Le Congrès comorien a tranché en faveur du maintien au pouvoir du président Sambi, pour un an et demi encore. Ceci au nom de l’harmonisation des mandats électifs des gouverneurs et du président de l’Union. L’explosion de colère observée à Mohéli la semaine dernière tranche pourtant avec l’atonie des populations des autres îles de l’Union, et des réactions molles de l’opposition nationale.
Bacar Abdou, le maire démissionnaire de Mutsamudu, lors d'une manifestation contre les violences perpétrées à Sima le 30 décembre 2009. Bacar Abdou reste une des rares voix qui s'élève contre Sambi à Anjouan
Crédit photo : E.T./Malango
Les autorités nationales de l'Union des Comores ont affiché un air étonné face aux événements de Mohéli, qui ont suivi la décision de l'Assemblée nationale élargie. Le président Sambi en est plutôt contrarié : aucun commentaire officiel sur ces événements, alors que, à la veille de la tenue du Congrès, c'est lui qui avait appelé les mohéliens à la sagesse et s'était dit persuadé que les "sages mohéliens ne suivraient certainement pas les idées diaboliques de gens malintentionnés"...
Dans un courrier adressé au président de la commission de l'Union Africaine, la « Coordination des Forces Vives de Mwali », s'exprimant, semble-t-il, au nom de tous les Mohéliens, interpelle Jean Ping sur le malaise actuel et expose la position mohélienne dans le conflit qui oppose la plus petite île du pays au gouvernement central après l'allongement du mandat présidentiel.
Le Congrès comorien a tranché en faveur du maintien au pouvoir du président Sambi, pour un an et demi encore. Ceci au nom de l’harmonisation des mandats électifs des gouverneurs et du président de l’Union. L’explosion de colère observée à Mohéli la semaine dernière tranche pourtant avec l’atonie des populations des autres îles de l’Union, et des réactions molles de l’opposition nationale.
La nuit était toujours tendue jeudi soir après une journée très mouvementée et parsemée d’incertitude pour les habitants de la petite île des Comores indépendantes. Des rues barricadées, lesquelles des pierres et des troncs d’arbres jonchaient les grandes artères des quelques 70 km de route bitumée.
Le ministère français des affaires étrangères a fait part de sa désapprobation après le vote du congrès qui allonge de fait le mandat présidentiel de 18 mois.
Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), M. Jean Ping, s'inquiète des développements provoqués par l'adoption de la loi du 1er mars et rappelle le président A.A. Sambi à l'ordre en lui demandant de respecter les accords qui avaient ramené le calme dans l'archipel.
Les travaux préparatoires du sommet des chefs d’Etat des pays membres de l’Eastern african standby brigad (Easbrig) débutent aujourd'hui, mercredi à Moroni, la capitale de l'Union des Comores, par une réunion des experts militaires.
Une proposition de loi suggérant que l’harmonisation des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs se fasse en novembre 2011 a été votée cet après-midi (lundi 1er mars) par la mouvance présidentielle en l’absence des élus de l’opposition qui ont décidé de boycotter le congrès convoqué par le Chef de l’Etat à cet effet.
Depuis le début de la semaine, Mohéli est secouée par un mouvement populaire de protestation contre l'allongement prévisible de la présence de Sambi à la tête du pays.
Le décret tant attendu est, enfin, publié. Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi convoque le congrès des élus, députés et conseillers des îles, qui, selon une disposition de la loi référendaire de mai 2009, doit déterminer la date des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs.
Mission accomplie pour « Tsozi la Haïti » ou larme pour Haïti. Après un mois de collecte de fonds pour venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre de Haïti, ce collectif de jeunes comoriens lancé au lendemain de cette catastrophe naturelle qui a touché cette île du continent américain a remis, hier après midi, un chèque de 2023500 fc à l’Unicef qui se chargera de l’acheminement de cette aide aux victimes.
La gendarmerie nationale a un nouveau commandant. Le colonel Halidy Charif a été officiellement investi dans sa nouvelle fonction le 15 février, dans la matinée, lors d’une cérémonie officielle en présence des hautes autorités civiles et militaires du pays.
Le gouvernement et l’intersyndicale des enseignants du public ont, enfin, trouvé un terrain d’entente après plus d’un mois d'une grève qui a paralysé tout le secteur éducatif.
La Préfecture de Mayotte communique sur une relance de la coopération régionale avec les Comores en matière de sécurité civile. Une coopération qui brillait par son absence depuis quelques mois.
Saïd Larifou, président du parti Ridja et secrétaire national de la coalition de l’opposition comorienne a été relâché hier à la mi-journée après 24 heures de garde à vue à la gendarmerie de Moroni.
Saïd Larifou, l'un des principaux chefs de file de l'opposition au gouvernement actuel des Comores indépendantes, a une nouvelle fois été l'hôte des geôles du président Sambi.