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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 97 :
Le PC mahorais « choqué » par le député Lecocq
Tous les enfants de 4 ans scolarisés à la rentrée prochaine
Les prix ont explosé en 2008 à Mayotte
Comores : le référendum coûtera plus de 200 000 000 de francs comoriens (400.000 euros)
Une nouvelle formation politique a vu le jour à Anjouan
Tentative de dialogue entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana
Madagascar : la COI appelle au retour au calme
Vaste opération d’Interpol contre les meurtres d’Albinos en Tanzanie
L'ONU lance une collecte de fonds pour lutter contre la famine au Kenya
Kenya : 8 millions de dollars de l’OPEP pour construire un centre de traitement des grands brûlés
Vers un jumelage entre des villes françaises et éthiopiennes
Zimbabwe : vers une accalmie ?

La lettre de Malango
97

Vendredi 13 Février 2009

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MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Le PC mahorais « choqué » par le député Lecocq

 
Jeudi 12 Février 2009
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Après le discours de Jean-Paul Lecocq, député communiste à l’assemblée française, les réactions ne se sont pas fait attendre à Mayotte.

Jean-Paul Lecocq, député-maire PC de Gonfreville-l'Orcher, Seine-Maritime.

Lors du débat consacré à la consultation des Mahorais sur l’avenir statutaire de l’île, l’élu a été le seul à fustiger les projets de départementalisation. « Au regard du droit international, Mayotte n’est pas un territoire français d’outremer, c’est une terre comorienne illégalement occupée par une puissance étrangère », a-t-il affirmé.

Invité sur le plateau de Télé Mayotte, Assani Alidina, secrétaire général du Parti communiste rénové de Mayotte, s’est empressé de se démarquer de cette embarrassante prise de position : «Naturellement, comme tous les Mahorais, je suis très choqué et scandalisé par les propos de M. Lecocq », a-t-il assuré, ajoutant que ceux-ci ne l’avaient « pas étonné ».

« Le mouvement que je représente n’a rien à voir avec le PC français » a-t-il poursuivi. « Lors de la dernière élection présidentielle, nous avons pris nos distances avec le PC français et soutenu avec Olivier Besancenot, qui lui vit avec son temps. Le PC n’a pas évolué depuis 50 ans, il défend des peines perdues comme celle des Comoriens », a ironisé Assani Alidina. Et de surenchérir : « La départementalisation, c’est le rêve de tout Mahorais".

Je lance un défi que dans ma commune, il y ait 98% de oui. »



MAYOTTE

Education

 

Tous les enfants de 4 ans scolarisés à la rentrée prochaine

 
Jeudi 12 Février 2009
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Le vice-rectorat de Mayotte, qui vient de publier son document annuel « Les chiffres de l’éducation », annonce qu’à la rentrée 2009, tous les enfants de quatre ans seront scolarisés, et que l’année suivante, tous les petits de trois ans auront une place à l’école.

Le vice-recteur a également annoncé un concours pour le recrutement de 120 instituteurs d’Etat.

MAYOTTE

Economie

 

Les prix ont explosé en 2008 à Mayotte

 
Jeudi 12 Février 2009
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Les prix des produits alimentaires à Mayotte ont explosé en 2008, annonce l’Insee. Ils ont connu une hausse de 14%. Les marchandises les plus touchées sont les produits frais (+23,6%), suivis des viandes et volailles (+16,2%). En janvier 2009 cependant, l’Insee a enregistré une légère baisse des prix des produits alimentaires et boissons : -0,9%.

COMORES

Politique

 

Comores : le référendum coûtera plus de 200 000 000 de francs comoriens (400.000 euros)

 
Jeudi 12 Février 2009
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Un budget de 418.367 euro s (205 millions de Francs comoriens) a été arrêté pour l'organisation du référendum aux Comores qui modifierait la constitution de 2002 en supprimant la redondance des pouvoirs dans les îles de l'archipel, a annoncé le Secrétaire général du gouvernement comorien, Nourdine Bourhane, ce jeudi à Moroni.

M. Bourhane a précisé que les partenaires internationaux sollicités pour ce financement ont décliné la demande pour des "raisons de procédures".

"Le gouvernement a mis du retard à saisir ses partenaires qui ont des mécanismes de décaissement à respecter", a-t-il expliqué.

Sur le plan matériel, il manquerait 300 isoloirs et 350 urnes qui devraient être remplacés dans les trois îles de l’archipel (Grande Comore, Mohéli et Anjouan) "pour le bon déroulement du scrutin", selon la même source.

Le gouvernement, qui est en train de réactiver la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a saisi les autorités des îles autonomes pour mettre en place les Commissions insulaires électorales (CIE).

"Il n’y aura pas de nouveau recensement électoral ni de nouvelles listes électorales", a indiqué, quant à lui, Saindou Djazila, membre de la commission préparatoire du référendum. "Ce sont, a-t-il ajouté, les listes des dernières élections (présidentielles des îles de 2007) qui serviront encore cette fois".

A rappeler que ce référendum souhaité par le président comorien Ahmed Abdalah Sambi pour abroger le principe de la présidence tournante de l'archipel entre les trois îles, est contesté par le président de l'île de Mohéli, Mohamed Ali Saïd, craignant que le président Sambi veuille prolonger son mandat aux dépens de l'île Mohéli à laquelle échoit la présidence au terme du mandat de ce dernier.

avec PANA

COMORES

Politique

 

Une nouvelle formation politique a vu le jour à Anjouan

 
Jeudi 12 Février 2009
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Huit mois après son accession au pouvoir de l’île autonome d’Anjouan, Moussa Toybou crée son propre parti politique.

Moussa Toybou a été élu président de l'île d'Anjouan en juillet 2008, après le départ du président déchu M. Bacar. (archive)

« La Solidarité nationale pour la démocratie et le développement » ou SNDD, c’est le nom de cette structure, a été créée le 08 février dernier lors d’une réunion tenue à Liwara dans la région de Nyumakele. Ce parti se fixe comme objectif immédiat d’« appuyer l’élan de construction initié par le président de l’Union des Comores et relayé par le chef de l’exécutif de l’île d’Anjouan son Excellence Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et Moussa Toybou », lit-on dans la déclaration publiée à l’issue des travaux. En clair, il s’agit d’un instrument destiné à soutenir et appuyer les actions du pouvoir de l’île d’Anjouan.

Il faut souligner que dans cette île qui était longtemps aux mains des séparatistes et où les droits civiques ont été confisqués, les activités des partis politiques ont été réduits à néant. Et contrairement aux autres îles de l’archipel, il n’existait aucune formation politique jusque là. Aussi, les membres de ce mouvement politique croient savoir que leur organisation « vient offrir aux Comores une autre et nouvelle opportunité pour un avenir sûr et un pays prospère », poursuit le document.

L’autre combat du SNDD est de barrer la route à toute tentative de balkanisation du pays. Ainsi, le parti « condamne et maudit toute idée ou forme de séparatisme parce qu’il est conscient que l’expérience de 1997, a en toute évidence laissé un passé amer et douloureux », assure-t-on dans la déclaration de Liwara. Notons enfin que le parti a élu Chamsoudine Youssouf plus connu sous le pseudonyme de Chamson, comme secrétaire général. Ce professeur de mathématiques assure les affaires du parti en attendant l’élection des autres membres du bureau exécutif qui doivent provenir des différents comités régionaux de l’île.

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Tentative de dialogue entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana

 
Jeudi 12 Février 2009
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Un mois après le déclenchement du mouvement de contestation dirigé par le maire d’Antananarivo Andry Rajoelina, l’heure est désormais au dialogue.

La répression sanglante du 7 février a fait 28 morts.

Une réunion préparatoire, sous l’égide de l’ONU, des représentants diplomatiques et des hommes d’églises, s’est tenue mercredi matin à l’Episcopat des Evêques sis à Antanimena (Antananarivo).

Une réunion qui n’a duré qu’une trentaine de minutes seulement, mais qui a permis aux représentants des deux protagonistes d’étaler leurs desiderata et leurs exigences.

Du côté de Andry Rajoelina, représenté par son Premier ministre Roindefo Monja, son ancien adjoint à la mairie d’Antananarivo Ny Hasina Andriamanjato, son ministre des Finances et du Budget Benja Razafimahaleo et le général à la retraite Désiré Ramakavelo, l’occasion a été saisie pour déposer officiellement entre les mains du représentant de l’ONU et du FFKM (Fédération des églises chrétiennes), ses revendications.

En revanche, le camp Ravalomanana, représenté par le Président de l’Assemblée nationale Jacques Sylla, le Sénateur Noël Rakotondramboa et le ministre de l’Economie et du Commerce et non moins secrétaire général du parti présidentiel (TIM), Ivohasina Razafimahefa, a réclamé l’arrêt des manifestations sur la Place du 13 mai, comme préalable.

Aucune date n’a été avancée pour le retour à la table de dialogue. Le camp de Marc Ravalomanana a réuni à midi des milliers de supporters dans le stade municipal de la capitale dont les activités avaient considérablement baissé, à l’appel d’Andry Rajoelina.

C’est dans cette atmosphère qu’a atterri à Antananarivo le Sécrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, à la tête d’une délégation de la COI (Commission de l’Océan Indien).

Au cours d’une brève interview, à sa descente d’avion, il a déclaré qu’il est «venu à Madagascar pour une mission d’évaluation de la situation ».

Il a rencontré le Président Marc Ravalomanana, au palais d’Etat d’Iavoloha et jeudi matin, il aura un entretien avec Andry Rajoelina ainsi qu’avec les membres du FFKM (Fédération des églises chrétiennes).

Alors que certains s'inquiètent d'un risque de concurrence entre les médiations qui pourrait se révéler contre-productif, le ministère français des affaires étrangère a affirmé que « Ce dialogue doit s’appuyer sur les acteurs internationaux qui peuvent peser : les Nations unies, les envoyés de l’Union africaine et de la SADC, et la mission de la commission de l’Océan indien dont la France fait partie. [,,,] Il existe d’ailleurs déjà une concertation à Madagascar, à laquelle participe l’ambassade de France. Il n’est absolument pas question de commencer à entrer dans les compétitions de médiation. Ce n’est pas l’objectif. »,

Le représentant du gouvernement français donnera une conférence de presse jeudi à la Résidence de l’ambassade de France, sise à Ivandry.

L’Union Africaine préoccupée par la violence à Madagascar

Le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a exprimé mercredi toute sa préoccupation face à la situation actuelle à Madagascar, après en avoir été informé tardivement, mardi.

«Le Conseil a exprimé sa profonde préoccupation face à la tension et le risque qu’elle représente pour la stabilité du pays. Il a par ailleurs condamné l’éruption de violence qui a entraîné des pertes en vies humaines et la destruction de biens », indique un communiqué de l’instance.

Il a également exhorté toutes les parties prenantes à faire preuve de retenue, à s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la situation actuelle et à œuvrer dans le sens du règlement de la crise actuelle par le dialogue dans le cadre des institutions légitimes du pays.

Lors du sommet de l’Union Africaine qui se tenait la semaine dernière à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, Madagascar avait été élu pour abriter le prochain sommet de l’organisation continentale prévu en juillet 2009.

Toutefois, d’aucuns craignent que la violence actuelle dans le pays n’affecte la préparation de ce rendez-vous panafricain.

Le Conseil de paix et de sécurité s’est en outre félicité des initiatives prises par le président de la Commission, y compris la décision d’envoyer un émissaire à Antananarivo, en la personne de l’ivoirien M. Amara Essy, pour évaluer la situation en discutant avec toutes les parties concernées.

«Le Conseil a encouragé le président de la Commission à poursuivre ses efforts et à prendre toute autre initiative qu’il jugerait nécessaire pour aider les parties à résoudre la crise actuelle», a ajouté l’UA.

40.000 personnes pour soutenir Marc Ravalomanana

Près de 40.000 personnes se sont rassemblées au stade municipal de Mahamasina, à Antananarivo, mercredi après-midi, pour marquer leur soutien au Président Marc Ravalomanana, le premier meeting de ses partisans depuis le déclenchement de la crise politique à Madagascar.

En revanche, Andry Rajoelina, qui s’est autoproclamé chef de la Haute autorité de la transition, a décrété une journée de deuil national après la fusillade de samedi dernier qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes, selon la Croix Rouge malgache.

Le meeting des partisans du maire déchu de la capitale sur la Place du 13 mai reprendra jeudi à partir de 10 heures.

Rajoelina nomme quatre ministres

L'opposition malgache a nommé quatre ministres de son gouvernement de transition mardi, a rapporté mardi la radio privée Antsiva.

Quatre ministres ont été nommés par Monja Roindefo, le Premier ministre du gouvernement de transition, désigné par Rajoelina.

Roindefo a désigné un contrôleur général de la police nationale, Organes Rakotomiantarizaka, comme ministre de la Sécurité intérieure et Mme Andrianiaina Harivelo comme ministre de la Décentralisation et de l'Aménagement du Territoire.

Le directeur de cabinet du ministère de l'Intérieur sous le gouvernement du président Marc Ravalomanana, Masimana Manantsoa, a été nommé ministre de l'Intérieur et de la Réforme de l'administration du gouvernement de transition.

Benja Razafimahaleo, le frère de l'homme politique défun Herizo Razafimahaleo, a été nommé ministre des Finances et du Budget. Ce dernier, fondateur du parti Leader-Fanilo et trois fois candidats présidentiels, était considéré par des observateurs comme le principal adversaire du président Marc Ravalomanana lors de l'élection présidentielle de 2006.

En promettant de nommer d'autres ministres plus tard cette semaine, Andry Rajoelina a exhorté ses partisans à cesser la grève et de rester chez eux mercredi, où le parti au pouvoir Tiako i Madagasikara (TIM, J'aime Madagascar) tiendra un rassemblement massif.

Selon la radio Antsiva, Rajoelina a juré de recueillir les signatures de Malgaches afin de faire juger le président Ravalomanana par un tribunal malgache ou international pour la tuerie des 28 manifestants le 7 février à Antananarivo.

E.T. avec APA, Xinhua, ...

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : la COI appelle au retour au calme

 
Jeudi 12 Février 2009
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La Commission de l'Océan Indien (COI) a appelé au calme et au rétablissement de l'ordre public à Madagascar, secouée par une crise politique depuis près de deux mois, selon un communiqué de presse publié mercredi par le ministère des Affaires étrangères malgache.

"Nous sommes venus en voisins attentifs et en partenaires solidaires, associer notre voix à celles qui appellent au calme et au rétablissement de l'ordre public", a indiqué Sultan Chouzou, ambassadeur de l'Union des Comores auprès de l'Union européenne, qui a conduit une délégation de la COI mercredi à Antananarivo.

Sultan Chouzou a insisté sur le fait que les partenaires internationaux sont là en tant que facilitateurs seulement en rappelant l'importance du respect de la Constitution.

La délégation de la COI, composée de 7 représentants de ses cinq membres (Comores, Madagascar, Maurice, La Réunion, et Seychelles), a été reçu par le ministre malgache des Affaires étrangères Marcel Ranjeva.

Le secrétaire d'Etat français chargé de la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet, a précisé que la délégation a pour objectif d'appuyer l'Organisation des Nations Unies en mission d'évaluation.

"La France souhaite une solution politique pacifique à cette crise", a-t-il dit et d'ajouter : "La communauté internationale a été surprise par la violence et autant de morts en une crise politique, et souhaite que cette violence ne se répète plus".

Les membres ont aussi rencontré le président malgache Marc Ravalomanana mercredi en début de soirée, selon le site Internet de la présidence.

"Notre message est clair : l'ordre constitutionnel et le refus de violences, et aussi l'appel au dialogue", a déclaré M. Joyandet à la sortie de cette rencontre, en invitant les parties à ne pas prendre des initiatives à même de relancer la violence.

Les cinq autres membres de la délégation sont le secrétaire de la COI Callixte d'Offay, l'ancien président mauricien Karl Hoffman, l'ancien ministre des Affaires étrangères des Seychelles et ancien secrétaire général de la COI Jérémie Bonnelame, le vice-président du Conseil général de La Réunion Wilfrid Bertile et le président de l'Union des Chambres de la Commerce et de l'Industrie La délégation de la COI arrive quatre jours après le début de la mission du sous-secrétaire général de l'ONU pour les affaires politiques, Haile Menkerios, venu samedi dernier dans la capitale malgache, en vue de trouver une solution démocratique et pacifique à la crise politique dans le pays.

Suite aux rencontres de M. Menkerios avec M. Ravalomanana et avec le leader de l'opposition Andry Rajoelina, les deux rivaux sont convenus d'accepter le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour être leur médiateur dans l'actuelle crise politique, qui a fait au moins 28 morts.

Toutefois, M. Rajoelina a posé ses conditions pour le dialogue: la mise en place d'un gouvernement de transition et la tenue des élections anticipées après que M. Ravalomanana fut traduit en justice pour les violences de samedi dernier.

La crise a commencé en décembre dernier quand M. Ravalomanana a ordonné de fermer la station de Radio et télévision privée de M. Rajoelina pour sa diffusion d'une interview avec l'ancien président malgache Didier Ratsiraka, qui vit en exil en France depuis la prise du pouvoir par Ravalomanana en 2002.

Samedi dernier, les gardes présidentiels ont ouvert le feu sur les manifestants antigouvernementaux, qui ont tenté d'entrer dans le palais présidentiel. Les principaux hôpitaux de la capitale ont confirmé au moins 28 morts et plus de 200 blessés.

Créée en 1984 par l'Accord de Victoria, la Commission de l'Océan Indien (COI) est une organisation intergouvernementale qui réunit les Comores, la France (Réunion), Madagascar, Maurice et les Seychelles.

E.T. avec Xinhua

TANZANIE

Droits de l'homme

 

Vaste opération d’Interpol contre les meurtres d’Albinos en Tanzanie

 
Jeudi 12 Février 2009
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L’Organisation internationale de police (Interpol) dirige une opération conjointe impliquant les pays de la région des Grands Lacs en vue de mettre fin à ces actes barbares, a confirmé mercredi la police tanzanienne.

L’opération qui implique Interpol, intervient après une série de meurtres d’albinos en Tanzanie.

Le directeur des investigations criminelles, Robert Manumba, a déclaré à APA que la police avait trouvé des preuves faisant état de l’implication d’un réseau de la criminalité dans les meurtres.

«Nous avons décidé de lancer cette coopération, sous la coordination d’Interpol pour lutter contre ces meurtres brutaux et insensés des albinos », a-t-il dit.

Plus de 40 albinos ont été sauvagement assassinés depuis l’année dernière. Plusieurs autres ont eu leur corps coupé en ce que l’on croit être l’instigateur de meurtres rituels sorciers qui se seraient servis des parties des corps d’albinos aux fins de concoctions magiques.

La Tanzanie a interdit à tous les guérisseurs traditionnels d’opérer dans le pays.

Les sorciers, qui sont concentrées dans les régions du Lac où les meurtres d’albinos sont endémiques, sont souvent accusés de recommander l’utilisation de parties du corps d’albinos à leurs clients à la recherche de fortune.

Les pays devant participer dans l’opération conjointe sont le Rwanda, le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que l’ensemble des riverains de certaines des régions tanzaniennes les plus touchées.

Le 12 janvier dernier, le président de la Grande Comore, Mohamed Abdouloihaby, lui-même albinos, était allé à Bamako, plaider la cause des albinos du Mali lors d’un téléthon organisé en leur faveur.

E.T. avec Xinhua

KENYA

Aide internationale

 

L'ONU lance une collecte de fonds pour lutter contre la famine au Kenya

 
Jeudi 12 Février 2009
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Des bureaux de l'ONU au Kenya ont lancé une campagne de collecte de fonds mardi pour venir en aide aux millions de personnes affamées dans ce pays de l'Afrique de l'Est.

"La famine n'est pas un choix, mais pourtant c'est bien la réalité que vivent 10 millions de personnes", a indiqué Anna Tibaijuka, la directrice du Programme des Nations Unies pour l'habitat (ONU-Habitat), cité par un communiqué publié au siège de l'ONU à New York.

Les statistiques montrent que sur les 10 millions de Kenyans qui manquent de nourriture, il y a 1,5 million d'enfants pris en charge dans le cadre du programme d'alimentation scolaire, 2,5 millions de personnes vulnérables souffrant de diverses maladies dont le sida, ainsi que des orphelins, et 2,5 millions de personnes classées dans la catégorie de la pauvreté urbaine.

"La nourriture existe dans ce pays et le réel problème est l'accès à la nourriture", a déclaré Mme Tibaijuka.

Le manque de nourriture a été exacerbé par la sécheresse et les violences qui ont suivi les élections présidentielles en décembre 2007, a indiqué Abdi Noor, de la Croix rouge du Kenya.

"Même les zones pouvant normalement réaliser une auto-suffissance alimentaire ont été forcées de s'appuyer sur les aides alimentaires", a-t-il déploré.

Plus de 1.000 personnes ont été tuées et au moins 350.000 autres déplacées lors des violences qui ont suivi les élections de décembre 2007.

Les finances du pays ont été grevées par les dépenses engagées pour héberger et réinsérer les victimes.

avec Xinhua

KENYA

Santé

 

Kenya : 8 millions de dollars de l’OPEP pour construire un centre de traitement des grands brûlés

 
Jeudi 12 Février 2009
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Le Kenya et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) ont signé un accord de prêt de 8 millions de dollars américains destiné à la construction d’un centre de brûlure et d’une pédiatrie à l’Hôpital national Jomo Kenyatta de Nairobi.

L’accord a été signé à Vienne en Australie entre l’ambassadeur kenyan, Julius Kandie et le directeur général de l’OFID, Suleiman J. Al-Herbish.

Dans une déclaration publiée par le Ministère des Affaires étrangères mercredi à Nairobi, M. Kandie soutient que ce prêt vient à un moment particulièrement triste pour le Kenya où deux incendies tragiques ont coûté la vie à 140 personnes au cours des dernières semaines.

Il a noté que l’Hôpital national Jomo Kenyatta sert également les régions de l’Afrique centrale et australe et joue le rôle d’institution d’enseignement pour les médecins.

A ce jour, l’OFID a étendu l’assistance financière en faveur du Kenya à 102 millions de dollars américains.

avec Xinhua



AFRIQUE

Société

 

Vers un jumelage entre des villes françaises et éthiopiennes

 
Jeudi 12 Février 2009
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Une délégation française séjourne actuellement à Addis-Abeba dans le but d’établir des relations de jumelage entre des villes éthiopiennes et françaises.

La délégation en provenance de la ville française de Lyon, va effectuer une visite de cinq jours à Addis-Abeba et à Dire Dawa, située à quelque 525 kilomètres dans l’est d’Addis-Abeba, à la frontière avec le Djibouti.

Elle a été reçue à son arrivée à l’aéroport international de Bole par le maire d’Addis-Abeba, Kefyalew Azeze en compagnie d’autres responsables.

La délégation française doit se rendre à Dire Dawa où elle doit signer un accord avec les autorités municipales de Dire Dawa, une relation de jumelage entre Lyon et Dire Dawa.

L’accord devrait raffermir les relations entre les deux villes dans plusieurs domaines.

Dans la même foulée, le chef de la délégation française devrait également s’entretenir jeudi avec son homologue d’Addis-Abeba, Kuma Demeksa et d’autres responsables sur les moyens de renforcer les relations entre Lyon, Le vel Ban et la municipalité d’Addis-Abeba.

Au cours des dernières années, beaucoup de villes éthiopiennes ont établi des relations similaires avec des villes européennes et une autre sud-africaine.



ZIMBABWE

Politique

 

Zimbabwe : vers une accalmie ?

 
Jeudi 12 Février 2009
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Avec la nomination de Morgan Tsvangirai au poste de Premier ministre du Zimbabwe, on peut espérer voir la situation politique s'améliorer.

Morgan Tvsangirai, le nouveau premier ministre du Zimbabwe. (archive)

Le leader de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tvsangirai, a prêté serment mercredi matin à Harare, devant le Président Robert Mugabe, pour devenir Premier ministre du Zimbabwe.

Le pays est déchiré depuis de longs mois par une crise politique, économique, avec une inflation atteignant des chiffres impressionnants et sanitaire, avec une épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 3000 morts.

Devant le Président Robert Mugabe et des milliers de Zimbabwéens, Morgan a juré de « servir au mieux le Zimbabwe » au poste de Premier ministre.

Le gouvernement d’union sera formé vendredi comme conclu le 15 septembre dernier dans un accord signé entre la ZANU PF du président Mugabé et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.

Arthur Mutambara et Thokozani Khupe, vice-présidente du MDC, ont également prêté serment au cours d’une cérémonie qui aurait été inconcevable il y a quelques mois.

Mugabe et Tsvangirai se livrent depuis huit ans à un âpre combat pour le contrôle du Zimbabwe, le premier accusant son rival d’être à la solde de l’Occident pour effectuer un changement illégal de régime dans ce pays de l’Afrique de l’Est qui a connu la prospérité.

M. Tsvangirai avait remporté le premier tour des élections présidentielles devant le président Robert Mugabe, mais il avait refusé de prendre part au deuxième tour évoquant la violence perpétrée contre ses partisans.

Il s’est ensuite lancé dans une offensive diplomatique régionale et internationale pour obtenir le soutien destiné à obliger le président Mugabe à quitter le pouvoir.

Les voisins du Zimbabwe de la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC) ont finalement négocié un accord de partage du pouvoir entre le président Mugabe et M. Tvsangirai en septembre 2008, mais, la mise en œuvre de cet accord a été retardé de quatre mois suite à un désaccord sur la composition et la structure du gouvernement d’union.

Le leader du Mouvement pour le Changement démocratique a finalement accepté de rejoindre le gouvernement d’union le mois dernier après la satisfaction de la plupart de ses conditions.

Zimbabwe : Tsvangirai prête serment à la tête du gouvernement d'union

Le chef de file de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, 56 ans, a prêté serment mercredi à Harare comme Premier ministre du nouveau gouvernement d'union, devant le président Robert Mugabe.

La prestation de serment a marqué la deuxième étape vers la création d'un gouvernement inclusif au Zimbabwe, comme le prévoit l'accord conclu le 15 septembre dernier entre les trois partis politiques, dont l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) et deux formations du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition).

La première étape était l'établissement du Comité conjoint de supervision et d'application il y a deux semaines.

Ces deux étapes devraient ouvrir la voie à la prestation vendredi en phase finale des ministres du gouvernement inclusif, mettant ainsi un terme à une crise politique de longue haleine.

Durant les six derniers mois, les dirigeants de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) se sont livrés à des navettes diplomatiques dans l'espoir de trouver une issue à l'enlisement politique du pays.

Avec APA

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