de résolution du Conseil exécutif de l’UA.

Ils ont également demandé au président de la Commission de veiller à ce que les mandats d’arrêts lancés contre certains dirigeants africains soient retirés et ne soient pas exécutés dans l’un quelconque des pays du continent.

Le Conseil exécutif de l’UA invite également tous les Etats membres, en particulier ceux de l’UE, d’imposer un moratoire à l’exécution de ces mandats d’arrêt, jusqu’à ce que tous les moyens juridiques et politiques aient été examinés à fond entre l’UA, l’UE et les Nations Unies.

L’UA invite les pays membres à intensifier leur coopération économique

L’objectif visé est d’accélérer la mise en place des programmes d’intégration économique en renforçant le marché financier africain par des mécanismes de régulation.

Les pays devant abriter les institutions financières africaines, notamment la Banque centrale, le Fonds monétaire et la banque d’investissement, crées par l’article 19 de l’Acte constitutif, sont invités à accélérer et à faciliter les procédures d’établissement.

Un large débat sur la crise financière

Les travaux seront ponctués par une série d’interventions axées sur le thème, présentées par le président de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Donald Kaberuka, M. Aboulie Janneh, sous Secrétaire général des Nations Unies et secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le président de la Banque mondiale ou son représentant et le Directeur général du Fonds monétaire international ou son représentant.

Le ministre britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth, Lord Mallock, va également faire un exposé au cours de cette session qui sera sanctionnée par l’adoption d’une Déclaration sur la Crise financière.

La désignation des membres du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption et l’examen du rapport de la Commission chargée de la révision du Protocole relatif au Parlement panafricain, sont aussi discutés par le 12ème Sommet ordinaire de l’UA.

L’UA appelle le G8 à réformer le système financier international

Les Chefs d’Etat africains pressent les huit pays les plus puissants de la planète, réunis dans le G8, à réformer « avec responsabilité » le système financier international dans la perspective d’intégrer l’Union africaine et le Groupe des 20 économies émergentes de la planète (G20).

L’UA serait représentée au G20 par le président en exercice de l’organisation en l’occurrence, le colonel Mouammar Khadafi, élu lundi par ses pairs à l’ouverture du sommet et par le président de la Commission, M. Jean Ping.

En outre, l’UA appuie l’initiative du G20 consistant à constituer des groupes de travail sur des sujets de négociation pour la réforme du système financier international.

L’organisation panafricaine requiert par ailleurs son implication dans tout le processus de réforme, étape après étape, ainsi que dans sa mise en œuvre.

Le programme sur les conflits frontaliers snobé par plusieurs membres de l’UA

Seuls dix pays sur les cinquante trois que compte l’Union africaine ont donné une suite favorable à la proposition de création d’un programme sur les conflits frontaliers en Afrique, qui vise à résoudre les différends entre des pays de l’Union.

"Depuis que les pays africains ont accédé à l’indépendance, les frontières issues de la colonisation, dans un contexte de rivalités entre pays européens, ont été à l’origine de plusieurs conflits", a déclaré le Conseil dans un document officiel.

Selon ce document, seuls l’Algérie, le Burkina Faso, le Cameroun, le Mali, l’Ile Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Soudan et la Tunisie ont à ce jour donné une réponse au programme.

Le huis clos du Sommet achoppe sur la transformation de la Commission de l’UA

Le 12ème sommet de l’Union africaine (UA) achoppe sur un point de discussion capital centré sur la transformation de la Commission de l’Union africaine en une Autorité de l’Union.

Mardi, certains ministres des Affaires étrangères, membres du Conseil exécutif, seraient revenus sur la décision prise la veille d’instaurer une Autorité de l’UA en lieu et place de la Commission avec des prérogatives renforcées et mieux élaborées.

Ces décisions avaient été annoncées lundi par le président en exercice sortant de l’UA, en l’occurrence le Tanzanien Jikaya Kikweté, qui se plaisait à souligner dans son point de presse qu’un large consensus avait été obtenu autour de cette question qui a longtemps alimenté les débats au sein des différentes instances panafricaines.

Le thème du sommet portant sur le « développement des infrastructures en Afrique » est, contre tout attente, quelque peu relégué au second plan, des délégations prenant part au sommet ayant décidé d’approfondir le réflexion pour « mieux cerner les attributs de l’Autorité de l’Union », selon le mot d’un délégué qui a assisté à une partie du débat en cours.

Des Etats-Unis d’Afrique, un concept cher au nouveau président Mouammar Kadhafi, au Gouvernement de l’Union, les diverses étapes de ce projet politique d’envergure, ponctuées de renvois et de reports, reflètent l’âpreté des discussions et la frilosité devant le nécessaire abandon de souveraineté, préalable à toute tentative d’intégration.

L’Autorité de l’Union, telle qu’esquissée hier par le président Kikwete, semblait écarter les portefeuilles sensibles pour ne cibler que ceux à fort coefficient transversal, notamment l’Environnement ou l’Ecologie, la Santé, la Libre circulation des biens et des personnes, l’Education ou la Recherche.

Suspension de séance

Les chefs d’Etat africains participant au sommet ont suspendu mardi soir leur séance pour se retrouver seuls entre eux, à la demande de l’Afrique du Sud et d’autres pays d’Afrique australe.

Cette suspension a été soutenue par d’autres pays appartenant à la même aire géographique, dans l’optique d’arrondir les angles à la suite de notables divergences apparues sur la transformation de la Commission de l’UA en Autorité de l’Union.

La mutation institutionnelle de l’organe d’exécution, qui semblait emporter lundi l’adhésion de toutes les délégations, est désormais battue en brèche du fait des objections sud-africaines relatives aux prérogatives dont devrait se prévaloir la Commission, une fois transformée en Autorité de l’Union.

«A cette allure nous sommes partis pour une veillée toute la nuit durant puisque d’autres interruptions ne sont pas à exclure », soupire un délégué rencontré dans les alentours du huis clos des chefs d’Etat qui se prolonge indéfiniment.

Avec APA/Xinhua

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