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.:| La presse mahoraise en danger? Dans son numéro de rentrée 2004, l'hebdomadaire mahorais "Mayotte Hebdo" publiait les résultats d'une enquête Ipsos qui ne peut qu'inquiéter : 54% des Mahorais n'ont jamais ouvert un journal! C'est dire si le marché est étroit. Si la chute du "Kwézi" peut s'expliquer par des erreurs de gestion, elle met également en lumière la fragilité de ce marché. Nul n'ignore que la presse écrite repose en grande partie sur les revenus de la publicité. A Mayotte, les supports gratuits se multiplient (le Gratuit, le 97-6, le Guide de Mayotte, le Noctambule,...) sans que le marché publicitaire s'étoffe pour autant. Devant un tel constat, on ne peut que s'inquiéter pour l'avenir de la presse "indépendante" à Mayotte. Si l'on ajoute à cette difficulté financière les pressions exercées tant par les élus que par quelques entreprises à même de financer cette presse, on ne peut qu'être inquiets. Reste l'espoir que la départementalisation en marche "normalise" la vie politique à Mayotte et la position des acteurs de la vie publique vis-à-vis des médias. Ceci dit, quiconque a exercé le métier dans la presse régionale métropolitaine n'ignore pas ce que sont les pressions...
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