|
La lettre de Malango
N°
97
|
|
Vendredi 13 Février 2009
|
|
Vous êtes
16925 lecteurs à recevoir aujourd'hui
" La Lettre de Malango"
|
| |
|
|
|
MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Le PC mahorais « choqué » par le député Lecocq
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Après le discours de Jean-Paul Lecocq, député communiste à l’assemblée française, les réactions ne se sont pas fait attendre à Mayotte.
|
|
Jean-Paul Lecocq, député-maire PC de Gonfreville-l'Orcher, Seine-Maritime. |
Lors du débat consacré à la consultation des Mahorais sur l’avenir statutaire de l’île, l’élu a été le seul à fustiger les projets de départementalisation. « Au regard du droit international, Mayotte n’est pas un territoire français d’outremer, c’est une terre comorienne illégalement occupée par une puissance étrangère », a-t-il affirmé. Invité sur le plateau de Télé Mayotte, Assani Alidina, secrétaire général du Parti communiste rénové de Mayotte, s’est empressé de se démarquer de cette embarrassante prise de position : «Naturellement, comme tous les Mahorais, je suis très choqué et scandalisé par les propos de M. Lecocq », a-t-il assuré, ajoutant que ceux-ci ne l’avaient « pas étonné ». « Le mouvement que je représente n’a rien à voir avec le PC français » a-t-il poursuivi. « Lors de la dernière élection présidentielle, nous avons pris nos distances avec le PC français et soutenu avec Olivier Besancenot, qui lui vit avec son temps. Le PC n’a pas évolué depuis 50 ans, il défend des peines perdues comme celle des Comoriens », a ironisé Assani Alidina. Et de surenchérir : « La départementalisation, c’est le rêve de tout Mahorais". Je lance un défi que dans ma commune, il y ait 98% de oui. »
|
|
MAYOTTE |
Education |
Tous les enfants de 4 ans scolarisés à la rentrée prochaine
Jeudi 12 Février 2009 |
|
Le vice-rectorat de Mayotte, qui vient de publier son document annuel « Les chiffres de l’éducation », annonce qu’à la rentrée 2009, tous les enfants de quatre ans seront scolarisés, et que l’année suivante, tous les petits de trois ans auront une place à l’école. Le vice-recteur a également annoncé un concours pour le recrutement de 120 instituteurs d’Etat.
|
|
MAYOTTE |
Economie |
Les prix ont explosé en 2008 à Mayotte
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Les prix des produits alimentaires à Mayotte ont explosé en 2008, annonce l’Insee. Ils ont connu une hausse de 14%. Les marchandises les plus touchées sont les produits frais (+23,6%), suivis des viandes et volailles (+16,2%). En janvier 2009 cependant, l’Insee a enregistré une légère baisse des prix des produits alimentaires et boissons : -0,9%.
|
|
COMORES |
Politique |
Comores : le référendum coûtera plus de 200 000 000 de francs comoriens (400.000 euros)
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Un budget de 418.367 euro s (205 millions de Francs comoriens) a été arrêté pour l'organisation du référendum aux Comores qui modifierait la constitution de 2002 en supprimant la redondance des pouvoirs dans les îles de l'archipel, a annoncé le Secrétaire général du gouvernement comorien, Nourdine Bourhane, ce jeudi à Moroni.
M. Bourhane a précisé que les
partenaires internationaux sollicités pour ce financement ont
décliné la demande pour des "raisons de procédures".
"Le gouvernement a mis du
retard à saisir ses partenaires qui ont des mécanismes de
décaissement à respecter", a-t-il expliqué.
Sur le plan matériel, il manquerait
300 isoloirs et 350 urnes qui devraient être remplacés dans les
trois îles de l’archipel (Grande Comore, Mohéli et Anjouan) "pour
le bon déroulement du scrutin", selon la même source.
Le gouvernement, qui est en train de
réactiver la Commission électorale nationale indépendante (CENI),
a saisi les autorités des îles autonomes pour mettre en place les
Commissions insulaires électorales (CIE).
"Il n’y aura pas de nouveau
recensement électoral ni de nouvelles listes électorales",
a indiqué, quant à lui, Saindou Djazila, membre de la commission
préparatoire du référendum. "Ce sont, a-t-il ajouté, les
listes des dernières élections (présidentielles des îles de 2007)
qui serviront encore cette fois".
A rappeler que ce référendum
souhaité par le président comorien Ahmed Abdalah Sambi pour abroger
le principe de la présidence tournante de l'archipel entre les trois
îles, est contesté
par le président de l'île de Mohéli, Mohamed Ali Saïd, craignant
que le président Sambi veuille prolonger son mandat aux dépens de
l'île Mohéli à laquelle échoit la présidence au terme du mandat
de ce dernier.
avec PANA
|
|
COMORES |
Politique |
Une nouvelle formation politique a vu le jour à Anjouan
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Huit mois après son accession au pouvoir de l’île autonome d’Anjouan, Moussa Toybou crée son propre parti politique.
|
|
Moussa Toybou a été élu président de l'île d'Anjouan en juillet 2008, après le départ du président déchu M. Bacar. (archive) |
« La Solidarité nationale
pour la démocratie et le développement » ou SNDD, c’est
le nom de cette structure, a été créée le 08 février dernier
lors d’une réunion tenue à Liwara dans la région de Nyumakele.
Ce parti se fixe comme objectif immédiat d’« appuyer l’élan
de construction initié par le président de l’Union des Comores et
relayé par le chef de l’exécutif de l’île d’Anjouan son
Excellence Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et Moussa Toybou »,
lit-on dans la déclaration publiée à l’issue des travaux. En
clair, il s’agit d’un instrument destiné à soutenir et appuyer
les actions du pouvoir de l’île d’Anjouan.
Il faut souligner que dans cette île
qui était longtemps aux mains des séparatistes et où les droits
civiques ont été confisqués, les activités des partis politiques
ont été réduits à néant. Et contrairement aux autres îles de
l’archipel, il n’existait aucune formation politique jusque là.
Aussi, les membres de ce mouvement politique croient savoir que leur
organisation « vient offrir aux Comores une autre et nouvelle
opportunité pour un avenir sûr et un pays prospère »,
poursuit le document.
L’autre combat du SNDD est de barrer
la route à toute tentative de balkanisation du pays. Ainsi, le parti
« condamne et maudit toute idée ou forme de séparatisme parce
qu’il est conscient que l’expérience de 1997, a en toute
évidence laissé un passé amer et douloureux », assure-t-on
dans la déclaration de Liwara. Notons enfin que le parti a élu
Chamsoudine Youssouf plus connu sous le pseudonyme de Chamson, comme
secrétaire général. Ce professeur de mathématiques assure les
affaires du parti en attendant l’élection des autres membres du
bureau exécutif qui doivent provenir des différents comités
régionaux de l’île.
Faissoili Abdou
|
|
MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Tentative de dialogue entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Un mois après le déclenchement du mouvement de contestation dirigé par le maire d’Antananarivo Andry Rajoelina, l’heure est désormais au dialogue.
|
|
La répression sanglante du 7 février a fait 28 morts. |
Une réunion préparatoire, sous
l’égide de l’ONU, des représentants diplomatiques et des hommes
d’églises, s’est tenue mercredi matin à l’Episcopat des
Evêques sis à Antanimena (Antananarivo).
Une réunion qui n’a duré qu’une
trentaine de minutes seulement, mais qui a permis aux représentants
des deux protagonistes d’étaler leurs desiderata et leurs
exigences.
Du côté de Andry Rajoelina,
représenté par son Premier ministre Roindefo Monja, son ancien
adjoint à la mairie d’Antananarivo Ny Hasina Andriamanjato, son
ministre des Finances et du Budget Benja Razafimahaleo et le général
à la retraite Désiré Ramakavelo, l’occasion a été saisie pour
déposer officiellement entre les mains du représentant de l’ONU
et du FFKM (Fédération des églises chrétiennes), ses
revendications.
En revanche, le camp Ravalomanana,
représenté par le Président de l’Assemblée nationale Jacques
Sylla, le Sénateur Noël Rakotondramboa et le ministre de l’Economie
et du Commerce et non moins secrétaire général du parti
présidentiel (TIM), Ivohasina Razafimahefa, a réclamé l’arrêt
des manifestations sur la Place du 13 mai, comme préalable.
Aucune date n’a été avancée pour
le retour à la table de dialogue. Le camp de Marc Ravalomanana a
réuni à midi des milliers de supporters dans le stade municipal de
la capitale dont les activités avaient considérablement baissé, à
l’appel d’Andry Rajoelina.
C’est dans cette atmosphère qu’a
atterri à Antananarivo le Sécrétaire d’Etat français à la
Coopération et à la Francophonie, Alain
Joyandet, à la tête d’une délégation de la COI (Commission de l’Océan Indien).
Au cours d’une brève interview, à
sa descente d’avion, il a déclaré qu’il est «venu à
Madagascar pour une mission d’évaluation de la situation ».
Il a rencontré le Président Marc Ravalomanana, au palais d’Etat d’Iavoloha et jeudi matin, il aura
un entretien avec Andry Rajoelina ainsi qu’avec les membres du FFKM
(Fédération des églises chrétiennes).
Alors que certains s'inquiètent d'un
risque de concurrence entre les médiations qui pourrait se révéler
contre-productif, le ministère français des affaires étrangère a
affirmé que « Ce dialogue doit s’appuyer sur les acteurs
internationaux qui peuvent peser : les Nations unies, les envoyés de
l’Union africaine et de la SADC, et la mission de la commission de
l’Océan indien dont la France fait partie. [,,,] Il existe
d’ailleurs déjà une concertation à Madagascar, à laquelle
participe l’ambassade de France. Il n’est absolument pas question
de commencer à entrer dans les compétitions de médiation. Ce n’est
pas l’objectif. »,
Le représentant du gouvernement
français donnera une conférence de presse jeudi à la Résidence de
l’ambassade de France, sise à Ivandry.
L’Union Africaine préoccupée par la violence
à Madagascar
Le Conseil de Paix et de Sécurité
(CPS) de l’Union africaine (UA) a exprimé mercredi toute sa
préoccupation face à la situation actuelle à Madagascar, après en
avoir été informé tardivement, mardi.
«Le Conseil a exprimé sa profonde
préoccupation face à la tension et le risque qu’elle représente
pour la stabilité du pays. Il a par ailleurs condamné l’éruption
de violence qui a entraîné des pertes en vies humaines et la
destruction de biens », indique un communiqué de l’instance.
Il a également exhorté toutes les
parties prenantes à faire preuve de retenue, à s’abstenir de
toute action susceptible d’aggraver la situation actuelle et à
œuvrer dans le sens du règlement de la crise actuelle par le
dialogue dans le cadre des institutions légitimes du pays.
Lors du sommet
de l’Union Africaine qui se tenait la semaine dernière à
Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, Madagascar
avait été élu pour abriter le prochain sommet de
l’organisation continentale prévu en juillet 2009.
Toutefois, d’aucuns craignent que la
violence actuelle dans le pays n’affecte la préparation de ce
rendez-vous panafricain.
Le Conseil de paix et de sécurité
s’est en outre félicité des initiatives prises par le président
de la Commission, y compris la décision d’envoyer un émissaire à
Antananarivo, en la personne de l’ivoirien M. Amara Essy, pour
évaluer la situation en discutant avec toutes les parties
concernées.
«Le Conseil a encouragé le
président de la Commission à poursuivre ses efforts et à prendre
toute autre initiative qu’il jugerait nécessaire pour aider les
parties à résoudre la crise actuelle», a ajouté l’UA.
40.000 personnes pour soutenir Marc Ravalomanana
Près de 40.000 personnes se sont
rassemblées au stade municipal de Mahamasina, à Antananarivo,
mercredi après-midi, pour marquer leur soutien au Président Marc
Ravalomanana, le premier meeting de ses partisans depuis le
déclenchement de la crise politique à Madagascar.
En revanche, Andry Rajoelina, qui s’est
autoproclamé chef de la Haute autorité de la transition, a décrété
une journée de deuil national après la fusillade de samedi dernier
qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes, selon la Croix
Rouge malgache.
Le meeting des partisans du maire déchu
de la capitale sur la Place du 13 mai reprendra jeudi à partir de 10
heures.
Rajoelina nomme quatre ministres
L'opposition malgache a nommé quatre
ministres de son gouvernement de transition mardi, a rapporté mardi
la radio privée Antsiva.
Quatre ministres ont été nommés par
Monja Roindefo, le Premier ministre du gouvernement de transition,
désigné par Rajoelina.
Roindefo a désigné un contrôleur
général de la police nationale, Organes Rakotomiantarizaka, comme
ministre de la Sécurité intérieure et Mme Andrianiaina Harivelo
comme ministre de la Décentralisation et de l'Aménagement du
Territoire.
Le directeur de cabinet du ministère
de l'Intérieur sous le gouvernement du président Marc Ravalomanana,
Masimana Manantsoa, a été nommé ministre de l'Intérieur et de la
Réforme de l'administration du gouvernement de transition.
Benja Razafimahaleo, le frère de
l'homme politique défun Herizo Razafimahaleo, a été nommé
ministre des Finances et du Budget. Ce dernier, fondateur du parti
Leader-Fanilo et trois fois candidats présidentiels, était
considéré par des observateurs comme le principal adversaire du
président Marc Ravalomanana lors de l'élection présidentielle de
2006.
En promettant de nommer d'autres
ministres plus tard cette semaine, Andry Rajoelina a exhorté ses
partisans à cesser la grève et de rester chez eux mercredi, où le
parti au pouvoir Tiako i Madagasikara (TIM, J'aime Madagascar)
tiendra un rassemblement massif.
Selon la radio Antsiva, Rajoelina a
juré de recueillir les signatures de Malgaches afin de faire juger
le président Ravalomanana par un tribunal malgache ou international
pour la tuerie des 28 manifestants le 7 février à Antananarivo.
E.T. avec APA, Xinhua, ...
|
|
MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : la COI appelle au retour au calme
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
La Commission de l'Océan Indien (COI) a appelé au calme et au rétablissement de l'ordre public à Madagascar, secouée par une crise politique depuis près de deux mois, selon un communiqué de presse publié mercredi par le ministère des Affaires étrangères malgache.
"Nous sommes venus en voisins
attentifs et en partenaires solidaires, associer notre voix à
celles qui appellent au calme et au rétablissement de l'ordre
public", a indiqué Sultan Chouzou, ambassadeur de l'Union
des Comores auprès de l'Union européenne, qui a conduit une
délégation de la COI
mercredi à Antananarivo.
Sultan Chouzou a insisté sur le fait
que les partenaires internationaux sont là en tant que
facilitateurs seulement en rappelant l'importance du respect de la
Constitution.
La délégation de la COI, composée de
7 représentants de ses cinq membres (Comores, Madagascar, Maurice,
La Réunion, et Seychelles), a été reçu par le ministre malgache
des Affaires étrangères Marcel Ranjeva.
Le secrétaire d'Etat français chargé
de la Coopération et de la Francophonie, Alain
Joyandet, a précisé que la délégation a pour objectif
d'appuyer l'Organisation des Nations Unies en mission d'évaluation.
"La France souhaite une
solution politique pacifique à cette crise", a-t-il dit et
d'ajouter : "La communauté internationale a été surprise
par la violence et autant de morts en une crise politique, et
souhaite que cette violence ne se répète plus".
Les membres ont aussi rencontré le
président malgache Marc Ravalomanana mercredi en début de soirée,
selon le site Internet de la présidence.
"Notre message est clair :
l'ordre constitutionnel et le refus de violences, et aussi l'appel
au dialogue", a déclaré M. Joyandet à la sortie de cette
rencontre, en invitant les parties à ne pas prendre des initiatives
à même de relancer la violence.
Les cinq autres membres de la
délégation sont le secrétaire de la COI Callixte d'Offay, l'ancien
président mauricien Karl Hoffman, l'ancien ministre des Affaires
étrangères des Seychelles et ancien secrétaire général de la COI
Jérémie Bonnelame, le vice-président du Conseil général de La
Réunion Wilfrid Bertile et le président de l'Union des Chambres de
la Commerce et de l'Industrie La délégation de la COI arrive quatre
jours après le début de la mission du sous-secrétaire général
de l'ONU pour les affaires politiques, Haile Menkerios, venu samedi
dernier dans la capitale malgache, en vue de trouver une solution
démocratique et pacifique à la crise politique dans le pays.
Suite aux rencontres de M. Menkerios
avec M. Ravalomanana et avec le leader de l'opposition Andry
Rajoelina, les deux rivaux sont convenus d'accepter le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon pour être leur médiateur dans
l'actuelle crise politique, qui a fait au moins 28 morts.
Toutefois, M. Rajoelina a posé ses
conditions pour le dialogue: la mise en place d'un gouvernement de
transition et la tenue des élections anticipées après que M.
Ravalomanana fut traduit en justice pour les violences de samedi
dernier.
La crise a commencé en décembre
dernier quand M. Ravalomanana a ordonné de fermer la station de
Radio et télévision privée de M. Rajoelina pour sa diffusion
d'une interview avec l'ancien président malgache Didier Ratsiraka,
qui vit en exil en France depuis la prise du pouvoir par
Ravalomanana en 2002.
Samedi dernier, les gardes
présidentiels ont ouvert le feu sur les manifestants
antigouvernementaux, qui ont tenté d'entrer dans le palais
présidentiel. Les principaux hôpitaux de la capitale ont confirmé
au moins 28 morts et plus de 200 blessés.
Créée en 1984 par l'Accord de
Victoria, la Commission de l'Océan Indien (COI) est une organisation
intergouvernementale qui réunit les Comores, la France (Réunion),
Madagascar, Maurice et les Seychelles.
E.T. avec Xinhua
|
|
TANZANIE |
Droits de l'homme |
Vaste opération d’Interpol contre les meurtres d’Albinos en Tanzanie
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
L’Organisation internationale de police (Interpol) dirige une opération conjointe impliquant les pays de la région des Grands Lacs en vue de mettre fin à ces actes barbares, a confirmé mercredi la police tanzanienne.
L’opération qui implique Interpol,
intervient après une série de meurtres d’albinos
en Tanzanie.
Le directeur des investigations
criminelles, Robert Manumba, a déclaré à APA que la police avait
trouvé des preuves faisant état de l’implication d’un réseau
de la criminalité dans les meurtres.
«Nous avons décidé de lancer
cette coopération, sous la coordination d’Interpol pour lutter
contre ces meurtres brutaux et insensés des albinos », a-t-il
dit.
Plus de 40 albinos ont été
sauvagement assassinés depuis l’année dernière. Plusieurs autres
ont eu leur corps coupé en ce que l’on croit être l’instigateur
de meurtres rituels sorciers qui se seraient servis des parties des
corps d’albinos aux fins de concoctions magiques.
La Tanzanie a interdit à tous les
guérisseurs traditionnels d’opérer dans le pays.
Les sorciers, qui sont concentrées
dans les régions du Lac où les meurtres d’albinos sont
endémiques, sont souvent accusés de recommander l’utilisation de
parties du corps d’albinos à leurs clients à la recherche de
fortune.
Les pays devant participer dans
l’opération conjointe sont le Rwanda, le Burundi et la République
démocratique du Congo (RDC), ainsi que l’ensemble des riverains de
certaines des régions tanzaniennes les plus touchées.
Le 12
janvier dernier, le président de la Grande Comore, Mohamed
Abdouloihaby, lui-même albinos, était allé à Bamako, plaider la
cause des albinos du Mali lors d’un téléthon organisé en leur
faveur.
E.T. avec Xinhua
|
|
KENYA |
Aide internationale |
L'ONU lance une collecte de fonds pour lutter contre la famine au Kenya
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Des bureaux de l'ONU au Kenya ont lancé une campagne de collecte de fonds mardi pour venir en aide aux millions de personnes affamées dans ce pays de l'Afrique de l'Est.
"La famine n'est pas un choix,
mais pourtant c'est bien la réalité que vivent 10 millions de
personnes", a indiqué Anna Tibaijuka, la directrice du
Programme des Nations Unies pour l'habitat (ONU-Habitat), cité par
un communiqué publié au siège de l'ONU à New York.
Les statistiques montrent que sur les
10 millions de Kenyans qui manquent de nourriture, il y a 1,5
million d'enfants pris en charge dans le cadre du programme
d'alimentation scolaire, 2,5 millions de personnes vulnérables
souffrant de diverses maladies dont le sida, ainsi que des
orphelins, et 2,5 millions de personnes classées dans la catégorie
de la pauvreté urbaine.
"La nourriture existe dans ce
pays et le réel problème est l'accès à la nourriture",
a déclaré Mme Tibaijuka.
Le manque de nourriture a été
exacerbé par la sécheresse et les violences qui ont suivi les
élections présidentielles en décembre 2007, a indiqué Abdi Noor,
de la Croix rouge du Kenya.
"Même les zones pouvant
normalement réaliser une auto-suffissance alimentaire ont été
forcées de s'appuyer sur les aides alimentaires", a-t-il
déploré.
Plus de 1.000 personnes ont été tuées
et au moins 350.000 autres déplacées lors des violences qui ont
suivi les élections de décembre 2007.
Les finances du pays ont été grevées
par les dépenses engagées pour héberger et réinsérer les
victimes.
avec Xinhua
|
|
KENYA |
Santé |
Kenya : 8 millions de dollars de l’OPEP pour construire un centre de traitement des grands brûlés
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Le Kenya et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) ont signé un accord de prêt de 8 millions de dollars américains destiné à la construction d’un centre de brûlure et d’une pédiatrie à l’Hôpital national Jomo Kenyatta de Nairobi.
L’accord a été signé à Vienne en
Australie entre l’ambassadeur kenyan, Julius Kandie et le directeur
général de l’OFID, Suleiman J. Al-Herbish.
Dans une déclaration publiée par le
Ministère des Affaires étrangères mercredi à Nairobi, M. Kandie
soutient que ce prêt vient à un moment particulièrement triste
pour le Kenya où deux incendies tragiques ont coûté la vie à 140
personnes au cours des dernières semaines.
Il a noté que l’Hôpital national
Jomo Kenyatta sert également les régions de l’Afrique centrale et
australe et joue le rôle d’institution d’enseignement pour les
médecins.
A ce jour, l’OFID a étendu
l’assistance financière en faveur du Kenya à 102 millions de
dollars américains. avec Xinhua
|
|
AFRIQUE |
Société |
Vers un jumelage entre des villes françaises et éthiopiennes
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Une délégation française séjourne actuellement à Addis-Abeba dans le but d’établir des relations de jumelage entre des villes éthiopiennes et françaises.
La délégation en provenance de la
ville française de Lyon, va effectuer une visite de cinq jours à
Addis-Abeba et à Dire Dawa, située à quelque 525 kilomètres dans
l’est d’Addis-Abeba, à la frontière avec le Djibouti.
Elle a été reçue à son arrivée à
l’aéroport international de Bole par le maire d’Addis-Abeba,
Kefyalew Azeze en compagnie d’autres responsables.
La délégation française doit se
rendre à Dire Dawa où elle doit signer un accord avec les autorités
municipales de Dire Dawa, une relation de jumelage entre Lyon et Dire
Dawa.
L’accord devrait raffermir les
relations entre les deux villes dans plusieurs domaines.
Dans la même foulée, le chef de la
délégation française devrait également s’entretenir jeudi avec
son homologue d’Addis-Abeba, Kuma Demeksa et d’autres
responsables sur les moyens de renforcer les relations entre Lyon, Le
vel Ban et la municipalité d’Addis-Abeba.
Au cours des dernières années,
beaucoup de villes éthiopiennes ont établi des relations similaires
avec des villes européennes et une autre sud-africaine.
|
|
ZIMBABWE |
Politique |
Zimbabwe : vers une accalmie ?
Jeudi 12 Février 2009 |
|
|
Avec la nomination de Morgan Tsvangirai au poste de Premier ministre du Zimbabwe, on peut espérer voir la situation politique s'améliorer.
|
|
Morgan Tvsangirai, le nouveau premier ministre du Zimbabwe. (archive) |
Le leader de l’opposition
zimbabwéenne, Morgan Tvsangirai, a prêté serment mercredi matin à
Harare, devant le Président Robert Mugabe, pour devenir Premier
ministre du Zimbabwe.
Le pays est déchiré depuis de longs
mois par une crise politique, économique, avec une inflation
atteignant des chiffres impressionnants et sanitaire, avec une
épidémie
de choléra qui a déjà fait plus de 3000 morts.
Devant le Président Robert Mugabe et
des milliers de Zimbabwéens, Morgan a juré de « servir au mieux
le Zimbabwe » au poste de Premier ministre.
Le gouvernement d’union sera formé
vendredi comme conclu le 15 septembre dernier dans un accord signé
entre la ZANU PF du président Mugabé et le Mouvement pour le
changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.
Arthur Mutambara et Thokozani Khupe,
vice-présidente du MDC, ont également prêté serment au cours
d’une cérémonie qui aurait été inconcevable il y a quelques
mois.
Mugabe et Tsvangirai se livrent depuis
huit ans à un âpre combat pour le contrôle du Zimbabwe, le premier
accusant son rival d’être à la solde de l’Occident pour
effectuer un changement illégal de régime dans ce pays de l’Afrique
de l’Est qui a connu la prospérité.
M. Tsvangirai avait remporté le
premier tour des élections présidentielles devant le président
Robert Mugabe, mais il avait refusé de prendre part au deuxième
tour évoquant la violence perpétrée contre ses partisans.
Il s’est ensuite lancé dans une
offensive diplomatique régionale et internationale pour obtenir le
soutien destiné à obliger le président Mugabe à quitter le
pouvoir.
Les voisins du Zimbabwe de la
Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe
(SADC) ont finalement négocié un accord de partage du pouvoir entre
le président Mugabe et M. Tvsangirai en septembre 2008, mais, la
mise en œuvre de cet accord a été retardé de quatre mois suite à
un désaccord sur la composition et la structure du gouvernement
d’union.
Le leader du Mouvement pour le
Changement démocratique a finalement accepté de rejoindre le
gouvernement d’union le mois dernier après la satisfaction de la
plupart de ses conditions.
Zimbabwe : Tsvangirai prête serment à
la tête du gouvernement d'union
Le chef de file de l'opposition
zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, 56 ans, a prêté serment mercredi
à Harare comme Premier ministre du nouveau gouvernement d'union,
devant le président Robert Mugabe.
La prestation de serment a marqué la
deuxième étape vers la création d'un gouvernement inclusif au
Zimbabwe, comme le prévoit l'accord conclu le 15 septembre dernier
entre les trois partis politiques, dont l'Union nationale africaine
du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) et deux
formations du Mouvement pour le changement démocratique (MDC,
opposition).
La première étape était
l'établissement du Comité conjoint de supervision et d'application
il y a deux semaines.
Ces deux étapes devraient ouvrir la
voie à la prestation vendredi en phase finale des ministres du
gouvernement inclusif, mettant ainsi un terme à une crise politique
de longue haleine.
Durant les six derniers mois, les
dirigeants de la Communauté de développement de l'Afrique australe
(SADC) se sont livrés à des navettes diplomatiques dans l'espoir de
trouver une issue à l'enlisement politique du pays.
Avec APA
|
|
A lire également sur Malango Actualité :
|