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La lettre de Malango N°96

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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 96 :
Madagascar : carnage devant le palais présidentiel
MAYOTTE - Ciné Polar : une semaine pour frissonner... de plaisir
Elections syndicales : SE-CGT Mayotte toujours majoritaire
Voyage découverte des Iles Eparses : une occasion unique
Eliasse chez les ch'ti
Révision constitutionnelle aux Comores : Sambi devant la population
La Banque Postale des Comores ouvre deux bureaux en France.
Comores : La Banque africaine de développement est de retour
Les 'esclaves oubliés' de l'île de Tromelin vivaient dans des 'tombeaux'
Un envoyé de l'UA se rendra à Madagascar
Madagascar : la ministre de la Défense a démissionné
Madagascar : l'ONU demande des sanctions
Madagascar : les exportateurs mauriciens inquiets
Madagascar : Maurice pour une action concertée de la communauté internationale

La lettre de Malango
96

Mardi 10 Février 2009

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" La Lettre de Malango"

 

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : carnage devant le palais présidentiel

 
Dimanche 8 Février 2009
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Au moins 28 personnes ont été tuées et 212 autres blessées samedi 7 février à Antananarivo après que la garde présidentielle a ouvert le feu sur des partisans du maire déchu de la capitale Andry Rajoelina, selon un nouveau bilan obtenu dimanche auprès de la gendarmerie.

Samedi, les blessés affluent dans le principal hôpital d'Antananarivo.

"Dans les trois principaux hôpitaux de la ville, on a recensé 28 morts et 212 blessés", a déclaré à l'AFP le capitaine Lala Rakotonirina, chef du service des relations publiques du commandement de la gendarmerie nationale.

La majeure partie des blessés et victimes ont été transportées dans l'hôpital universitaire de la ville. "90% des blessés souffrent d'impacts de projectiles métalliques", a indiqué une source médicale.

Des policiers ont ouvert le feu à balles réelles sur ces manifestants qui se dirigeaient vers le palais Ambohitsorohitra, bâtisse abritant le bureau du président Marc Ravalomanana dans le centre de la capitale, a constaté un photographe de l'AFP.

A 19H00 (16H00 GMT), des tirs sporadiques mais nourris retentissaient encore aux abords du palais où les forces de l'ordre faisaient face à des pillards qui sont entrés dans un hôtel et des bureaux administratifs.

Ces décès portent à au moins 91 le nombre de personnes mortes dans les violences qui ont émaillé depuis le 26 janvier le bras de fer entre Andry Rajoelina et le président Ravalomanana. Fin janvier, au moins 68 personnes étaient mortes dans la Grande Ile de l'océan Indien, selon la gendarmerie.

Samedi, les manifestants arrivaient de la place du 13-Mai, où au moins 20.000 personnes avaient assisté à un nouveau rassemblement de l'opposition au cours duquel le maire avait pris la tête d'une "Haute Autorité de transition" aux contours encore flous, censée à ses yeux remplacer le pouvoir en place.

"Vu le vide institutionnel relatif à la procédure de destitution du président (...), Andry Rajoelina est nommé président de la +Haute Autorité de transition+", avait déclaré une proche du maire.

M. Rajoelina avait ensuite désigné comme "Premier ministre" Roindefo Monja, un homme politique de Tulear (sud-ouest), à la tête d'un "gouvernement d'unité nationale où toutes les régions seront représentées".

Le maire, destitué mardi de son mandat par les autorités, a engagé sans succès jusqu'à présent des procédures de destitution de M. Ravalomanana.

A la fin du rassemblement, M. Rajoelina avait appelé ses partisans à marcher vers le palais Ambohitsorohitra, qui hébergeait le bureau du maire avant l'accession au pouvoir de Marc Ravalomanana en 2002.

"Ce palais appartient au peuple et à la commune. Je décide de donner à la primature (services du Premier ministre) ce palais", avait lancé Andry "TGV", surnom attribué par ses sympathisants pour son caractère fonceur.

L'Union européenne a considéré vendredi que le retour à la situation d'avant la crise n'était "pas envisageable" en raison du "profond malaise dans la société malgache", réitérant ses appels au "dialogue".

Washington tient sensiblement le même discours.

Andry "TGV" s'est fait le porte-voix des frustrations de nombreux Malgaches durement touchés par la hausse des prix. Il a aussi porté sur la place publique leur ressentiment contre M. Ravalomanana, qu'ils décrivent comme coupé de la population et affairiste.

(AFP)


Il est 14h45 hier lorsque les premières balles fusent. Depuis près d’une heure, les manifestants font face aux forces de l’ordre postées dès le petit matin devant le palais présidentiel d’Ambohitsorohitra, situé à quelques mètres de la place du 13-Mai, où s’étaient amassés plus de 20.000 personnes dans la matinée. Les pourparlers entre les représentants du président autoproclamé - des députés et le général Dolin, ancien directeur de cabinet de Rajoelina à la mairie de Tana - et les responsables de la police traînent en longueur. Les premiers veulent tout simplement prendre le contrôle du bâtiment, donc du pays. Quelques minutes auparavant, Andry Rajoelina a annoncé la mise en place d’une Haute autorité pour la transition et a nommé un nouveau Premier ministre, Roindefo Monja.

Dans la rue, l’ambiance est, dans un premier temps, bon enfant. Des manifestants échangent des bouteilles d’eau avec le premier rideau de gendarmes, qui sourient. Puis ils le franchissent, sans grande difficulté.

Ils se dirigent alors vers le palais dans lequel se trouvent les parlementaires, mais ne sont pas autorisés à y pénétrer. Un second rideau de gendarmes les y en empêchent. Les six représentants ont à peine le temps de sortir, vers 14h45, que les premières balles fusent. Sans aucune sommation…

« J’étais parmi les premiers rangs quand j’ai entendu un coup de feu. Immédiatement, je me suis mis à terre, pensant qu’il s’agissait de la première sommation. Mais j’ai entendu d’autres coups de feu, et j’ai vu des hommes et des femmes tomber autour de moi », racontait hier soir un journaliste malgache. Sur une dizaine de témoins interrogés, aucun n’a entendu de tir de sommation.

« La fusillade a duré environ trois minutes », indiquait un manifestant dans la soirée. « Dès les premiers coups de feu, les gens, au lieu de se mettre à terre, sont partis en courant. Beaucoup sont tombés comme ça. » La majorité des victimes ont été tuées par balle, et la plupart ont été touchées dans la partie supérieure du corps - le ventre, la tête.

Selon plusieurs témoins, les coups de feu seraient venus du palais. « Il y avait des tireurs d’élite postés aux fenêtres. Ce sont eux qui ont tiré. Ils ont voulu tuer ! » dénonce un manifestant blessé au pied. « Je n’ai pas vu d’où sont venus les tirs, mais ce qui est sûr, c’est que les gendarmes qui nous faisaient face devant le palais n’ont pas tirés. J’en ai même vu fuir avec nous », assure un autre.

Dans la soirée, Andry Rajoelina a parlé sur Télé Viva de « mercenaires » engagés par Ravalomanana, affirmant que « des Malgaches ne peuvent pas tirer ainsi sur d’autres Malgaches ». Une théorie partagée par de nombreux manifestants.

Après la fusillade, alors que les secours sont rapidement arrivés sur les lieux et ont transporté les morts et les blessés à l‘hôpital Joseph Ravohongy Andrianavalona (HJRA), les militaires ont repris leur position devant le palais. Pendant toute la fin de l’après-midi, la confusion règnera dans cette partie de la capitale. En fin de soirée, de nombreux manifestants étaient postés aux abords de la place qui donne sur le palais, sans vraiment savoir quoi faire. « Ils vont piller les magasins comme il y a deux semaines », craignait un manifestant. « Ils attendront demain pour attaquer les ministères », pensait un autre. Pour tous en tout cas, « le président doit partir après cette tuerie ».

Dans une allocution télévisée diffusée en fin d‘après-midi, Marc Ravalomanana a appelé les Malgaches au calme et a mis en avant la responsabilité d’Andry Rajoelina dans ce drame. Il a aussi eu une pensée pour les victimes.

(JIR)



MAYOTTE

Culture

 

MAYOTTE - Ciné Polar : une semaine pour frissonner... de plaisir

 
Mercredi 11 Février 2009
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En cette période difficile que traverse Mayotte, quoi de mieux qu'un bon vieux polar pour se décrisper? La BCP (bibliothèque centrale de prêt), pour son dixième anniversaire, va nous offrir une semaine de dépaysement total pendant laquelle on aura le droit de ne pas prononcer le mot « départementalisation ».

Ciné Polar à Mayotte : des valeurs sûres.

Des valeurs sûres

Pour la programmation de ce « Ciné Polar », la BDP s'est appuyée sur des valeurs sûres . De Hitchcock à Agatha Christie, ce sera l'occasion pour les novices de se familiariser avec le genre et pour les inconditionnels de retrouver de vieux amis.

Comme le précisent les organisateurs, «  le polar n'est pas que divertissement ou un cocktail d'alcool de sexe et de violence ». Cette brochette de chefs-d'œuvres nous le démontre.

Nous partirons dans le passé pour l'étrange enquête concoctée par Umberto Eco dans « Le nom de la rose ». Nous nous plongerons dans un Londres brumeux de la fin du XIXème siècle à la poursuite de Jack l'Eventreur avec « From hell » et le non moins énigmatique Johnny Deep. Nous voyagerons avec « L'inconnu du Nord-Express » que l'on doit au maître du suspens, Alfred Hitchcock et descendrons le Nil en compagnie de Peter Ustinov en Hercule Poirot à la recherche du coupable de la « Mort sur le Nil ». Nous tremblerons avec l'unique film français de la sélection, « Les diaboliques » qui fera revivre pour nous Simone Signoret et un inquiétant Paul Meurice. Comme on le voit, que du beau monde.

Tout un programme

« Une culture et un imaginaire qui irriguent toutes les formes d'expression artistique, de la littérature au cinéma, du théâtre à la musique en passant par la bd et les arts plastiques ». C'est ce que va nous démontrer la BCP en organisant de nombreux événements et activités autour de ce thème.

A la bibliothèque de Cavani, trois expositions - le polar « jeunesse », « Détective de l'étrange » et « Le polar adapté au cinéma » nous ferons faire un rapide tour d'horizon des multiples formes qu'a pris le roman policier.

L'occasion également de s'amuser avec un quizz autour du polar, diffusé dans les journaux des bibliothèques de l'île.

Les scolaires auront la chance de rencontrer un auteur, un vrai, en chair et en os, Jack Chaboud qui animera un atelier d'écriture.

Jack Chaboud est né à Lyon en 1943. Il est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Grenoble et Licencié es-Lettres. Il a été journaliste, puis scénariste, rédacteur et enseignant en communication. Directeur des collections de romans chez Magnard jeunesse. Il écrit des romans policiers destinés aux jeunes, comme « La malédiction de Toutânchaton » ou « Le jeu des maîtres d'Heure ». Il est également l'auteur d'ouvrages illustrés. L'interlocuteur idéal pour les jeunes.

Un concours

La BCP lance également un concours de nouvelles en partenariat avec la bibliothèque d'Erquy en Bretagne. « Les nouvelles écrites sur Mayotte seront envoyées à la bibliothèque d'Erquy, les nouvelles écrites sur Erquy seront envoyées à Mayotte et jugées par le jury composé de bibliothécaires de l'île, de documentalistes et de l'auteur Jack Chaboud, qui éliront la meilleure nouvelle de chaque catégorie. Les Lauréats de Mayotte se verront récompenser par un bon d'achat à la Maison des Livres et d'un abonnement au cinéma ».

E.T.


CINE POLAR du 16 au 21 février à la BCP de Cavani, dans toutes ses antennes et au cinéma de Mamoudzou.

Programmation et horaire des films

MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Elections syndicales : SE-CGT Mayotte toujours majoritaire

 
Mardi 10 Février 2009
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Le syndicat SE-CGT Mayotte est toujours majoritaire après les élections du Groupe Consultatif Paritaire(GCP) -collège des instituteurs de la fonction publique de l'Etat recrutés à Mayotte et des Professeurs des écoles- du 3 février 09

Soutien de SE-CGT Mayotte au mouvement social de Guadeloupe
Le SE CGT Mayotte s'est dit « entièrement solidaire avec le peuple Guadeloupéen en lutte pour obtenir une amélioration de ses conditions de vie ».
Il aimerait que l'unité du mouvement guadeloupéen soit « un exemple à suivre pour les Mahorais ».
Le syndicat enseignant soutient les revendications de l'île des Caraïbes, estimant qu'« elles sont légitimes face à la politique ultra-libérale du gouvernement Sarkosy soutenue par les organisations patronales ».
Le SE CGT Mayotte appelle « l'ensemble du mouvement social Mahorais à se réunir pour mettre en place une plateforme revendicative et à construire l'unité des travailleurs et de la population Mahoraise pour faire aboutir leurs revendications (égalités sociales, minimas sociaux, pouvoir d'achat, vie chère, logement, emploi...) ».

Sur 1389 inscrits il y a eu 1146 votants dont 1068 des suffrages ont été validés.

SE CGT Mayotte a obtenu 722 voix, soit 68% des suffrages. L'union syndicale SE UNSA - Sud Education a obtenu 185 voix, soit 17% tandis que le SAEM/FAEN en a obtenu en 161, soit 15%

Le SE CGT Mayotte a donc remporté les 2 sièges.

SE CGT Mayotte conforte sa position dominante en terme de représentation syndicale avec un total de 5 élus sur 6 qui représentent les enseignants du 1er degré.

Le syndicat rappelle d'ailleurs qu' « après les élections de la CAP [Commission Adminsitratives Paritaire, ndlr] de février 2007 où le SE CGT Mayotte a raflé 8 sièges sur 12 et les élections de la CAP Nationale de décembre 2008 où la liste CGT Educ'Action que le SE CGT Mayotte soutenait, est arrivée en tête à Mayotte ».

OCEAN INDIEN

Tourisme

 

Voyage découverte des Iles Eparses : une occasion unique

 
Lundi 9 Février 2009
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Les Taaf (Terres Australes et Antarctiques Françaises) organisent pour la première fois un voyage dans les îles Eparses à bord du navire logistique et océanographique le Marion Dufresne.

Le Marion Dufresne, un vaisseau scientifique avant tout.

Cette rotation qui se déroulera du 18 avril au 14 mai 2009 aura une vocation écologique, scientifique mais également éco-touristique. C’est la première fois (et peut-être la seule fois) qu’un tel voyage aura lieu dans ces îles françaises situées dans l’océan indien, classées en réserve naturelle, au patrimoine environnemental exceptionnel.

Les îles Éparses sont constituées des îles Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India, Europa et Tromelin. Cette dernière est située au nord-ouest de la Réunion, tandis que l’ensemble des autres îles se trouvent dans le canal du Mozambique. Les îles Éparses font parties des Terres australes et antarctiques françaises dont elles constituent le 5ème district.

Les îles Éparses, qualifiées de véritables sanctuaires écologiques, disposent d’un patrimoine biologique terrestre et marin remarquable. La zone nord du canal du Mozambique à laquelle appartiennent les Éparses est reconnue par tous les scientifiques comme un des points privilégiés de la biodiversité.

L’isolement géographique, le caractère insulaire, une occupation humaine historiquement très limitée les ont protégés.

Classées en réserves naturelles depuis 1975, elles servent de témoin, de «point zéro» pour certaines études scientifiques.

Certaines de ces îles ont une végétation quasi originelle, en particulier Europa qui dispose d’une mangrove intacte, et présentent une grande richesse patrimoniale. Ces îles abritent des populations d’oiseaux marins importantes (Frégate du Pacifique, Frégate ariel, Fou masqué, Fou à pieds rouges, Fou brun, Phateon, Sternes... ).

La zone nord du canal du Mozambique est reconnue comme un des hot spots de la biodiversité marine (cétacés, poissons, récif corallien, hydraires). Europa constitue probablement le plus grand site de ponte de tortues marines au monde (tortues vertes (Chelonia mydas) et tortues à écailles ou imbriquées (Eretmochelys imbricata).

Compte tenu des différentes opérations logistiques et scientifiques, seulement quelques places seront disponibles.

Le calendrier prévisionnel prévoit un départ de l’île de la Réunion vers le 18 avril 2009. Les escales à Europa, Juan de Nova et Glorieuses dureront en moyenne quatre jours, celle à Tromelin deux jours et celle à Mayotte une journée. Le retour à la Réunion est prévu le 13 mai 2009.

Le Marion-Dufresne, appartient au Territoire des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il a deux fonctions principales, le ravitaillement en tous domaines des Terres australes et sub-antarctiques (Iles Kerguelen, Crozet, Amsterdam et Saint-Paul) et la recherche scientifique.

E.T.

FRANCE METRO.

Culture

 

Eliasse chez les ch'ti

 
Mardi 10 Février 2009
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Un habitué des scènes mahoraises, Eliasse, est en visite dans le nord de la France. Il donnera deux concerts dans l'Aisne.

Eliasse un maître de la guitare qui a su fusionner les rythmes de l'Océan Indien et du jazz. (archive)

Avant d'ouvrir le festival des Voix d'hiver de Gauchy le musicien Eliasse et sa formation éponyme feront partager leur passion pour la musique au grand public de Laon, chef-lieu du département de l'Aisne, mais aussi aux élèves du conservatoire. Avant la scène, une rencontre sera en effet organisée à l'occasion d'ateliers de percussions et guitare.

Un savoir faire à transmettre, tiré d'un parcours assez étonnant. Né à Moroni (Grande Comore) Eliasse participe depuis 1999 aux tournées internationales de Maalesh, artiste phare de l'Océan Indien, en tant que percussionniste et choriste, mais depuis toujours, c'est la guitare qui l'attire. Aujourd'hui, il vit à Mayotte. La maîtrise de l'instrument, la douceur de sa voix et la pureté de ses mélodies expliquent d'ailleurs pourquoi la presse comorienne le désigne comme « l'étoile montante des Comores ».

Eliasse évolue aujourd'hui en Quatuor, sur un style de musique particulier, le Za N'goma, sorte de métissage des rythmes traditionnels ternaires des Comores et de l'Océan Indien en général et de rythmes binaires issus des musiques occidentales modernes (jazz, funk, rock).

Eliasse fera étape à Laon, mais aussi aux "Voix d'hiver" de Gauchy, à côté de Saint-Quentin.

Un style unique où la recherche musicale et la richesse des mélodies vous emmènera sans nul doute en voyage. C'est un peu de cette manière que le groupe Eliasse peut être présenté. Il sera au conservatoire municipal de musique et de danse de Laon le 12 février prochain.

Avec l'Aisne Nouvelle

COMORES

Politique

 

Révision constitutionnelle aux Comores : Sambi devant la population

 
Mardi 10 Février 2009
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Occuper le terrain avant ses adversaires politiques. Tel semble être l’objectif du Chef de l’Etat comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi qui multiplie ces derniers jours ses contacts avec la population pour expliquer son initiative de réforme constitutionnelle.

Après Anjouan et Mohéli, hier c'était le tour de la Grande-Comore où le président Sambi a réuni les représentants des différentes régions de l’île au foyer des femmes à Moroni.

Premier à avoir pris la parole, le maire de la capitale, Saïd Ahmed Saïd Ali, a salué l’initiative « de dialogue » du chef de l’Etat en soumettant son avant-projet à la population afin que chacun puisse apporter son point de vue avant le référendum. L’édile n’a pas caché sa joie de savoir que la ville de Moroni aura un statut particulier si le référendum était approuvé, il a toutefois plaidé sur le fait qu’on doit se pencher d’avantage sur les compétences relevant des îles autonomes notamment « la voirie et les marchés publics » pour éviter tout équivoque dans l’avenir entre les pouvoirs insulaires et la municipalité. Mohamed Soilih, un notable de la Grande-Comore a pour sa part, au nom de ses pairs, rassuré le chef de l’Etat sur leur soutien indéfectible.

Devant une assistance composée majoritairement par des notables venus des quatre coins de l’île, le chef de l’Etat, entouré des membres de son gouvernement au grand complet, a pris soin de détailler les points qui feront l’objet du référendum tout en s’appuyant sur l’expérience de son prédécesseur et la sienne depuis qu’il est aux affaires, pour justifier le bien fondé de son argumentaire. Il a soutenu que la constitution actuelle constitue une source de conflit permanent entre le pouvoir fédéral et les îles autonomes. « Un climat peu propice au développement économique », a-t-il lancé. « Ne pensez pas qu’il s’agit d’un conflit entre les hommes. Non, ce sont les textes qui nous divisent », a-t-il affirmé, soulignant que la loi fondamentale adoptée en 2001 crée trop de confusion « Même s’il y avait deux frères dont l’un était président de l’Union et l’autre chef de l’exécutif de l’une des îles, cette constitution pourrait bien leur créer un conflit », a ajouté le chef de l’Etat. Pourtant, « la loi devrait servir à nous rassembler », a-t-il noté.

Evoquant l’idée de la conférence inter-comoriens recommandée par la communauté internationale, le président Sambi s’est dit ouvert au dialogue, mais « tout doit tourner sur la base de cet avant projet », a-t-il avertit. Il a encouragé la population à profiter de cette période qui leur est accordée pour envoyer leurs propositions. « Nous en tiendrons compte » a affirmé le président Sambi tout en révélant que parmi les propositions déjà envoyées, il y en a une, relative au statut du délégué général de l’Union au niveau de chaque île, qui sera prise en compte. « Mon souci n’est pas de m’accrocher au pouvoir mais de laisser un pays gérable à mon successeur », a rassuré le chef de l’Etat. Ses adversaires politiques ne sont manifestement de cet avis….

FAISSOILI Abdou

COMORES

Economie

 

La Banque Postale des Comores ouvre deux bureaux en France.

 
Lundi 9 Février 2009
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Toutes les conventions sont déjà signées et l'ouverture des deux premiers bureaux de représentation bancaire de la Société Nationales des Postes et des Services Financiers (SNPSF) est prévue à partir de fin février 2009 à Paris et à Marseille (deux des villes françaises où la communauté comorienne est très présente).

Selon Abdourahman Mohamed, initiateur du projet lancé depuis 2008 et futur manager de la nouvelle structure, la SNPSF compte à travers ces deux bureaux mettre à la disposition de sa clientèle toute l'information sur les produits et services de la SNPSF.

Les services disponibles dans cette première phase seront: la Collecte des dossiers de demande d'ouverture de comptes à la Poste Comores à partir de la France ainsi que les dépôts de fonds, les mises à disposition de fonds, les appels de fonds et la domiciliation de salaires. D'autres produits suivront tels que l'assurance rapatriement de corps, etc.

Le gouvernement comorien qui a rapidement donné sont feu vert et encouragé la SNPSF à cadrer ce projet, vise à enclencher le transfert de l'Épargne des immigrants comoriens en France vers le pays pour participer à son développement économique.

Estimés à « plus de 300% de l'aide au développement, ces transferts représentent un flux financier important pour l'économie du pays une fois orientés vers les circuits bancaires comoriens », avance le responsable du projet.

A cette occasion, la Banque Postale des Comores recrute trois agents de guichet dont deux à Paris et un à Marseille.

Site internet: www.lapostecomores.com

COMORES

Economie

 

Comores : La Banque africaine de développement est de retour

 
Samedi 7 Février 2009
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Celui qui paie ses dettes s’enrichit, le principe est connu de tout le monde. Les efforts déployés ces dernières années par les autorités comoriennes en vue du règlement de la dette de l’Etat comorien envers les institutions financières internationales, commence à apporter leur fruits.

En témoignent les différents appuis budgétaires apportés par les partenaires du pays depuis l’adoption du programme post-conflit en faveur des Comores par le fond monétaire international.

Après 15 années d’absence, le groupe de la banque africaine de développement (Bad) renoue ses relations avec l’Union des Comores. Une suite logique après l’apurement des arriérés de la dette de l’archipel des Comores auprès de cette institution et l’obtention d’un document stratégique pays (DSP). « C’est le fait d’avoir ce nouveau document stratégique pays de la Bad qui permet au groupe de la Bad de se réengager dans le développement des Comores », explique un membre de la délégation de cette institution bancaire internationale, qui souligne que l’Union des Comores a toujours des dettes auprès de la Bad que nous espérons voir annulées dans le cadre de l’initiative des pays pauvres très endettés (IPPTE).

Pour marquer ce retour, une mission de la Bad séjourne actuellement au pays avec à la clé un don non remboursable d’un montant de 2 millions d’euros. Une enveloppe destinée à appuyer le renforcement des capacités institutionnelles et l’amélioration du secteur de l’eau pour deux années.

C’est dans ce cadre qu’un atelier placé sous la présidence de la commissaire général au plan, Mme Alifeine Soifiat Tadjidine, s’est tenu vendredi matin à Moroni « pour permettre un dialogue participatif entre le groupe de la Bad, les autorités comoriennes, le secteur privé et les représentants de la société civile ». La même démarche sera entreprise dans les autres îles de l’archipel avant la finalisation des projets.

« Ils étaient venus une première fois et nous leur avons soumis nos projets, maintenant ils reviennent pour poursuivre leurs activités », nous a expliqué la Commissaire générale. Interrogé sur le fait d’avoir privilégié un secteur plutôt qu’un autre, un membre de la délégation de la BAD nous a répondu « nous estimons être sélectif suivant les priorités du gouvernement et l’intervention des autres bailleurs de fonds qui participent au développement du pays ».

Faissoili Abdou

OCEAN INDIEN

Histoire - Patrimoine

 

Les 'esclaves oubliés' de l'île de Tromelin vivaient dans des 'tombeaux'

 
Samedi 7 Février 2009
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Les "esclaves oubliés" de l'île de Tromelin, dans l'océan Indien, ont vécu pendant les 15 ans de leur vie de naufragés, au XVIIIe siècle, dans des bâtisses traditionnellement érigées chez eux, à Madagascar, pour abriter leurs morts, ont déclaré vendredi à Paris des archéologues.

Photo non datée des vestiges d'une habitation construite par les naufragés du navire "l'Utile" échoué le 31 juillet 1761 sur l'îe de Tromelin, à 500 km de Madagascar et de La Réunion.

La deuxième campagne de fouilles du site, fin 2008, a permis de mettre au jour des bâtiments dont les murs faisaient de 1,5 à 3 m d'épaisseur et qui devaient être de 1,5 à 2 m de haut, a déclaré au cours d'une conférence de presse un des responsables des fouilles, Thomas Romon, de l'Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap).

Or, à Madagascar, les populations construisaient leurs habitations en bois ou en torchis, réservant la pierre pour leurs tombeaux, a-t-il souligné.

Soixante esclaves avaient été abandonnés après le naufrage du navire qui les transportait, l'Utile, le 31 juillet 1761 sur Tromelin, un îlot désolé d'à peine un kilomètre carré. L'équipage avait quitté les lieux à bord d'une embarcation de fortune en promettant aux esclaves de venir les rechercher. La promesse ne sera tenue que quinze ans plus tard: seuls sept femmes et un bébé purent être sauvés.

"Les bâtiments étaient d'une ampleur exceptionnelle", conçus très solidement, avec des volumes intérieurs très faibles", a noté pour sa part le responsable du projet de fouilles, Max Guérout, du Groupe de Recherche en Archéologie navale (Gran).

Dans les pièces, dont une cuisine où un foyer a été dégagé, les archéologues ont découvert 13 récipients en cuivre, trois bassines en plomb, deux casseroles, ainsi que des lames de haches, ou un trépied de cuisson. Les naufragés s'étaient surtout nourris d'oiseaux, montrent les restes récupérés.

Parmi les objets surprenants, ils ont également trouvé deux bracelets en cuivre, ce qui laisse penser que les naufragés "avaient dépassé le stade de survie immédiate", a souligné Max Guérout.

Deux squelettes ont également été découverts, dont un crâne en bon état de conservation et des os qui auraient appartenu à "un adolescent de 15 à 20 ans assez robuste", a-t-il ajouté.

AFP


Lire l'article consacré à Tromelin dans Kashkazi

Eléments géographiques et historiques sur l'Ile de Tromelin et les Iles Eparses.

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Un envoyé de l'UA se rendra à Madagascar

 
Mardi 10 Février 2009
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Le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping a annoncé dimanche que l'ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères Amara Essy se rendrait, en tant qu'envoyé de l'UA, à Antananarivo.

Amara Essy, l'envoyé de l'Union Africaine va tenter d'aider à la réconciliation.
Alain Joyandet va se rendre à Madagascar


Alain Joyandet, secrétaire d'état à la coopération et à la francophonie.

Alain JOYANDET, Secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération et de la Francophonie, rejoindra une délégation de haut niveau de la Commission de l’Océan Indien, à Maurice, le mercredi 11 février prochain.
Cette mission se rendra à Antananarivo dès mercredi après-midi avec comme principalr objectif d’évaluer la situation à Madagascar.
Alain Joyandet souhaite « avec les Comores, Maurice et les Seychelles,- voisins, comme nous, de la Grande île- délivrer un message d’apaisement à la population malgache et inviter chacune des parties à trouver les voies et moyens d’une sortie de crise ».
L’ambassade de France reste mobilisée pour assurer la protection et la sécurité des plus de 20 000 ressortissants français installés dans le pays.

Amara Essy, ancien président de la Commission de l'Union africaine, a été dépêché par l'organisation panafricaine à Antananarivo pour « évaluer la situation avec les parties concernées ».

Andry Rajoelina promet de maintenir la pression pour obtenir le départ du président Marc Ravalomanana.

Dans une déclaration, Jean Ping a affirmé avoir pris cette décision devant "l'évolution de la situation à Madagascar et l'inquiétdue de l'UA qui en résulte".

M. Essy devrait arriver à Madagascar sous peu, a dit le président de la Commission de l'UA, et d'ajouter: "Une fois sur le terrain il va évaluer la situation par des consultations avec toutes les parties concernées".

L'ancien chef de la diplomatie ivoirienne occupait le poste de secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) entre septembre 2001 et juillet 2002. Lors de la naissance de l'UA, il était devenu le président intérimaire de la Commission de l'Union jusqu'en 2003.

Dans la déclaration, Jean Ping a renouvelé son appel aux parties concernées malgaches pour qu'elles fassent preuve de retenue, évitent toute action pouvant aggraver la situation et oeuvrent pour trouver une solution à la crise par dialogue.

avec APA et Xinhua


MADAGASCAR

Politique

 

Madagascar : la ministre de la Défense a démissionné

 
Mardi 10 Février 2009
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La ministre malgache de la Défense, Cécile Manorohanta, a démissionné lundi de son poste, dénonçant la répression qui a fait 28 morts parmi les partisans du maire déchu de la capitale Andry Rajoelina.

Cécile Marie Ange DOMINIQUE MANOROHANTA, ancienne ministre de la défense. (photo Présidence de Madagascar)

Elle a été remplacée par le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, jusque-là directeur de cabinet militaire à la présidence.

Dans un communiqué diffusé par la radio privée Antsiva, la ministre Manorohanta a déclaré que sa conscience ne pouvait endurer la tuerie entre Malgaches qui s'est produite samedi après-midi.

"Après l'événement tragique de samedi, dont je ne comprend pas la raison, je présente ma démission pour ne plus faire partie du gouvernement malgache", a déclaré Mme Manorohanta.

Mme Manorohanta a indiqué qu'elle avait été désignée ministre de la Défense par le président Marc Ravalomanana le 27 octobre 2007, pour assurer la sécurité des habitants et non les tuer.

Mme Manorohanta a assumé la présidence de l'Université d'Antsiranana avant d'accéder à ce poste,où elle a succédé à Behajaina Peter.

Lundi, "jour de deuil national" proclamé par Rajoelina, la situation était calme. Des milliers d'habitants de la capitale, réunis à la Place du 13 mai, défilent devant  les cercueils de quatre des 28 personnes tuées samedi par la garde présidentielle.

Les incidents sanglants s'étaient produits samedi après un rassemblement de quelque dizaines de milliers de personnes à la Place du 13 mai, à l'appel d'Andry Rajoelina, qui avait annoncé à cette occasion la création d'une ''Haute Autorité de Transition'' et la nomination d'un Premier ministre en la personne de Roindefo Monja, originaire de Tulear, dans le sud-ouest du pays.

La journée de dimanche a été cependant calme, donnant l'occasion à plusieurs personnes de sillonner les hôpitaux à la recherche de personnes qui n'avaient pas donné signe de vie après les manifestations.

Amara Essy, ancien président de la Commission de l'Union africaine, a été dépêché par l'organisation panafricaine à Antananarivo pour « évaluer la situation avec les parties concernées ».

Alain Joyandet, secrétaire d'état français à la coopération et la francophonie arrivera également demain mercredi afin de "délivrer un message d'apaisement à la population malgache et inviter chacune des parties à trouver les voies et moyens d'une sortie de crise".

Andry Rajoelina promet de maintenir la pression pour obtenir le départ du président Marc Ravalomanan.

E.T.


MADAGASCAR

Diplomatie - Relations internationales

 

Madagascar : l'ONU demande des sanctions

 
Mardi 10 Février 2009
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Le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, Haile Menkerios, est arrivé aujourd’hui à Madagascar, où il a rencontré, dans la capitale, le Président Marc Ravalomanana et l’ancien maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina.

Le secrétaire général de l'ONU accompagné de Haile Menkerios, l'émissaire de l'ONU à Madagascar.

Les deux parties ont déploré les pertes en vies humaines et ont décidé de mettre un terme à la violence. Elles ont déclaré qu’elles étaient déterminées à engager un dialogue sous l’égide de l’ONU et à résoudre leurs différends de manière pacifique.

M. Menkerios consulte toutes les parties prenantes et examine comment l’ONU peut apporter son aide à ce processus de dialogue et contribuer à la réconciliation nationale.

Hier, le Secrétaire général a fait une déclaration sur les évènements tragiques de samedi, au cours desquels au moins 25 personnes auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déploré "les violences et le manque de retenue de toutes les parties, qui ont conduit à cette tragédie," et a « prié les autorités de Madagascar de poursuivre en justice les responsables de ces événements tragiques ».

Il a également appelé toutes les parties concernées à résoudre leurs différends par des moyens pacifiques et démocratiques et par l’exercice responsable de leur leadership.

E.T.

MAURICE

Economie

 

Madagascar : les exportateurs mauriciens inquiets

 
Mardi 10 Février 2009
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L'Association des exportateurs mauricien (MEXA), qui regroupe des entreprises industrielles orientées vers l'exportation, a fait part au ministre mauricien des Affaires étrangères et du Commerce international, Arvin Boolell, de la profonde inquiétude de ses membres ayant des liens économiques avec Madagascar à propos de l' aggravation de la situation socio-politique dans ce pays voisin.

Se basant sur les informations fournies par ses membres ayant une présence marquée à Madagascar, l'association signale qu'il y a eu un semblant de reprise des activités dans les entreprises concernées vers la fin de la semaine dernière, mais que la situation a recommencé à se détériorer.

Le chef de la diplomatie mauricienne a été mis au courant, par voie de lettre officielle, de la situation de ces entreprises.

Georges Chung Tick Kan, président de la MEXA, se dit personnellement très inquiet de la tournure des événements à Madagascar.

"La situation dans la Grande Ile suscite une grande inquiétude, surtout dans le contexte de la crise économique globale. Il nous semble que les problèmes ne cessent de s'accumuler. Nous sommes non seulement inquiets de l'évolution de la situation à Madagascar, mais exprimons également notre grande déception par rapport à la région", a-t-il déclaré.

M. Chung Tick Kan a souligné que les opérateurs économiques mauriciens ont mis beaucoup d'espoir dans la région et ont œuvré pour créer une dynamique régionale ces quinze dernières années.

"Cet espoir semble compromis dans une grande mesure. Tout ce qu'on peut souhaiter c'est que la situation socio-politique s' améliore très vite à Madagascar et que les activités économiques reviennent à la normale", a-t-il dit.

avec XINHUA

MAURICE

Diplomatie - Relations internationales

 

Madagascar : Maurice pour une action concertée de la communauté internationale

 
Mardi 10 Février 2009
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L'île Maurice a appelé à une action concertée de la communauté internationale pour résoudre la crise politique qui secoue Madagascar, a déclaré lundi le ministre mauricien des Affaires étrangères, Arvin Boolell.

D'après M. Boolell, la situation dans la Grande Ile reste délicate et peut exploser à tout moment, alors que les ambassadeurs des Etats-Unis et d'Allemagne n'ont pas été en mesure d'amener le président malgache et l'ancien maire de Madagascar au dialogue.

"Seule une action concertée de la communauté internationale peut amener les deux hommes au dialogue", estime-t-il.

"La situation déjà complexe se complique davantage après ce qui s'est passé samedi", a indiqué le ministre mauricien des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui a affrimé être en contact régulier avec l'ambassadeur mauricien à Antananarivo, Gérard Lemaire.

Maurice, a-t-il souligné, condamne la déclaration du maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina, qui s'est autoproclamé président de Madagascar et qui a procédé à la désignation de son propre Premier ministre.

"Maurice tout comme l'Union africaine ne sont pas d'accord avec la prise de pouvoir par des moyens antidémocratiques", a-t-il déclaré.

Il a également condamné la fusillade de samedi qui a débouché sur la mort de 28 personnes, dont un journaliste de la télévision malgache.

Par ailleurs, la Commission de l'océan Indien (COI), organisation regroupant Madagascar, les Comores, Maurice, la France et les Seychelles, a proposé ses bons offices pour faciliter le dialogue entre les principaux concernés et dépêchera une délégation à Antananarivo mercredi.

Elle sera dirigée par le représentant des Comores, qui occupe la présidence de la COI, et sera composée d'un représentant venant de chaque pays membre. Maurice sera représentée par l'ancien président de la République Karl Offmann. Le secrétaire général de la COI, Callixte d'Offay, fera également partie de la délégation. Des rencontres avec le président Marc Ravalomanana et l'ex-maire d' Antananarivo sont prévues.

Le président de l'Association de exportateurs mauriciens (MEXA), Georges Chung, estime que la volonté déclarée de l'opposition de poursuivre la lutte contre le pouvoir et la fusillade du 7 février ont envenimé les choses dans la Grande Ile et l'inquiétude commence à gagner les investisseurs mauriciens qui constatent une baisse de la production.

Dans une lettre adressée au ministre mauricien des Affaires étrangères, Chung a exprimé la profonde inquiétude des membres de l'association devant la détérioration de la situation. Devant la situation incertaine qui prévaut dans la capitale malgache, certaines entreprises mauriciennes ont commencé à recruter des services de sécurité privés.

Avec Xinhua

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