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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 98 :
Départementalisation : le débat se poursuit au Sénat
Mayotte : Une feuille de route pour les médecins
CRA de Mayotte : 251 retenus : record battu !
« On a pris en otage le cercueil de notre fils » à Mayotte
Guadeloupe : nouvelle nuit de violence
Guadeloupe, Martinique, Réunion, Mayotte : les limites du libéralisme outre mer
Parution du décret organisant le référendum sur la modification de la constitution des Comores
Défilé de l'opposition malgache vers le quartier des ministères
Ravalomanana réitère sa promesse de créer une commission d’enquête internationale
Madagascar : manifestions croisées du TIM et du TGV
Visite du président chinois à l'île Maurice
Des travailleurs bangladais mendient dans les rues de l'Ile Maurice, faute de salaire
L’Ile Maurice veut devenir le "grenier" à riz de la région
Maurice propose un sommet afro-américain
L’Ile Maurice 'invitée' à libérer les réfugiés irakiens
Les réformes économiques sont en bonne voie aux Seychelles, selon le FMI
La Tanzanie et la Chine signent un accord de coopération de 25,5 millions USD
Le premier ministre tanzanien dissipe les craintes au sujet de l’intégration en Afrique de l’Est

La lettre de Malango
98

Mardi 17 Février 2009

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" La Lettre de Malango"

 

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Départementalisation : le débat se poursuit au Sénat

 
Samedi 14 Février 2009
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Le débat sur la départementalisation  de Mayotte s'est poursuivi au Sénat jeudi 13 février.

Le problème de l'état-civil a de nouveau été évoqué. «L'action de l'Etat en matière de révision de l'état-civil n'est pas crédible», a critiqué un sénateur UMP.

Comme à l'Assemblée nationale, seuls les communistes se sont opposés au fait que Mayotte puisse devenir un département français.

Répondant au discours du PC qui demandait à la France « d'assumer son passé colonial », Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, a affirmé qu'il s'agissait là de « contre vérités ».

L.G.





MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Mayotte : Une feuille de route pour les médecins

 
Mardi 17 Février 2009
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En grève depuis lundi 16 février, les médecins du Centre hospitalier de Mayotte et des dispensaires placés sous son autorité ont rencontré ce mardi 17 février le préfet et le président du Conseil général pour leur exposer leurs revendications.

Les praticiens hospitaliers réclament un « statut fiscal équitable ». A l'origine du mouvement, le redressement fiscal imposé aux médecins exerçant à Mayotte depuis plus de quatre ans. En effet, les praticiens en poste sur l'île bénéficient d'une rémunération supplémentaire à hauteur de 40% de leur salaire.

Pendant quatre ans, ce supplément n'est taxé qu'à hauteur de 10%. Jusqu'à présent, ceux qui prolongeaient leur séjour au-delà de ces quatre ans continuaient à bénéficier de l'abattement fiscal, en vertu d'un « accord de principe » avec les autorités. Or, le Trésor public non seulement met en cause cet accord, mais fait subir un redressement fiscal aux personnes concernées. Les sommes réclamées iraient, pour le médecin le plus ancien, jusqu'à 17.000 euros.

Au cours de la rencontre de ce mardi, il a été convenu de geler les redressements fiscaux jusqu'à la décision du Tribunal administratif, prévue en mars ou en avril. Les médecins demandent également que leur statut fiscal soit clarifié. Une feuille de route doit leur être remise dans la soirée de ce mardi. Ils décideront mercredi matin en assemblée générale s'ils poursuivent ou non leur mouvement.

L.G.

MAYOTTE

Droits de l'homme

 

CRA de Mayotte : 251 retenus : record battu !

 
Mercredi 18 Février 2009
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Le 13 février, 251 personnes étaient enfermées au Centre de rétention administrative (CRA) de Mayotte pour une capacité théorique de 60 places. Soit, dans le détail, 65 femmes, 120 hommes, 46 mineurs âgés de plus de 2 ans, 17 mineurs de moins de 2 ans, et 3 gardés-à-vue.

La vidéo qui avait scandalisé la France en décembre dernier.

C'est le journal Libération qui, une fois de plus, épingle le CRA de Petite Terre. Le quotidien avait alors mis en ligne sur son site Internet une vidéo tournée par un agent de la Police aux frontières (PAF) à l'intérieur de ce même CRA. On y voit des dizaines d'hommes entassés dans une pièce dont la grille est fermée à double tour.

Ces images avaient suscité une forte émotion à travers tout le pays et Amnesty International avait exigé des autorités françaises qu'elles "mettent un terme aux conditions de rétention, indignes et inhumaines".

La préfecture avait alors affirmé que la situation, le 22 octobre, date à laquelle la vidéo avait été tournée, était "exceptionnelle". C'est "le seul jour, sur les quatre derniers mois, où le chiffre de 200 retenus a été dépassé", s'était-elle défendue. Selon elle, les autorités comoriennes, d'où sont originaires la plupart des clandestins, avaient à l'époque "compliqué", voire même "interdit à plusieurs reprises" les opérations de reconduite.

Depuis, le gouvernement a fait faire des travaux de rénovation. Un espace de restauration collectif a été créé, ainsi qu'un espace pour les enfants et un troisième pour les femmes. De plus, des cloisons ont été édifiées pour isoler les différentes parties du centre, notamment les sanitaires et les douches. "Ils permettent aux personnes retenues de séjourner dans des conditions nettement améliorées par rapport à la situation antérieure", affirme le secrétariat d'Etat sur son site Internet.

Sauf que le score de 251 retenus excède de loin les capacités d'accueil de ce CRA prévu pour 60 personnes. Toujours sur Internet, Yves Jego clame pourtant "son attachement à des conditions de rétention respectueuses de la dignité humaine."

avec Libération

MAYOTTE

Société

 

« On a pris en otage le cercueil de notre fils » à Mayotte

 
Mercredi 18 Février 2009
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Un journal du Sud-Ouest de la France, la Dépêche du Midi, relate la façon scandaleuse avec laquelle a été traité le rapatriement du corps de son fils décédé à Mayotte en décembre dernier.

Près de Lunac, Jacqueline Duarte relit la plainte qu'elle vient d'envoyer au procureur de Mayotte.
Dépôt de plainte et courriers
Le 2 février, Jacqueline Duarte a adressé une « lettre-plainte » au procureur de la République de Mayotte, « pour préjudice moral et matériel ». Elle a aussi saisi Rama Yade, secrétaire aux Droits de l'homme, la Commission européenne des Droits de l'homme à Bruxelles et une copie de la lettre sera aussi adressée au préfet de l'Aveyron, qui de plus était précédemment en poste à Mayotte, et à toutes les instances juridiques concernées.

Le froid qui gifle février enveloppe Puech-Ganel. Un hameau proche de Lunac [région de Villefranche de Rouergue, Aveyron], où vivent Jaqueline et Charles Duarte. Depuis le décès, à 39 ans, de Sylvain Gicquel, le fils de Jacqueline, le feu qui crépite dans la cuisinière a bien du mal à réchauffer leurs cœurs. Architecte, Sylvain s'était expatrié, depuis un an, sur ce caillou français de l'océan Indien qu'est Mayotte. Or, le 8 décembre dernier, les gendarmes de Mayotte préviennent Jacqueline que, suite aux fortes intempéries de la mousson, la veille une vague énorme a emporté son fils.

Malgré les recherches, il faudra attendre le 27 décembre pour avoir confirmation de la découverte, sur une plage, d'un corps, qui pourrait être celui de Sylvain. Ce que les tests ADN confirmeront.

En dépit du chagrin et de la souffrance, Jacqueline et son mari entreprirent, avec le soutien des services de gendarmerie sur place, les démarches administratives. « Vous me direz, histoire banale qui arrive à d'autres », note cette maman blessée. À entendre la suite, pas vraiment…

« Un acte odieux »

Sauf que par-delà la complexité du cheminement lié au rapatriement du corps, elle s'est confrontée à un autre problème. Bien plus local celui-là. Sur place, il n'y avait pas d'autre alternative que de traiter avec la société Transports Posthumes de Mayotte (TPM), qui se présente comme la seule société agréée selon la réglementation en vigueur. Certes, Jacqueline avait trouvé le devis de 8 000 € pour le moins abusif. Mais c'est bien la manière dont a été traité le cas de Sylvain, qui exaspère cette maman.

La société a tout simplement bloqué le départ du corps. Pourquoi ? Dans un courrier adressé au procureur de Mayotte, les gérants de TPM justifient le retard par l'absence de deux documents. Ils ajoutent, toujours en direction du procureur : « Cette situation inextricable a trouvé son origine dans l'imperfection des connaissances de la réglementation en la matière ».

Des propos que Jacqueline Duarte réfute en bloc. En dénonçant avec force, et dépôt de plainte à la clef (lire encadré), ce qui à ses yeux tient de la « prise en otage et de séquestration » du corps de son fils. Elle évoque des raisons qui ne la concernent pas comme le litige financier entre TPM et le parquet (mentionné par le mail de la société au procureur), point de départ au retard. Sa colère se fait plus vive lorsqu'elle raconte que le retour du corps de Sylvain étant prévu le 23 janvier, elle avait programmé la cérémonie d'inhumation pour le lendemain. Jusqu'au moment où la gendarmerie de Mayotte lui fit savoir que la dépouille de Sylvain n'était jamais partie… « Pourquoi les pompes funèbres ont-elles inventé que c'était un de leurs employés qui avait oublié d'emmener le corps à l'aéroport », tempête Jacqueline Duarte.

« Le corps nous a été restitué, soupire-t-elle aujourd'hui, mais à quel prix. Ce fut trop douloureux, nous sommes anéantis par un tel acte, et je veux que tout le monde sache que cela peut arriver. » D'où son désir fort de témoigner « pour que cela ne se reproduise pas».

La Dépêche du Midi

Outremer DOM TOM

Economie

 

Guadeloupe, Martinique, Réunion, Mayotte : les limites du libéralisme outre mer

 
Mercredi 18 Février 2009
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Alors que la situation en Guadeloupe dégénère et s'étend aux autres dom, le secrétaire d'état à l'outre-mer multiplie les rencontres, tentant d'endiguer la déferlante venue des Caraïbes. Il s'attaque aux dérives du libéralisme appliqué sur les petites collectivités territoriales.

Yves Jégo lors de sa dernière visite à Mayotte.

Samedi dernier, il rencontrait M. Bruno LASSERRE, président de l'Autorité de la concurrence. Il a évoqué avec lui les conditions d'exercice de la concurrence dans les économies des départements d'Outre-Mer. En effet, selon lui, « les marchés ultramarins sont éloignés de la métropole, peu ouverts sur leur environnement régional et reposent souvent sur une grande concentration des sociétés d'importation et de distribution. Ces caractéristiques peuvent, en partie, expliquer la différence excessive des prix à la consommation existant entre la métropole et les départements d'Outre-Mer ».

On peut en effet se poser la question du bien-fondé du copier-coller du système libéral mis en place pour des économies concernant des millions de personnes sur des micro-sociétés de quelques centaines de milliers d'habitants d'où la concurrence est quasiment absente en raison de l'étroitesse du marché.

Lors des discussions menées en Guadeloupe, Yves JEGO s'est engagé à « renforcer la transparence des prix et l'information des consommateurs ».

Le Secrétaire d'Etat va donc saisir l'Autorité de la concurrence afin de lui demander, avant l'été, « un avis sur l'exercice de la concurrence dans les départements d'Outre-Mer, et plus particulièrement sur deux sujets très importants pour l'économie de ces départements: les carburants d'une part, les mécanismes d'importation et de distribution des produits de grande consommation d'autre part ».

Hier, dès son retour des Caraïbes, Yves Jégo a entamé une série de consultations visant à « approfondir les deux sujets de fond des conflits ouverts en Martinique et en Guadeloupe ».

Dans cette optique, il va rencontrer la Fédération des entreprises d'outre-mer (FEDOM), le Président de la CGPME, le MEDEF et les représentants des chambres consulaires afin de « travailler la modification des paramètres de la future LODEOM (loi pour le développement économique de l'Outre-Mer) », afin de « faire de cet outil un moyen renforcé de protections des entreprises fragiles outre-mer ».

Yves Jégo a aussi sollicité la grande distribution, les transporteurs, les grossistes et les professionnels de l'import export pour « évoquer les circuits de distribution des produits de vie courante vendus Outre-Mer ».

Enfin, le Secrétaire d'Etat recevra, les banques, l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) et les opérateurs télécoms.

Lors des discussions menées en Guadeloupe, M. Yves JEGO s'est engagé à renforcer la transparence des prix et l'information des consommateurs. Il a donc évoqué avec le Directeur Général de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes) « le suivi du niveau et des conditions de formation des prix dans les économies des départements d'Outre-Mer, les démarches de « chariot type », déjà présentes à La Réunion, seront généralisées à la Guadeloupe et à la Martinique. Les ultramarins disposeront d'un indicateur simple qui servira de repère pour suivre l'évolution du prix des produits de grande consommation ; un serveur téléphonique sera mis à disposition du public, qui pourra ainsi signaler les prix anormaux en vue de faciliter la programmation des enquêtes des services de l'Etat ; afin de mieux évaluer les causes des évolutions des prix, il a été envisagé l'envoi d'une mission temporaire d'appui aux services locaux ».

On peut également s'interroger sur la pertinence des circuits de distribution dans les dom. Même si l'on comprend que l'économie française se protège en favorisant, jusqu'à présent, la vente de produits en provenance de la métropole, il paraît malgré tout saugrenu de faire venir à Mayotte, par exemple, des pommes de terre ou des oignons de Bretagne, en passant par la Réunion, alors que deux îles voisines, Anjouan et Madagascar, les produisent à des coûts évidemment nettement inférieurs. Un exemple qui pourrait vraisemblablement être repris dans tout l'outre-mer.

E.T.

Outremer DOM TOM

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Guadeloupe : nouvelle nuit de violence

 
Mercredi 18 Février 2009
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L’annonce par Nicolas Sarkozy d’un rendez-vous jeudi avec les élus de des départements d’Outre-mer n’a en rien entamé la détermination des manifestants, selon le journal Libération. Il s'agit de la première action entreprise par le chef de l'état depuis le début de la crise il y a un mois.

Nouvelle nuit de violences en Guadeloupe.

Mardi, la situation semblait encore se détériorer après une nuit de violence durant laquelle des barrages ont été érigés, des devantures de magasins éventrées.

L’aéroport de Pointe-à-Pitre a été fermé pendant plusieurs heures mardi matin, faute de personnel suffisant pour assurer la sécurité.

Lundi soir, lors d'un meeting, le porte-parole du LKP, Elie Domota, a appelé au «renforcement de la mobilisation» dans les jours qui viennent, «jusqu’à la satisfaction de nos légitimes revendications».

D'après le quotidien, la sénatrice UMP Lucette Michaux-Chevry propose la mise en place d'un front uni face à Sarkozy aux élus d'outre-mer qui doivent être reçus à l'Elysée jeudi soir.

«Il faut changer fondamentalement le fonctionnement de l’outre-mer: on ne peut pas continuer à gérer l’outre-mer comme si nous étions dans les colonies: c’est fini, c’est fini cette mentalité de paternaliste», a martelé l'ancienne ministre.

Du côté de l'UMP, on cherche des responsabilités à la montée de la crise. Ailleurs. Le patron des députés UMP Jean-François Copé et le secrétaire général du parti Xavier Bertrand ont accusé mardi Olivier Besancenot, le leader du NPA, de miser sur une contagion en métropole de la crise en Guadeloupe.

«Il ne vous a pas échappé que l’extrême gauche et M. Besancenot, dont le principal objectif est de multiplier partout l’agitation, si possible violente, est dans cette démarche de multiplier les appels de cette nature en métropole», a lâché Jean-François Copé dans les couloirs de l’Assemblée, selon Libé.

«On n’a pas besoin de politique de gesticulation en ce moment», a-t-il ajouté. Olivier Besancenot doit pour sa part aller en Guadeloupe vendredi.

Le 20 janvier, la Guadeloupe déclarait la grève générale contre la «vie chère». Le 5 février, la Martinique rejoignait le mouvement.

Peu de chances que le conflit atteigne Mayotte

Même si la semaine dernière, le syndicat SE-CGT Mayotte incitait ses adhérents à soutenir le mouvement social de Guadeloupe, il y a très peu de chances que le mouvement prenne de l'ampleur à Mayotte.

En effet, la préoccupation du moment à Mayotte, c'est la départementalisation et le scrutin du 29 mars prochain qui, très probablement, fera de Mayotte le 101ème département français et le cinquième DOM.

Bien que ce mouvement social soit intimement lié au statut de département d'outremer (les TOM ne semblent pas -encore- touchés), cela ne semble pas entamer la détermination des mahorais à vouloir changer de statut.

Pourtant ces mouvements démontrent que contrairement à l'idée répandue à Mayotte selon laquelle « la départementalisation résoudra tous nos problèmes », il n'en est rien et que, quel que soit le statut, les difficultés perdurent.

A la Réunion, l’ACCD’OM apporte son soutien au mouvement

L’Association des Communes et Collectivités de l’Outre Mer (ACCD’OM) a déclarée par la voix de son président, Roland ROBERT, par ailleurs maire de La Possession, « n’est pas insensible à la situation prévisible et aux revendications légitimes que connaissent depuis quelques semaines la Guadeloupe et la Martinique de façon plus accrue après La Réunion et la Guyane ».

Il rappelle que « l’ACCD’OM attire l’attention des pouvoirs publics depuis plusieurs années, et ceci à travers les motions qu’elle a votées et à travers les tribunes qu’elle a publiées, sur les difficultés économiques et sociales grandissantes que connaît l’Outre mer » tout en appelant « à un changement de la relation entre la métropole et l’Outre mer ».

L'accd'om souligne également que la situation en outre mer est « sans commune mesure avec la réalité métropolitaine » et rappelle les handicaps communs aux régions ultramarines : « un taux de chômage important, des prix toujours plus hauts, des difficultés à se loger, une répartition inégale des richesses produites localement ».

Il met également l'accent sur les faiblesses du système économique qui prévaut outre mer, affirmant que « la structuration des prix étant la même dans tout l’Outre Mer, les marges des quelques importateurs [sont] de plus en plus importantes ».

L’ACCD’OM constate toutefois que le traitement médiatique de cette crise sans précédent est insuffisant, renvoyant de ce fait une image incomplète de la situation ; « l’opinion publique ignore en effet que l’Outre mer participe à la richesse de l’économie française au même titre que les autres départements. Il est vrai que nos territoires n’ont pas bénéficié du même traitement que la métropole et l’Etat a accumulé chez nous pendant des décennies, un retard important en termes de financement. C’est bien ces déficits d’investissement et de fonctionnement qui font que, plus de 60 ans après les lois de départementalisation, nous ne sommes pas à niveau et loin de l’égalité espérée ».

Enfin l'association demande de faire de l'« intégration dans nos environnements régionaux respectifs, une priorité, et ce pour un réel développement durable et solidaire au sein de la République et de l’Europe ».

Le LKP tente de rallier la métropole à son combat

Le mouvement guadeloupéen « Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon » tente d'exporter son combat en métropole en organisant une manifestation à Paris le 21 février.

Il appelle « tous les citoyens, artistes, associations, syndicats et partis politiques conscients et épris de justice à se mobiliser pour faire aboutir les négociations. » et à « soutenir les mouvements initiés en Guadeloupe contre la vie chère et pour la suppression des inégalités entre l’Hexagone et les pays d’Outre-mer, puis déclenchés en Martinique par le collectif du 5 février 2009 ».

Le LKP donne donc rendez-vous le samedi 21 février à 14h00 pour un défilé qui conduira les manifestants de la place de la République à la place de la Nation pour réclamer « le respect des droits humains en Outre-mer comme dans l’Hexagone ».

Un test pour l'organisation qui a eu bien du mal à médiatiser son action dans l'hexagone.

E.T.

COMORES

Politique

 

Parution du décret organisant le référendum sur la modification de la constitution des Comores

 
Vendredi 13 Février 2009
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La présidence de l'Union des Comores a publié le décret portant sur l'organisation de la consultation des Comoriens destinée à modifier la constitution.

"Le corps électoral de l'Union des Comores est convoqué le 13 février aux fins de l'organisation du référendum constitutionnel".

Le scrutin aura lieu le 22 mars 2009, de 7h00 à 18h30.

La campagne électorale sera ouverte le 6 mars 2009 et clôturée le 20 mars à 0h00.

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Défilé de l'opposition malgache vers le quartier des ministères

 
Mercredi 18 Février 2009
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Un défilé des partisans de l'opposition malgache marchent vers le quartier des ministères au centre ville de la capitale ce mardi midi pour une nouvelle opération de la prise des bâtiments où travaille le gouvernement du président Marc Ravalomanana.

La manifestation place du 13 mai a rassemblée plus de 1000 personnes.
Le président sénégalais Wade sollicité pour une médiation à Madagascar
Suite à la crise en cours à Madagascar, le président sénégalais Abdoulaye Wade a été sollicité pour une médiation entre les parties, apprend-on de source officielle.
Conformément à son engagement en faveur du règlement pacifique des différends sur le Continent, le président Abdoulaye WADE est disposé à apporter sa contribution pour le retour de la paix en République sûr de Madagascar, indique le porte-parole de la présidence.
Dans cet esprit, le président Wade accueille favorablement cette demande de médiation et appréciera la suite qu'il convient de lui donner en tenant compte du dénouement des initiatives de paix actuellement en cours, précise la même source.
Le président Abdoulaye Wade appelle toutes parties concernées à faire preuve de retenue et de bonne volonté pour favoriser la réconciliation nationale et la restauration d'une paix durable en République sœur de Madagascar, fait remarquer la présidence.

Plus de mille manifestants pro-opposition sont arrivés au quartier Anosy où sont groupés une dizaine de ministères, notamment des affaires étrangères, de justice, de l'éducation nationale, de l'intérieur, de la sécurité publique, des travaux publiques, etc.

Ils s'arrêtent environs 50 à 70 mètres devant un barrage d'une centaine de forces de l'ordre armées. Les partisans, vêtus en couleur orange, une signe de soutien à leur chef Andry Rajoelina, ont l'air calme, et d'autres partisans continuent à arriver, selon un correspondant de Xinhua sur place.

Les partisans du maire d'Antananarivo déterminés à installer leurs ministres

Les partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, sont déterminés à installer leurs ministres puisque mardi, ces derniers ont poursuivi la prise des ministères dans la capitale malgache.

Ce mardi, les manifestants ont tenté d'installer trois ministres dont celui de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et du patron de l'Aménagement du territoire dont les bureaux se trouvent dans le quartier d'Anosy.

Partis de la Place du 13 mai vers 14 heures (11 heures T.U.), ils n'ont pas pu atteindre leur objectif après plusieurs tentatives de forcer les barrages des forces de l'ordre. Des négociations pour faire passer la délégation des manifestants ont échoué.

Face à l'intransigeance des partisans du Tgv (surnom du maire frondeur), le ministre de la Défense du régime Ravalomanana, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, a pris l'initiative de descendre sur les lieux pour expliquer la décision du gouvernement de ne pas ouvrir les portes des ministères.

Les discussions se sont déroulées sans aucun incident. Du coup, le Premier ministre de la transition, Monja Roindefo (nommé par Andry Rajoelina), a annoncé la tenue d'un sit-in, à partir de mercredi, devant les différents ministères.

Cependant, après le meeting des pro-Tgv, des échauffourées entre forces de l'ordre et casseurs ont été signalées dans certains quartiers de la ville dont Isotry, Ampefiloha, en début de soirée.

Les militaires ont pu maîtriser ce groupe de malfaiteurs vers 19 heures (heure locale et 16h T.U) après avoir tiré des grenades lacrymogènes.

avec Xinhua

MADAGASCAR

Justice

 

Ravalomanana réitère sa promesse de créer une commission d’enquête internationale

 
Mercredi 18 Février 2009
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Le président Marc Ravalomanana a réitéré mardi, devant le corps diplomatique, sa promesse faite samedi dernier de mettre en place une commission d’enquête indépendante sur les manifestations du 7 février 2009 devant le palais de la république, au cours duquel plusieurs dizaines de personnes, une cinquantaine, selon la Croix Rouge, ont trouvé la mort.

Mardi, la place du 13 mai était encore investie par des centaines d'opposants à Ravalomanana.

Les discussions avec les ambassadeurs accrédités à Madagascar, sous la conduite du doyen du corps diplomatique, le Nonce apostolique Monseigneur Augustine Kasuja, et les émissaires de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union africaine, ainsi que les représentants des bailleurs de fonds, ont été axées sur la situation qui prévaut actuellement dans la Grande Ile ainsi que la recherche de solutions de sortie de crise.

Aucun schéma de sortie de crise n’a été encore adopté mais le chef de l’Etat a déjà donné son accord pour un dialogue en vue de trouver une solution à la situation bloquée depuis fin janvier.

Intervenant au cours de la rencontre, le ministre des Affaires étrangères, Marcel Ranjeva, a déclaré qu’à « Madagascar, seuls les débats et les discussions peuvent orienter efficacement les décisions à prendre ».

Par ailleurs, des milliers de partis d’Andry Rajoelina a pris part à un sit-in dans un quartier de la capitale où sont implantés plusieurs ministères.

Plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort le 7 février dernier lors d’un grand rassemblement des partisans du maire déchu qui avaient quitté la Place du 13 mai pour investir le palais.

APA

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : manifestions croisées du TIM et du TGV

 
Lundi 16 Février 2009
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Le parti au pouvoir à Madagascar TIM (J'aime Madagascar) et le parti d'opposition d' Andry Rajoelina, le TGV, ont lancé samedi matin deux manifestations parallèles dans la capitale Antananarivo pour réaffirmer leurs positions respectives.

Au stade de Mahamasina, le président Marc Ravalomanana a annoncé qu'il est encore le président et qu'il ramènera l'ordre et le calme très vite.

Il s'agissait de sa première apparition publique depuis la manifestation de l'opposition du 7 février où la garde présidentielle ouvert le feu, tuant au moins 28 personnes.

Il a invité la population à garder son calme et son sang froid et à aider les forces de l'ordre, en lui demandant de ne pas répondre à la provocation.

Il a condamné les personnes à l'origine des troubles, ajoutant que la population n'a aucun intérêt à détruire les biens communs des peuples malgaches.

Pour conclure, il a réaffirmé que le pays accueillera malgré tout le sommet de l'UA prévu à la fin-juin.

Sur la place du 13 mai, le chef de l'opposition, Andry Rajoelina, a, pour sa part, annoncé la nomination de deux nouveaux ministres pour son gouvernement de transition, à savoir l'ancien chef d'état- major de l'armée malgache, le général Rahonenantsoa Mampianina, comme ministre de la Défense nationale et Gilbert Raharizatovo, ancien journaliste de la Radio et Télévision nationales, en tant que ministre du Tourisme et de la Culture.

Rajoelina a ajouté que ses ministres vont se rendre aux sièges des ministères respectifs dès lundi prochain.

Masimana Manantsoa, ministre de l'Intérieur du gouvernement de transition, a ajouté que les ministres nommés par Rajoelina vont créer leurs départements respectifs à partir de lundi, s'il n'y a pas de changement de programme.

"Ils seront accompagnés de quelques militants pour prendre leur ministère respectif d'une façon pacifique", a précisé Masimana, joint par téléphone.

M. Francis, chargé de la communication de la primature ( Service du Premier ministre), a affirmé que "le gouvernement n'écoute plus, ne répond plus les discours de Rajoelina", ajoutant que"l'on est maintenant vers le dialogue. Il y aura sûrement des résultats dans la semaine prochaine".

"Il n'y aura pas de prise des ministères. Ce serait une opération très dure [de prendre les ministères]", a-t-il ajouté, avant de réaffirmer que le gouvernement soutient toujours le président Ravalomanana.

Le gouvernement malgache a affirmé ce samedi après-midi que le dialogue avec l'opposition se poursuit et va sûrement produire des résultats la semaine prochaine, malgré le duel verbal entre les deux rivaux pendant les manifestations parrallèlles qu'ils ont lancées dans la journée.

Depuis le 7 février, date à laquelle il s'est proclamé " président de la haute autorité de la transition", Rajoelina a déjà nommé 10 "ministres", avec Monja Roindefo comme "Premier ministre de la transition".

Vendredi, Rajoelina avait déclaré qu'il accepte de dialoguer, mais pas avec Ravalomanana.

Lors de ses rencontres avec le sous-secrétaire général de l'ONU aux affaires politiques, Haile Menkerios, qui a séjourné du 7 au 12 février, Rajoelina avait demande de traduire en justice le présdient Ravalomanana pour la mort de manifestants, avant la mise en place d'un gouvernement de transition et la tenue d'une élection nationale anticipée.

Le très discret dialogue sous la médiation du Conseil des Eglises Chrétiens (FFKM) n'a pas abouti jusqu'ici. Les représentants des deux camps devront encore se retrouver pour continuer les pourparlers, selon une source du FFKM citée par le quotidien local l'Express.

La délégation de la Commission de l'océan Indien (COI), organisation regroupant Madagascar, les Comores, Maurice, la France et les Seychelles, arrivée mercredi à Antanarivo, a déclaré vendredi après-midi qu'elle considère comme "particulièrement encourageants" les propos que les deux rivaux ont tenus lors des entretiens avec elle.

Dans un communiqué, la mission de la COI a affirmé avoir "pris bonne note de l'affirmation de leur accord respectif pour engager un dialogue constructif et de leur volonté de s'abstenir de toute action préjudiciable au calme qui prévaut".

La situation semble totalement bloquée à Madagascar en dépit des initiatives de médiation déployées pour trouver une solution pacifique à la crise politique dans la grande île.

Avec Xinhua

MAURICE

Diplomatie - Relations internationales

 

Visite du président chinois à l'île Maurice

 
Mercredi 18 Février 2009
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Le président chinois, Hu Jintao, est arrivé lundi soir en Ile Maurice et a rendu visite mardi au Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans sa résidence officielle à la Clarisse House à Vacoas, situé à 15 km de la capitale, Port Louis.

Le président chinois accueilli à l'aéroport par son homologue mauricien.
Tournée africaine de Hu Jintao
Arrivé samedi soir à Dar es Salaam pour effectuer une visite d'Etat en Tanzanie, le président chinois Hu Jintao a rencontré dimanche son homologue tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete à Dar es-Salaam et discuté avec lui du développement des relations amicales traditionnelles entre les deux pays.
M. Hu a également prononcé lundi un discours sur les relations sino-africaines, lors d'un rassemblement d'accueil auquel ont participé des représentants de divers secteurs en Tanzanie.
Dans son discours, M. Hu a réaffirmé que le peuple chinois attachait toujours de l'importance à l'amitié traditionnelle avec l'Afrique et que la partie chinoise continuera à le faire à l'avenir.
"Nous considérerons toujours le peuple africain comme notre ami de tous temps, en qui nous pouvons avoir confiance. Nous resterons toujours bons frères et bons partenaires du peuple africain", a-t-il déclaré.
Il a également avancé une proposition en six points sur le renforcement des relations avec les pays africains:
Premièrement, renforcer la solidarité et l'assistance mutuelle pour relever le défi de la crise financière internationale.
Deuxièmement, accroître la confiance mutuelle et consolider les fondations politiques pour l'amitié traditionnelle.
Troisièmement, relever le niveau de la coopération économique pratique et commerciale sur la base des principes de réciprocité et de bénéfice mutuel.
Quatrièmement, élargir les échanges entre les peuples et approfondir la coopération culturelle.
Cinquièmement, travailler en commun pour consolider la coordination dans les affaires internationales.
Sixièmement, renforcer la coordination et promouvoir conjointement le développement du Forum sur la coopération sino-africaine.

Cette visite s'inscrit dans une tournée de dix jours, la première de l'année 2009, qui l'a déjà conduit en Arabie saoudite, au Mali, et au Sénégal.

Une série d’accords sera signée à la suite de la rencontre entre M. Ramgoolam et son hôte.

Le président Jintao se rendra ensuite à Reduit situé à 10 km de la capitale Port Louis pour rencontrer le président mauricien, Aneerood Jugnauth, avec qui il dînera.

Il s’entretiendra également avec le leader de l’opposition, Paul Berenger. Dans l’après-midi, le président Jintao se rendra au Jardin botanique de Pamplemousses, situé à 15 km au nord de la capitale pour une cérémonie de plantation d’arbre.

Il s’arrêtera ensuite à Port Louis au Centre culturel chinois pour rencontrer la communauté chinoise qui travaille dans l’île.

Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, plusieurs accords seront signés, entre autres, celui relatif au financement du Projet d’extension de l’aéroport qui comprend la construction d’un nouveau terminal aéroportuaire. Ce projet devrait démarrer en juillet et devrait durer deux ans. Un autre accord portera sur une subvention.

Lundi soir, le gouvernement organisera un banquet d’Etat en l’honneur du président chinois et de sa délégation, au Centre de conférence internationale de Pailles, dans la banlieue de Port Louis.

S’adressant à ses invités, M. Ramgoolam a déclaré que c’est contre l’avis de nombreux pays occidentaux qu’il avait effectué un voyage en tant que Premier ministre en Chine pour établir des relations diplomatiques en 1972 et les relations sont devenues plus solides au fil des années.

Le président chinois Jintao a promis la consolidation de l’amitié qui unit les deux pays, ajoutant que la Chine sera toujours du côté de l’Ile Maurice pour développer le pays.

Le président Hu Jintao devrait quitter l’Ile Maurice mardi soir pour la Chine, bouclant ainsi une tournée qui l’a auparavant mené au Mali, au Sénégal et en Tanzanie.

avec APA

MAURICE

Société

 

Des travailleurs bangladais mendient dans les rues de l'Ile Maurice, faute de salaire

 
Mercredi 18 Février 2009
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Des travailleurs bangladais sont en train de mendier dans les rues de la capitale mauricienne, Port Louis, après être restés plusieurs mois sans salaire.

Au cours d’un point de presse tenu mardi à Bambous situé à 20 km de la capitale Port Louis, les travailleurs ont montré aux journalistes le bâtiment délabré où ils logent.

Ils soutiennent être restés sans salaire depuis le mois de novembre dernier quand le propriétaire de l’usine qui les emploie a déclaré que la société étrangère qui importe ses produits n’a pas encore soldé ses comptes.

« Après la fermeture de l’usine qui nous employait, nous avons vécu avec nos économies, mais, après quelque temps, il ne nous restait plus rien et nous sommes obligés de mendier », a déclaré l’un d’entre eux.

Le consul honoraire du Bangladesh, Ganny Moussa, a déclaré mardi que « son consulat est en train de faire le nécessaire pour aider les travailleurs, mais, l’aide est parfois insuffisante car il y a trop de bouches à nourrir », ajoutant que le ministre du Travail, François Chaumière a promis de trouver une solution à ce problème.

L’assistant social, Cassam Itoo, a déclaré à APA que c’est une « honte » pour le pays de faire appel à des travailleurs étrangers pour bâtir l’économie et quand les choses vont mal il se désengage.

APA

MAURICE

Agriculture - Elevage - Pêche

 

L’Ile Maurice veut devenir le "grenier" à riz de la région

 
Lundi 16 Février 2009
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L’Ile Maurice et les pays de la région atteindront sous peu l’autosuffisance en riz, avec le projet de Vita Grain (VG) qui sera bientôt inauguré en Ile Maurice, a déclaré Dr Satish Faugoo, ministre mauricien chargé de l’Industrie agroalimentaire.

Selon M. Faugoo, l’Ile Maurice et ses voisins devraient produire 150.000 tonnes de riz, précisant que tout le riz produit dans la région serait acheminé en Ile Maurice pour y être transformé.

Il s’exprimait dimanche à Port Louis, la capitale et a confié à la presse que selon le plan de développement de VG, une entreprise pakistanaise, spécialisée dans la production de riz hybride, a été désignée pour conduire les travaux.

Selon le ministre, le riz que va produire VG a certains avantages, car il a le même goût que le Basmati, connu à travers le monde et son rendement à l’hectare est supérieur à la norme qui est d’environ 4 tonnes/hectare.

VG ambitionne de produire près de 12 tonnes à l’hectare, a expliqué Faugoo, qui a, en outré, annoncé que VG est sur le point de finaliser ses plans pour le lancement de la campagne de production.

La firme négocie par ailleurs avec la Rose-Belle Sugar Estate, (compagnie sucrière, située à 35 km de Port Louis et avec la ’State Investment Trust’ (Agence publique des investissements) à Port Louis un accord sur les superficies dédiées à ces plantations.

Pour sa part, Dr Abed Chaudhury, directeur exécutif de Vita Grain, également un expert n biologie végétale a indiqué que sa firme allait créer une unité de production de "semences hybrides de riz " en Ile Maurice.

L’idée de mettre sur pied un Centre de semences hybrides, en partenariat avec l’Institut de recherche de l’industrie du sucre en Ile Maurice et avec l’Institut mauricien de recherches agronomiques et l’Unité de vulgarisation agricole vise à rendre ce pays autosuffisant en matière de semences de riz, a fait remarquer Dr Chaudhury.

APA

MAURICE

Diplomatie - Relations internationales

 

Maurice propose un sommet afro-américain

 
Lundi 16 Février 2009
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Maurice a proposé aux Etats- Unis la tenue d'un sommet afro-américain pour renforcer la relations déjà existantes, apprend-t-on de sources autorisées à Port-Louis.

C'est le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, qui en a fait la demande lors de son passage aux Etats-Unis la semaine dernière,

Navin Ramgoolam était présent pour le National Prayer Breakfast où il a rencontré le secrétaire américain par intérim au Commerce, Peter Allgier. Parmi les sujets évoqués figurent les relations commerciales avec les Etats-Unis, l'AGOA (Africa Growth & Opportunity Act) , et le Trade and Investment Framework Agreement conclu entre Maurice et les Etats-Unis.

L'importance de l'AGOA pour le développement en Afrique a été soulignée par le Premier ministre mauricien qui a proposé l'idée d' un Sommet Afrique-Etats-Unis, à l'instar du Sommet Chine- Afrique ou Europe-Afrique.

Un tel sommet, estime-t-il, permettrait de pérenniser et de consolider les bonnes relations qui existent entre les États-Unis et l'Afrique.

Xinhua

MAURICE

Droits de l'homme

 

L’Ile Maurice 'invitée' à libérer les réfugiés irakiens

 
Lundi 16 Février 2009
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Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé lundi, un appel pour la libération de six Irakiens qui ont débarqué en Ile Maurice avec des faux passeports danois.

Dans une lettre adressée au bureau du Premier ministre, le HCR écrit que ces Irakiens seront exposés à des poursuites s’ils sont renvoyés dans leur pays en raison de leur croyance religieuse, ajoutant qu’ils ont droit à la protection du gouvernement mauricien conformément aux lois internationales.

Il a en outre annoncé que les négociations ont déjà commencé avec l’Australie pour donner l’asile à ces Irakiens le plus tôt possible.

Le directeur de la branche locale d’Amnesty International, Lindley Collen, qui collabore avec le HCR, déclare avoir adressé une lettre au juge d’instruction de Mahebourg, situé à 30 km de Port-Louis où les Irakiens ont comparu pour la première fois.

Il a rappelé au juge qu’il est convaincu que les demandeurs d’asile ne doivent pas être emprisonnés et ne devraient pas être renvoyés de force dans leur pays natal, tout en invitant à leur libération.

APA


SEYCHELLES

Economie

 

Les réformes économiques sont en bonne voie aux Seychelles, selon le FMI

 
Lundi 16 Février 2009
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Des signes encourageants montrent que les réformes économiques entreprises aux Seychelles ont connu un succès, a déclaré lundi M. Paul Mathieu, chef d’une délégation du FMI en visite dans le pays.


M. Mathieu, à la tête d’une délégation de six personnes, a déclaré au cours d’une conférence de presse dans la capitale seychelloise, Victoria, que les autorités ont procédé à des réformes ambitieuses et fondamentales et tous les objectifs qui ont été fixés pour fin décembre 2008 ont été atteints.

Malheureusement il y a eu peu de croissance en 2008 à cause principalement des problèmes liés à la balance de paiement et à la détérioration de l’environnement mondiale, a-t-il déclaré.

Il a noté que le programme de réforme pour l’année 2009 comprend des politiques monétaire et fiscales strictes, un renforcement de la gestion des finances publiques, un meilleur control sur les entreprises d’Etat et la modernisation des lois, normes et règles des secteurs financiers.

Une réforme du régime fiscal sera effectuée en mi-2009, les finances du gouvernement considérablement renforcées et le nombre d’emplois dans le secteur public réduits, a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs relevé que le programme d’assistance sociale visant à protéger les couches le plus vulnérables de la population est désormais en vigueur.

Le ministre des Finances, Danny Faure, le secrétaire principal aux Finances, Ahmed Afif, et le gouverneur de la Banque centrale, Pierre Laporte, étaient présents à la conférence de presse.

APA

TANZANIE

Economie

 

La Tanzanie et la Chine signent un accord de coopération de 25,5 millions USD

 
Lundi 16 Février 2009
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La Tanzanie et la Chine ont signé dimanche des accords de coopération d’un montant de 150 millions de yuan (25 millions de dollars) d’aide au développement, un geste qui témoigne de la longue amitié entre les deux pays, font remarquer les autorités tanzaniennes.

Les accords couvrent différents projets de développement économiques de la Tanzanie continentale et de Zanzibar, de même qu’un programme de volontaires chinois.

Le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Mustafa Mkulo, a déclaré au cours d’une conférence de presse, que les 20 millions de dollars américains aideront à soutenir les projets agricoles dans la partie continentale du pays, tandis que les 4,5 millions sont destinés aux projets d’infrastructures et aux nouvelles technologies de l’information à Zanzibar et Pemba.

La cérémonie de signature a eu lieu au palais de la République en présence du président Hu Jintao, en visite dans le pays, et du président Jakaya Kikwete.

Le président chinois est le deuxième leader mondial à visiter la Tanzanie en l’espace d’une année après le président américain George Bush, en février.

APA

TANZANIE

Diplomatie - Relations internationales

 

Le premier ministre tanzanien dissipe les craintes au sujet de l’intégration en Afrique de l’Est

 
Lundi 16 Février 2009
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Le Premier ministre tanzanien, Mizengo Pinda, a appelé lundi ses compatriotes à se départir de leurs inquiétudes au sujet de la mise en place rapide de la Fédération de l’Afrique de l’Est, notamment en ce qui concerne les questions liées aux aspects fonciers, à la démocratie, à la paix et à la sécurité.

Devant les membres du parlement, M. Pinda a souligné que certains Tanzaniens craignent que les citoyens des autres pays membres de la fédération ne leur fassent obstacle, s’ils veulent travailler en Tanzanie.

« Il nous faut nous débarrasser des nos peurs pour affronter les défis, puisque l’unité de la CAE sera très bénéfique pour les générations présentes et futures », a-t-il déclaré, ajoutant que les exportations tanzaniennes vers les pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) étaient passées de 95,4 millions de dollars en 2004 à 208,9 millions en 2007.

Il s’agit d’une hausse de 54,3%, a-t-il déclaré, précisant que les importations en provenance des autres pays membres d la CAE avaient chuté, passant de 174,6 millions en 2006 à 106,5 millions en 2007, soit une baisse de 39%.

M. Pinda a indiqué que la crise financière internationale allait affecter les paysans qui produisent pour l’exportation. A cela devrait s’ajouter un effet négatif sur l’investissement direct étranger, dans la mesure où les investisseurs potentiels pourraient ne pas avoir accès au crédit.

Le Premier ministre a encore indiqué que le secteur privé serait parmi les autres acteurs à la recherche d’opportunités d’affaires dans les pays membres.

« Mon message est que tous les Tanzaniens devraient se préparer, en toute sérénité, à profiter des opportunités que leur offre ce nouvel environnement », a-t-il expliqué.

APA

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