Le nouveau président de Madagascar Andry Rajoelina a annoncé jeudi "la suspension des activités de l'Assemblée nationale et du Sénat", 48 heures après la démission forcée de son prédécesseur Marc Ravalomanana.
Mercredi, le ministère français des affaires étrangères a souhaité que le peuple malgache soit consulté avant le délai annoncé par le nouveau pouvoir de 24 mois.
Le maire déchu d'Antananarivo Andry Rajoelina est devenu le président de Madagascar mercredi après une impasse de trois mois avec le président démissionnaire Marc Ravalomanana.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui regroupe 14 Etats membres, a convoqué pour ce jeudi au Swaziland, une rencontre de sa troïka pour discuter de la situation à Madagascar suite à la démission du président Marc Ravalomanana et son remplacement, pour deux ans, par Andry Rajoelina.
Le directoire militaire a transféré le pouvoir au chef de l'opposition Andry Rajoelina en tant que président des autorités de transition, ont rapporté des agences de presse.
La Haute cour constitutionnelle (HCC) de Madagascar a validé mercredi la prise du pouvoir par Andry Rajoelina, suite à la démission, mardi, du président Marc Ravalomanana.
L'opposant malgache Andry Rajoelina a déclaré samedi soir qu'il "commande" désormais l'armée "dans tout Madagascar", dans une interview à l'AFP à sa résidence dans la capitale Antananarivo.
Le président malgache a affirmé dimanche qu'il ne démissionnerait "jamais", évoquant en revanche un éventuel référendum pour sortir de la crise au lendemain de l'ultimatum lancé par son adversaire Andry Rajoelina, qui a paradé dans la capitale sous protection militaire.
Alors qu'on attendait beaucoup de cette semaine pour voir une sortie de crise s'engager, les choses n'ont fait que s'envenimer avec l'entrée en scène de l'armée, jusqu'à présent restée sur sa réserve. D'annonce en contre-annonce, la situation devient de plus en plus confuse, sans que l'on voit un embryon de solution s'amorcer. Résumé des événements de la semaine écoulée.
Le chef de file de l'opposition, Andry Rajoelina, ne se présentera pas aux prochaines assises nationales prévues entre les 12 et 14 mars, a affirmé mardi un haut responsable de l'opposition.
La situation dans la capitale malgache, Antananarivo, a mal tourné mardi avec un regain de violences et les remous des forces armées, qui détonnent avec l'appel à la trêve proposée avant les assises nationales de trois jours qui auront lieu à partir de jeudi prochain.
L'envoyé spécial de l'ONU à Madagascar, Tiébilé Dramé, a affirmé lundi que le chef de file de l'opposition, Andry Rajoelina, qui a engagé un bras de fer avec le président Marc Ravalomanana depuis décembre dernier, a été placé sous la protection onusienne dans une résidence diplomatique.
Les hôteliers malgaches craignent que l'actuelle crise politique du pays ne jette une ombre sur la perspective de la tenue du 13e Sommet de l'Union africaine (UA) sur la grande île en juillet prochain, un événement censé leur procurer un grand nombre de visiteurs, a rapporté dimanche le journal "L'Express" sur son site internet.
Des soldats d'un camp militaire au district de Soanierana, à six km d'Antananaviro, ont affirmé dimanche qu'ils n'obéiraient plus aux ordres de l'armée de réprimer la manifestation antigouvernementale.