« Quiconque sera surpris en train de gribouiller sur les murs, sera fusillé ! » La redoutable mise en garde est d’Issoim Dossar, commandant régional de la gendarmerie comorienne à Anjouan. Elle est adressée à des opposants au régime du président Ahmed Abdallah Sambi.
Un nouveau maire a été nommé à Mutsamudu par délégation spéciale, en remplacement de Bacar Abdou, (lui aussi a été nommé par délégation spéciale) qui vient de jeter l’éponge afin de "mieux exercer sa liberté d’opinion". Mais Mohamed Bacar Affandé, celui qui prend le relais, n’est pas non plus … agréé !
Dans un courrier adressé au président de la commission de l'Union Africaine, la « Coordination des Forces Vives de Mwali », s'exprimant, semble-t-il, au nom de tous les Mohéliens, interpelle Jean Ping sur le malaise actuel et expose la position mohélienne dans le conflit qui oppose la plus petite île du pays au gouvernement central après l'allongement du mandat présidentiel.
Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), M. Jean Ping, s'inquiète des développements provoqués par l'adoption de la loi du 1er mars et rappelle le président A.A. Sambi à l'ordre en lui demandant de respecter les accords qui avaient ramené le calme dans l'archipel.
Le ministère français des affaires étrangères a fait part de sa désapprobation après le vote du congrès qui allonge de fait le mandat présidentiel de 18 mois.
Une proposition de loi suggérant que l’harmonisation des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs se fasse en novembre 2011 a été votée cet après-midi (lundi 1er mars) par la mouvance présidentielle en l’absence des élus de l’opposition qui ont décidé de boycotter le congrès convoqué par le Chef de l’Etat à cet effet.
Le décret tant attendu est, enfin, publié. Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi convoque le congrès des élus, députés et conseillers des îles, qui, selon une disposition de la loi référendaire de mai 2009, doit déterminer la date des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs.
Saïd Larifou, l'un des principaux chefs de file de l'opposition au gouvernement actuel des Comores indépendantes, a une nouvelle fois été l'hôte des geôles du président Sambi.
Saïd Larifou, président du parti Ridja et secrétaire national de la coalition de l’opposition comorienne a été relâché hier à la mi-journée après 24 heures de garde à vue à la gendarmerie de Moroni.
Le gouvernement comorien contre-attaque, dix jours après la conférence de presse de l’ancien président de l’Union Azali Assoumani organisée par la Crtv au cours de laquelle ce denier avait notamment exprimé son « hostilité à toute prolongation du mandat du président Sambi ».
Un mélange de sentiments indignés et de paroles diplomatiques. Telles se résument les réactions des Comoriens quatre jours après le passage de Nicolas Sarkozy à Mayotte.
L’opposition comorienne prépare une conférence nationale afin d’élaborer des propositions à adopter pour réussir une alternance démocratique au mois de mai prochain, date fixée comme la fin du mandat de l’actuel Chef de l’Etat comorien, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
Une cérémonie solennelle d’investiture des députés élus aux élections du 6 et 20 décembre dernier s’est tenue hier après midi à Moroni en présence des hautes autorités civiles, religieuses et militaires du pays. Cette formalité marque ainsi le début des activités de la nouvelle assemblée qui a organisé sa session inaugurale dans la même foulée.
Azali parle. C’est sa première sortie politique depuis près de quatre ans. L’ancien président des Comores Azali Assoumani rompt le silence qu'il s’était imposé depuis qu’il a quitté le pouvoir en mai 2006 pour refuser toute idée de prolongation de mandat de l'actuel président.
L’avis des observateurs officiels est unanime. Le scrutin du 20 décembre dernier aux Comores a été « libre et acceptable », selon l’observatoire national des élections dans une déclaration publiée à Moroni, le 22 décembre.
Docteur Ahamadi Abdallah, médecin référant de la santé mentale dans l’île d’Anjouan et chef de ce même service au centre hospitalier régional de Hombo ainsi que sa femme, ont été violemment agressés à leur domicile de Sima par des éléments des forces de l’ordre.
A Anjouan, comme sur les deux autres îles de l'Union, le corps médical était en grève ce mercredi 30 décembre. Ils protestaient contre les violences policières qui ont conduit un des leurs, le Dr. Ahmed Abdallah, à l'hôpital où il se trouve encore.