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La lettre de Malango
N°
99
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Vendredi 20 Février 2009
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" La Lettre de Malango"
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Outremer DOM TOM |
Politique |
Les principales annonces de Sarkozy pour l'outre-mer
Samedi 21 Février 2009 |
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Voici les principales annonces faites jeudi par le président Nicolas Sarkozy pour l'outre-mer devant les élus ultramarins réunis à l'Elysée, puis sur RFO. La plupart d'entre elles avaient été annoncées par Yves Jégo il y a quelques jours.
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Yves Jégo mis sur la touche, le dossier de l'outre mer a été repris par F. Fillon et N. Sarkozy. |
- effort supplémentaire de l'Etat au profit des quatre DOM de 580 millions d'euros (dont 280 au titre du RSA en 2010) - exonération de toute charge sociale de la prime exceptionnelle que les entreprises pourraient verser aux salariés modestes en Guadeloupe et complément sous forme de RSA pour "arriver très près de la demande initiale de 200 euros supplémentaires" du collectif LKP - Etats généraux de l'outre-mer dans chaque collectivité, que M. Sarkozy ouvrira lui-même en se rendant en Guadeloupe en avril. Synthèse en mai, avant réunion du premier Conseil interministériel de l'outre-mer avant la fin mai - améliorations du projet de loi pour le développement de l'outre-mer: enveloppe supplémentaire de 150 millions d'euros, portant sur les zones franches globales d'activités (notamment pour la taxe professionnelle), les exonérations de charges sociales et le logement social - mise au point par la grande distribution dans tous les DOM d'une liste de 100 produits de référence commercialisés à un prix proche de celui de la métropole - application du RSA effective avant fin 2009, concernera "a minima 110.000 foyers modestes dans les quatre DOM", augmentation moyenne de leurs ressources de 200 euros par mois (coût en 2010: 280 millions d'euros) - versement de la "prime de solidarité active de 200 euros qui anticipera le RSA dès avril, au profit de 243.000 bénéficiaires" - remise à plat si nécessaire du système de fixation des prix des carburants - remise à plat des conditions de la concurrence - doublement d'ici à trois ans du nombre de jeunes formés par le service militaire adapté (SMA), pour le porter de 3.000 à 6.000 - création d'une collectivité unique par DOM (au lieu d'un conseil général et d'un conseil régional) "si c'est le choix de la population"
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COMORES |
Diplomatie - Relations internationales |
Départementalisation de Mayotte : l'Assemblée de l'Union des Comores en appelle au parlement européen
Dimanche 22 Février 2009 |
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Dans un courrier adressé au président du parlement européen, SAID DHOIFIR Bounou, président de l'Assemblée de l'Union des Comores, tente d'attirer l'attention de l'Europe sur le contentieux qui oppose l'Union des Comores à la France à propos de « l'île comorienne de Mayotte ».
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En 2005, Saïd Dhoifir Bounou rencontrait Michel Debré, président de l'Assemblée Nationale française. |
Faisant une nouvelle fois un rappel au droit international, « la décolonisation des Comores est inachevée du fait du maintien de l'île comorienne de Mayotte sous administration française », Saïd Dhoifir Bounou affirme que le référendum organisé le 29 mars à Mayotte en vue de sa départementalisation « va aggraver sensiblement les tensions ». Pour le président de l'Assemblée comorienne, la France « se livre à des déplacements massifs de population, (16 000 l'année dernière suivant ses propres chiffres) les Comoriens étant considérés par elle comme des clandestins dans leur propre pays » tout en attirant l'attention du parlement européen sur les dangers que ce référendum fait peser sur les relations entre les deux pays alors que « les Comoriens perdront tout espoir d'une solution négociée ». Il interroge également sur les intentions de l'Union Européenne à ce sujet, « va-t-elle suivre la France, appuyer sa politique du plus fort, valider le fait accompli et conforter la thèse de ceux qui considèrent que les relations internationales sont toujours gouvernées par les lois de la jungle ? » Faisant référence au statut de RUP (Région Ultra Périphérique), Saïd Dhoifir Bounou demande si « l'Union Européenne est[] prête à intégrer l'île comorienne de Mayotte en son sein. », ce qui impliquerait alors l'Union Européenne dans ce contentieux territorial qui oppose la France et les Comores depuis 35 ans. Il demande donc au président du parlement européen « de saisir le Parlement Européen sur la politique de la France aux Comores pour que la solidarité nécessaire des peuples européens envers le peuple comorien puisse s'exprimer. » Enfin, il joint à ce courrier une copie du mémorendum du 12 novembre 2008, « document synthétique cristallisant les positions du peuple comorien », qui avait été remis officiellement par une délégation comorienne composée de Ministres, de Parlementaires et de représentants de la société civile, à l'Ambassadeur de France aux Comores pour transmission au Gouvernement français. Le contentieux qui oppose la France et les Comores est né au moment de la décolonisation de l'archipel. en 1974 La législation internationale imposait que les frontières des pays décolonisés soient identiques au découpage induit par la colonisation. La France en avait alors décidé autrement en faisant un décompte des voix île par île lors du référendum de 1974 qui devait mener les Comores à l'indépendance. Mayotte avait voté majoritairement contre l'indépendance, contrairement aux trois autres îles. Depuis l'annonce du référendum du 29 mars prochain, les initiatives comoriennes se sont multipliées pour tenter de l'empêcher et l'Union Africaine (UA), a condamné l'organisation de cette consultation lors de son XIIème sommet.
Depuis, la question de Mayotte est remise régulièrement à l'ordre du jour des débats de l'ONU, comme dernièrement en septembre dernier. Elle est également régulièrement retirée au dernier moment par les gouvernements comoriens successifs.
E.T.
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Outremer DOM TOM |
Politique |
Yves Jégo veut redéfinir les rapports entre la métropole et les départements d'outre mer
Vendredi 20 Février 2009 |
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Invité sur France 24, Yves Jégo a exprimé sa volonté de remettre à plat les relations entre la métropole et l'outre-mer. Il va jusqu'à remettre son poste de secrétaire d'état en cause.
La crise des DOM semble avoir fait réfléchir le
secrétaire d'état à l'outre-mer sur les liens qui unissent les
Départements d'outre-mer et la France métropolitaine. Il en arrive
à penser qu'il est temps d'imaginer « un nouveau modèle de
gouvernance ».
Suivant la logique d'égalité de traitement entre
tous les départements français, Yves Jégo va jusqu'à remettre la
pertinence de son ministère en cause : « il faut que les
liens entre la métropole et ses directoires soient remis à plat.
Est-ce qu’il faut garder, par exemple, un Secrétariat d’Etat à
l’Outre-Mer ? »
Il poursuit, à la recherche d'une « organisation
plus moderne »,
s'interrogeant sur la mise en place « à l'intérieur
des grands ministères, des directions de l’Outre-Mer et puis
quelqu’un qui, au sein du Gouvernement, incarne l’Outre-Mer ? »
Il souhaite voir mise en place une décentralisation,
ou plutôt une « déconcentration et quelqu'un qui incarne
l’Outre-Mer pour la défendre, mais qui ne soit pas l’interface
entre les ministères, qui ont leur problématique nationale et puis,
l’Outre-Mer, qui a le sentiment que le Ministre de l’Outre-Mer,
il peut tout, parce que c’est celui qui a tous les pouvoirs ».
Le secrétaire d'état veut également replacer les
DOM dans leur environnement régional, en constatant que « l’Outre
Mer, ce n’est pas la périphérie de la France, ce doit être les
régions avancées de la France. C’est la plateforme avancée de la
France et de l’Europe vis-à-vis des grands marchés du monde ».
Il s'agirait en effet d'une rupture. Jusqu'à
présent, comme le relève l'écrivain antillais Edouard Glissant,
« la France donne de l’argent aux Antillais par divers
moyens, mais pour acheter des produits français, et seulement des
produits français. C’est un circuit colonial. » Ce
modèle qu'on pourrait qualifier de protectionniste, est le même
dans tous les DOM.
Il relève également que le passage de la colonie
au département n'a pas été assez marqué. Il a remarqué que
« l’histoire de la colonie, que le lien entre les Colons
et les esclaves était encore très douloureux et que ce travail n’a
pas été fait. Il y a aussi un travail culturel, identitaire, qui
est à faire ».
Yves Jégo a également abordé l'épineux sujet de
la « profitation » au cœur du malaise actuel dans
les DOM, renvoyant les uns et les autres dos à dos : « Est-ce
que les patrons profitent de la situation de monopole ? Est-ce que
d’autres profitent des aides sociales ? Il y a une situation qui
est une situation dont on voit bien que la société s’est déchirée
et dont on voit bien qu’il y a un malheur profond. Que faut-il
faire face à cela ? Ce n’est pas d’accuser une catégorie
sociale ».
Enfin, il s'est attardé sur les différents statuts
que peuvent prendre les collectivités françaises d'outre-mer,
« Entre un Département d’Outre-Mer, comme la Guadeloupe,
donc un département décentralisé, et une collectivité autonomisée
comme la Polynésie, la Constitution est très large. »
rappelle-t-il, « Mais, il ne faut pas que ce soit le
Ministre qui se transformera en gouverneur, qui impose un modèle. Il
faut que ce soit les élus locaux. D’ailleurs, la Constitution
prévoit que le changement de modèle, le changement de statut, cela
appartient aux élus locaux ». Yves
Jégo a évoqué le cas de Mayotte qui semble marcher à
contre-courant en revendiquant le statut de département d'outre-mer
au moment même ou les DOM expriment un si profond malaise.
« Mayotte a pris une délibération, il y a maintenant presque
un an, en disant : « Nous voulons changer de statut. Nous voulons
passer du statut de collectivité au statut de département ». Le 29
mars, il y a un référendum, on va poser la question aux Mahorais,
l’Etat a dit : « Voilà quelles seront les conséquences de votre
choix, et puis, si vous ne choisissez pas de changer de statut, voilà
ce que l’on vous garantit ». Après, c’est aux territoires de
décider. Notre Constitution est très large. Cette question-là,
c’est une question qui appartient d’abord aux élus locaux et qui
doit peut-être être posée en même temps que dire Paris doit faire
toujours plus, peut-être qu’il faut aussi se dire, qu’est-ce
qu’on est capable de faire sur place ».
Enfin, l'entretien se termine sur ce qui ressemble à
un mea culpa « la rupture, ce n’est pas seulement dire aux
autres « Changez », c’est peut-être se dire à soi-même «
Changeons aussi ».
E.T. d'après l'entrevue sur France
24
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
SE-CGT Mayotte regrette 'le silence et l'inertie' des syndicats
Vendredi 20 Février 2009 |
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Après l'annonce des mesures annoncées jeudi par Nicolas Sarkozy, le syndicat SE-CGT Mayotte réagit. Faisant référence au conflit qui secoue les Antilles françaises, le syndicat "rend hommage aux Guadeloupéens et aux Martiniquais qui ont donné une belle leçon de courage, de solidarité et de détermination". Il regrette cependant "le silence et l'inertie des organisations et confédérations syndicales locales [mahoraises, ndlr]". Le SE CGT Mayotte observe une "gestion de conflit différente entre la France métropolitaine et l'outre mer : le 19 février, le Président a reçu des responsables syndicaux sur les revendications nationales alors que pour les revendications des ultras marins, il a discuté avec des élus".
Il remarque également que "les mesures annoncées par le Président ne concernent toutefois pas Mayotte alors que tout le monde reconnaît que la situation dans notre île est pire que dans les DOM". Mayotte étant dans l'attente du référendum qui devrait l'ériger en département d'outre mer, il n'est guère étonnant que les forces politiques et syndicales mahoraises aient si peu de réactions face au conflit qui embrase les autres départements d'outre mer. E.T.
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Les médecins poursuivent leur grève
Jeudi 19 Février 2009 |
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Les
praticiens hospitaliers, qui protestent contre le redressement fiscal, injuste à leurs yeux, imposé à certains d’entre eux, ont décidé de
poursuivre leur mouvement jusqu’à l’obtention d’un rendez-vous
précis avec les autorités pour discuter de leur nouveau statut
fiscal. Le président du Conseil général leur a remis ce mercredi
18 février une lettre proposant la mise en place d’un groupe de
travail dédié à ce problème, mais sa proposition n’a pas été
jugée assez précise. La grève a commencé lundi au Centre
hospitalier et dans les dispensaires qui sont placés sous sa
responsabilité.
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MAYOTTE |
Justice |
La présidente de Terre d’asile jugée pour 'transport de makis'
Jeudi 19 Février 2009 |
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Une amende de 1.500 euros, la confiscation de la barque servant au transport des visiteurs, et un affichage dans la presse annonçant la condamnation de Brigitte Gandon : telles sont les sanctions demandées mercredi 18 février par la Procureure de la République, lors de ses réquisitions contre la présidente de l’association Terre d’asile.
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« "Terre d’Asile" a modifié, avec la meilleure volonté du monde, les équilibres naturels sur l’îlot dans des proportions qu’il est aujourd’hui difficile de maitriser ». |
Celle-ci est poursuivie pour avoir exploité un élevage de makis
sans être titulaire d‘un certificat de capacité pour l‘entretien
des animaux, et pour avoir capturé, enlevé, utilisé et transporté
plusieurs makis. Le verdict a été renvoyé au 15 avril. Un délai
qui sera peut-être mis à profit par la cour pour mieux cerner les
enjeux liés aux activités de Terre d’asile, qui soigne et nourrit
depuis des années des makis introduits sur l’îlot Bouzi par
Brigitte Gandon. Car, à en croire Fatima Ousseni, l’avocate de Mme
Gandon, « personne n’y comprend rien. C’est une affaire
complexe, de scientifiques ».
L’histoire débute à la fin des années 80, lorsque Brigitte
Gandon soigne un lémurien blessé apporté par son fils, affirme la
prévenue. « Il y en a d’abord eu un, puis deux, puis
trois », explique-t-elle à la barre. « Les
enfants me connaissaient et m’apportaient les lémuriens blessés.
Puis Mayotte s’est développée, des gens ont construit autour de
chez moi, et ça a commencé à gêner les voisins. Alors on a
cherché un endroit où les makis ne gêneraient pas. L’îlot
Bouzi, c’était extra. C’est une ancienne léproserie et les
Mahorais n’y attachent pas beaucoup d’importance. »
Brigitte Gandon entame des démarches auprès de l’administration
en 1994 et, en 1997, introduit 10 makis sur l’îlot. Aujourd’hui,
ils sont environ 500. Une barque effectue une fois par semaine le
trajet pour les ravitailler. A son bord, 300 kg de nourriture. Pour
financer ses activités, l’association organise aussi des sorties
sur l’îlot. Chaque visiteur paie 15 euros pour être conduit en
barque jusqu’au « refuge » des lémuriens et
rendre visite aux protégés de Terre d’asile. Sur place, il est
également sollicité pour des dons de quelques euros.
Seulement voilà : depuis le début, l’approche de Terre d’asile
ne fait pas que des enthousiastes. « Nourrir
artificiellement ces makis, c’est aller contre la loi de la
nature », dira ainsi en substance la Procureure de la
République, faisant écho notamment à l’opinion de l’association
des Naturalistes de Mayotte qui estiment dans leur revue que « "Terre
d’Asile" a modifié, avec la meilleure volonté du monde, les
équilibres naturels sur l’îlot dans des proportions qu’il est
aujourd’hui difficile de maitriser ».
Ces réserves se sont traduites par une attitude ambigüe de
l’administration, qui a toléré la présence de Terre d’asile
tout en délivrant des avertissements à sa présidente. Celle-ci, un
peu égarée par la complexité des règlementations régissant la
détention et le soin aux animaux, a enchainé les demandes
d’agrément et d’autorisations, le plus souvent sans succès.
Elle s’est aussi trouvée dans le collimateur de la Brigade Nature,
qui a visité les installations de Terre d’asile et pointé leurs
lacunes : pas de certificat de capacité, stockage de nourriture
ouvert favorisant la prolifération des rats, manque de propreté…
Si la Brigade a noté depuis quelques améliorations, ses
responsables jugent de toutes manières incompatibles l’entretien
de makis nourris artificiellement avec le nouveau statut de l’îlot
Bouzi, devenu réserve naturelle. Pour couronner le tout, ses agents
ont pris Brigitte Gandon en flagrant délit de transport de makis
-ceux-ci appartenant à une espèce protégée, il est interdit de
les déplacer sans autorisation. L’accusée explique pour sa
défense qu’il s’agissait de bébés promis à une mort certaine
si elle ne les soignait pas personnellement, mais qu’elle prenait
soin d’éviter tout contact de sa peau avec la leur « pour
ne pas qu’ils prennent mon odeur ».
« Je pense que vous êtes une personne de grand cœur »,
a admis le président de la cour qui avait du mal à cacher sa
perplexité. « Il faut être une personne de cœur pour
faire ce que vous faites. Mais pourquoi cette résistance de votre
part par rapport à la loi alors que l’administration a déjà fait
preuve de tolérance ?
- Les lois se mettent en place à Mayotte. Il faut le temps de
les appliquer. J’ai entamé les démarches, mais il y a des délais
! »
Plus tôt au cours de l’audience, le juge avait repris à son
compte des critiques figurant dans le dossier : « Vous
parlez de ces animaux comme de vos bébés. Tous ces makis sont vont
petits en quelque sorte. » Ce à quoi répondra Brigitte
Gandon : « J’ai de l’empathie pour eux mais je ne les
confonds pas avec mes bébés. J’ai deux fils qui ont chacun deux
bras et deux jambes ! »
Au-delà des deux infractions reprochées à la présidente de
Terre d’asile, c’est toute son action qui semblait mise en cause
devant le tribunal. Une action née de son « empathie »
pour les lémuriens, et peu conforme aux règles de l’orthodoxie
écologique. Quel que soit l’avenir de l’îlot Bouzi, la question
du statut des makis qu’elle y a installés devra être posée. « Il
faut savoir si ce sont des animaux captifs ou non captifs »,
a ainsi expliqué un responsable des services vétérinaires lors de
l’audience. Personne, dans la salle, ne semblait détenir vraiment
la réponse.
LG
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
La Star en grève
Jeudi 19 Février 2009 |
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La
société qui a en gérance le ramassage des ordures ménagères de
Mamoudzou a été touchée mardi 17 et mercredi 18 février par des
piquets de grève organisés par le syndicat CGTMa. Les grévistes
réclament la réintégration d’un collègue licencié récemment,
ainsi que le départ de leur directeur.
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COMORES |
Justice |
Mohamed Abdou Mhadjou a posé un lapin aux juges
Dimanche 22 Février 2009 |
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Mohamed Abdou Mhadjou, ministre de la
sécurité intérieure de l’île autonome de Ngazidja, qui devait
comparaitre ce matin au tribunal correctionnel de Moroni, pour des
propos
haineux qu’il avait prononcé sur les médias le 15 décembre
2008, ne s’est pas présenté devant les juges. Pourtant, c’est lui qui, le 22
janvier dernier, avait demandé le report de l’audience pour le 19
février pour, semble-t-il, mieux préparer sa défense. Le procès a
quand même eu lieu. Il commencera par la lecture des déclarations
faites par le ministre lors de son audition à la gendarmerie par le
juge Maoulida Djoubeire.
L’avocat de la partie civile, Me
Fahami prendra ensuite la parole. Il a d’emblée dénoncé le
comportement du ministre qui constitue « un mépris »
envers la justice comorienne. « Pourtant les responsables
devraient donner les bons exemples », a-t-il ajouté. A la
fin de sa plaidoirie, Me Fahami, a demandé que le prévenu verse 25
Fc à la partie civile. Le procureur de la république Azad Mze, pour
sa part, a démontré « la dangerosité des propos haineux »
tenus par le ministre, dans la mesure où, il avait comme objectif de
dresser des Comoriens les uns contre les autres. « Une
grande partie de la population a été indignée », a-t-il
indiqué. Le procureur a aussi fustigé « le mépris affiché
par le ministre envers la justice comorienne », et a
requis une peine de 13 mois de prison ferme assortie d’un mandat
d’arrêt à l’audience et une amende d’un montant de 1 million
Fc (2000 euros).
L’affaire a été mise en délibéré
pour le 19 mars prochain. Faissoili Abdou
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COMORES |
Société |
Une organisation comorienne milite pour l’éducation citoyenne
Jeudi 19 Février 2009 |
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Ils étaient environ 300 personnes, hommes et femmes de toutes les différentes couches de la communauté anjouanaise résidant à la Grande-Comore à se retrouver-le temps d’un « pique-nique débat » - pour échanger.
Une réunion organisée à l’appel de
l’Agence d’actions communautaires(AAC). Organisés en trois sous
groupes les participants à la rencontre ont eu l’occasion de
débattre sur trois thèmes essentiels notamment, le patriotisme et
la citoyenneté, la solidarité et l’unité nationale et enfin
l’Etat et la gouvernance. Trois points qui semblent être les
domaines d’actions de l’AAC. Lancée, il y a quelques mois par
des cadres d’origines anjouanaises, cette organisation « apolitique
et à caractère humanitaire », se fixe comme objectif de
« promouvoir la citoyenneté comorienne et renforcer le
patriotisme national », explique le docteur Sounhadj Attoumani,
président de cette plate forme. Tout un programme…
Composé majoritairement par des
Anjouanais, même si les Comoriens des autres îles sont aussi les
bienvenus, l’AAC ambitionne de devenir « un vivier de la
formation citoyenne ». « L’unité du pays doit se faire
d’abord dans nos foyers, nos quartiers, nos îles et à l’échelle
nationale », souligne le docteur Sounhadj, pour justifier leur
démarche. «Nous nous sentons préoccupés en premier par les
Anjouanais car c’est eux qui étaient touché par le séparatisme »,
a-t-il poursuit. Pour lui, « l’unité d’un pays ne se
décrète pas, ce ne sont pas non plus des discours, c’est un
comportement de tous les jours ».
Le président de l’AAC indique qu’au
lendemain de la libération de l’île d’Anjouan, il avait déjà
appelé à un dialogue inter-comorien du genre de ce qui s’est fait
en Afrique du Sud avec la formule « paix et réconciliation »
mais aucune mesure allant dans ce sens n’a été entreprise par les
autorités. C’est donc face à cette situation qu’ils ont
décidés, lui et ses amis, de lancer leur mouvement pour sauver le
pays d’une autre implosion. Cette rencontre qualifiée
« d’historique » par un conseiller auprès de la
présidence de la République, qui représentait le président Sambi
qui se trouve à l’étranger a été salué par un grand nombre de
participants. « Se voir et échanger en tant que communauté
est une bonne chose. Et, vu le nombre de personnes qui se sont
présentées, cela implique que les gens demandaient bien cela. Ce
n’est pas un village ni une région, c’est toute l’île
d’Anjouan et les affiliés qui se sont réunis là. Nous
encourageons des initiatives pareilles », a noté Elarif
Oukacha, ministre chargé de l’aménagement du territoire qui a
pris part à la réunion. « Je remercie beaucoup les
organisateurs de cette réunion car elle nous a permis d’échanger
et mieux se connaître », ajoute pour sa part un jeune vendeur.
Dans un contexte où le pays semble plus que jamais confronté à des
revendications insulaires, la mise en place d’une telle structure
constitue « une étape décisive dans la recherche des
solutions multiformes et multisectorielles en faveur du bien être et
de l’épanouissement du comorien », a indiqué Daoud
Attoumani, conseiller à la présidence de l’Union des Comores dans
son discours.
Faissoili Abdou
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COMORES |
Culture |
Nawal, la Voix des Comores, va se produire à Washington
Vendredi 20 Février 2009 |
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La chanteuse comorienne Nawal, consacrée « Voix des Comores », va participer au festival Arabesques qui se tiendra du 23 février au 15 mars au Kennedy Center, à Washington.
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Nawal est devenue une artiste internationale reconnue. (archive) |
Née dans une famille comptant plusieurs musiciens,
Nawal
a grandi dans la musique populaire et spirituelle dès son jeune âge,
aux Comores. Nawal chante en Comorien, en Arabe, en Français et en
Anglais. Sa musique, une fusion basée sur des racines acoustiques,
comporte un rythme envoûtant et des textes empreints de poésie.
Nawal a également été la première femme chanteuse/compositrice et
multi-instrumentaliste Comorienne à se produire en public. Elle
s’est attiré des acclamations au niveau international comme étant
une artiste qui s’est faite elle-même avec sa voix puissante et
ses commentaires qui prennent de l’ampleur au sein de la société.
Elle est professionnelle depuis vingt ans, et joue, entre autres, le
gabussy
(instrument Comorien ressemblant au banjo, cousin de l’oud), le
daf, ou tari
(tambourin Iranien), et la guitare.
Du 23 février au 15 mars, 2009, le Kennedy Center
présentera ARABESQUE: Arts du Monde Arabe. Cette célébration sans
précédent des Arts et cultures Arabes qui durera trois semaines,
comprendra des prestations musicales, des danses, et du théâtre,
ainsi que des expositions, installations artistiques, photos,
sculptures, cuisine, mosaïques, mode, un souk (marché), paysage
sonore, et bien d’autres choses. Le festival, présenté en
coopération avec la Ligue des Pays Arabes, verra la participation de
plus de 800 artistes représentant 22 pays Arabes.
Si dans le passé, le Kennedy Center a déjà
présenté des artistes Arabes, c’est la toute première fois que
ce centre a mis sur pied un festival de cette ampleur consacré aux
Arts Arabes. Il constitue la plus vaste présentation des Arts Arabes
jamais organisée aux Etats-Unis.
“Je crois que les arts engendrent la paix et
constituent une fenêtre par laquelle on peut comprendre un peuple,”
selon Michael M. Kaiser, président du Kennedy Center. “J’espère
que ce festival servira de catalyseur vers l’accomplissement de ces
deux objectifs entre le monde Arabe et le monde Occidental.” Il a
ajouté, “Ce festival mettra en vedette le riche héritage et la
beauté du Monde Arabe à travers ses artistes extraordinaires sur
les scènes du Kennedy Center.”
Nawal se produira le 28 février 2009 à 18h00. Entrée gratuite.
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MADAGASCAR |
Politique |
Quatre français expulsés de Madagascar
Vendredi 20 Février 2009 |
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Les autorités malgaches ont ordonné mercredi à quatre Français de quitter Madagascar pour menace contre l'ordre et la sécurité du pays, rapportent jeudi les médias. Les
quatre Français ont été sommés à partir dans les 48 heures conformément
à une ordonnance d'expulsion du ministère de l'Intérieur signé par le
directeur général de l'administration du territoire Célestin
Rasolomaholy Rakotozafy.
Le ministère de l'Intérieur a refusé de donner plus de détails sur la cause de cette expulsion.
Des observateurs estiment que l'expulsion aurait un lien avec la
crise politique actuelle qui prévaut dans la Grande Ile, puisqu'ils
sont accusés par le gouvernement d'être de mèche avec Andry Rajoelina,
le chef de l'opposition et l'ex-maire destitué d'Antananarvio.
Il est à noter que le poste de l'ambassadeur de France à Madagascar est toujour vacant depuis juillet 2008.
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Crise à Madagascar: l'équipe de l'opposant Rajoelina investit 4 ministères
Vendredi 20 Février 2009 |
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Quatre "ministres" nommés par l'opposant malgache Andry Rajoelina et censés à ses yeux remplacer le gouvernement actuel, ont symboliquement investi jeudi à Antananarivo des ministères, dont ceux de l'Intérieur et de la Sécurité intérieure, a constaté un journaliste de l'AFP.
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Depuis trois jours, les partisans de Rajoelina tentent d'investir les différents ministères. |
Après
3 jours de manifestations et de tentatives infructueuses, les
"ministres" nommés par M. Rajoelina sont entrés jeudi dans les
ministères de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure, de l'Education et
de l'Aménagement du territoire, et y ont installé "leurs" ministres du
gouvernement de la "Haute autorité de transition" (HAT), a constaté
l'AFP.
Après des négociations avec les forces de l'ordre, les "ministres"
ont pu accéder sans problème et sans heurts aux ministères quasiment
désertés par leurs fonctionnaires, et ont même changé les serrures.
Les différents ministères se situent tous dans le même quartier, dans le centre d'Antananarivo.
Manantsoa Masimana, "ministre" de l'Intérieur de M. Rajoelina et
ex-directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur du président
malgache Marc Ravalomanana, a ainsi investi les bureaux du ministère de
l'Intérieur.
"Si nous avons investi les bureaux, c'est pour y travailler (...) il
n'y a pas eu d'effraction, ou alors une effraction légale; on a fait
appel à un huissier de justice; nous avons changé les serrures et
sécurisé les lieux", a expliqué à l'AFP le "ministre" de la Sécurité
intérieure de M. Rajoelina, Organès Rakotomihantarizaka.
Plus tôt jeudi, environ 20.000 partisans de M. Rajeolina, qui
réclame la destitution de M. Ravalomanana et s'est proclamé en charge
des affaires du pays, s'étaient rassemblés pacifiquement dans le centre
de la capitale pour soutenir la démarche des "ministres" de M.
Rajoelina.
En début de soirée, la foule avait commencé à se disperser dans le calme.
Une centaine de personnes sont mortes à Madagascar depuis le 26
janvier dans les violences qui ont émaillé le conflit entre le
président Ravalomanana et le maire de la capitale destitué
d'Antananarivo, Andry Rajoelina.
AFP
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